‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 26 sur 88 · Matières organiques · texte numérisé non relu

Matières organiques

Total .

Hydrogène sulfuré 5.4 cent, cubes

.\cide carbonique libre .... 4.5

L’eau d’Yverdon est donc ti’ès faiblement minéralisée (an total 42 cgr.), ayant environ 10 cgr. de chlorure de sodium, 10 cgr. de bicarbonate de magnésie, 12 cgr. de bicarbonate de chaux. Elle renferme, en outre, 5 cgr. de bicarbonate de soude, et près d’un centigramme de sulfhydrate de sodium. La teneur en hydrogène sulfuré est de 3.5 cent, cubes. On admet en outre que les sulfhydrates se décomposent dans le corps et mettent de l’hydrogène sulfuré en liberté. L’eau d’Yverdon a l’avantage de contenir peu de sels calcaires, notamment peu de sulfate do chaux. (Jn l’a rapprochée des eaux des Pyrénées qui renferment aussi, en effet, du sulfure de sodium et du clilorure de sodium, mais qui, en revanche, n’ont pas d’hydrogène sulfuré libre.

L’eau d’Yverdon, en sa qualité d’eau sulfureuse, donne naissance à d’épais dépôts blanchâtres composés par certaines algues (Jmrègine, beggialoa nivea). Ces algues sont très riches en soufre dont elles contiennent jusqu’à 34 o/o (Olloz).

L’établissement des bains a été complètement restauré, en 1887. 11 comprend 24 cabines de bains ; installations complètes pour douches et massages ; salles de pulvérisations. Cl inhalations comprimé et raréfié. Hydrothérapie avec une eau à 10-120, à 12 m. de pression. Pour les bains, l’eau est portée à une température convenable par mélange avec de l’eau minérale chauffée à 8()o. liCS bains ont une action irritante sur la peau, action qui, si elle est suflisamment prolongée, amène la production (runepo?/..s.<!ee sous la forme de plaques rouges ou de papules isolées, avec léger mouvement fébrile, démangeaisons et desriuamation terminale.

A l’intérieur, l’eau est prise par verrées de 100 gr., couiiuenraut par 1 à 2, pour aller jusqu’à G à 8, séparant chaque verrée par la promenade réglementaire; parfois elle est coupée de lait chaud. L’eau a naturellement un elfet sudorifique et diurétique; elle a une action favorable sur les catarrhes des mu- ([ueuses bronchiques et urinaires. L’hydrogène sulfuré «juitte le corps par ces muqueuses aussi bien que par la surface cutanée. L’eau amène au bout de quelques jours un embarras gastrique jiassager.

Indications. 1° Catarrhe chronique du larynx et dAipharipix, catarrhe sec avec granidalioyia., catarrhe de la muqueuae nasale. La cure est dirigée contre le principe diathésique qui entretient ces états chroniques ; contre les granulations ellesmêmes, le D'' Mermod emploie les cautérisations galvanocaustiques. L’eau sulfureuse est dirigée en outre en pulvérisations, en irrigations, dans la cavité pharyngienne et postnasale. 2« Maladies de la, peau, surtout les formes humides jointes à un nervosisme exagéré. 3° Rhuinalisine musculaire ou arliculaire: dans ce dernier cas, l’eau convient au.ssi bien aux cas aigus et subaigus qu’aux maux chroniques ; anémie rhumatismale. 40 Mahidies netmeuses, névroses, névralgies : paralysies consécutives aux maladies infectieuses-, pour cette catégorie, la cure thermale est alliée aux pratiques de l’hydrothérapie. 50 Maladies de l'estomac ; dyspepsie avec cardialgie; dyspepsie arthritique o-u goutteuse ; étais congestifs du foie. 00 Anciennes cystites. ?'o Rachitisme, scrofule. Dans les cas de maladie scrofuleuse et de leurs manifestations cutanées. Yverdon se montre très actif. 8» Une dernière catégorie est constituée par le groupe des affections chirurgicales, affections chroniques des os et des articulât ions, périarthrites, synovites chroniques, arthrites consécutives k ostéites épiphysaires, raideurs musculaires ou articulaires. Les ulcères se guérissent rapidement sous l’influence cicatrisante de ces eaux.

Outre les inhalations d’eau pulvérisée ou entraînée j)ar la vapeur, les liains possèdent un système d’inhalations d’air comprimé qui, après sa compression, traverse de l’ean thermale |iulvérisée. Le malade re.spire donc un mélange composé d’air, d eau et de gaz azote, acide carbonique et hydrogène sulfuré. Cet appareil est destiné plus spécialement au traitement de ïemphysème, de la bronchite chronique, île la phtisie pulmonaire, de l'asthme. Pour les emphysémateux, un dispositif .spécial permet l’expiration dans l’air rarélié.

ItiBi.ioüKAPiiiE. — .Ucniiod, les Bains irvrci’ilon, ISSU.

Sainte-Croix, 1108 m. (T.). Séjour d’été. ( Jrand village à 21 km. au nord-ouest d’ Yverdon (diligence en 3 h. 20 ni.. 2fr. Oo). Le village est placé dans un vallon iiui court du nord-ouest an sud-est, au [lied des pentes ensoleillées du montChasseron. Climat tonique mais chaud en été. rude en hiver. Moyenne annuelle 0.2°.

•\ .') km. ;i l’est île Sle-('.roi.\, et à lioo m. envinin ir;iltituile. sc trouvent les liasses, séjniii' (l’été lires îles fori'ts’. s|ilenillile, panor;nn:i.

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