‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 33 sur 88 · CANTON DE ZURICH · texte numérisé non relu

CANTON DE ZURICH

Wenqibad, 512 m. Eau bicarbonalèe calcUjite.

Itinéraire. — Wengihad sc trouve à W) inlii. <lc la station b’AlfoUern, li-

Wengibad est situé sur les lianes dune montagne, lAugst^ bers. La vue est belle et s’étend au loin sur les Alpes. Au nord et au nord-ouest, on découvre la fertile campagne argovienne. Mûri et son abbaye, etc. Le climat est doux, les vents D'oids sont arrêtés par les montagnes au nord-est de la station. Llle a eu de la vogue au XVII® siècle déjà, ayant ôté recoiumandée par Gessner et plus tard par Ziegler, médecin zurichois. L eau est froide, 10®, limpide, inodore, d’un goût légèrement piquant ; débit, 45 litres à la minute. Analyse de Schweizer, pour lOüü parties d’eau ;

?îulfate de soude O.OOiS

Clilorure de sodium O.OOAO

Carbonate de chaux 0.2280

Carbonate de magnésie • • • 0.0700

.\lumiiie avec traces d’oxyde

de fer

Silice

.\cide carlioniquc iibre .

Total

O.OOlO

L’acide carbonique représenterait donc 87 c^iü. culies par litre. L’eau est employée en bains et en boisson. Rhumatiame, aouUe, dermatoses chroniques, convalescences, anemie, bronchite chronique, cijstile chronique, affections scrofuleuses.

Cure de la,it, petit lait. , ,

ALBISBRUNN, 645 m. (T.) Etablissement hydrothérapique.

- sStlon'de MemuMn sur la ligne de Zuricli à Zoug. Pc

'''^Cer^étabîmsement^ ancien ; créé en 1^39, il fut ^ ^ *

premiers en Suisse où l’on appliqua le ^l’aitenient lationne^^ par l’eau froide. Il a été agrandi en I8b3. Adossé un plateau élevé, il se trouve a quelque cent mèties des forêts. Entouré de verdure et d un parc bien entietenu, il ouïe tous les agréments de la campagne, et de “«nibreux buts ^ promenade^ La vue est belle, l’air La chaîne de l’Albis, qui a une altitude de considérable que rétablis.sement, protection contre les vents du nord et du ^oui-est > conditions, le climat est doux, tonique sans il emprunte aux régions boisees voisines u» . 1’*^ .

que sibalpin. Les sources «lui fournissent ! eau J.>;oi‘le 1^ a 150 m plus haut (lue l’étal ihssement; 1 eau. loit I>«" ,• température de 11®. Les installations

ments humides, ioui est pipLi.p... ,,^oins

ternitz: /V-ic/ ions avec un linge 1'

froide, demi-bains d’eau à 18-28®, applaïués LÏ? \

I? r^s parfois faits avec .le l’cvm courante: bams de picd>^ à

eau couraiile; coinp)‘e>ises locales les plus variées, (,'es moyens complètent l’action des douches ou des bains, ou les remplacent parfois. Electricité, bains eledriques, massage, gymnastique. Bains dans le lac de Zoug ou dans celui de Türlen.

In'dic.vtioxs (d’après Pallavicini). L’hydrothérapie est employée avec succès toutes les fois qu’il s’agit de tonilier, de tortilier l’organisme, par exeinjile, dans X anémie, la chloroanémie, la faiblesse,y épuisement physique ou moral, la faiblesse des organes génitaux, \nsp)ermatorrhée, Ximpuissayice, Xaménorrhée. Un de ses meilleurs effets, c’est de combattre efficacement \n paresse circulatoire de la peau, cgA rend le corps trop sensible aux variations de la température et le prédispose aux catarrhes, etc. Deuxième but de l’hydrothérapie : sédation par des procédés calmants dirigés contre la douleur et les yits cV excitation, C’est le cas pour toute espèce de névralgies, névroses, palpitations, l’asthme, la maladie de Basedoio, l’agrypnie, l’hypocoyidrie, l’hystérie ; au début des affections cérébrales et médullaires, ataxie, myélites, etc. Enfin, en troisième lieu, l'hydrothérapie a une action révulsive el résolutive dans nombre de cas de dépôts goutteux, d’accidents syphilitiques, d'affections scrofuleuses, dans les exsudais des séreuses, les restes de pleurésie, péritonite, périmétrite ; dans l’hyjierémie chronique avec hypertrophie des organes internes, foie, rate, utérus, ovaire ; dans les catarrhes chroniques de Xestoinac et de X intestin, dans la constipation chronique.

Albisbrunn est un centre de belles promenades. En particucuher, on^ a du haut de X Albishochivacht, 800 m. (à®/, h. à pied de l’établissement), une vue magnifique sur le beau lac de Zurich et sur la chaîne des Alpes tout entière.

'} dorgen (T.), sur un plateau au-(lc.s-

“ ‘)/itourè rie vergers ; lielle vue. bail, petit tait.

f /40 ni. (I.) ^laiton dete. Laitj pelit lait. Village situô à i’cxtronio

de Zurich. On y arrive soit iiarune voiture postale (t h. 40 in., I fl . .30) depuis Wœdensweit (iigne Zurich- Weesen) soit rlennis l-i station de Samstngeni (ti 2.5 km.) sur ia iigne Waidensweil-Èinsiedeln. l’osition peiites (loiit i’une descend (iu côté du nord jusqu’au snî diltten,! autre forme au sud un des versants de la vallée de la

s a io^ les, Alpes. Oharmantes promenades Cette

Udes ’ lei^l.simidc encore, est un séjour rcciierché iiar de nombreux ma-

^ Riischlikon. Eau ferrugineuse alcaline magnésienne. Ouvert toute l’année

cleux bâtiments pour le logement tle.s installations complètes et récentes pour les bains et les douches. Bains turcs el russes; bains^ salins trirP {Moorbæder). Traitements hydrialiques. Elec-

VM [ y ^dre de lait, de héfir. A quelques pas de

Iniît ’ splendide sur le laj de Zurich,

vilkgèri os^'lrnÏT d’un grand nombre de

lages. J, es bois se trouvent u peu de distance. Nidelbad

a été décrit par Gessncr en lôüd déjà; vei's la lin d siècle, on utilisa la source ])our des bains, au moyen ques baignoires primitives. De nos jours, Nidelbad a dant un temps un établissement spécialement consacré tement des maladies de rostomac et des intestins.

L’eau minérale a 12". elle est limpide, de couleur jaunâtre, comme du vin blanc. Lœwuj lui a trouve la sition suivante, pour un litre ;

Acide créaiiiuo ....

Ciirboiiatc (le iiotassc.

Cai’lionate de soude. .

Silice

Alumine

U XVI 1« de <pielété iienau t rai-

un peu compo-

Carlioiialc

(le

fer

Garboiiatc

-le

inanfîaiii-se .

O.Ol.T

Carbonate

(le

(•.baux. . . .

U.IjI

(I.OOi)

Carbonate

(le

magnésie. .

IMiospliatc

(le

cliau.x . . .

. traces

Total .

Mexjey-Ahrens relève le fait curieux (pie cette eau ne contient ni chlorures, ni sulfates. „• i-

L’établissement est destiné aussi au traitement des allections estomac et des intestins, d’après les deriuers,travaux de la cliimie gastrique. Le régime est dirigé d apres les principes de Wiel. Outre ces allections, Nidelbad reçoit aussi (les maladies du larynx et des poumons-, traitement des maladies provenant d’une assimilation et d’une hématopoese défectueuses, obésité, anémie scrofule, diabète, maladies du foie, rhumatisme, goutte, en un mot, toutes celles où le régime a de 1 importance. Maladies ner-veuses, maladies des femmes.

ZURICH, 409 111., ville de 90000 habitants, située au point où

1„ I immù sort do lac do Zurich, “Cf, t' îos( et

entre deux chaînes de montagnes, le Ziuichbeig a lest et î’retliberg à l’ouest. Malheureusement, a cette situa ion si belle ne cSrrespoud pas un climat favorable aux inalades la température a^des extrêmes très prononcés; le vent est \ iolent, surtout celui du nord, il V a beaucoup de brouillards en automne et en hiver Gsell-Fels^ donne les moyennes inéteorolo^iques suivanterî'temp^^^^^ moyenne de l’année — IS 8 maximum 30.0; moyenne des mois . janviei '(/a

1101 milUiii. Zurich est fréiiueiiM par ‘'f 'if

promenodes ctle point de départ de pliisiems ii,

“ile‘!lVro,:l^rprt,sii,'s“^ .touvent dans les environs deXlh, sur les

dans d'excelloiites conditions de plein .m, ne vue ‘“‘î“'waid, Knrhnns à iM m.. sur les lieiltes niontagneusos au

noi

noril et à .'•) km. de Xiiidcdi. iiii-dessiis du village de \\ ipliin- (jen (T.); établis-seuieiit {ifütégé contre les vents du nord par les peute.s de la montagne et bien e.xposé au soleil. Séjour de canipfif/ne ; cunvnlescoices.

Kurhaus üetliberg. 8(i0 m. (T.) Séjour d’élé.

I•:tablissement i)]acé sur le sommet de la montagne <le ce ..OUI. au sud-ouest de Zurich. On y arrive depuis cette ville en 80 min. par le cliemin de fer, ou 'à pied en 1 V„ h. L’Uetliberg forme re.\.trémité septentrionale de la chaîne de l’Albis, qui court du .sud au nord, le long de la rive ouest du lac de Zurich. C est un des panoramas classiciues de cette région; on y jouit d'une vue circulaire étendue sur la totalité des Alpes.' De grandes torèts se trouvent sur ses tlancs, commençant tout prés du Kurhaus. L’Uetliherg olfre une foule d’agréables promenades, de charmants points de vue; dans la direction du sud. on peut suivre, .sans trop descendre, la crête de la montagne, en jouissant toujours d'un beau spectacle. En comparant la température de FUetliberg avec celle de Zurich, on constate d'une façon bien nette l’etfet d'une différence d’altitude qui dépasse à peine 450 m. En eff’et, d’après Gsell-Fels. la moyenne de l’année est 7.2», le minimum —20.1, le maximum 20.'?. La moyenne est donc de 1.5o au-dessous de celle de Zurich <page 102J. L’Letiiberg est très exposé aux vents, qui y soufflent de tous côtés, mais on peut facilement se mettre à l'abri dans les forêts voisines. En revanche, il a beaucoup moins de brouillard que la plaine; souvent, tandis que la ville de Zurich est couverte d un épais hrouillard, on ne tarde pas à trouver le soleil, en s élevant sur les flancs de la montagne, et à planer audessus des nuages. L’air de l’Uetliberg est excellent ; les excursions journalières du thermomètre sont étendues, le matin et le soir étant trais relativement au milieu du jour. C’est une station favorable aux convalescenls. aux fatigués, aux malades atteints de névroses, de catarrhe chronique des bronches ou de 1 estomac. Station intermédiaire entre la plaine et la fuuite montagne. C’est un grand avantage pour Zurich 1 Letîiber^-r*^^^^ ““ sanatorium d’accès aussi facile que

si elles ii’oiit p.is les lisues sévères on •irri-

K,;iss^

IICir»lll>C 7 1 . . .

rive {.Muclie (ocekieiitale).

— Ki'i —

Eglisau. tu. (T.) Eau alcaline, birarhonalée, chloraj'ee,

salfalée wdirja.e. Suisoii tontu rantiée.

Itinkuaiue. — Efjlisau ost «talion ilc'la ligne \Vinl(Tlliur-\\ aliKInil (1 ) '• II. lie Zuricli.) . . , -i. , oi •

Petite ville pittovcsiiucment assise sur la rive droite du liliiu , les bords du lleuve, escarpés eu cet endroit, sontcoiiverts sur la rive droite de vignobles, sur la rive gauche de forêts, .laits lesquelles de nombreux cheinins invitent à la pronieifade'. Le cliinat est adouci, en hiver, par la présence de collines du c'de du nord et de l’est, qui arrêtent les courants froids atmospli.riques- le fœhn est brisé également par les collines du cité .lu sud. Lu été. leRbiii ratVaicliit l’air par le puissant yoltmie de ses eaux verdâtres, d’empérature moyenne 9.'.). c’est-a-.hre analogue à celle de Pdieinfelden et de Bâle, et fort élevée pour cette région de la Suisse; la température moyenne de janviei a mai. 0.5. est de 1.8^ plus élevée .|u’à Zurich, ('bute .1 eau an-

nueile, OOOmillim. • • i

L’étaldissenient balnéaire est situé au bor-l du Idiiu, a place même oii, en 1821, la source minérale fut découverte par von Glench. en faisant des sondages pour trouver du sel. U comprend 12 baignoires, des douches et des appareils d inhalalion. L’eau de la source, température 14.3, contient par litre (analyse de 'Weber) ;

Sulfate (le potasse.

Sulfate (le soude . .

Chlorure de sodium.

lodure de sodium . .

Carbonate de soude.

Carbonate de rbauN.

.tride carbonique libre . . . .i..,

C’est donc une eau intéressante, car elle contient, avec du suif (de de soude, du chlorure de sodium et du bicarbonale de soude. On l’a comparée à l’eau de Franzensliad, mais elle est beaucoup plus faible que celle-ci; seul, le chlorure de sodium existe en poids à peu près égal dans les deux eaux et, par conséquent. est en quantité bien plus considérable, relativement aïx auta-es sels, a Eglisau qu’à Franzensbad. On remar.iuera la présence du fer et la température de l’eam , m

^ Celle-ci est administrée à l’intérieur dans les caUinl isdo l’estomac et de l'intestin, la dyspepsie nerveuse. sie, la conslipaiion chronupue, les tains états constitutionnels, anemie, gonUe. f Les environs d’Eglisau se prêtent au traitement dOei tel pat l’exeSceniéthodilue(remr«'n4«r). soit pour les canluujuo^. soit pour les polysarciques. Adjuvants du traitement mim l al • baiVsXm Lnèrale ^dmmaUsme. goutte, scrotule, moladms ï Ad / es), bains du Rhin, douches, él^trfierapie n ostm/^.4ime d’après les principes de Wiel-Leube ; cuir, de lad.

' MwiirhftUorf, W8 m. (T.) Ena birarbounlèe cainqia cl >mt,iiesiciiiic. font

• , r i.,n ,vi\icc sPilioii sur la ligim /.uricli-ltapiici-sw.vl. rive (iroitè (voilure V-'staltO^M est plae.-‘ au milieu .rune coi.lre.- v,-r-

Carbonatc de magmtsic .

Carboiiatedc proto.xydcde fe Carbonate do mangam'se

Silice

.\lumine

.-\cido pbospbui'iquc. . • Total

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