CANTON DE SCHAFFHOUSE
SCHAFFHOUSE, .397 m. ('F.) (.'ajiitale «lu canton, ville ]iillorosipn*. entmirée de collin«>s, ayant conservé dans ses mui's et ses anti«pi«!s maisons couvertes de, peiuturi's le eaclnd,
(Vuiie cité du moyen àye. Climat doux, mais variable. Température moyenne do l’année 8.9«, mais avec de grandes excursions du thermomètre; minimum — 14.G, maximum, 80.9 (G.sc^/- Fe/s).
Neuhausen, à peu de distance à l’ouest de ScliatThouse (8 min. en. chemin de fer), en face de la chute du Rhin, est un endroit recherché surtout par les touristes, mais où l’on peut aussi séjourner plus longtemps pour profiter des nombreuses ])romenades de ses environs, dans les bois. En été, le voisinage du Rhin et de sa haute cascade rafraîchit l’air et le renouvelle d’une façon agréalde.
Bains d’Osterfingen. 405 in., à 4 km. de la station de ^Yilehingen, sur la ligne de 8chalfhouse-Bùle par la rive droite du Rhin. Eau bicarhoncUée calcique el magnésienne, ferrugineuse. Très ancien établissement de bains, datant du XVR siècle, placé dans une région fertile, au pied du mont Rossberg. La source est très considérable, mais diminue beaucoup en été; elle a une tempéi’ature de 10 à il». Analyse de Laffon, pour 1 litre d'eau ; carbonates de chaux 109 ingr., de magnésie 79, de protoxyde de fer 2, chlorures de sodium, de chaux, de magnésie 58, sulfates de chau.x, de soude, de de magnésie 59, silice 42, total 846 mgr. Rhumalismes articula i)-es ou musculaires. Climat doux; les environs offrent d’agréables promenades et de belles vues.
A L'nU'fhtükm, il o.xistc uwe sonm yyp.'tumi', ulilisrc |H>urlcs haiiis.
Merishniispii. 558 m., à 8 km. au nord de Sclialïliouse (voiture postale), a l'est cl au pied du l{umdeii, monlague de 9H ni., dans une vallee très aliritée, entourée de collines pittoresques. ShiUuii cUmalrnqiœ. Lurc de lait.
Chàltmii <\t> 5!i;i ni., à 2 km. de la ville i\c SIein (T.) ; ccllc-ci
esta 18 km. à l'est de Scliall'liousc et station de la ligne Wintertliour-Çonstance (sur la rive gauclie du Itliiii ; iionti. Siniple acjoiir d'cli'. ImH, pclil lait. Hiinix tliui.s U' hliiii.
OlIAPITllE V
Les Alpes de Friboarg et de Berne.
La région alpestre des cantons de Fribourg et de Berne forme (jrussü iHodu un grand triangle délimité par le bassin de la Sarine à l’ouest et celui de l’Aare à l'est. Ces deux rivières s’uuis- .sent à :2ô km. à l’ouest et eu aval de Berne. Leurs sources, éloignées T une de l’autre de lÜU km. environ, se trouvent dans une chaîne de hautes montagnes qui s'étend obliquement du nord-est au sud-ouest; ce sont d'abord les Alpes bernoises, rimportant groupe du Fiiisteraarhoru (427Ô m.), suivi dans la même direction de sommités secondaires, tels (pie le Balmhorn (-3711 m.), le Wildstrubel (3:2(30 m.), le Wildhorn (3:208 ni.) (pli vient se souder aux Diablerets (3280 m.). T.,e versant su(l (le ces cimes appartient au bassin du Rliûiie dont il forme la rive gauche. Ce triangle est creusé d'un grand iiomlire de vallées dont la direction varie : les principales d’entre elles cependant, celles de la de la Kander et de la LülscJtine,
se dirigent à pou jirés du sud au nord. La partie se[)tentrionale de ce triangle appartient au grand plateau suisse; son sol est de nature uiolassi(pie, avec des grés et des marnes, tous terrains d'âge relativement récent. Quant aux Alpes, elles sont calcaires dans la jiartie occidentale de la région, le massif du Moléson, les Aljies de Fribourg, le massif du Stockhorii, du Niesen et celui de la Blüuilisal[). .\ l’est de ce dernier a^iparaissent les roches primitives, granit, gneiss, (jui forment le massif clu !• insteraarhorn et les .\lpes centrales. C’est dans la zone calcaire, entre Thoune, Fribourg et le Valais, (pie jaillissent un graïul nombre de sources minérales dont la plupart sont sulfatées calchpies et iilusiours sulfureuses; un premier groupe important, dans la chaiue du Stockhoru. comprend lUumenslein. Gu>‘ni- Udl, Læniieneiiiad, Srhicel cUjcrg, OU unie ne. Lac Noir. M'eisxenhoitrf/: un second groupe plus au sud. /Z'cii.s'/rm/i (((ui par exception ne contient pas de sulfate d(‘ chaux), liinderioald.ln Lc,rü< (on ])eut rattacher à ce groupe jAtiièche eu Valais). L’Oberland ne renterme pas autant de sources minérales, mais ollre un nqmlire considérable de stations climatériques qui toutes rivalisent a l’envi par leurs e.xcellentes conditions matérielles, leur situation, leur climat, leur facilité d’accès. On trouve la une gamme d'altitudes comi»lète, depuis celle du lac
(le 'l'iiouiie. 5(i0 in.. jus(iu’iiux stiitioiis de Miirren (K5.'>ij ni.), de ï EnfjsUcnalp (LS'itj ni.), sans compter les li(‘itels perclii'S sur le sommet du Nicxen ('(Iriljl) m.), du FatUhdrn (:2(>X;-! m.), (Uc.
L'Aare tonne dans la ivgion deux lacs, celui de lit'ienz i^t celui de Thoane, dont les grands axes se coupent à peu pivs à angle droit et qui oll'rent cliacuu des beaut(>s particuli(!‘res, celui de Hrienz, plus sévères, celui de Tlioune, plus riantes. Ils sont séparés par une plaine étroite (jiie son lieiireuse situation, son excellent climat, sa vue iiicomparalde, appelaient tataleinent à devenir une station de premier ordre, lnlerlal<<ni.
Test de la région arrosée par l’.\are, le canton de Berne conqirend encore le bassin d'un de ses atiluents importants, YEmme. Oe bassin l'enterme un grand nombre de stations balnéaires ou climatériques de second ordre, il est vrai, mais qui. sans avoir l’éclat des grands bains, sii vent attirer à elles un nomlireux pulilic du voisinage.
Au ])oint de vue de la facilité des communications, la i-égion qui nous occupe est des plus favorisées. Le canton de Fribourg est traversé par la grauile artère internationale qui va de Berne à (fenève. détachant à Fribourç) un emln-ancbement vers l’ouest et à Romonl un autre qui se termine à BnUe et constitue la porte d’entrée de la Gruyl've. De Berne, une ligne importante so dirige au sud-est vers Thomie, InUn-lahen, Brien:, 2)our aboutir par un railway de montagne à Lneerno. 11 est vrai que les rails sont interroinjuis deux fois par les lacs de Tlïoune et de Brienz, mais la navigation à vapeur supplée le plus agréablement du monde à la locomotive. Une ligne secondaire, partant d'/;t/e/V«/{(Oi, ])énétre dans l’Olierland jusqu'à Laulerbrn.nnen d’une part, à (.rrindeLicdld de l’autre. Fnfin, la région orientale du pays est traversée par deux voies ferrées partant l’une de Berne, l’autre de Be)‘Bi(nul. et se soudant à Lançjnn n. ])onv g‘A'^\\ev Ltteerne, en parcourant \ EinnienUnil et Y Enllebiich. On prcj,jette un i-ail\vay de Thtuuic à Bulle par le Simmenlh(t.l, ce qui facilitera beaucoup l’accès de certaines stations, Weissenbourg et la Lenk par exemple.
Le climat du canton de Fribourg, comme celui du ]dateau «lu canton de Biuaie. est rude et froid en hiver et briilanf en “t«*. Fn revanche, dans l’( )b(udan«l, à riiouuu, luteidaken. St-Bi“atenberg. Brienz. même à Orindelwald, b' climat est plus t«unpéré en hiver que dans la région iionl de la plaine nernoise. Cela résulte de ce ipie ces endroits sont adossés à «les piuiies exposéi's au sud ou au sud-ouest, bien ouso]eillé«îs. ]>rotégé«'s contre le veut du uoi'd-est. «,'t récliaulféi's aussi par le l«eliu. .-\insi nous trouvons ]>oui’ les mois d'biver les moyennes suivantes; .Mbdteru (à '2Ô km. nord-ouest d«’ Berne) — (•.!•. Bi'rin* — 0.7, luterlaken — 0.1. Brienz -j- 0.(i. La vi-gétatimi est la preuve de cot adoucissement «b* la bunpératun'. car la vigiu'. (|ui n’est pas cullivé,.* dans la région de Berne, apparaît «le nouveau sui’ la rive nord du lac «le Tlioumu à 1 abi'i «le bautt's monlagni's. ( jiieb I ne a«l« )U«'i «I U(‘ s«iit le climat «iaus (•«'tt«* ré-
gion de robei-lanil. il ne l'est eependiiiit pas autant (|iie ilans la zone analogue dn lac des I\ (,'antons on le (diataignier ]H’0Spére part’aiteinent (ce fait est du d'ailleurs a la plus gi’ande l'ré([uence et à la ]dns grande intensito; dn fœhn dans la vallée de la lleiiss). . ...
La population du Ctinlon de Fril)oi(.rg est de l'iOOOO habitants environ, soit 71 an km. carré. Mlle est ])res(jue entièrement vouée à l’agriculture et à l’industrie laitière; on tressf' la paille dans certaines régions, par exemple, autour de Ihille. Les habitants sont catholiques, parlent français jusqu’à Fribourg et allemand au nord de cette ville. (Je canton ne connaît pas la fièvre inlermillenle, même dans ses parties les plus basses. La phtisie i)Hliii(maire y cause L20 décés sur un total de 1(.K)0 décès. Le ryo//et' et le sont à pen prés in-
connus.
La population du Canton de Berne atteint presque Ô40000, c'est-à-ilire le chill're le plus élevé de tous les Ftats de la Suisse; le km. carré compte 7<S luibitants, une grande partie du pays étant inhabitable, couverte, de hauts rochers ou de glaciers. La po))ulation est exclusivement agricole, sauf en <iueiqnes points industriels; le paysan et le montagnard bernois sont en général forts et robustes et les guides de l’tjberland comptent parmi les meilleurs de la Suisse. Les villages sont propres et respirent l'aisance, du moins dans les principales vallées (Simmenthal, Überland). Mais dans les villages plus pauvres des vallées secondaires, il ne manque ni de sujets malades, ni d’enfants chétifs. Dans les régions très fré<]uentées par les étrangers, une gramle partie de la population mâle se met à leur service en qualité de guides, porteurs, voituriers. Ces occupations, (pii n’ont lien de fixe, détournent les hommes de la culture du sol et, par le désœuvrement intermittent qu’elles occasionnent, leur donnent des habitudes d’intempérance. On boit d'ailleurs dans ce canton beaucoup d'eau-de-vie de mauvaise (pialité. Le canton compte des populations catholi(|ues parlant français (le .liira jusfju'à Hienne) ; fa majorité du canton est protestante et paide l’allemand. On ne voit guère dans ce pays de fièvres intermittentes-, on en rencontre parfois dans les distr'icts de l’Oberland et dn Seeland, région marécageuse près du lac de Bienne. Quant -aXaphtisie paUaonaire, elle représente les 100 millièmes des décès annuels, c'est-à-dire à [leu de chose près le chilVi-e moven de la Suisse tout entière.