‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 38 sur 88 · STATIONS A L’OUEST DE L’AARE · texte numérisé non relu

STATIONS A L’OUEST DE L’AARE

Zimmerwald. 858 m. (T.) Station climatérique d’été, à 11 km. au sud de Berne (voiture postale), sur un plateau du Længenberg. montagne dont les pentes regardent l’est. Zimmerwald est à 38U m. plus haut ([ue la plaine située au pied de cette montagne. On y jouit d'un excellent air, des forêts de sapins se trouvent à proximité du côté de l’ouest. La vue sur les Alpes est fort belle. On prend dans l’établisseinent des ba.ms simples ou salifi.n. des douches. Cure de lait, de petit lait. Zimmerwald estime station de demi-altitude, convenant à tous ceux qui recherchent un bon air, pas trop excitant.

ThabjiUbml, in., -2 km. rie la staliuii ilc mchlrnch (T.), litme Iterne- Tlioune. Eau bicarbonatée calciiine et maynéKienne.ferraginease faible. Etablissement balnéaire fort simiile sitiuî sur un étroit espace de la rive gauche de r.larc, entre celte rivière et les pentes du llelphenj, montagne ((ui court liarallèlcment à l’Aarc. I.’eau froide, Jl». contient d’apivs HV/y/(cr, sur 1000 liarties : carbonates de soude 0.03, de cbaii.x 0.13, de magiuisie 0.09, de 1er 0.009, sulfate de soude O.Ol, chlorure de sodium 0.(K).3. En outre, de l’acide carboiniiue libre. Indicalions : rhamalisines chvonigaen^ catarrhes chroniques. N'-mbreuses promenades et excursions sur les collines environnantes, sur le sommet du Belpberg et sa longue arcHe du ci'ité de Thoune. Forêt à proximité des bains, sur la rive droite de l’.Vare.

Le GüRNKjEL, llôôm. (T.) Eau sulfureuse sulfatée calcique. Station climatérique. Saison : du commencement de juin à la lin tle septembre.

iTiNÉH.uRE. — Station de Berne, point de croisement de idusieurs rail wavs. De là, voiture postale jus(|u’au Uurnigel en 4 l;â h. (7 fr. 13). On peut aussi se faire conduire en voitui-e deimis les gare de Berne, Thoune, Kiesen et même de Fribourg. Chemin de fer funiculaire projeté.

Le Gurnigel est situé très exactement au sud et à 2ükm. à vol d'oiseau de Berne ; il est à la même latitude que Thoune, dont il n’est éloigné que de 14 km. en ligne droite, mais à une plus forte distance en suivant la route, qui doit faire un grand détour vers le nord. L’établissement de bains est placé sur le versant nord du Gurniqelbery, chaînon du massif du Stockhorn, cette montagne dont la silhouette est bien connue de tous les touristes. La route qui mène aux liains depuis Berne s’élève lentement jus(|u’à Riggisberg, 763 m., puis gravit la montagne pronrement dite; pendant la dernière demi-heure, elle traverse les belles forêts qui sont un des précieux apanages du Gtirnigel. La terrasse, sur laquelle estplacé l’établissement, regardedu Coté du nord. Les bains, sans cesse agrandis, ont liai par constituer un vaste bètiment ([ui comiirend plusieurs salles à manger, des bains et douches, des galeries, une cour couverte servtmt aux concerts de l’orchestre, etc. Petite chapelle pour le culte catholi(.jue et protestant. Des perfectionnements successifs, réalisés avec intelligence, ont fait de (luriiigel un des premiers

élablisseiiK'iits Inilnr'iiivcs <le la Suisso. La terrasse au nord du bâtiment sert do promenoir par le beau temps et oll're une belle vue sur la eontrée, du cùt(i <lu uord-ouesl, sur les montagnes au premier plan, et, au loin, sur bi râgion des lacs de Morat, Neuchâtel et Bienne. Du côté du nord, la vue est bornée par des montagnes boisées. Les forêts s’étendent au loin tout autour du (Tiirnigel, sillonnées ]>ar un grand nombre de chemins et de sentiers qui invitent â la promenade, à la station en plein air sur les bancs dont ils sont pourvus.

Les eaux du (lurnigel paraissent avoir été déjà connues au XVIe siècle; le bâtiment le plus ancien, démoli en bS()9, datait de 1591; aii XVllfi siècle, la renommée du (lurnigel s'étendait déjà au loin. On ne connaissait alors qu’une seule source, la S/ochqiiclle. En etïet, l’autre, le Schwarzbvünneli, fut découverte en 172<S seulement, et vendue par l’Etat au propriétaire des bains. Une troisième source, actuellement réunie au Schwarzbrünneli, fut découverte en 1864. T,e (xurnigel est un (les bains les plus fréquentés de la Suisse ; on y rencontre, avec des Suisses, beaucoup de Français, d’Alsaciens, etc.

Les jaillissent au-dessus des bains; elles sortent de

bancs de dolomie et de gypse, dont les couches sont inclinées du nord au sud. La source Slocluiiielle a son originedans un pâturage, à 1250 m. d’altitude; elle sort d’un canal souterrain, qui fut découvert en 1820, long de 100 m., haut de 1 m. 60, qui va la recueillir à sa sortie du rocher. Débit, 20 litres â la minute; température, 7f. L’eau est claire, mais pai’fois troublée par des flocons blanchâtres. La source SchicarzOrtinneli jaillit à 18 min. des bains dans la direction du sud-est, au bord d’une forêt, à 1300 m. d’altitudê. Débit plus faible que celui de la Stockquelle ; température 8.5». D’abord limpide, elle tapisse promi^tement les parois du verre de bulles de gaz, et se trouble par le repos prolongé. Analyse des sources, d’après de Fcllenherg, pour 1 litre d’eau :

.Sulfate (le chaux

Sulfate (le s trou liane

Carhouate de chaux

Carhonate de magnésie ....

Carhouate de protoxyde de fer

Phosphate de chaux

Silice

Lilhirie

Sulfate de magiu;sie

Sulfate de soude

Sulfate de potasse

Chlorure de sodium

tlyi)0sulllte, de chaux

Sulfure de calcium

Sulfure de magnésium ....

Total .

Caz libres : llydrogfme sulfuré

.Vzote

■Veide carhonhiue .

La (|iiantité d'hydrogène sulfuré est plus forte encore d’après

Stock(iuellc

Schwarzhriinneli

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