‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 37 sur 88 · cent, cubes · texte numérisé non relu

cent, cubes

En résumé, c’est une eau faiblement sulfui'eiise (environ 3 cent, cubes d’hvdrogène sulfuré par litre), avec beaucoup de aiilfale de chaii.v (1.3 gr.) et un peu de bicarbmiale de aoude. C’est une eau de la famille de celle du (.lurnigel, de l.Mliaz.

etc.

I‘ln outre, il existe au Lac Noir une source ferruf/ineuse qui contient aussi des sels calcaires ; analyse de Srhirarzenhach (d’après Gsell-Fe/s). pour un litre: bicarbonates d e chaux 4o7 mgr.. de magnésie oO, de 1er IL sullate de chaux o. silicates .5. cldoriire de sodium 1. matières organicpies /il; total .)71 mgr. I,e chiffre des matières organhpies paraît assez élevé.

li’eaii sull’ureusi' est employée en bains el im boisson: 1 ela-

hlisstMnoiit i)Ossi'de des tUmchea et des bains de va.penr. Le Lac Xoii- est tivs IVéquenté et reçoit souvent des laites de langue IVauçaise. Lait d'excellente ([ualité, provenant îles pâturages voisins.

Ixuic.vriON's. Au point de vue climatérique, ce sont celles d'un .séjour d'altitude modéré, avec un air pur, subalpestre, point tro]) excitant. Les eaux sont conseillées dans les cas de rJraaialismes, cnlandic des bronches el dn hibe inteslinal, névroses, scrofule, do'iiialoses eJ ulcères.

Kn passant, dans la dii’ection du sud, le col <lu Nüschel, entre la Schœpfen.spitz et le Kaisereck, coi peu élevé au-dessus des bains (15-56 m.). on arrive sur l’autre versant à Bellegarde (T.) (en allemand Jnun). 1011 m.. à 6 km. du Lac Noir. Bellegarde est relié à Bulle, station de chemin de fer, par une voiture postale passant par Chnrmey (37a h., fr. 4.45). C’est un charmant village, avec une lielle cascade de 27 m. de hauteur, formée par une très forte source, immédiatement à sa sortie de la montagne. Ceux qui ne redoutent pas un séjour dans des conditions encore simples trouveront à Bellegarde une véritable vallée alpestre, verdoyante et fraîche, arrosée par un torrent aux eaux vives, la Jogne. Le village est encaissé de toutes parts par des pentes, les unes couvertes do ]u\turages, les autres de forêts. Une belle route relie cette vallée à Bollicjen, dans la vallée de Simmenthal.

La promenade de Bellegarde à Charmey, en suivant de l'est à l’ouest le cours de la -logne, prend 2 h. environ (9 km.) ; aucun amateur de belle nature ne la regrettera; les forêts, le torrent aux eaux rapides en font une course des f)lus agréai )les. Charmey, 901 m., T., ^voiture postale depuis Bulle 1 7.1 h., fr. 2.05), est aussi un séjour d’été fort simple, plus bas, plus ouvert, plus chand que Bellegarde. Entre Charmey BiCrésuz, on admire le pont en fer en arc, lancé audacieusement sur le torrent le -lavro, et sur lequel passe la route de Bulle.

En sortant de la vallée de la -Togne, on entre ilans la Gruyère fribourgeoise^ vallée arrosée par la Sarine, entre les chaînes du Moléson (200.1) m.), à l’ouest, et du Vanil noir (2382 m.), à l’est. La Gruyère est la continuation du Pays d’En Haut vaudois (paçe 96). La Sarine, qui coule à Chàteau-d’Oex de l’est à l’ouest, s’intléchit brusquement à angle droit à 7 km.

pour prendre la direction sud-nord. Cette vallée contient de nombreux et beaux villages ; ils peuvent etre conseillés comme séjour d’élé à ceux qui ne craignent pas la simfdmité d’installations encore très primitives. Citons Atbeuve, 758 m. (T.), et Montbovon, 795 m. (T.) (diligence depuis Bulle, station de chemin de fer). Téaltitude de ces stations indique bien qu’on y trouvera l’air sain de la campagne plutpt que celui des .\lpes. .\ .\lbeuve, on admire la gorge sauvage d un torrent, YEvi. Montbovon est la tête du sentier alpestre qui, sedirigeant au sud-ouest, met la Gruyère en communication

l'acUti (G 11.) avec: Montreux et Veven pur le cul de Jaman (l.'ilG 111.). I)eii.\. chemins de 1er vont prochainenicnt sillonner cette région ; l’iin ira <le Balle à Thoune, par les vallées de la Sariiië et dn Siinnienthal; l’autre, clieinin de 1er à crémaillère, reliera MoJitbuvon à Montreux par le col de .Jaman.

Iiiillfi, 7fi0 III. (T.i Gciitre commercial de la (iruyère cl tète du raiiway qui va SC soudera liomniil à la firaiide ligue l.ausamie-ltcriie.

nabis dfis Col()mbid,las, 80(i m., à km. à l'uucst de Huile, sur les dernières iiciitcs nord du Midésoii (à H km. environ de la station de VaiiIrnziT.), ligne Uomunt-Hulle). Agréable séjour d’été. Iiaim de tout genre. Il n’e.viste |ias de source d’eau minérale. , .

Ilaius de Montharni ou du Pdiiater, 750 m. (T. a Huile), a 5 km. au sud-ouest de Huile, au pied des pentes nord-ouest du Midéson. Eau sulfureuse, friiide, tl». L’eau, limpide, ne tarde pas à se troulder dans le verre; elle a une oilcur sulllivdrique et un goût nauséeu.v. Analyse de Sclimidi: Hydrogéné sulfuré sulfure de 1er et sodium O.IOS ; acide carlionique lilnv etcarlionate delerO.120; bicariionatc de chaux. 0.075; sulfate de magnésie (t09ü, de eliaux 0.200 : soude et potasse 0.230; silice, alumine et peroxyde de fer o.OoO; cliloru res alcalins 0.175, de magnésium 0.030, de calcium 0.015; iode, lirnme, acide crénique, matières organiques, traces. Caz lilires : Iiydrogenc sulfui’c et acide carlionique. Diispepsie, denualnses, faiblesse générale.

Fribourcf, G56 m., capitale dn canton, à 22 km. an nord de Bulle ; ville pittoresque, entourée par les profondes ravins de la Sarine et du Gotteron, sur lesquels planent d'audacieux iionts suspendus. Climat froid et rude, vents du nord violents. La température moyenne (18S2-18S7) est 7.4o, c’est-à-dire encore au-dessous de celle Berne; minimum moyen — 15, maximum 29. Chute d’eau annuelle, 987 millim.

Jiuiiu, 512 m., à 8 km. au nord de Friliourg (route^ carrussalde), et 2 km. do la Station de Guin (T.), lij?ne Friboury-Berne. han sfdfffi'en^se et ferruyivease Les bains de Bonn sont situés au boni de la rive droite de la marine, au pied de scs liautes berges, exposés au nord et au nord-est ; la rive miposée est boisée et pittoresiiue. Source connue depuis le Xt' siècle. L etablissement a été réparé il y a quelques années. Rbumalismesj maladies iier-

^‘^'TaniZTgf^^ m., à 2 km. au sud-ouest de (îuin et à 5 km. de Fi'ibourii'. Eau sulfareicae /’ro/f/e (ll.S*») eontenant, siu' ^

sulislances solides, savoir; clilorure de cliaux 0.08, sullates de magnésie 0.3, de cliaux 0.6, carbonate de cliau.x 1.3, silice 0.08. Etablissement de bains foi simple.

Morat, 464 m. (T.) Station du raiiway Lausaiine-Lj ss. 1 ittoresiiue petite ville, au bord du lac du même nom. lac à l’établissement de Montellier, à 10 mm. de Moral. L'eau du lac contient peu de sels calcaires; sa tempéiatiue s’élève en été entre 20 et 30o. Le lac est alimenté par les eaux paresseuses de la Broie ; il est en communication avec des plaines marécageuses qui s’étendent au sud jusqu a l’ayerne, au nord, dans la direction d’Aarberg. Ces eaux contiennent beaucoup de matières organiques, débris de plantes aquatiques, abnies. Meyer- Ahrens rapporte le fait curieux que parfois les plantes aquatiques, nageant à la surface, et certains inlusoires. en nombre immense, donnent au lac une teinte rougeâtre. 11 note aussi que la plupart des baigneurs ont, quand il ait très chaud, un érytliéme balnéaire (érytlienie solaire .). Les bains sont indiqués comme moyen sédatif dans tous les tlats d’excitation nerveuse, agrypnie, iiévroses.

• CANTON DE BERNE

1, os stiiUoii.s (le hi région alpestre du canton de Berne sont très nombreuses; pour plus de clarté, nous les grouperons en six sections ; .Slaliuns à rouent de l’Aare. 2o Thoune et nen enoirons. 3^ Simmenlhal. 4» Kandertiial. ô'Wbertand. G" Em- ‘inenthal.

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