‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 32 sur 88 · cent, culies · texte numérisé non relu

cent, culies

.\cidc carboni(iuc .

C’est donc une eau fortement minéralisée, contenant beaucoup de chlortire de sodium (plus de 10 gr.), de chlorure de macjnèsiwm (1.5 gr.), et de sulfate de chaux (prés tle 2 gi.) Les sels iodés et bromurés représentent 3 cgr. d iode et 8 mgr. de brome (Hepp). L’eau est exportée ; elle est fort employée dans les bains de Schinznacb. Robert indique sa posologie comme suit ; enfants de 2 à 3 ans, 3 à 4 cuillerées a bouche matin et soir; de 3 à 10 ans, une demi-verrée matin et sou, adultes, 2 à3 verrées (dose maximum pour les femmes).

Indications (Robert) ; Scrofule, engorgement scrofuleux des glandes superficielles ou profondes; ophtalmie, rhinite et ozène; induration non scrofuleuse des organes glandulaires' goitre; sarcocèle; atonie génitale; catarrhe chroniç^e des’ muqueuses; carie et affections osseuses ; chlorose greffee sur la scrofule; anémie; syphilis secondaire et tertiaire (dans ce cas, à haute dose avec addition d lodure de potassium); enfin, affections de la peau.

BAINS DE SCHINZNACH, 351 m., (T.). Eau thermale sulfureuse. Saison; mai à fin septembre. i h ne

Itinéraire. — Schinznacb est station de ia ligne Aaiau-Zuiich. .1 I h. de Zurich, 2 h. de Biile, 3 1/2 h. de Berne, 7 li. de çencve.

Les bains de Schinznacb sont constitués par un eta-

blissement balnéaire, entouré de nombreuses annexes. Ils sont situés à 5 minutes de la gare, au milieu de la verduie et d un véritable parc, au bord de l’Aare Un semi-^

contient 60 cabines de iiremiére classe, avec baignoiies en faïence ou en fer émaillé et ventilateur }

l’oir troD charué d’hydrogène snllure. Batiment avec cabi

(V hydrothérapie. Bains de vapeur', salle de- pulvei isation, de humage d’eau pulvérisée et de ge.'/.. Bouches nasales et nasopharvngiennes\ Bains d'eau ordinaire ou

pilai pour les pauvres, ou ceux-ci sont e(,.us a piixiéduit. . Chnnelte iioiir les cultes calhotique et ju’Otestanl.

LHobS .le a .H.! .I.'.coevert.. .lans le

— l'iO —

courant du XVII« siècle; elle était alors sur la rive gauche de l'Aare. A la suite d’inondations, le lit de la rivière subit de grands changements; la source fut couverte de terre; elle fut retrouvée plus tard dans une île. Le bras de l’Aare entre celleci et la terre s’étant comblé, la source est actuellement sur la rive droite. Les bâtiments ont été élevés successivement, dans le cours du XVllle siècle; on en a ajouté plusieurs dans ces dernières années. Actuellement, Schinznach est un bain dont l’organisation est à la hauteur des exigences modernes; il est très fréquenté ; on y voit notamment beaucoup de Français, de Suisses français et d’Alsaciens.

Schinznach se trouve entre le talus du chemin de fer d’Aarau à Zurich, à l’est, et l'Aare à l’ouest; la rivière décrit, en cet endroit, un arc de cercle dont la voie ferrée est la corde. Du côté du nord et du nord-est, un charmant bois de hêtres arrête les vents. Au sud, de belles prairies, des vergers s’étendent jusqu’à la station du chemin de fer. Au delà du chemin de fer, du côté de l’est, s’élève le monticule qui porte le château de Habsbourg, berceau d’une famille illustre dans l’histoire.

Le climat de Schinznach est chaud ; la moyenne de l’été est 17o, mais on trouve un abri agréable dans les forêts voisines. L’Aare rafraîchit l’air par son courant rapide. (Des observations météorologiques complètes manquent.)

La source se trouve à l’ouest des bains, à une centaine de pas de l’Aare. Recouverte d’un pavillon en bois, elle jaillit au fond d’un cuvelage en hêtre de 2.8 m. sur 2.1 m. Elle sort, à la profondeur de 8 m., d’un banc de roche calcaire par plusieurs filets qui vaiient de température et de composition. Le plan d’eau dans le puits se maintient à 90 cm. au-dessous du niveau de l’Aare. Des pompes, mues par une dérivation de cette rivière, élèvent l’eau minérale dans des réservoirs d’où elle descend aux bains. T,a source fournit environ 195 litres à la minute. La surface de l’eau se couvre facilement d’une sorte de pellicule formé par du carbonate de chaux et du soufre. On ne mentionne pas la présence de la oarégine. La température varie de 28 à .35° ; elle est plus élevée en hiver qu’en été. La sulfuration varie aussi suivant les saisons, ou plutôt, suivant la quantité d’eau prise à la source pour les bains ; en hiver, ou cette quantité est nulle, la sulfuration augmente et atteint son maximum. D’a2)rés des tables d’observation, dues à G. Amsler, la sulfuration moyenne étant de Ü.Ü626 gr. S par litre, elle a atteint 0,0775 en novembre, soit une augmentation 1 de 19°/o. Probablement, quand on pompe beaucou[f, des infiltrations d’eau ordinaire se font dans le bassin de la source.

L eau est claire, un peu verdâtre, teinte qui s’accuse davantage par le chauflage; elle dégage des bulles de gaz en grande quantité ; son odeur d’hydrogène sulfuré est très forte. Réaction faiblement acide, goût amer, salé, hépatique. Elle se trouble légèrement i)ar le repos, puis redevient claire au bout de 24 à 48 heures. Anal)'se de Grandeaii, jiour 1 litre d’eau :

(’arbotintc de cliaux O.iâO I

(’.arboiiale de inagriésic . . . 0.120 \

Sesquio.xydc de fer 0.00,5 ;

Silice o.OH I

Sulfate de cliaux l.üiH |

llyi Irogcne sulfuré .Acide carbonique .

.Vluiiiiiie 0.010

Chlorure de sodium 0.5S5

Chlorure de potassium. . . . O.OSC Sulfure de calcium 0.008

Total. . . 2.106 ;i7.8 cent, cubes 00.8

C’est donc, en résumé, une eau cliaude contenant une lorte ([uantité hydrogène fudfuré (environ ,;-i8 cent, cultes), et comme sels, du sulfcUe et carbonate de ch-aux (ensemble 1.35 gr.) et environ GOegr. de chlorure de sodium. En Suisse, l’eau de la Lenk seule (Balmquelle) a une sulfuration plus élevée, mais elle est froide. Les bains sont administrés à une température variant de 31 à 35'^, par addition à l’eau de la source d’une eau de même origine, amenée par un chauüage à la vapeur à une température convenable. La durée de la cure est, en général, de 4 semaines; on commence par des bains d’un quart d’heure, que l’on porte progressivement à 1 et 2 h. le matin, et 1 heure le soir. L’eau en Itoisson se prend a la dose de 1 à 2 verres à jeun, avant le bain ; plus tant on en boit 4 à 5 verrées. Les effets physiologiques des bains consistent en une augmentation de la fréquence du pouls et de la force des battements cardiaques (cette accélération n’est sans doute pas due à l’hydrogène sulfuré, qui ralentit l'action du cœur), de.s sécrétions sudorale, urinaire et bronchique. Les urines contiennent j)lus d’iu'ée et d’acide urique. On admet que les échanges nutritifs intimes de l’organisme sont stimulés. L'hydrogène sulfuré est, on le sait, absorbé par la peau et les poumons dans les bains sulfureux. Au bout d’un certain nombre de bains suffisamment prolongés, on constate l’apparition d’une poitssee sur la peau, exanthème Ijalnéaire qui, comme celui de Louèche (voir ce nom), est dû à l’action directe de l’eau sur le tégument; outre l’hydrogène sulfuré, l’eau contient, comme a Louèche, une assez notable quantité de sulfate de chaux. La poussée de Schinznach peut atteindre une intensité assez considérable Tjour amener la vésiculation de la peau et un léger mouvement fébrile. Un autre effet des bains, spécial à l’iiydrogène sulturé, c’est une conjonctivile qui dure 2 à 3 jours. La ventilation uctive des locaux de bains a pour but de prévenir ce derniei

accident. . . .

L’eau prise intérieurement active la sécrétion urinaire, mais diminue l’urée et l’acide urique {Hemmann). Elle donne souvent lieu à un peu d’anorexie et à de la constipation ; mais en général, elle excite l’appétit, augmente la fréquence des selles, sans purger. L’hydrogène sulfuré est éliminé par les diverses sécrétions, la peau, etc.

En résumé, qu’on introduise ce gaz par la peau ou diicctcment par la bouche, on soumet le malade û 1 inlliience d un agent (lui a, comme on le sait, une inlluence des plus énergiques sur le sang, sur les hématies; la cure doit donc ».tre surveillée de jirès et faite avec jirécautions.

— lôl —

Ih-mtki‘ a fait aux liaiiis de Seliiiiznacli de très intéressantes études sur rintluenee de ces eaux sur les principaux constituants de 1 urine, bn vülci un résumé : l'urine auftinentc de âO 0;d ; la diurèse serait sans doute encore plus forte si la sécrétion sudorale n’était aussi notahlcincnt aumnentec ; fil peau est’ couverte de sueur toute la journée. La niodilication la plus importante de rurine, c'est raujnnentation du soufre éliminé, l’iie grande duttU" tité de soufre entre dans le cor|is soit par la boisson de l'eau, soit par 1 absorption lie riiydrogène sulfuré par les poumons l't la peau. I.’urme ne contient Jamais d'Iiydrogène sulfuré, mais des sullates et des sullurcs La chaux est éliminée par l’urine en i|uantlté double des valeurs norinales ; la potasse augmente aussi, sans iiui' l’on puisse trouver dans l’eau minérale l’origine dei-e sel ; en revanche, la soude tombe au t/.t ou au t/4 des valeurs normales, ce iiue/trmiAcmet sur le compte de la transpiration exageree dont il a été nuestion plus haut. L’azote est aussi éliminé en ipiantite de 14 .1 58 0 0 plus forte que normalement. Sans doute, il y a lieu de rechercher dans ces résullats l’action du bain chaud lui-méme: mais on ne |ieut y meconnaitre aussi riniluence des bains sulfureux.

iNDic.vrroNs. 1<> Affections de la peau. ].'eczé»ia y tient la jiremiére place; tons les eczémas s’améliorent à Scliinznach, mais jihis ils sont aigus et jeunes, [ilns leur guérison est iliftieile. pins les récidives sont à redouter, tandis que les eczémas anciens, avec une peau inliitrée. squameuse, guérissent plus sûrement. Impélifjo, pili/riasis. sycosis, acné, furoncles ; affections parasilah'es de la. peau. gale. Le gaz pénétrant dans la peau, détruit les champignons qui sont la cause de plusieurs affections cutanées. Ainsler a insisté spécialement sur cette action antimycotique de l'hydrogène sulfuré, action que l’on utilise pour le traitement de la phtisie pulmonaire par les inhalations. he psoriasis est nettoyé souvent pour un certain nomlu’e d’années, mais non guéri. Urticaire chroniqu.e. Lupus (de nouveau l’expression d’une diathèse bacillaire). Ulcères variqueu.v, ou eczémato-variqueux, si fréquents aux jambes. Atnsler n’hésite pas à recommander, d’une façon pressante, les l>ains prolongés dans les maladies chroniques de la peau ; macération profonde de l’épiderme, intluence énergique de l’eau •sur les nerfs et les vaisseaux cutanés, tel est le secret de leur action. 2^ Scrofule, affections scrofulexises, carie et nécrose; flans ce cas, on prend l’eau de Wildegg, comme adjuvant de la cure de bains. Rachilisme, makulies des arlicitlalions. 8» L'action stimulante de ces eaux et de la balnéation en général explique les succès de Schinznacb dans la chloi’ose et les anomalies de la menstruation. 4° A ffections des diverses muqiceuses, souvent basées sur un fond scrofuleux, coryza, chronique, ozène, catarrhe chronique du larynx et des bronches; en pareil cas qn einploie, outre les bains, [en douches locales et ieapulvérisalions. Bronchite chroîiique,emp]tysè)ne,^\\viowi chez les malades qui sont sujets aux accès d’asthme; dans ces cas on ordonne des inhalations de vapeur et de gaz d’eau thernmle pulvérisée, comme à Allevard. lÜO litres d’eau donnent .878 cent, cubes d’hydrogène sulfuré et 900 d’acide carbonique. L’air de la salle ne renferme jamais plus de 5 Vo de ce dernier gaz. Ce traitement est recommandé aussi aux malades atteints fie au début, le gaz sulfhydrique ayant une action spéciale sur le bacille de cette aff’ecfion. La prati-

que de ce traitement a, d’après de Tymoicslii, donné de bons résultats à Schinznach. Aussi a-t-on entrepris d’importantes améliorations pour lui donner toute l’extension ([iril mérite. Un nouveau bâtiment, spécialement destiné à ce genre de traitement, sera ouvert en 1891. 11 contiendra 4 vastes salles destinées, la Ire aux pulvérisations, la 2« aux gargarismes, la 3e aux inhalations sèches, la 4e aux inhalations humides. 6o Catarrhes chroniques de l’estomac, petites doses d'f'au à l’intérieur, bains peu prolongés; douches, hydrothérapie. Obésité abdominale, avec manifestations hémorroïdaires, dégénérescence graisseuse ou stase veineuse du foie, « pléthore abdominale ». 8« Goutte. 00 Endométrites chroniques et leurs suites ; métrile, périmétrite, paramétrite, oophoi-ite ; traitement balnéaire et local. 10° Syphilis. L’eau sulfureuse ne guérit sans doute pas la syphilis, mais elle accélère l’expubsion du mercure introduit dans le corps dans un but thérapeutique. Jamais Amsler n’a vu de salivation chez des malades qui faisaient à la fois des frictions mercurielles et la cure de Schinznach. La cure sera donc bonne dans les cas de cache.rie mercurielle due à l’abus de ce médicament, comme aussi dans les autres cachexies (arsenicale, saturnine). Elle peut aussi rappeler à la peau les manifestations d'une syphilis cachée ou supposée guérie, llo Rhumatisme chronique , arlhr algies , myalgies (bains de vapeur). 12° Paralysies toxiques ou rhumatismales.

Contre-Indications : Outre les contre-indications liabi-

tuelles, périodes ultimes de toutes les maladies, cachexies, etc., on a établi celle des affections cardiaques. Amsler, au contraire, a constaté que les bains sulfureux, donnés avec discernement et précautions, soulagent les cardiaques, sans doute par leur action révulsive sur la peau et par l’intluence ralentissante qu’exerce l’hydrogène sulfuré sur les battements cardiaques. Les insomnies des cardiaques sont également améliorées. La grossesse n’est pas une contre-indication.

Bibliogliaphie. — Amsler, Bains de Scliiriziiacli, 1880. Cüit.-B1. f. Selnvey zer Acrztc, 1882, 335; 1884, 237. üronice, Berlincr Klin. \4’t)elicns. 1887 9io. De Ti/mowski, Guide du l)aigneur à Scinnznacli, 1889. Beitrag zur Wirkung des écliwelclwassers, 1890.

Birmenstorf et Mülligen, deux villages à l’ouest de Schinznach et à peu près à la même latitude. Eloignés l’un de 1 autre de 1.5 km., ils sont séparés par la Reuss, Birmenstort étant sur la rive droite. Ce village possède des carrières de gypse exploitées depuis longtemps; en 1842, un ouvrier découvrit (jue 1 eau suintant dans les galeries d’exploitation était salée. On reconnut que l’eau contenait du sulfate de magnésie; ce sel se trouve en veines plus ou moins abondantes, disséminées dans la roche gy[)seuse. Actuellement, on jette des fragments de roche dans de grands bassins remplis d’eau, jusipi i\ ce que la di^solution ait atteint une certaine densité. L’eau contient alors, par litre, analyse de Hotley :

Sulfate (le potasse

Sulfate (le soude

Sulfate de chaux

Sulfate de magnésie . . . • Chlorure de magnésium . .

•Carhonate de chaux

Carbonate de iiiagin^sii' . . .

Cre'^nate de niagm'sie ....

Oxyde de fer

Alumine

Silice

Total. . .

C’est donc, avant tout, une eau sulfatée magnésienne amère. Elle est mise en bouteilles et exportée.

L’eau de Miilligen est aussi produite par la lixiviation de la roche gypseuse, par les mêmes procédés. Elle est à base de sulfate de soude. Analyse de Liechti, pour 1 litre :

Sulfate de soude 35.810

Sulfate de clmux 1.436

Sulfate de magnésie .... 1.231

Chlorure de magnésium. . . 0.334

Alumine, carbonate de chaux traces Total. . . 38.811

Cette eau, très chargée de sulfate de soude, est mise en bouteilles. et constitue, comme celle de Birmenstorf, un excellent purga tif.

Bibliogr.xphie. — Hemmanu,l)as Miilliger Hitterwasser, 1876.

BADEN, 382 m. (T.) Eau thermale sulfatée calcique sulfureuse. Saison : juin à fin septembre.

Itixéraihe. — Baden est station de la ligne Aarau-Zurich, à 1/2 h. de Zurich, 1 h. 3/4 de Bâle, 3 h. de Berne, 8 h. de Genève.

Knrlians (ou Casino), entre la ville et les grands Bains, magniliciue hâtitiment dont la façade, élevée au-dessus de la Limmat, reprde le sud-est. Tout autour charmant parc. Miisimie chatiue jour. Ucprescnfalions théâtrales [lendant Tété. Joimiaux^, etc. — Eglises catholique, protestante allemande et française : synagogue.

Baden est situé sur la '^Limmat, à 21 km. au nord-ouest de Zurich. La xdlle est placée entre deux chaînons jurassiques, se faisant face l’un à l’autre sur les rives de la Limmat, à droite le La^gernberg, à gauche le Schlossberg; leui-s pentes terminales laissent entre elles un étroit espace occupé parla Limmat et la ville. Au nord de ce défilé, la rivière fait une courbe à convexité dirigée vers l’est, tandis que la montagne de la rive gauche s’éloigne du côté de l’ouest. Ainsi se forme une sorte de cuvette irrégulière, de 1 km. environ de diamètre, au centre de laquelle, sur le coude de la rivière, se trouvent les Grands Bains, agglomération d’hôtels, de bains, avec le Casino ; un pont sur la rivière mène kEnnet baden, où sont situés les Petits Bams, groupe d’établissements plus modestes que les premiers. Baden est fort pittoresque ; les eaux bleuâtres et rapides de la Limmat animent le fond de la vallée; les flancs boisés du Lægernberg, les vertes campagnes à l’ouest, les collines couvertes de vigne ou de forêts forment un ensemble riant et agréable. Au-dessus de la ville une vieille tour semble garder encore l’entrée du défilé. 11 existe dans les environs un grand nombre de promenades.

I Une magnifique allée de platanes conduit de la ville aux bains;

au nord de ceux-ci, on arrive facilement par une prairie om- I bragée dans un charmant bois. La proximité de Zurich et de I son lac est aussi un grand avantage.

Baden a une liistoire fort ancienne et fort brillante. Ses j eaux furent connues des Romains. Depuis 1415, épociue où ' cette ville fut prise f>ar les Etats confédérés et déclarée ville

libre, Baden devint le siège des diètes q\d attirèrent clmiiue année nomlirc de grands personnages. .\u coinnienceinent du XVie siècle, la mode était de faire une saison à Bailon. A cette époque, on se l)aignait en commun dans de grandes piscines, à j»eu prés comme celles qu’on voit de nos jours à Lonèclie. qui étaient les unes dans les hôtels, les antres en plein air. I.,a durée du bain était fort longue, on s’y rendait déjà à H on 4 h. du matin. La vogue de Baden se maintint jusqu’à la Réforme ; à cette époque Zurich étant devenue protestante, on interdit les saisons que ses habitants avaient coutume de faire aux eaux de Baden, restée catholique. Plus tard, dans le X\ IIR siècle, le siège de la diète des Etats confédérés fut ti-anféré à Erauenfehl, fait qui porta un coup sensible à la vogue de la

station.

Les .soiirccs jaillissent sur les deux rives de la Limmat, au point où elle fait un coude en se dirigeant vers 1 ouest. Quel- (pies ülets d’eau sourdent même dans le lit de cette rivière, fait déjà mentionné par Tacite. Les sources sont fort noml>reuses. Elles n’ont pas subi de modifications importantes jusqu’au milieu de notre siècle, époque où, en faisant des sondages pour augmenter la quantité d'eau, l’on découvrit plusieurs nouveaux griti’ons. Elles sont au nombre de 18, leur température est élevée. 8 d’entre elles ont 47.5'h la source m-Yerena 48.70, la source de l’Adler 38.7o, les autres 46.2« (mensurations oflicielles de 1869). Leur débit total, à la même époque, était de 545 litres àla minute, pour les sources des Uran.ls Bains, et 145 pour celles des Petits Bains; total 690. Les sources les plus importantes sont celles dites Heisser Stein, avec 140 litres environ, celle de la Liminal, 120 litres, la grande source d Lniielbaxlen, 102 litres, etc. Toutes ces sources paraissent être en relations les unes avec les autres, les travaux de captage de l’iine agissant sur les autres. Ira quantité d’eau augmente au printeaiips. ainsi que pendant les années pluvieuses, fait qui est peut-êtie la conséquence de l’élévation du niveau de la Limmat; cette élévation aurait pour etfet de diminuer le débit des sources jaillissant dans le lit de cette rivière, et par conséipient, d augmenter la quantité d’eau des autres sources. ,• a . .

Les eaux proviennent sans doute de grandes proiondeurs , elles traversent des couches de gypse et de doloinite ou elles prennent leurs sulfates de chaux et de magnésie ; elles empruntent leur chlorure de sodium à l’argile salinitère. Leau est claire, bleuâtre, vue en grande iiuantité; elle tient en susjiension des lilanients blanchâtres de glairine. Dans le verre, elle ne présente aucune trace de bulles de gaz ; elle ne subit aucun chan'fement dans un llacon bien liouché. Elle est inodore; on sent pourtant l’hydrogène sulfuré dans les cabinets de bain et autour des sources ; il existe dans les gaz <iui sortent en grosses bulles de l’eau de toutes les sources. I )ans les ^

l’air a peu il’accés. on trouve, sous les dalles sers ant dt leime tnre. des cristaux de soufre provenant sans doute de ladecom-

— l.jT) —

position de l’iiydrogène l’une par Lœwlçj (1837), 1 litre :

Ijuivig

Sulfate (le eliaux ....

Sulfate fie soude ....

Sulfate de inagiu-sie . .

Cliloi’urc de sodium . . .

Chlorure de potassium .

Chlorure de calcium . .

Chlorure de magiu'isium Carhonate de chau.v. . . Carbonate de magmisie .

Fluorure de calcium .... 0.0020 Carbonate de strontium. . . 0.0006 Phosphate d’alumine .... O.OOOS

Siiice fl.OOOl)

Ammonia(iue, lithium, ma-

li('‘res organiciues traces

Total . . . 4.3509

Gaz libres : .Vcide cai’honi(iue 4.65 cent, cubes, oxygfme 0..56, azote 16.49.

laites,

Eau,

Muller

Sulfate de potasse 0.1273

Solfate do soude 1.8427

Clilorure de sodium 0.3204

Chlorure de lithium 0.0238

Clilorure de calcium .... 1.3458

Clilorure de strontium . . . 0.0105 Chlorure de magnésium . . 0.0168 lodure de magnésium . . . . O.OOOl Bromure de magnésium . . 0.0006 Fluorure de calcium .... 0.0025 Bicarbonate de magnésie . . 0.3541 Phosphate d’alumine .... 0.0004

Siiice 0.0465

Fer, mangam'ise, caesium, rubidium, ammoniaque, acide azotique, matières organiiiues traces

Total . . . 4.0915

Gaz libres: acide carhoniiiue 4.65 cent, cubes, azote 14.7^ oxygimc traces, hydrogfme sulfure 0.65 à 1.69.

siilfiu’é. Deux analyses ont été l’autre par 2iiüUe}' (1869).

L’eau contiendrait donc, suivant l’analyse de Miiller, une notable (quantité de suif aie de soude (1.85) et de chlorure de calcium (1.35); tandis que Lancig admet une forte quantité, de sulfate de chaux (1.42) et de chlorure de sodium (1.70). Ces divergences montrent bien combien nous connaissons peu, en détinitive, la composition exacte des eaux minérales ! Müller a constaté, en outre, du bicarbonate de magnésie, et du chlorure de sodium, en petite quantité ; enfin une très faible quantité d'hydrogène sulfuré (un demi à un centimètre cube et demi), quantité qui est plus faible d’un tiers dans l’eau d’un bain prêt à être pris. Lœwig avait nié la présence de l’hydrogène sulfuré dans l’eau ; il l’avait d’ailleurs constatée dans les gaz qui s’élèvent des sources. Dans ces derniers, on trouve (3/ü//ep) par litre de gaz recueilli sur la source Paradiescjuelle ; acide carbonique, 327.76 cent, cubes, azote 671.15, hydrogène sulfuré 0.84, oxygène traces. Pour la source Verenaquelle, la quantité d’hydrogène sulfuré s’élève à 0.65 cent. cube.

Si l’on ouvre les dalles qui recouvrent les sources et les réservoirs, où l’air et la lumière ont accès, on trouve, avec des cristaux de soufre ou de gypse en plus ou moins grande abondance, des algues attachées aux murs; ce sont des touffes qui flottent horizontalement dans le liquide, de couleur grise ou blanchùtre, dont quelques-unes nagent à la surface de l’eau. Elles sont constituées par une algue, la beggialoa. nivea {ba.régine, glairine). Dans les ramifications délicates de cette algue, on^ constate la présence de petits cristaux de soufre, corps qu’elle extrait des sels ou du gaz de l’eau. Ces algues se trouvent dans les eaux sulfureuses chaudes d’Yverdon, froides de Rindervvald, d’.Vlvaneu, etc.

Les eaux des nomliroiises sourciîs de Haden sont réjiarties

— lôo —

entre un grand nombre d’établissements de bains, tant aux Grands Bains qu’à Ennetbaden ; les bains sont placés dans le rez-de-chaussée ou le sous-sol des hôtels. Les installations balnéaires, fort bien entendues, comprennent aussi les bains de vapeur, les douches et les inhalations de vapeur ou de çjaz (inhalation sèche).

Les bains se donnent dans des bassins d’une contenance souvent considérable, dans lesquels on descend^ par quelques iTiavches. Taeur temnérature est de 31 à 36 deurésGe bain pa-

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cabine, en général jusqu’à 25». Cette chaleur de l’air nécessite l’aération du local avant ou pendant le bain, et, chez les sujets disposés aux congestions, 1 application de compresses troides sur la tête ainsi que l’abaissement de la température de l’eau. Les bains sont plus ou moins longs ; on les augmente par demiheure, jusqu’à un total pouvant aller à 2 h. et au delà, divisées en deux séances, une le matin, une l’après-midi. 11 est rare que l’on suive les anciennes pratiques, et que l’on porte le bain à 5 ou 6 h. par jour. Dans ce dernier cas, on voit comme à Schinznach, Louèche, etc., apparaître une poussée; elle se développe en moyenne du 14® au 21® jour, revêt en général la forme d’une miliaire plus ou moins forte, pouvant aboutir à l’exsudation séreuse. La poussée dure longtemps, ne disparaît guère avant la 5® semaine, et se prolonge parfois jusque dans la 6®. La cure par les bains prolongés avec poussée ne parait plus être employée à Baden. Minnich considère cette méthode comme très efficace en certains cas, par exemple, pour déterminer ou hâter la résorption de dépôts goutteux rebelles, résorption qu’il a vue se faire dans des organes tels que le cristallin, la rétine, en rétablissant la vue aflaiblie ; son action est certaine aussi dans les cas de rhumatisme chronique et de dermatoses rebelles. Ï-iBS douches se donnent avec 1 eau^ minéiale plus ou moins refroidie, à la pression de 5 à 10 m. d eau. avec les installations les plus modernes. On emploie aussi les douches ascendantes, vaginales ou rectales. Les etuves, ou bains de vapeur et de gaz, ont été créées à Baden par un Espagnol, Gimbernat, qui s’occupa avec zèle de cette station, au commencement de notre siècle. L’étuve est une petite chambie, sous le plancher de laquelle, pourvu d’ouvertures, on tau passer de l’eau thermale, ce qui élève la température a environ. On fait, en outre, tomber de l’eau tliermale en cascade sous le plancher ; en se brisant, elle donne en abondance de la chaleur, des gaz et de la vapeur d’eau. La température s’élève alors dans l’étuve à Î36® environ; lair sy comuose d’un mélange (pour lütX) volumes) de o42 air atmosphérique, 137 acide carbonique, 32Ü azote, 53 vapeur d <?au ; en outre, d’une certaine quantité d’iiydrogène sulturé. Létuve est précédée d’une anticliambre. où la température est déjà élevée, 23 à 32®, où l’on peut stationner aussi dans un

but thérapeutique. Certaines étuves ont aussi des douclies froides, que l’on peut appliquer à la ün de la séance. On reste 10 à 25 min. dans ce bain de vapeur; le malade est bientôt couvert d’une sueur profuse ; en général, on n’a pas à craindre la congestion céphalique ou pulmonaire. Après l’étuve, le malade se repose quelque temps au lit, puis prend un bain très court, 3 à 4 min., à 31 ou 32o ; ou bien, il termine le bain de vapeur par une courte douche froide. Ces bains de vapeur agissent énergiquement sur la peau et les muqueuses. Les inlialalations d’air chargé de gaz et de vapeur d^eau se font dans les corridors des bains ou dans l’antichambre des étuves. On y respire un air humide, contenant de l’azote, de l’acide carbonique et de l’hydrogène sulfuré. On séjourne plus ou moins longtemps dans "cette atmosphère, quelquefois même pendant des heures; les malades atteints d’atiections des voies respiratoires s’en trouvent fort bien ; la respiration semble facilitée; il se produit en même temps une légère transpiration jointe à une faible augmentation du nombre des battements cardiaques. h' inhalation sèche consiste à aspirer directement, au moyen d’un tube en caoutchouc, le mélange de gaz qui se trouve audessus des sources. C’est l’acide carbonique qui agit en pareil cas, surtout sur les muqueuses de la bouche et du larynx. Les séances d’inhalation durent de 10 à 30 min. Ajoutons à l’énumération de ces moyens thérapeutiques, le massage, V électrothérapie, etc.

A V intérieur, on prend l’eau minérale par verrées (de 3 à 7) de quart d’heure en quart d’heure, chaude ou refroidie au besoin. Elle augmente la diaphorése, la diurèse et le nombre des selles ; si ce dernier elfet manque, on l’additionne d’eau de Birmenstorf. L’eau en boisson est un adjuvant de la cure balnéaire, surtout un diurétique dans les affections des voies urinaires. D’après Wagner, l’eau de Baden contient une quantité faible, il est vrai, d' arséniate de chaux, savoir 0 mgr. 085 par litre; c’est à ce corps que serait due l’action des eaux de Baden, surtout dans Y anémie rhumatismale. Assurément, cette quantité est bien faible pour agir d’une façon efficace.

Climat. Il est difficile de donner une idée précise du climat [ de Baden, vu le manque d’observations météorologiques prolongées, chose hicheuse pour une station de cette importance (des observations régulières.ont cepen<lant commencé en 1887). B agner a essayé de remédier à cette lacune en calculant des moyennes d’après celles de trois stations voisines, Zurich, Aarau et Bœttstein. Voici ces chiffres pour la saison d’été; avril 8.4, mai 12.0, juin b5.4, juillet 17.4, août 16.4, septembre 12.0. Baden a une température élevée en été; pour yséjonrnei’, les mois du printemps et de l’automne sont les plus agréables. Minnichjn([\([\\e comme moyenne de la température du jour, en été, 25 30", avec un maximum de :15. Le hrouillanl est

rare, ce qui est dû au fait (|ue les- brouillards, très fré(]uents plus haut sur lo cours fie la Ijiinniat, sont ai’r(5tos j)îu* los mon-

tacnes pi-ès de la ville et glissent le long de leurs lianes vers l’ouest, épargnant ainsi le bassin circulaire où se trouvent les bains. La douceur du climat de Baden au printemps en lait un séiour de passage recommandable aux malades qui descendent dès stations hivernales d’altitude. En hiver, Baden a un climat tempéré, grâce à l’abri que lui donnent les montagnes voisines. Waqner a publié quelques renseignements sur cette saison, tels'qu’ils résultent des observations faites à Baden-ville, en 1870 et 1871. Le cirque dans lequel sont les bains est très a l’abri du vent, en particulier du vent du nord et du nom-ouest; un chemin en plein soleil longe la rive droite de la Limniat, depuis la ville jusqu’à Ennetbaden et au delà; c est une excellente promenade d’hiver. Le climat de Baden, en hivei , ne diüeie pas notablement des autres endroits de la région quand la température est moyennement basse, tandis que la difféience va en augmentant au bénéfice de Baden à mesure que le froid est plus intense. Voici, par exemple la comparaison des températures mensuelles moyennes de Zurich et de Baden, 18 /U

et 1871, d’après Wa(/ner.- . ,

^ Janv. Fév. Nov. Dec. Janv. Fei. No\. Dec.

Baden .

Si les brouillards, en hiver, sont rares, les chutes d eau ou d neige sont les mêmes que dans la région en général.

Indications. Baden est conseillé, comme nous^ allons le voir, dans un grand nombre d’aüections, mais c est avant tout un bain de cjoiftleux et de rhumatisanls. tions- 1° Goutte. Sa période aiguë, aussi bien que celle du rhumatisme, défend l’emploi des eaux de Baden; en®scon4iennent en revanche, quand les symptômes inüainmatoiies ont SSâm' èuTe prolongée et répétée,

moins chauds; eau prise a linténeur, dans le but dexcitei la diurèse Bains de vapeur pour exciter les fonctions de la peau, SclS dfi-lgées su, -'les dépôts employé aussi les bains avec poussée dans

lu ré'snrntion de ces dépôts (voir plus haut). Baden a soin eiu

de très bons succès dans la goutte. 2«

contre-indiqués; il faut que malade n ait

que ses urines ne donnent plus de dépôts 1 a.qnei estim^^^

Tes afl'ections cardiaques, si fies ne «ont as tio a^ n’interdisent pas la cure; quelquefois

l’expression de l’anémie idiumatismale, f f,,-. ISfèmenl. Che. les rhumatisants, P" ï

pérature des bains; on emploie aussi le f f és cas

Ips nlns résistants, la douch.e chaude, très utile dans les cas trraves où il y a épaississement des appareils ^‘Samenteux i é- ^3hn^-iies le mas^ Les bains de vapeur se montrent

tort etlîcaces dans le' rimmalhme :

!;;'‘îirueis™é:t,iï ta!rr,uiïï; ireur^s. poK-anicu.

laire ; les douches, bains locaux, compresses d’eau thermale servent dans le cas où elle est localisée à quelques jointures seulement. 3o névralgies, tic douloureux, névralgie faciale, pleurodynie, lumbago, sciatique, surtout celles de ces all'ections qui sont greffées sur la diathèse rhumatismale ; en pareil cas, les bains de vapeur donnent d’excellents résultats. Le tic douloureux non rhumatismal, purement névral^que, ne se trouve pas aussi bien de la cure thermale. 4« Névrosés, imitation spinale avec névralgies multiples, faiblesse, palpitations. 50 Paralysies, surtout celles qui ne proviennent ijg,s de lésion des centres nerveux. Dans les paralysies rhumatismales et la paralysie faciale, les bains de vapeur font souvent merveille. Dans les paralysies par intoxication saturnine, outre les bains chauds, on prescrit la boisson de l’eau en abondance. Paralysies consécutives à des traumatismes musculaires, tremblements musculaires. 6° Affections hémoimoïdaires. Minnich estime que Baden n’est pas indiqué dans les hémorroïdes franches, où les eaux salines, ferrugineuses, sulfureuses, sont plus à leur place ; mais il convient à ces formes irrégulières de l’état hémorroïdaire, avec tuméfaction du foie, dilatation du ventricule droit, congestion à la tête, surtout quand cet état est combiné avec la goutte. 7o Scrofule, hypertrophie des glandes lymphatiques; indurations circonscrites dans les glandes mammaires. SoAff'ections du sexe féminin, catarrhes de l’utérus et du vagin, irrégularité ou absence de la menstruation, leucorrhée', comme corollaire, Baden a la l’éputation de guérir la stérilité. Ou voit souvent à Baden la goutte menstruelle, qui apparait de bonne heure, au moment de la puberté, empêche le développement sexuel, et vient se fixer sur les articulations des doigts en les déformant. 9» Syphilis, maladies de la peau, ulcères.

Les inhalations du mélange de vapeurs et de gaz servent à combattre la bronchite chronique, l’asthme nei'veux, la coqueluche et Y aphonie nei'veuse. Cette pratique peut-être utile dans Y emphysème Qi la phtisie pulmonaire-, dans ce dernier cas. on conseille aussi de boire l’eau. Les inhalations de gaz purs se font dans les cas de caturrhes chroniques du pharynx et du larynx et de la trompe d’Eustache.

Baden peut être choisi avec avantage par les cardiaques qui doivent suivre la méthode de traitement d’Ûertel par l’exercice niéthodique. a étudié la topographie de la station,

au point de vue des excursions à faire et du classement des pentes, et montré que Baden remi^lissait sous ce rapport toutes les conditions désirables.

Baden est une des stations balnéaires suisses les plus fréquentées; on estime à 15000 par an le nombre des baigneurs; ce sont principalement des Suisses et des Allemands, mais on voit aussi beaucoup de Français, d’Alsaciens, etc.

»ini,io(iiiAPMiE. — Mivinch, li. u. seine warnien Heilqucllen. \»7i. .Muller Hejwhrcil). (1er llimnen von H. 1870. Wauner, U. als Terrai nkururt, 1880. Lr même, Tnrr. Bl. f. Sclisv. Aerztc, 187:i, p. 74, 320; 1883 p. 347

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