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Müller, quia contrôlé récemment cette analyse, savoir 8.7 cent, cubes à la Stockquelle et 39.39 cent, cubes au Schwarzbrünneli.
lai Iroixième source, non loin de cette dernière, contient un peu moins d’hydrogène sulfuré ; elle lui est réunie dans le même réservoir. Les sources l'épandent une odeur d’hydrogène sulfuré, beaucoup plus forte au Schwarzbrünneli qu’à la Stockquelle ; la première brunit les pièces de monnaie d’argent, d’où son nom. Son goût est plus salin que celui de la Stockquelle.
En résumé, ces eaux contiennent beaucoup de sulfate de cha ux (1.5 et 1.3), du carbonate de chaux (0.16 et 0.19) et des sulfates de magnésie, soude et potasse (ensemble 0.14 et 0.18). Le Schwarzbrünneli renferme, en outre, 1 mgr. de lithine et des sulfures de calcium et de magnésium. En fait de gaz, nous voyons de Yacide carbonique en quantité modérée dans la Stockquelle (185 cent, cubes), plus forte dans le Schwarzbrünneli (401 cent, cubes), et de l’hydrogène sulfuré, 8 et a5 cent, cubes. Le Schwarzbrünneli compte donc parmi les eaux les plus sulfureuses de la Suisse (avec celles de la Lenk et de Schinznach.)
Une source ferrugineuse existe à 10 min. des Bains, dans la direction du sud-ouest. L’eau est froide (8.5o), limpide, peu abondante, se remplit dans le verre de bulles de gaz; elle contient une notable quantité de fer et de l’acide carbonique.
La boisson de Veau a été de tous temps la principale médication du Gurnigel; on buvait autrefois jusqu’à 20 verrées par XVIlIe siècle qu’on a commencé à prendre des bains. On boit 1 eau le matin, à la dose de 6 à 7 verres, dose à laquelle on arrive progressivement. Elle est, en général, bien supportée ; parfois on la chauffe pour la rendre plus agréable 1 estomac. Yerdat conseille de renoncer à la boire si elle n est pas bien tolérée pure, même à petite dose. Les bains sont alimentes par 1 eau des deux sources, qui est chauliée dans la )aignon'e par un serpentin à vapeur. 11 y a une trentaine de cabines de bains. Les bains d’eau du Schwarzbrünneli sont spécialement favorables au traitement des dermatoses. Les douches comprennent les installations les plus variées et les mieux entendues, à diverses températures. L’eau est employée enpulverisations, au moyen d’appareils semblables à ceux tlEnis. Enfin, comme moyens adjuvants, citons les bains aroouituiues, la cure de la.il, de petit lait (de chèvre), Xélectro-
^“alogie en sels, et sans doute à cau.se de leur üpilv liydrogene sulfuré et en acide carbonique, les
deux .soin ces n ont pas la même action thérapeutique : La est diurétique, purgative et résolutive ; le Schwarz-
deux .sources Stockquelle
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’ foncées, ayant 1 odeur de 1 hydrogène sulfuré.
Cet effet persiste pendant la cure. Les malades ressentent aussi pendant quelques jours un jjeu de lassitude et de tendance au sommeil. Le Schwarzbrünneli est diurétique aussi, mais n’a pas cet effet laxatif, il constipe même. En revanche, il a une action profonde sur les systèmes nerveux et circulatoire. Les pulsations diminuent (à la dose de 3 ou 4 verrées) en moyenne de 10 o/o (Verdal), effet qui a lieu chaque jour etdure plusieurs heures. Les flux hémorroïdaires et menstruels sont accélérés et augmentent de quantité ; la dysménorrhée diminue (menstruation avancée de 4 à 10 jours, 80 o/o des cas, régulière 14 o/o, retardée 6 °/o). Il se produit un état de somnolence, et même de céphalalgie avec vertige, qui dure plus ou moins longtemps; le sommeil est plus profond, l’aptitude au travail intellectuel diminue. On se rend compte de ces effets en se souvenant que l’hydrogène sulfuré aune action énergique sur les hématies, dans lesquelles il remplace l’oxygéne.
Le climat du Ournigel est le climat alpestre modifié par les forêts. Verdat donne les moyennes suivantes (observations de 1869 à 1878) : Baromètre 660.8, nébulosité 5, température ;
Mois Moyenne M.Txim. Minim. Var. diur.
.Iliin, 10-30 13.1 23 4 7.2
Juillet J3-4 27.5 8 7.4
.\oi'lt 13.2 26.5 7 7.2
Septeinlii'e, 1-20. . . 11.1 21 5 6.‘.)
Voici l’état général de l’atmosphère :
Jours
liCiUl.X
Viiriali.
l’luie
Orage
Ozone
Mois
Juin, 10-30 . . .
Juillcl
Août
Septembre, 1-20 . . . ... - ■
La proximité de grandes forêts a une influence notable sur le climat. Tout d’abord, sur l’humidité relative moyenne, qui est égale à 81.9, c’est-à-dire élevée pour cette altitude; elle a comme minimum 41, descendant rarement au-dessous de 60. Le vent et le soleil exercent une action moins desséchante que dans les régions dépourvues d’arbres; en revanche, la température est plus basse et offre moins de variations. Cependant au Gurnigel, après des orages, des journées de pluie, elle
peut descendre fort bas, mémo en août; les baigneurs font donc bien de se munir de vêtements chauds. Enlin, les vents sont brisés par les forêts dans deux directions principales, ouest et nord-est. D’une façon générale, les .journées de mauvais temps tombent surtout sur le mois de juin; en revanche, le mois de septembre est^ souvent fort beau. L’air du Gurnigel est vif et tonique. I.)u côté du midi, l’établissement possède un jardin et de grandes galeries vitrées qui offrent un abri précieux en cas de temps trop frais.
Indications. L’eau du Gurnigel est destinée avant tout aux organes digestifs. Ycrdat ü résumé en 1879, sons la forme de deux tableaux statistiques, les résultats de sa nraliqu 32 ans; d'après ces cbilfres (environ T2(KH) cas), les div
ne lie
erses
aflections qui ont cherché secours à ces bains se répartissent comme suit, o/o : organes digestifs 50, système nerveux 16, système vasculaire abdominal 7, peau /, dystrophies constitutionnelles 6, organes génitaux 6, intoxications alcoolique, paludéenne et métallique 3, foie et annexes 2, organes thoraciques 2, reins et vessie 0.5. Voici le résumé des affections pour lesquelles on recommande le Gurnigel : Catat'rhes chroni-
ques du nez, du pharynx, spécialement pharyngite granuleuse. 2o Catarrhe chronique de l'estomac. On commence la cure par boire de l’eau de la Stochquelle. 3o Dyspepsies. Le régime, l’air, l’exercice et l’eau du Schwarzhrünneli font souvent merveille. Notons que l’on a créé au Gurnigel une table spéciale pour les malades qui doivent suivre un régime sévère. Excellente chose assurément, car il est facile de se convaincre, dans les stations balnéaires, à combien d’écarts de régime les malades sont entraînés par les tables d’hôte que la concurrence des hôteliers rend de plus en plus succulentes. Que doit faire un malade condamné a un certain régime et qui ne voit devant lui que des plats défendus ? Le seul moyen de remédier à cette situation fâcheuse, c’est de créer une table pour les malades. Elle aura aussi de l’importance pour la dilatation de l'estomac, autre indication du Gurnigel ; dans ce cas, cependant, la méthode mécanique, évacuation par la sonde et lavage, conserve tous ses droits ; les lavages sont faits avec beau sulfureuse. 4» Ulcère de l’estomac ; ici, la cure n’est indiquée et supportée qu’une fois la période de cicatrisation commencée. Le cancer de l’estomac est une contre-indication absolue. 5» Gas- Indication classique du Gurnigel; beaucoup de malades, tourmentés par ces douleurs, viennent demander la guérison aux eaux calmantes du Schwarzbrünneli. Verdat ne compte que G o/o d’insuccès dans ces cas. U entéralgie, affection analogue, bénéficie aussi de la cure, complétée par de larges douches ascendantes. Q^Cata)‘rhe chronique de l’intestin, diarrhée et constipation chroniques. 7« Affections du foie, hypertrophie, ictère, coliques hépatiques. Etat hémorroïdaire avec stase veineuse dans le domaine du petit bassin, pléthore abdominale, cet état si fréquent chez les gros mangeurs constipés et les hommes â vie trop sédentaire. 9° Cystite. 10^ Affections des organes génitaux-, à part la spermatorrhée, toutes ajmartiennent au sexe féminin. L’eau agit, soit en calmant l’élément douleur {dysménorrhée), soit en modifiant les muqueuses (leucorrhée). On la conseille aussi dans l’omenorr/ièt', la métrite, à la période subaiguë ou tout à fait clironique. Dans ce cas, on prescrit, outre la boisson de l’eau, les bams, partois additionnés d’eau mère, et les douches locales, llo .\.ffections des organes thoraciques, bronchites chroniques avec expectoration abondante, épanchements pleurétiques . En revanche, contre-indication pour \' a sUune,\a phtisie jruhtionaire et \cÿ, affections cardiaqxies organiques. Les névroses du cœur se trouveraient peut-être bien de l’action d’une eau aus.si sédative
dans une station qui, en soiuine, n’est pas trop élevée. 12<> A/fectiorn^ du système neimeux, où l’on cherche une action calmante et sédative, névralgies, migraines (surtout celle qui est symjjtomatique d’une affection de quelque autre organe; la migraine purement idiopathique et nerveuse ne convient pas au Gurnigel) ; hystérie, hypocondrie, névroses. 13o Affections de la peau, eczéma, urticaire, acné, érysipèle récidivant, furoncles (bains d’eau du Schwarzbrünneli). Dans ce dernier cas, l’eau exerce dans la peau une action microbicide. 14» Dystrophies, anémie (air alj>estre, bains, eau de la source ferrugigineuse), scrofule, obésité, diabète ; goutte atoniq ue, soulagée soit par l’action des sels de chaux, soit par celle de la lithine, quoique celle-ci soit en quantité infinitésimale dans l’eau du Schwapbrünneli. 15o Intoxications mercurielle, arsenicale, paludéenne, alcoolique. — Yerdat résume cette longue énumération comme suit : les eaux duGurnigel ont une action élective sur les affections des muqueuses, les engorgements des viscères abdominaux et les névroses. Les rhumatismes et les affections des os, en revanche, ne sont pas de leur ressort. Pour certaines affections de la peau, d’autres eaux sulfureuses ont une action plus énergique. Enfin, pour les états constitutionnels, anémie, scrofule, obésité, etc., les eaux sont seulement un adjuvant des autres moyens thérapeutiquesdirigés contre la maladie.
Contre-indications. Etats fébriles, congestions actives, maladies organiques, grossesse.
BIBLIOGR.4PHIE. — Yevdal, Eaux min. suif, du Gurnigel. 1879.
Længemibad, 844 m. Eau bicarbonaléc calcique ferruqineuse. Etalilissemeiit de bains fort simple, à 1 h. au nord-ouest du Gurnigel, sur un des contreforts de la montagne (belle promenade du Gurnigel à ce bain par les forêts). On utilise deux sources, dont une seule, le Kupferwasser, froide, 8“, a une composition qui mérite d’attirer l’attention : sur 1000 parties elle contient (d’après Pagenstecher), carbonates de chaux 0.17, de magnésie 0.007, silice 0.014, oxyde de fer 0.011, phosphates de chaux 0.005, de potasse et de soude 0.003, chlorure de sodium 0.0005. crénates de cliaux, de magnésie O.Oll, de soude 0.0008, cuivre traces; en outre, un peu d’acide carbonique libre. L’eau est utilisée en bains. Rhumatismes, ulcères.
Bains de Schwefelberg, 1394 m. (f.)Eau sulfureuse sulfatée calcique. Saison ; 15 juin à 30 septembre.
Itinéraire. — Depuis Berne, diligence jusqu’au Gurnigel ', puis sentier à mulets jusqu’aux bains (2 1/2 h.); ou bien par àc/uünrseH0o«rp (voiture postale depuis Berne 2 h. 3/4, 2 fr. 75); depuis Scliwai-zenbourg, voiture particulière correspondant à cette poste jusqu’à Rylfenmalt (1 li.); enfin chemin à mulets de BylTcnmatt aux Bains (2 1/2 à 3 Ii.).
Bains placés dans une situation très écartée, dans la vallée delà Singine froide, qui se trouve au sud du Gurnigel; le versant méridional de la montagne du Gurnigel forme le flanc nord de cette vallée. Schwefelberg est sur le flanc sud. au pied de VOchsen, montagne de 2190 m. L’établissement balnéaire regarde le nord ; il a une vue agréable sur les sommités qui limitent des deux côtés la vallée de la Singine. peu de distance se trouvent deux bois charmants, où l’on peut passer la journée, et un petit lac. L'établissement a 7 cabines de bains. des douches chaudes et froides, une buvette située sur une ter-
rasse de lôO ni. de longueur. Les environs sont couverts de vastes pâturages: les forêts sont à une certaine distance. Le climat est celui de cette altitude, température peu élevée, basse le matin et le soir; on est exposé à des variations inattendues de la température, et même parfois à des chutes de neige en été. La source jaillit à V4 d’heure au-dessus des bains; température, 60; débit, environ 6.5 litres à la minute. Analyse de
Schicarzenbach, pour 1 litre :