CANTON DE NEUCHATEL
Chanélaz, 490 m. ('r.ii Coloniljier). Elahlisaemenl hydrolh.évasitué à 30 min. de Colombier, station du chemin de tei- Lausanne-Xeuchâtel. Voiture à Neuch^Uel ou Colombier. Situé dans une verdoyante campagne, rétablissement de Chanélaz olî’re toutes les ressources de l’hydrothérapie (eau à 8'h douches, piscines à eau courante, etc.) Charmantes excur.sions. Saison : de mai à octobre.
Neuchâtel, 437 m., station de la ligne Lausanne-Bienne, capitale du canton de ce nom, au bord du lac; 16000 habitants. Ville pittoresque, présentant d’intéressants monuments et une tort belle vue sur les Alpes. Sa température moyenne est de 9o. Exposée aux vents du nord-est et du sud-ouest, Neuchâtel n’est pas une station climatérique. En automne, on peut y taire la cnre de raisins. Bams du lac.
Chaumont, 1128 m. (T.) Stalion climadérique d'élé.
Itinéraire. — Station du chemin de fer de Neuchâtel. De là, A pied ( h. |/2. ou en voiture 2 h. 1/2 (voiture postale 2 fr.).
Le Chaumont est une montagne située au nord-est de Neuchâtel, sur laquelle on a bâti un hôtel, à 11:28 m. d’altitude. Vue panoramique admirable sur toutes les Alpes, du Samtis au Mont-Blanc. Le climat de Chaumont est fortement tonique et excitant. 11 existe à peu de distance de belles forêts de conifères et d’autres arbres.
Chaumont pos.sède une station météorologique. Voici le résultat de 20 années d’observations, 1864 à 1883. La pression moyenne est de 660 millim. Température moyenne, année 5.5 ; janvier — 2.2, février — 0.6, mars 0.2, avril 4.8, mai 8.5, juin 11.9, juillet 14.5, août 13.6, septembre 11.0, octobre 5.6, novembre 0.8, décemlire — 1.8. L’humidité relative est assez forte : liiver 8ü, inântemps 77, été 79, automne 87; on reconnaît à ce caractère l’atmosphère du .lura. La nébulosité est représentée par 6. Il y a 971 millim. de pluie dans l’année. Ce qui frappe dans ces chiîîVes, c’est la douceur de l’hiver pour cette altitude. Chaumont est souvent, en hiver, au-dessus des brouillards de la plaine et possède alors, grâce à son brillant soleil, une tempéi-ature qui peut s’élever à 12, et môme 15«, au-dessus de celle de Neuchâtel. Chaumont convient à tous ceux qui ont besoin d’être toniliés ; ils y trouveront un véritable air d’altitude. Morin aconslatéque les jierson nés excitables même jouissent à Chaumont d un excellent sommeil. Les changements de température sont parfois brusques, et l’on fei’a bien de prendre des précautions ]tour un .séjour à Chaumont. La facilité d’accès depuis Neuchâtel lait de cette station un véritable sanatorium pour cette ville.
Tête de Itnnu, 142.1 m., montagne au nord-ouest de Neuchâtel, sur laquelle •m a bati un inodeste hôtel .On s’y rend depuis cette dernière ville par le railway de la Chaux-dc-Fonds, en descendant à la station des HaïUs-Geneveyf •de la au sommet, 1 h. 1/4). Helle vue; air très tonique et excitant.
Les llnuU-Geruiveyiieax-intiiucs, !)69 m. (T.), sont fréquentés chaque année comme séjour d été par des familles fuyant les chaleurs de la plaine.
La Brévine. 1046 m. ('!’.) Eau ferruyineuse . Saison : Ifi' juin au 1.7 sfqileinbre.
iTiNÉnAiRE. — Diligence en 2 h. 10 m. (1 fr. 80) depuis la station de Couvei sur la ligne Neuchàtcl-Pontarlier, ou depuis le Locle, station de la ligne Neuchâtel-Morteau (2 h. 10 m.. 2 fr. 55).
La Brévine est un village situé dans un air tonifjue et vivifiant, à proximité de forêts de sapins. L’eau ferrugmeuse contient au litre (analyse de Pagenstecher, 1827), 159 milligr. de carbonate de chauxj 22 de carbonate de magnésie, 59 de carbonate de fer, 39 de matière extractive unie à la chaux, plus 30 cent, cubes d’acide carbonique. La teneur en fer serait donc fort considérable ; ce chiffre demande a être confirmé par une nouvelle analyse. Anémie, faiblesse, chlnrn-anèmie.
CANTON DE BERNE
Macolin (ail. Magglingen), 900 m. (T.) Station climatérique
d’été et d’automne. , ..
Itinéraire. — Station de Bienne, point de croisenient de la ligne ^euchâtel-Soleure avec la ligne Berne-Delémont ; de là, chemin de fer funiculaire jusqu’à Macolin (trajet en 15 minutes). ,
Macolin est à 566 m. au-dessus du lac de Bienne, dans une position splendide, avec une vue panorami(|ue étendue, sur toutes les Alpes. L’établissement est placé de telle façon, sur des pentes du Jura exposées au sud-est, qu’il a une forte insolation. Le climat peut être qualifié d’alpestre, mais il e.st doux; les vents sont faibles, il n’y a pas de lirouillard. L Iwjtel est à proximité de forêts et de bois dans lesquels on a tracé de nombreux sentiers. Un classement méthodique des chemins «les environs permet de faire le traitement des affections du système circulatoire et de l’obésité par la méthode dOeitel. Dans l’établissement, bains, installations pour Xhydrotherapie ’, massage, électrothérapie, pneumatotherapie-, gymnastique médicale. Cure de lait, de petit lait. Gsell-Fels recommande Macolin pour les affections des voies respiratoires, spécialement chez les femmes et les enfants délicats, les convalescents, anémiques et^ chlorotiques et pour les affections neimeuses jointes à 1 anémie. , , . i„
Bains de Buro 530 m. A re.xtrême frontière septentrionale du canton di Berne à 6 km. environ au nord-est de Laufmi, station du Fan froide contenant des bicarbonates de cliaux et de inagnesie. Situation abStKs vents" à p^ des forêts, .itfeclions de l’estomac, des nerfs:
rhumatismes.
CANTON DE SOLEURE
Bains d’AUisholz, à 4 km. au nord-est de d’été. Les bains utilisent une source (a JD'
et suifates de chaux et de magnésie avec des ti aces d lijdiOpi ne suiiu
ft curboniQüC. Ithumalismes, faiblesse, iiysiei le.
WeïsseSeim 1284 m. (T.)
rjelil lait. Saison ; du commencement de juin a la lin ^ Itinéraire. — t" Station de Soleure : de là en vpituir en i. 1 rhôtèr2o Station de Moutiers, sur la ligne Bale-Hienne ; de la. 3 h. 1 2 d.
'°Le'weissenstein est une montagne du Jura.
de Soleure, à 800 m. environ au-dessus de cette mUl. On joml
du sommet d'un iianoranm splendide; il y a peu d endroiU
dans le Jiu-a d'où l’on puisse embrasser aussi bien, d’un coup d’œil, toute la chaîne des Alpes, du Sæntis au Mont-Blanc, sans parler de la vue splendide de la plaine, avec l’Aare, plusieurs lacs, etc. .
Le climat de Weissenstein est tonique et excitant, mais 1 air est agité et la température variable. La situation et 1 élévation de la montagne l’exposent aux vents de toutes parts. Sur 1098 observations, du mois de juin à celui de septembre, on a compté 525 fois le calme et 573 fois le vent, surtout les vents du nord, nord-est et nord-ouest, puis ceux du sud-ouest et de l’ouest. Les bâtiments font d’ailleurs face au sud, de manière à être abrités contre les vents du nord. 11 y a de fréquents brouillards et l’air se rafraîchit rapidement par la iiluie, comme partout à pareille altitude. Voici les températures moyennes pour les années 188.3 à 1887 :
Mois Teiiiii. moy.
Juin 10.7
Juillet 13.7
Août H. 9
Septembre ... 9.7
On voit donc que les journées peuvent être très chaudes ; les nuits sont fraîches et on constate (par le mauvais temps) des minima aussi importants que ceux de stations alpestres plus élevées. Les soirées sont fraîches et l’on fera bien de se munir de
Moy. des minima
Moy. des maxiina 21.4 23.9 22.2 19.6
vêtements chauds pour séjourner à cette altitude.
Weissenstein, comme toutes les stations très toniques, convient surtout à ceux qui sont épuisés momentanément, mais ont encore une réserve de forces qu’il faut remettre en valeur (fatigués, convalescents); énumérons en outre Y anémie, la scrofule, la disposition à la phtisie. En revanche, il faudra le déconseiller aux cardiaques, aux rhumatisants sensibles aux variations de température, aux emphysémateux, aux sujets disposés aux catarrhes des voies respiratoires.
Au nord de Weissenstein, dans les vallées du Jura soleurois, se trouvent quelques stations moins importantes ;
Balmberg, 1076 m. (Tèlépli.). Séjour d’été, à 3/4 li. de Balm, village qui est situé à 7 km. au nord-ouest de Soleure. Belle vue, position abritée ; bains, douches.
Bains de Meltingen, 595 m. (T.) Eau sulfatée calcique, froide, 14». On y parvient par un omnibus (1 b. 1/2) depuis la station de O'rrHùigrm (ligne de' BAle- Biennc). D’après Gsell-Fels, l’eau contient, par litre, 2 grm. de substances solides, dont 1.6 de sulfate de cliaux, 0.30 de carbonate de magnésie et 3 mgr. de fer; en outre, environ 80 cent, cubes d’acide carboniiiue. Anémie, chlorose, leucorrhée, stérilité.
Bains de Elühen, .381 m., au nord-ouest de Laufon ; on y parvient depuis Baie, par cliemin de fer, en 1 li. Eau ferrugineuse froide, -20°. Séjour d’été.
.Martnslein, .i .3 km. au sud de Flülien, 514 m. Séjour d’été. Lait et petit lait.
Kurhaus Fridau, 670 m. (T.) Station climatérique d’elé. Saison : 15 mai au 15 octobre.
iTiNKHAiHE. — .statioii (V Egcrkiugeu, sur la ligne Oltcn-Soleure ; de là, voiture iiostale Jusqu’à Fridau en 45 minutes (60 cent.).
Ifétablissement de Fridau, à 200 m. au-dessus de la plaine, est situé sur le versant oriental du Jura, bien exposé au soleil et protégé du côté du nord par la montagne. La vue est superbe,
d'abord sur bi, plaine soleuroiso, puis sur les Alpes. Il est entouré de loréts de sapins, avec de nombreux chemins et des bancs. L’époque la plus favorable à un séjour est celle du (•commencement de l’été, mai à juillet, et de l’automne, la chaleur du milieu de l’été étant très forte. De charmantes promenades dans les bois, d’excellentes eaux de source constituent aussi d’importants facteurs thérapeutiques. Baim et douches (bains salins, bains résineux, etc.; Cure de la.il.
Indic.xtioxs ; Convalescence, faiblesse générale, aruhnie, scrofule, névroses : bronchüe chronique, résidus pleuré ligues.
Frohburg, 845 m. (T.) Séjour d’élé. Krohburg est situé au nord-est d’Olten. On y arrive depuis cette stationner) 1 V» par une belle route, ou bien ‘aussi depuis la station <ie Lceufelkngen (sur la ligne Olten-Bàle). Frohburg a une position très iibritée contre les vents du nord. La vue y est fort belle ; panorama étendu sur la chaîne des Alpes. Les environs sont couverts de prairies ; les forêts sont voisines ; nombreuses promenades et excursions.
l):ms les environs se trouvent quelques localités ti'cs simples ou 1 on peut trouver pension ; nommons Erliinnos, le Kwrliam .Mieseren, sur la montagne (le ce nom, Heisen, Hnae.nüein \ dans tous ces endroits, on [leut lacilemenl faire la cure de lait ou de petit lait.
Bains de Lostorf,500 m. (T.)i?a« sulfureuse et eau sulfalée calcique. Saison ; 25 mai à la fin de septembre.
Itinéraire. — Station d’Olten; de là. voiture postale en I li. 15 m.
** Les’ bains de Lostorf sont fort anciens : en 1412 on connaissait déjà leurs eaux; en 1481, captage de nouvelles sources. Kn 1491. chose curieuse, c’était un lieu d’asile pour les cnminels (lui s’y trouvaient à l'abri des rigueurs de la loi. Dans notre siècle, les sources ont été captées avec plus de soin et analvsées. L’établissement est situé dans un vallon a peu de distance du village de I.ostorf, au pied de montagnes qui 1 abritent c.ontrc les vents du nord et du nord-est. Les environs sont très pittoresques et de belles forêts invitent à la prijmenade. d’un côté au château de Warlenfels, de 1 autre a 1 alpe de
La vue est fort belle depuis l établissemenL
I.é climat est chaud, comme dans toute cette région du pied du .lura. Meiyer-Ahrens indique comme maximum des mois d'été 81'i. minimum 12.5, moyenne 21. I.ies variations de la températui-e ne sont pas brusques, ce qui a de l’imiiortance pour les malades délicats.
I.,ostorf a 8 sources Loides bien distinctes ; ... .soin ces d eau Kulfureu.se chlorurée sadique, A et B, dites livrant ensemble 22 litres à la minute; une troisième. (1 te source supérieure, sulfalée calcique. L eau des souices inlerieiires est froide, 14o, chtii-e. a un goût sale et un arrieie-gmiU Miner désagi’éable^. elle est alc-aline, d'odeur snlthydrKimq (ians 'r puits (le captage, elle dégage des bulles d’oxygene et d'azote. Analyse Bolleg. source mlérienre A. poui un litn
d'eau ;
Sulfate lie potasse. . .
Hyposullltc rtc potasse.
Sulfure rte potassium .
Chlorure rte sortiuni. .
Carbonate Je chaux. .
Carbonate rtc magnésie
Carbonate rte protoxyrte rte
Alumine et traces rt’acirte
phosphorique
Acide silicique 0.02“^
Total . . 4.6848
Acide carbonique mi-libre .... 66.0 cent, cubes Hydrogène sulfuré mi-libre. . . . 59.8 . ,
La source B a une coiiipositiou analogue, mais elle est plus
L’eau de Lostorf ïi donc pour caractéristiiiue une notable iiuantité de chlo)‘Ui’e de sodiuvi (d gr.), de siUfate de %>oto-süe <(37 cgr.), de sulfure de j)Otassiuiu {S2 cgv.), et un titre as.sez élevé eu hyclvo(/c7W Hidfuvé, Malheureuseinent, 1 analyse n’indique pas s’il y a du gaz libre et quelle en est la quantité, de sorte que l’on peut difficilement comparer Lostorf à d’autres eaux sulfureuses. Cette eau est fort intéressante par sa forte teneur en chlorure de sodium et par la présence du sulfure de potassium.
L’établissement comprend les bains avec 55 baignoires, les douches de tout genre et les appareils d’inhalalion. Prise à l’intérieur à petite dose, l’eau excite l’appétit; à plus forte dose, elle dérange la digestion et amène la diarrhée. Use produit une certaine irritation des muqueuses du nez et des bronches. L’urine augmente de quantité et prend une faible odeur d’hydrogène sulfuré. Les bains irritent la peau, irritation qui peut aller jusqu’à la poussée (voir Schinznach, Louèche, etc.) L’inhalation du gaz hydrogène sulfuré amène la tendance au sommeil, la céphalalgie.
Munzinger reconnaît à ces eaux les indications suivantes : scrofule (action favorable du chlorure de sodium de l’eau) ; affections chroniques de la peau {Munzinger n’attribue avec raison aucune valeur critique à la poussée, c’est pour lui un simple érythème balnéaire, mais il s’étonne de l’excellente action curative qu’a souvent la poussée sur des dermatoses rebelles, traitées en vain par toutes les méthodes connues) ; a/feclions de la muqueuse des voies respiraloires ; catarrhes chroniques naso-pharyngiens ; bronchite chronique, même chez les scrofuleux où elle est si rebelle; affections des organes génitaux de la femme, du tube digestif et de ses annexes {catarrhe chroniqxce, hémorroïdes, n pléthore abdominale »); rhumatisme chronique, et eiiün cachexies métalliques, saturnine ou hydrargyrique. Le petit lait est un excellent adjuvant dans les affections intestinales.
La source supérieure, ou Gypsquelle, donne une eau inodore, insipide, froide, incolore, 15«; elle contient, pour un litre;
Sulfate rtc potasse.
Carbonate rte protoxyde de fer
Sulfate rte souilc .
Sulfate rte chaux
Chlorure rte sodium
Carbonate rte
chaux
Acide silicique . .
Carbonate rte
magnésii'. . .
Alumine
Total . .
Acirti
carljoiihiue libre
. . . . 43 eeni
cubes
C'est donc une eau stUfalée calcique de concentration moyenne (1 gr. de gypse), contenant en outre du cai-bonale de mrtf/nesie (20 cgr.) ; elle appartient à la même classe que les eaux de Weissenbourg, Louèche, Faulensee, etc. On l’emploie, comme l'eau de Weissenbourg, dans la hronchUe chronique avec ou sans emphysème, les pèripneumonies caséeuses, les lar'yngües et pharyngites chroniques, pleurésie chronique, les catarrhes chroniques de l'estomac, de l’inleslin el de la vessie.
Bibuogkaphie. — Munzinger, Hacl Lostorf. 1886.
St-Laurenzenbad (St-Laicrenl-les-Bains) , 518 m. Eau sulfatée calcique.
Itinéraire. — Station (VAamu: de là en voiture, 7 km.
St-Laurenzenbad est situé dans le canton (YAiy/ovie, mais il se rattache géographiquement à Lostorf, rlont il est éloigné de quelques kilomètres. L’établissement de bains est placé dans un vallon jurassique, entre deux collines boisées qui le protègent contré les vents. Il comprend, outre les bains, des douches ; bains salins.
La source est froide, 16 à 17° ; elle a dû, d’après la tradition, être plus chaude autrefois qu’ aujourd’hui; sa température aurait baissé à la suite d’un tremblement de terre. Des travaux considérables ont été exécutés en 1840 pour perfectionner le captage de la source. Analyse de Bolley, pour 1 litre ;
Sulfate de cliaux 0.156 j Carbonate de magnésie . . . 0.M5
Sulfate de soude 0.036 | Silicates 0 018
Chlorure de magnésium . ■ . 0.052 .-Vlumine * „
Carbonate de chaux ü.l3i) i Fer traces
Total . . 0.430
•Veide carbonkiuo . . . 22 cent, cubes ^
C’est donc une eau si faiblement minéralisée quelle peut être qualifiée d’indifférente. On l’emploie contre les affections chroniques de la peau (« elle rend le teint d une blancheur éblouissante »), les rhumatismes chroniques, les catarrhes chroniques de l’intestin, des voies respiratoires, les maladies
des organes génitaux de la femme, etc. , ,
A 1, 4 il. à l'oiu'st, liarmel, 485 m., établissement pour la cure de lait et de
petit lait. CANTON DE BALE-CAMPAGNE
Le demi-canton de Bàle-Campagne s’appuie sur les pentes septentrionales du .Jura, et s’avance jusqu à peu de distance de la ville de Bàle. Il est traversé par de nombreuses vallées disposées en éventail, au sud de Liestal, et arrosées par les atfluents de i’Ergolz, rivière tributaire du Rhin. Ces vallées ont livré passage à deux railways allant du nord au snu, 1 un par Liestal sur Olten, à travers le massif du Hauenstein, 1 autre, a l’ouest du premier, reliant Liestal à JJ De nom-
breuses stations climatériques et quelques bains se cachent dans les replis verdoyants de ces montagnes. „ • o •
LANGENBRUCK, 730 ni. (T.) Station climatérique d etc. 8ai-
l!oitl;l!:^p^.^i(e';: do mil?:
I -aivrenbruck, le plus élevé des villages <le Bàle-Campague, est^situé sur la route de Bâle à Soleure, dans uue vallee entourée de montagnes qui le protègent contre les vents du noid et de l'ouest Le sol est sec, les conditions d écoulenient de 1 eau étant bonnes et le calcaire absorbant avec rapidité 1 ep de uluie. Tout autour du village s’ouvrent des vallées qui préviennent la stagnation de l’air et o tirent d agréables promenades Il va plus de 50 ans que Langenbruck attmi par les heureuses qualités de son air et de ses environs 1 attention des médecins de Bêle ; on y va beaucoup depuis cette derniere ville, ainsi que depuis l’Alsace. Du côté du sud, rien n arrête le soleil. Le climat de Langenbriick est bien le climat jurassien, clmud en été avec d’assez forts extrêmes. Langenbriick est MaUun mèiooroloqique depuis 188-3. Voici les moyennes qua-
tre mois d’été, juin à septembre, pour les 3 années l33o a .
Moy. (les Moy. clos Nêiliulosité .Mois lemi). inoy. inaxinia moyenne
Juin 26.0 yS
Juillet 16. V loe |C.6 .3./
Septembre . ■ • H-4 l e . . .
Un voit que la chaleur vient de bonne heure, puisque juin a des maxima moyens presque aussi élevés (jue les autres mois d’été; eu revanche, septembre est plus frais. La nébulosité est moyenne, faible en juillet; les jours tout a tait clairs sont eu moyenne de 43 par été. Grâce à la position abritée de Langenbruck, la température est souvent plus élevée au priniemps et en ('/,«/oiimc([ue celle de la plaine de Bâle. Langenbriick possède une source d’eau minérale appelée liulschquelle, dont l’eau contient beaucou]) de sulfate de chaux et de sullate de magnésie.
Bifler établit comme suit les indications de Langenbriick ; faiblesse cardiaque des anémiqu.es ou des après
des maladies graves; affections du système jierveux, dégénérescence graisseuse du cœur: obésité', affections chroniques des voies respiralob'es, complkpiées de faiblesse cardia(.|iie; rachitisme, scrofule) a/fections organiques du ciPwr, affections vasculaires, troubles circulatoires de l’abdomen ; premiers degrés de la tuberculose.
Langenbriick est un lieu favoralile au traitement par l'exercice méthodique ou méthode d’Oertel (Terrainkur des Allemands). D’après Bider, la marche devient possible dans les environs de Langenbriick à partir du mois de mars. Les ascensions que l’on lient faire à Langenbriick n’ayant pas l’importance de celles des Alpes, cet endroit doit être recommandé au printemps .et en automne comme préparation au séjour dans une station alpine proprement dite. En été, les cardiaqiins qui doivent choisir Ijangenbruck sont ceux (pii ne peuvent pas faire de grandes ascensions ou séjourner dans les hautes altitudes. IjOs environs de, Langenbriick, très variés d’aspect, offrent un grand nornlire do chemins d’inclinaisons diverses, condition indispensable pour suivi'e la métliode d’Oertel.
RiuLiüciiAPiiit;. — Laiittcnliruck, 1874 (cuiitieiil un fort rcinariiual)l(‘ cfiapitre (le Christ sur la n(jre de L.) liider, L. als 'l'eri'ainkiirort. 1886.
hilchzi.mmvr, i)52 ni. Slalion rlimalcriquc d’ric. Saison : nii-julii à nii-octolire. (T. à Langenbruck ou à Waldenliurg.)
On arrive a Kilcliziininer jiar la station (ie Waicienburgi voii' Laiigcidiruck) : de IA, route carrossaiile (1 ii.) De Langenbruck, on coni|)tea/v d’iieurc. Si'nour simple; village agréablement placi'; au milieu (Je la verdure ('t ijrotégé contre les vents du nord. Excellent air : pas de iioussb'ire. Cure de lait. Tr/'s fréquenté par les lialois. Mêmes indicati(Dns (|ue Eangcnliruck.
Hains de Hucli-EpUiujeii, 571 ni. (Téléplione). lùiu siilfnte'e cdlriiine. .Saison • commencement de juin à lin septembre.
ITINÉIIAIIIE. — station de Sissnch, sur la ligne liàle-Ulten ; de là, voiture postale (1 11. 1/4, 1 fr. 10 c.).
Bucii-Eptingen a un établissement de liains où Ton utilise une source froide, 6.5» ; 011 donne aussi des Imins sdlins. L’eau minérale contient par litre, d'après : sulfate de chaux 415 ingr., sulfate de magnésie 'Mi
carbonate de cliaux 181. Indications des bains : rhmiuUisdies. maludies des femmes -.on lioit l’eau dans certaines affections de Veslomae, des reins, des poumons. Climat doux.
Hamsnch ou Mamsen, 720 ni. T. Séjour d.'éle. On y par''ienl depuis la station de Laeufelfimjen, sur la ligne Bàlc-OIten, |iar une bonne roule, en :i 41i. Tnis simple station sur les lien tes nord-est du W'yseiihenj. Forêts dans le voisinage. Source sulfatée enkiqne.
Sissacher Alpbad, 481 ni. Très simide .séjour d’été au-dessus de la slation de Sissach (T), ligne llâle-Olten ; on y parvient depuis cette gari- par un clicniin à mulets. Position aliritéc, lielle vue. Eau sulfatée calcique. Station |iour convalescents, fatigués.
ISains de Maisprach, 384 m. Station de Sissach, sur la ligne Hàle-Olten ; de là, voiture postale en 1 li. 50 m. (1 fr. 40 c.). Séjour d'été: eau ferrugineuse.
Lieslat 3.30 m. T. Station de la ligne llàle-Olten. Capitale du demi-canton de Hàlc-Campagne, 4000 liaintants, agréalilement située dans la vallée. Mo.vonne de la température annuelle 9» (pour les six années 1882 à 1887), la chaleur, très forte en été, étant contre-lialancée par des températures liasses en hiver. On y prend des bains .salins, jiréparés avec l’eau salée provenant des salines de Schweizei’lialle.
Erenicendorf, 341 m. (T. à Liestal). Séjour d’été agréalile, à queii|ues minutes de la station do Schwuthat (à 8 minutes do Liestal, du cc’ité de liàle). Situation protégée contre les vents. Bains salins.
Bienenberg, 431 m. T. Station d’été, bains salins. Saison 15 avril à 15 orlotire. On y parvient en 1/4 d’heure, depuis Liestal ou Schwnllial.
Etablissement fort liien situé sur un chaînon du .lura, avec aliondance de soleil et d’air; forêts à proximité: parc. L’air, sans être trop agité, est renouvelé par les courants i|ui circulent entre la plaine et les hauteurs. Lait, petit lait. S(/,jour favoralde aux personnes délicates, aux convalescents, aux fatigués.
Bains de Hubendorf, 362 m. T. Eau calcaire, bains satins. A 12 min. de cliemin de ici- de Liestal, sur la ligne de Watdenburg. L’eau minérale contient par litre, d’après SUeheliu, 294 nigr. de carbonate de chaux. Forêts voisines.
Bains de Schauenbourg, 480 in. ('J'.) Slalion clininleriquc: bains salins; lail; peiU la U de chèvre ; hydcollieravîc. Saison: lcr avril au 81 octoViria.
iTiNéHAïuE. — Stations de Lieslat ou Pralleln, ligne d(> Hàli* à Olten; de là aux b;uns, 1 h. de voiture.
Schaueiibouro- est placé dans un vallon, entouré de forêts de hêtres et de sapins, et à proximité de beaux points de vue. .Sa tramiuillité agreste agit favorablement sur les malades. D'après Gsell-Fels, le climat est doux et a les moyennes snivanles : année 7.08; mai 0.12, juin 14.17. juillet 14.8. août 1.7.4. septmnl>re ll.O. I/établissement est jirotégé contre les vents; l'air ((st toni(|ne .sans être trop agité. On ti’ouve coinme moyens lli('rapenti(iues les bains saluis (préparés avec l'eau salé(> de Scliweizerbalb;). les douches et \o atassage. Klec.lrolhèrapie.
Pour U's iiKÜCHtioiis des bains salins, voir liex. indications dn climat; anémie, lii/slérie. hypocondrie, convalencencex-, névroaes. Scliauenboiirg convient aussi au traitement par l’exercice méthodiqne. d’après la iiTéthode d’üertel (Terrainkur).
Midtenz, station (le chemin de fera 5 km. de Bâle, est rri'Miuentt- comim' séjour d’été.
Schweizerhalle. 276 m. (T.) Eatt chlorurée aodiquc. Ryd.ro- Ihérapie. Saison ; lô mai au 30 septembre.
iTiNÈH.viHE. — Station de PrnUelu, sur la ligne Bàlc-Oltcn ; de là au.x bains, route carrossahic, 20 min.
L’établissement de bains de Schweizerhalle est situé tout prés des salines de ce nom. sur la rive gauche du Pdiin, dont il est séparé par un jardin. Il re(;oit l’eau directement des salines par une conduite souterraine. Tout prés des bains se trouvent des bois de hêtres, (pii s’étendent à plusieurs kilomètres. Les relations avec Bâle se font facilement, non seulement par la station de Pratteln, mais encore par le chemin de fer de la rive droite du Rhin, où l’on parvient au moyen d’un bac. Le climat est doux, mais il est fort chaud en été. Nombreuses promenades dans toutes les directions.
L’exploitation des salines de Schweizerhalle date de cin- (juante ans; en 1835, vo7i Glenck découvrit une source salée à la profondeur de 411 pieds. L’année suivante, de nouveaux sondages furent faits. Actuellement, on exploite une couche de sel à 140 m. de profondeur. On produit environ 300 mille quintaux de sel par an. L’eau salée a une densité de 1.203. Elle est complètement saturée de chlorure de sodium. Analyse de Liniye, pour 1 litre d’eau ;
Chlorure de sodium .'107. 1609
Chlorure de lithium .... o.oool
Chlorure d’ammonium. . . 0.0037
Chlorure d’alumiiiium . . . 0.0.312
Chlorure de fer o.(X)31
Chlorure de cuivre 0.0029
Sulfate de calcium '».7il9
Sulfate de magnésium . . . 0.6(X)6
Sulfate de sodium 0.2227
Sulfate de fiotassium. . . . ü.1772
Sulfate de strontium. . . . ü.lKXCf
Sulfate de baryum traces
Carbonate de calcium . . . 0.32.01
•Vcidc silici(iue 0 0012
Total