‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 41 sur 88 · THOUNE ET SES ENVIRONS · texte numérisé non relu

THOUNE ET SES ENVIRONS

THOÜNE (allemand Thicn), •')65 m. (T.) Station cli^nate-

‘ ^^iTtNÉRAiiiE. - TliOüiie eststation-teniilnus du railpy partant de Berne arajet en , i,.). et tète de lig.ie des Bateaux à vapeur de

Thoune est une ehanuante petite ville de ;j000 habitante, située à peu de distance du lac, au bord de l’Aare, qui y roule à pleins bords des eaux rapides, pures et bleues, rappelant celles du Rhône à Genève. La ville elle-même est plate sur la rive «nuicbe; sur la rive droite, à l’est, elle touche les pentes escarpées du Grüsisberg, montagne de prés de KXK) m. d élévation Sur ces pentes se trouvent, pittoresquement perchés, le Château et l’Eglise, anciens bâtiments que l’on voitde loin ; du cimetière autour de l’église, on a une vue splendide sur l’Aare, le lac et les glaciers de la Blümlisalp. De nombreuses promenades dans dlüerentes directions, le voisinage immédiat d’un lac enchanteur sur lequel on peut taire des excursions agréables ont contribué, comme le climat, à faire de Thoune un séjour de malades, séjour qui serait certainement plus tVéquenté s’il n’était à si faible distance d’interlaken. Il est vrai qu il y fait très chaml au milieu de l’été, mais d’autre part, le pays est protégé contre les vents du nord-est par les montagnes et les variations de la tenqjérature sont faibles, grâce a cet abri et

au voisinage du lac. Il existi l’Artrc, dont les eaux

un établissement de bains, dans et froides sont un excellent tonique.

Le climat de Thoune est doux ; voici, d’après les observations météorologiques de 187G à 1887, ses moyennes pour les mois d’été, juin à septembre ;

Température

Hum.

rel.

Pluie

Jours

Mois

inoy.

min.

ma.\.

clairs

couv.

pluv.

Juin

Juillet ....

Août

Seiitcmliri: . .

Nébulosité inoycimt*, f. environ.

On voit d’après ce tableau qu’il y a en été un nombre assez élevé de jours couverts ou avec chute d'eau; le nombre des jours absolument clairs est faible.

Thoune a un climat plus sédatif que tonhiue. C’est un séjour à conseiller aux convalescents, aux malades atteints à' asthme, de bronchUe chronique. La topographie du pays s’y prêtant par des pentes d’inclinaisons variées, on pourra, dans cette ville, faire la cure des aüections cardiaques par la méthode d’Oertel. Pendant les mois de mai, juin, septembre, le climat e.st favorable aux promenades et ascensions qu’exige cette méthode. Thoune s’etforce de maintenir son rang parmi les stations d’été ; on y a conduit â grands frais une excellente eau potable et bâti un hôtel splendide aux bords de l’Aare.

Schnittweyerbad, 3/u lu. (1 . à btelüsboury). Kan biccit'homiltic calcique el magnésienne, ferrugineuse.

iTiNÉiiAiRE. — Les nains (Je Sclinitûveyer sont sUu('-s à ut minutes de Sleffisboarg, gros village a 3 km. nord-est de Tlioune (voiture p(«tale de cett(j. ville a bteflisbourg, 20 min., 50 cent.). ‘

L’établissement de bains est entouré de deux collines molassiques et à proximité d’épaisses forêts de sapins (pii brisent les vents du nord et de l’ouest ; la vue est agréaole du d'ité du sudouest. La position, absolument à l’écart du mouvement et du bruit des humains, fait de ce Bain un lieu propice aux malades (lui recherchent le repos. Un chùlet, placé au liord du bois, est destiné spécialement aux personnes qui soutirent d’irritation nerveuse et d’insomnie. L’établissement comprend des bains et des dotiches. La source se trouve dans la cave du bâtiment; elle est élevée au moyen d’une pompe. Température H». Analyse de Fellenberg , pour 1 litre :

Carbonate de cliaux. .... 0.218 Carbonate de magnésie . . . 0.030 Sulfate de magnésie .... 0.108

Sulfate de soude 0.0008

Sulfate de potasse 0.007

Acide cai-bonique libre

Carbonate de jirotoxydo de fer 0.002

Cbiorurc de sodium O.OH

Nitrate de magmésie 0.008

Silice 0.011

Total . . 0.4.58 65.7 cent, cubes

C’est donc une eau légèrement ferrugineitse, contenant principalement des sels de magnésie chaux. Indications: A.ném.ie. chloro-anémie) bains et eau en boisson, surtout dans les cas où il y a de la constipation. 2« Affections des femmes ; bains additionnés d’eau salée, douches locales. 3<> Affections des organes thoraciques, bronchiteet péribrotichite chroniques, infdtra.tion pulmonaire, Ycaies. (Y exsudais pleurétiques. Pour ces cas, Schnittweyer est très heureusement

placé au milieu des bois, dans une vallée abritée et sans poussière. Cure de lait. 4° Rhumatisme aigu la période de convalescence et rhximatisme chronique sans déformations articulaires. 5o Névroses, convalescences. 6° Station hitermédiaire entre la plaine et les stations d’altitude.

Kurhaus Falkniflnh, 1050 m., sur la |ientc ouest du BuchlioUerberg, au nord-est de Tlioune et à 4.5 km. de la station de Kiesen (T.), ligne Herne- Thoune. Séjour d’été; air alpestre, forêts; lait.

Le lac de Thoune, à l’altitude de SCO ni., a une longueur de 17 km. et une largeur maximum de 3.5 km. C’est un des plus gracieux lacs de la Suisse, surtout dans sa moitié nord ; là, de nombreux villages, des villas élégantes se pressent sur sa rive septentrionale. Les montagnes sont très rapprochées du lac sur cette rive ; leurs jientes finissent, en amont de Gunten, par tomber directement dans l’eau, en ne laissant pas même place pour la route, qui a dû être taillée dans le roc. La rive sud, au contraire, présente d’abord une surface plate assez étendue (le delta de la Kander), puis, à partir de Spiez, des collines qui s’élèvent graduellement du côté du sud jusqu’aux montagnes proprement dites. Jja couleur de l’eau du lac ressemble à celle (,lu lac Léman. De nombreuses stations climatériques d’été et une d’hiver {St-Bealenberg) se trouvent' étagées sur ces rivages jiittoresques.

Rive dvuite ou s^eplenlrionale

Kiflthühl :i i km. de ïlioune, et Ilillerllngen, 588 in., à 3.5 km. Simplex xéjoiirx (l'élé, sur une eolliiie couverte de vergers. . „ , ,

Oberhofeti (T.). :iu bord du lac, station des hateau.x a vapeur, a a km. de Thoime avec un beau château, ijropriété de la famille de Pourlales. Complètement détruit |)ar le feu en I8G1. ce village a été rebâti sur un plan moderne. Adossé aux pentes de la montagne qui le protègent contre les vents du nord-est, bien exposé au soleil, ()b(M-tiofen a un climat très doux, même en biver ; on l’a conseillé comme station hivernale.

Giinten, (T.), station des bateaux â vapeur, â 8 km. de Tboune ; meme position qu’Oberbofen. . , ,

Sigrixwyl, 800 m. (T.). Séjour d’ele. Crand village sur les pentes de la montagne au-dessus de Cunten, d’où l’on y monte en 3, -V b.

3 icm. au delà de (îunten se trouve Merligen, petit village d’on part un sentier fort raide qui conduit en I 1/2 b. â Sl-Bealeuherg (voir plus loin).

Rive gauche ou méridionale

Spiez (T.), Ô6Ü m., station des bateaux à vapeur (1 h. de Thon ne), situation pittoresque sur une presqu’île qui circonscrit du côté du sud un golfe charmant. Séjour d'éte. Bains du, lac.

Kurhaus Schonegg, (330 m., à 10 min. de Spiez, sur la colline (omnibus). Agréable séjour, dans une belle situation, au milieu d’un pays couvert de prairies et d’arbres fruitiers. Climat doux ; abri contre les vents. Vue sur le lac et les montagnes. Bains, douches, ëleclrothérapie, pneumalothérapie. Séjour convenant aux malades atteints d’atfections àn poumon ou des bronches, A'anémie, de névroses et ôii affections cala,rrhales du pharynx et des fosses nasales. Saison ; mai à octobre.

A l’ouest de Spiez .s’ouvrent, séparées par le cône énorme du Niesen (23(36 m.), les vallées de la Shnme et celles de la Bander, sur lesquelles nous reviendrons plus loin. En continuant à suivre la nve méridionale du lac, on trouve, à 2km. de Spiez.

lininc: rlp Wft-illP'Vi

BAINS DE FAÜLENSÊE, 760 m. (T.). Eau sulfatée calcique, fem'uyineuse faible. Saison ; mai à octobre.

iTiNÉn.xiiiE. — station de Tboune ; de lâ, bateau â vapeur jusqu’à P'auleusee-vitlage, â 25 min. des bains, ou voiture.

Le nouvel établissement de bains, bâti en 1875, est situé audessus du lac dont il embrasse le panorama enchanteur. L’ancien bain était placé à 5 minutes au nord du bùtiment actuel, dans le bois dit entouré de sapins et à quelques mètres

de la source. La vue de Faulensee s’étend sur les montagnes de la rive droite, au nord-ouest sur la plaine du coté de Berne, â l’ouest sur le Stockhorn, au sud-ouest sur le Niesen. Le climat est doux (le chAtaignier et la vigne se voient dans les environs), très chaud en été, comme dans cette région en général; le brouillard est rare. Une brise régulière se lève vers 2 h. de l’après-midi et dure jusqu’au soir. Le bois voisin, très étendu, oflre un refuge agréable contre la chaleur du jour; les nuits sont fraîches. Le climat n’a pas de variations trop brusques.

La soMî’ce se trouve à 5 mm. au nord-ouest des bains, dans le bois; l’eau, captée avec soin, arrive jusqu’à la buvette avec une température de llo. Elle est claire, a une faible odeur sul-

furense et un goût légèrement styptiqne. Analyse de M aller et Simmler, pour 1 litre d’eau ;

Sulfate (le soude \

Sulfate (le potasse j

Sulfate (le chaux

Chlorure de calcium . . ■ Hicarbonate de chaux . .

Bicarhonate de magnésie Hicarhonate d’oxyde de fer

O.OOi)

O.Of'i

O.ÜGG

Hicarboiialc d’().\yd(! de man-

gaii(‘se traces

.\lumiiic 0.002

Silice. . 0.038

Sels de strontiaiie et de lithium traces

i'otJd . . iT^2

.\cide carhoni(iue lil)re . .

tlydrogfme sulfuré traces

(J’est donc une eau contenant une notable c[uantité (b:* sulfate de chaux (près de 1.5 gr.). du bicarbonate de magnésie (0.20) et une faible quantité de fer. Elle est administrée en boisson et en bains. Les bains (donnés autrefois très chauds, jusqu’à 37o, en deux séances par jour, allant jusqu’à un total de O h.), font naître au début une sensation de pesanteur, de sommeil et même de congestion; la peau rougit et devient le siège de démangeaisons ; cependant il ne se fait pas une vraie poussée ; l’urine augmente de quantité et prend une teinte plus foncée. Bouches de tout genre, électrothérapie, massage.

Indications. L’eau de Faulensee est conseillée en boisson dans les catarrhes des muqueuses les plus diverses, du larynx, des bronches, de Yesloma.c, des voies urinaires, spécialement dans les bronchites chroniques et Y asthme sec; dans les premières périodes de la pulmonaire, à l’instar de Weis-

senbourg (voir ce nom). Anémie, chlorose. Rhumatisme chronique et goutte. Affections des voies urinaires. Affections spéciales aux femmes, troubles de la ménopause el de la puberté. Atfections irritatives du système nerveux, névroses. Enfin, n’oublions pas l&s, convalescents et les fatigués de corps et d’esprit, qui trouveront à Faulensee des conditions favorables à leur rétablissement.

SIMMENTHAL

Le Simmenthal, arrosé par la Simme, affinent de la Kander, est une riche vallée longue de 50 km. environ. Nous y pénétrerons en partant de Spiez.

Wimmis. 634 m. (T.). Ce village est relié à Spk: par une voiture postale (45 min., 85 cent.). Il est placé dans un pa.vs cham|)(Hre et pittores(|ue, a l’entrée du Simmenthal, au pied du Aieseti. Séjour d'eté.

Rothbad, 1035 m. Eau ferrugineuse. Saison ; inai-qetobre.

Rothbad se trouve dans la solitaire vallée de Biemtigen, embranchement méridional de la vallée de la Simme, (jui s en détache à Ôey (T.), village desservi par la diligence venant de Thoune. C’est un établissement de bains fort simple, dans une belle situation alpestre, à 2 1/2 h. d'Oey. La vue s’étend suites sommets qui forment le Simmenthal. La source jaillit à une trentaine de mètres des bains, dans une prairie. D après Gsell-Fels, elle contient une notable quantité de fer, 3 centigr. de bicarbonate par litre (c’est-à-dire pres(]ue autant que 1 eau de St-Moritz), des bicarbonates de chaux et de magnésie, pas de sulfate de chaux et peu iXacide carbonique libre. On em-

ploie l’eau en bains et l)Oissoii. Anéttnc, r.hloro-dneiine, faiblesse aenerale.

WEl'SSENBOURG, 874 in. (T.). A’r/vf sulfalee calcique et magnésienne. Station climatérique. Saison : 15 mai à septembre. ... . . • Trr • I

iTiNÉnAiKE — Station (le Tliome. De la, diligenco on .t li. a Wei.'iseiihoui <jiiiUaae (737 m ) à i/i *>• fies Bains. On peut aussi partir de. S’/ne; et rejoindre la dilio-ence a Wimnm. Depuis la Suisse frain.-aise, on peut, en partant d’-fwte'’ passer jtar Chnleau-d’OEx et Zweisimmeii ; mais le voyage est long.

Les Bains de Weissenbourg sont situés dans une vallée étroite, arrosée par le Bunschenbach, aflluent de la Simme sur sa rive nord. Les noiiveau.x bains sont à 1.5 km. environ du village de Weissenbourg et à 124 in. plus haut que lui; les anciens baitis sont à 26 m. au-dessus des nouveaux bains. Les anciens bains sont placés dans une gorge très étroite, bordée des deux côtés de hauts rochers; le batiment et le torrent occupent tout l’espace laissé libre entre ces parois ina.]estueuses entre lesquelles il existe un espace de ciel bleu d’où le soleil luit pendant 4 h. (de 10 à 2 h.). Les nouveaux bains, à quelques minutes plus bas que les anciens, se trouvent dans un élargissement triangulaire dû à runion de la vallée de Bunschenbach avec une petite vallée venant de l’est. Ils sont bâtis sur le liane est de la vallée. Encore étroite, elle est assez large cependant pour être abondamment éclairée par le soleil qui y luit au moins 12 h. par jour pendant les mois de juin et de juillet. Cependant, quelque égayée que soit la scène par le soleil d’une belle journée, on ne peut se défendre de trouver cette situation bien sévère. Les flancs de la montagne, du côté de l’est, sont tout près des bâtiments et s’élèvent rapidement, couverts de nombreux sapins qui s’étagent les uns au-dessus des autres.

La source de Weissenbourg est connue depuis le XVI« siècle au moins; on en trouve les premières mentions au commencement du XVIIe siècle. En 1603, on donnait déjâdes bains, en 1604, on fit des améliorations dans le captage de la source. Cette (late se trouve sculptée dans une des ]»ierres de la voûte qui la recouvre. Dans ces temps reculés, on se baignait plutôt qu'on ne buvait l’eau minérale, et on prenait des bains fort longs, qui se prolongeaient parfois jour et nuit {Schnyder). Ce fut un méclecin, ItiUer, ([ui, paraît-il, fonda les anciens bains à la place où ils se trouvent aujourd’hui, vers la fin du X’VID siècle. (Quelques années plus tard, on fraya, au moyen de la poudre, un chemin dans la partie la plus étroite de la gorge, immédiatement au-dessous des anciens bains; mais, depuis le village de Weissenbourg, il fallait toujours faire un grand détour du côté de l’est pour gagner ces bains (la route actuelle a été construite â grand’peine en 1867). Le XlXe siècle a vu l’agrandissement des anciens bains, puis en 1846, la construction des nouveaux bains. Ces derniers, bien mieux situés que les autres, ont été agrandis d’année en année, et ont fini par constituer un grand fer à cheval, ouvert du côté du nord-

ouest, dont la faeade principale l'ait face au sud-ouest. Les anciens bains ont été à leur tour reconstruits en 1887, et peuvent recevoir 150 pensionnaires, tandis que les nouveaux en hébergent jusqu’à 1250. Devant les nouveaux bains, une belle terrasse horizontale ; au-dessous, une pente rapide, aménagée en jardin, s’étend ju.squ’au ruisseau. Dans les forêts voisines, on a tracé un grand nombre de charmants chemins qui aboutissent soit à des bancs, soit à des pavillons rustiques; les endroits les plus pittoresques ou les plus convenables à la station en plein air ont été choisis pour buts de promenade. 11 existe des sentiers de pentes fort diverses, depuis la faible inclinaison jusqu’à la pente raide où plus d’un malade ne saurait s’aventurer. Le bâtiment des bains proprement dit est placé à part; il contient 15 haignoirea, dont plusieurs avec douches.

La source provient probablement de couches de gj'pse qui se ti’ou vent dans la partie supérieure de la vallée du Bunschenbach. Elle jaillit à peu de distance des anciens bains, au bord même du torrent dont elle est séparée par un mur. Une double voûte protège le réservoir d’où l’eau s’écoule par des tuyaux en bois jusqu’aux buvettes. Température à la source, 25.5 à 26»; à la buvette des nouveaux bains, 22 à 25.5». C’est donc une eau

subthermale. Elle est claire, inodore, n’a presque pas de goût. Réaction alcaline faible. Débit : 42 litres à la minute. Analyse

de Slierlin (1875), pour 1 litre ;

Sulfate rtc diaux 0.95:26

Sulfate rte inaffnésic .... 0.2935

Sulfate rtc soude 0.0299

Sulfate (le notasse 0.0219

Sulfate rtc stroutiaiie. . . . 0.0020

Pliospliate rte diaux . . . . 0.0004 Carbonate rtc diaux .... 0.0392 Carbonate rtc magnésie. . . 0.0.308

Oxyde rte fer O.OIXH

Pi-otoxyde rte niaiigauèse . 0.0001 Nitrate rte inaguésie .... 0.0060 Chlorure de sodium .... 0.0050 Chlorure rtc lithium .... 0.0026

lorture de lithium 0.00001

.•tc'irtc siliciiiue 0.0031

Matières organiques .... 0.00.39

(îaz libres ; Acide carboiihiue . . 1.59 cent, cubes

Azote 12.0

Uxygèiie 3.2

Les carbonates sont dans l’eau à l’état de bicarbonates dis-

sous.

En résumé, c’est une eau subthermale, contenant une notable qoÿiniitè àc sulfate de chaux (95 cgr.) avec du carbonate de chaux (3 cgr.) et de magnésie (3 cgr.), et des sulfates de magnésie, de soude et dépotasse (ensemble 35 cgr.) Cette composition est démontrée aux yeux d’une façon parlante, à la buvette des nouveaux bains, par une série de récipients renfermant chacun, en quantité correspondant à l’analyse, un des sels ci-dessus. 11 serait bon d’imiter cette démonstration ad oculos dans d’autres stations balnéaires.

Si jadis les bains étaient en honneur à Weissenbourg, ils ne sont plus aujourd’hui qu’un adjuvant du traitement, dont la boisson est le principal. On boit l’eau, ehautlée, le matin avant de déjeuner, dans le lit souvent, à doses progressivement augmentées ; les verres sont gradués de 25 en 25 gr. On arrive à

prendre diins In matinée 3 a 4 lois 50 a 200 suivant 1 âge et fétat du malade. L’ell'et de l’eau est avant tout diurétique, et même très fortement diurétique (comme Contrexéville, également une eau sulfatée calcique). Au bout de quelques jours surviennent de l’abattement, de la fatigue, avec une somnolence invincible et un sentiment de pesanteur à la tête; parfois on note de la céi^halalgie, de l’agitation nocturne, des palpitations, etc. ; ces svmptôrnes disparaissent quand l’effet purgatif de l’eau s’établit^ effet dont on hâte parfois l’arrivée au moyen de quelque sel approprié. Une fois commencé, l’effet purgatif modéré dure aussi longtemps que l’ingestion de l’eau continue. L'appétit renaît bientôt ou augmente. On fait aussi à Weissenbourg la cure de lait. Quant au petit lait, Schnyder le déconseille. comme Lebert, aux malades atteints d’affections des organes respiratoires. Les bains ont l’action des bains chauds ordinaires.

Climat. L’air est pur, privé de poussière", le voisinage immédiat des forêts de sapins lui communique des qualités aromatiques. Les vents sont nuis ou faibles, car ils sont arrêtés par les montagnes (surtout celui du nord). Les anciens Bains, ayant beaucoup moins de soleil que les nouveaux, sont plus froids. Ces derniers ont, en été, 12 h. de soleil par jour. Gsell- Fels donne les indications climatologiques suivantes : Température moyenne de 4 années ; juin 13.5, juillet 16.3, août 14.6, septembre 13.1. Maximum 26, minimum 6 à 7. La caractéristique du climat, c’est V humidité de l’air", elle est due aux grandes forêts qui recouvrent les flancs du vallon, puis au voisinage du ruisseau qui se brise en cascades et répand de la vapeur d’eau dans l’atmosphère. L’humidité relative moyenne a été en 1877, d’après les observations de Schnyder (Gsell-Fels) ;

Mois

Juin

Juillet

Septembre . • .

Le climat est variable, la pluie amène un refroidissement rapide de la vallée, qui, d’autre part, se réchauffe tout aussi vite quand le Beau temps revient; cependant, des précautions sont nécessaires et des habits chauds indispensables.

Quel est l’élément actif dans la eiu’c de Welssenbourg '? Les opinions varient avec les divers médecins qui ont pratii|ué à Weissenbourg. Les uns, les plus anciens, ont vu dans l’usage interne de l’eau la cause des effets curatifs; Muller, par exemple, cite des cas d’amélioration ayant débuté chez des pereonnes faisant un long séjour à Weissenbourg seulement de- |)uis le moment où elles ont commence à boire l’eau. On croyait anciennement que le sulfate de chaux de l’eau pénétrait dans le sang, y subissait un échangé avec les sels alcalins, se transformait en carbonate, puis en phosphate de cliaux, utile à l’organisme; la partie du sulfate de chaux non absorbée devait avoir une action astringente et anti-acide dans le tube digestif. De nombreuses pages ont été écrites, A propos d’autres stations, pour ou contre l’action flu sulfate de chaux, sans (jue l’on soit arrivé à une conclusion satisfaisante. .S’r/ioi/dcr a pensé, d’une part, que les elîets de ces sels calcaires étaient plus favorables à Weissenbourg que dans d’autres stalions ayant ries eaux tout aussi ou même plus gypseuses, iiarce rjuc l’eau rte x\ eissenliourg contient, à crUé des sels calcaires, une notabb' ipiantité dr* sulfates de jiotasse, soude et magnésie. Tandis qu’à Weissenlimirg i‘es sels

alcalins rcprcseutcnt le :t6»/o des sels calcaires, ils n'en constituent plus ijue le ta % à Andeer, le 25 «U à Louèclie, le 0.62 »/» seulement à Kaulensee (ii vrai dire, A LippsprinKC le t08»/o, mais ceci nous entraîne lioi-s des iiinites de notre cadre). D’autre i)art, Schnyder, rejetant la théorie que l’azote est pour (luehiue chose dans l’action des eaux de Weissenhourg (théorie qui a eu de la voifue à Lippsi)ringe, par exemple), insiste sur le climat, l’air humide et balsamique, et la |)réscnce dans Pair du bioxyde d’hydroyétui en quantité notable, rlû sans doute à l’action des forêts de sapins sur la vapeui’ d’eau de rathmos|)hére. Iluyumiin s’est aussi rattaché à la théorie de l’action du bio.xyde d’hydrogène, dont il a constaté une assez grande quantité dans l’air du vallon; il agirait iieut-étre antiseiitiquemcnt. Pour ce clinicien, l’action du sulfate de cdiaux est impossible^ les théories que l’on a basées sur ce sel sont insoutenables et incompréhensibles ; il estime toutefois que l’eau a une action utile et certaine. Huyaenm résume les éléments curatifs du climat de Weissenbourg dans la trilogie suivante : grande humidité de l’air, grande pureté de l’air, température- élevée. Cette station constitue en quelque sorte une salle d’inhalation naturelle.

Tant d’opinions diverses ne sont pas faites pour jeter de la lumière sur la question. Ici, comme pour nombre de stations balnéaires, trop d’éléments agissent à la fois, le climat, l’air, l’eau, pour qu’on puisse les séparer l’un de l’autre. Les ré.sultats empiriques sont les seuls à considérer, sans s’occuper de la théorie ; or, il est certain que Weissenbourg obtient dans beaucoup de cas des résultats très favorables.

Weissenbourg est enfin, et surtout peut-être, un établissement où les malades sont tenus sous une certaine discipline pour ce qui concerne leurs promenades, leurs repas, l’usage des boissons alcooliques, etc. ; nul doute que ce fait ne conti’ibue pour beaucoup aux bons résultats qu’on y obtient. De plus en plus, les établissements qui ont une discipline bien entendue jouissent de la confiance des malades sérieux ;ceux-ci sentent bien que pour arriver au but, dans des maladies graves et chroniques, tous les détails doivent être réglés et qu’il n’en est aucun qui soit insignifiant.

Indications. Weissenbourg est avant tout une station spécialement destinée affections des poumons, bronchite, phtisie et pleurésie. Nous essaierons de résumer ses indications d’après les remarquables travaux de Millier et ceux plus récents de Schnyder. Les malades observés par Millier,^ se ré])aitissent comme suit, pour cent ; phtisie pulmonaire 53. disposition à la phtisies, bronchite chronique 16, pleurésie non tuberculeuse 8, pneumonie clironique et résidus de monie aiguë 3, aftections diverses (bronches, larynx, etc.) 11. Ce tableau donne une idée des atlections qui doivent chercher la guérison à Weissenbourg. D’une façon générale, ces eaux ont une action sédative, calmant les états d’irritation et catarrhes. Principales indications; lo Catarrhes des muqueuses respiratoires, du larynx et des bronclies (aigus ou clironiques), du pharynx, pharyngite granuleuse, laryngites chroniques. Bronchite chronique, excepté la bronchite des vieillards avec cyanose et exjiectoration profuse. Bronchite meudo-membraneuse chronique, aü’ection très rebelle a toute médication. Emphysème, asthme. Bronchite chronique des jeunes enfants, consécutive par exemple à une coqueluclie. A

— IHl —

une broiidute aiguë, à une bronclio-pneuiuonie ; les enfants se trouvent fort bien de ces eaux. 3» Tuhercufoxe du larynx (air, traitement local, eau). Etals consécutifs aux inflammations pulmonaires guéries, restes de hroncho-'pneumonie, de pneumonies plus où moins franches. Dans ce cas, il persiste souvent une induration du poumon (par exemple, quand un épanchement pleurétique s’est joint à l’affection pulmonaire), avec respiration plus ou moins affaiblie, incomplète, submatité, persistance d’un peu d’oppression. En pareil cas on entend, au bout de quelques jours de traitement, le murmure vésiculaire reparaître progressivement et l’on voit le malade reprendre des forces. Les meilleurs résultats se voient chez des enfants, après des pneumonies lobulaires ou lobaires. 4° Phtisie pulmonaire. Tout d’abord, sujets prédisposés à cette affection, avec l’habitus classique et ayant déjà présenté des symptômes suspects, bronchites répétées fébriles, etc., surtout quand ces sujets sont de famille phtisique. Weissenbourg agit en i^areil cas d’une façon excellente sur les catarrhes des bronches. Premiers degrés de la tuberculose, catarrhe suspect du sommet du poumon, matité indiquant une infiltration, un foyer de broncho-pneumonie tuberculeuse. Weissenbourg doit surtout être conseillé au début .de la tuberculose pulmonaire, et non pas seulement, comme on le fait souvent, dans les périodes avancées de cette affection. Y a-t-il déjà des infiltrations, des foyers caséeux, la cure a sur eux une influence expultrice manifeste. 11 se produit au bout de quelques jours de traitement un mouvement fluxionnaire vers les régions malades (signalé partoispar une expectoration légèrement sanguinolente), avec adoucissement notable des symptômes de l’auscultation. Dans les cas avancés, dans la phtisie chronique, ces eaux amènent souvent une amélioration soit de l’état stationnaire, soit des poussées subaiguës. En revanche, Weissenbourg est contre-indiqué quand la phtisie marche d’une façon fébrile et aiguë, quand la fonte d’une région infiltrée a lieu rapidement, ou bien (juand le malade se trouve justement dans la i)ériode aiguë d’une phtisie à marche chronique: contre-indiqué aussi dans les cas où la phtisie débute chez des individus d’un âge déjà avancé, 40 à 50 ans. Les hémoi)tysies ne sont pas une contre-indication, sauf dans le cas où elles se produisent en même temps que des poussées aiguës avec fièvre. Les cliances de guérison de la phtisie à Weissenbourg dépendent moins de la gravité des lésions que de leur étendue ; par exemple, une petite caverne sera plus favorable qu’une grande infiltration. Les cas les plus ingrats sont ceux où l’état général est mauvais tandis que les lésions locales sont insignifiantes; là, Weissenbourg peut faire plus de mal que de bien ; il faut donc déconseiller ces eaux en pareil cas. Weissenbourg est très souvent un palliatit .seulement, mais un palliatif efficace, qui donne au malade une diminution notable des symptômes fâcheux, et améliore son état pendant l’inver suivant. 5° Pleurésie chronique sé-

relise, e^esiulals pLeurèLiques sèrea.r, ou pèricardiliques, épanchements où une résorption partielle a déjà en lieu, ou bien dont il reste quelque chose après des aspirations répétées. Pleurésies sèches, ou du moins accompagnées de tort peu d’épanchement, comme on le voit parfois au début de la phtisie. Pour être favorablement intluencés par Weissenbourg, les épanchements pleurétiques doivent se trouver dans une période de décroissance et non d’acuité ; sont-ils accompagnés d’affection tuberculeuse, celle-ci ne doit pas rentrer dans les contre-indications énumérées précédemment; enfin, il ne faut pas qu’il y ait de symptômes d’hydropisie générale. C’est pour cette catégorie de malades qu'on prescrit souvent Weissenbourg avec le meilleur succès. Sans doute, l’influence diurétique de l’eau contribue pour beaucoup à accélérer la résorption d’exsudats rebelles à la thérapeutique ordinaire. Uempyème, en revanche, n’éprouve, faut-il le dire, aucune modification sous l’influence des eaux. 6» Affections diverses : certaines affections cardiaques, par exemple résidus de péricardite, quand le sujet n’est pas rhumatisant (Weissenbourg ne convient pas au rhumatisme) ; stases veineuses du foie, étal hémorroïdaire, quand ils sont l’expression de trouldes circulatoires dans les poumons ; glandes lymphaliques hypertrophiées ; goitre ; métrite chronique ; affections catarrhales chroniques des voies urinaires,; diabète compliqué ou non d’affections pulmonaires. Müller estime que les eaux de Weissenbourg sont contre-indiquées dans les affections des voies digestives.

Bibliographie.— Mïdler, Naclitr. z. k'eniitniss cl. Wirkuiigeii (1. Weissenb. Kur. 1872. W. in Brustkraiikli. 1875. Sclmyder, Bade- u. kuraiistalt W. 1881. Gorr.-Bl. f. Seliw. Aerzte 1882. Hagueuin, inid. 1886. , . .

Zweisininieii, 980 in. (T.). Village a 17.5 km. au sud-ouest de Weisseiiliourg (diligence clepuis Tlioune en 5 li. 15 in., 6 fr. 95) dans une situation agréable pour un séjour d’élé. La vallée de la Siinine, qui s’est recourbee '’ci^ le sud depuis Weissenbourg, se divise ici en deux ; la branche occidentale ( vallée de la petite Simme) conduit |)ar un col peu élevé (12(« in.) a Gessenny ; 1 autre branche, plus importante, continue dans la direction du sud et arme a la

LENK, 1105 m. (T.) Eau sulfureuse sulfatée calcique et eau ferrugineuse . Séjour d'été. Saison : mi-juin à tin se]it6!lTllC)r6

Itinéraire. — Station de Tlioum;: de là, diligence par Weissenbourg à Zweisimmen (voir ci-dessus); puis voiture postale de Zweisiminen a la Lcînk (1 h 3 4 2 fr. 15 c.). On peut aussi arriver a ined ou a chçuil a la Lenk, depuis Sion, par le col des linriits (une journée de marche pénible).

Les iiains de la Lenk sont situés à quelqmis minutes a l’ouest du village de ce nom. dans la partie supérieure de la vallée de la Simme. A 6 km. plus au sud, la vallée se termine brusquement au pied des contre-forts du Wildstrubel, haute montagne qui donne issue au torrent sous la forme d une source

abondanhî. les sept la Lenk est adossé

rages ou leurs forêts

Fontaines. L’établissement balnéaire deau flanc occidental de la vallée. Celle-ci liries. et limitée par

voit se recourber eu deini-

est absolument plate, tapissée de vertes prairies, et imite de hautes montagnes qui élèvent à 1 est et a 1 ouest leurs pàt

qui au midi.

ou

cercle les pentes arides et verticales du massif du Wildstrubel. La vallée court du nord-ouest au sud-est, de telle façon que la protection contre les vents du nord et du sud-ouest est excellente; l’observation prouve que, pour les Bains en particulier, l’absence devent est pour ainsi dire absolue. Une conséquence de cette tranquillité de l’atmosphère, jointe à l’ardeur du soleil qui réchautfe les pentes des montagnes, c’est la haute température moyenne de la Lenk, 15. S*' pour les quatre mois d’été (voici la température moyenne en été de quelques lieux d’altitude à peu près égale : Uetliberg, 861 m., 14.5», St-Beatenberg, 1150 m., 13.90, Engelberg, 1019 m., 13.?o, Weissenbourg 878 m., 14.40). (Jette haute température moyenne provient sans doute du fait que les soirées y sont moins fraîches qu’ailleurs, grâce au rayonnement des montagnes qui encaissent la vallée. La Lenk est aussi exposée au fœhn, qui réchauffe de bonne heure la contrée. L’établissement balnéaire se trouve dans l’ombre l’après-midi, ce qui contre-balance la chaleur du jour; les forêts de sapins ne sont pas éloignées. En hiver, la Lenk a un climat agréable : les brouillards sont rares, la température diurne est de 1® plus élevée que celle de Berne. Si les nuits sont froides, les jours sont clairs et ensoleillés. Cette température régulière et constante dure jusqu’en janvier ou à la mi-février, en sorte que la Lenk pourrait être, pendant ce temps, une station d’hiver. Mais à partir de ce moment, le printemps s’annonce par des chutes.de neige, des alternatives de chaud et de froid qui durent souvent jusqu’en mai; les ouragans de neige et les avalanches précèdent une période de fonte malsaine (Treichler)'. La Lenk est un endroit très salubre; ses montagnards comptent parmi les plus robustes du Simmenthal; la vie moyenne y est de 44.3 ans, tandis qu’elle est, pour l’ensemble du canton de Berne, de 31 à 37 ans.

C’est en 1843, qu’on a pensé, pour la première fois, à utiliser d’une façon sérieuse une source sulfureuse, dite Hohlieb- \ quelle, connue de tout temps et employée par les habitants I du pays pour la guérison des ulcères de jambe. L’établissement de bains fut ouvert en 1856. 11 comprend des baignoires, dans lesquelles l’eau sulfureuse est chauffée par la vapeur (quelques-unes sont pourvues de douches), des douches de tout genre, des inslallations pour la pulvérisation, une grande salle d'inhalation d’hydrogène sulfuré, etc.

Les sources sulfureuses de la Lenk sont au nombre de deux, [a Hohliebquelle et la Balmquelle. La première sort de terre à pas du bâtiment des bains ; température 8.5«. La Balmquelle jaillit à 20 minutes des bains et à 280 m. au-dessus d’eux, dans ; un pâturage; elle sort d’une couche de schiste verdâtre. Débit : 40 litres à la minute ; température 8.7'e. Analyse de Felleni ôe/Y/i pour 1 litre :

— lO'i —

llolilic'ljquolle Halmiiuellf'

Sulfate fie potasse . .

Sulfate (le magii(*sic .

Sulfate (le strontlane .

Sulfate (le cliaux . . .

Carbonate de magiuisie

(MH1.56

Pliospliatc (le chaux et oxyde de fer .

Silicate d’alumine

Total . .

Hydrogène sulfuré .... cent, cubes En résumé, la Hohliebquelle a une faible quantité d’hydrogène sulfuré (4 c. cubes), environ 1 gr. de aels calcaires, et 20 cgr. de siclfates de magnésie et de soude, l^a Balniquelle contient l’énorme quantité de 44.5 cent, cubes d’hydrogène sulfuré, chiffre qui n’est atteint que par un très petit nombre de sources (dont aucune en Suisse); en outre, prés de 2 gr. de sulfate et carbonate de chaux, et 25 cgr. de sulfates de soude, potasse et magnésie. Elle»ressemble au Schwarzbrünneli du Gurnigel. Les deux sources de la Lenk différent entre elles par la teneur en hydrogène sulfuré et en sulfate de chaux.

La source ferrugineuse jaillit près de la Hohlieb(juelle. Analyse de Liebreich, pour 1 litre :

Sulfate de chaux Carbonate de chaux. .

Carbonate de magnésie Chlorure de sodium. .

Chlorure de potassium

.4cide silickme O.iiOiO

Iode O.üOOl

Bicarbonate de protoxyde. .

de fer O.Ol

Total. . â.1810

Elle est donc très faiblement ferrugineuse (1 cgr.), et très fortement calcaire (plus de 2 gr. de sulfate et cnrbo7iatede chaux), sans compter 10 cgr. de carbonate de magnésie. Elle est fraîche et agréable à boire.

La Balmquelle doit être prise avec précautions, vu sa richesse en hvdrogène sulfuré; on en boit de 1 à 6 verrees. hon action est analogue à celle que nous avons décrite à propos de l’eau du (xurnigel, cependant elle est moins laxative que celleci. Elle augmente l’appétit, malgré un certain sentiment de

seues veraaires ou veri iiuiicitic. iAtii ~

est congestionné, diminue sensiblement de voluine. Chez d autres malades, l’eau constipe au lieu de purger. On note aussi des svmptômes nerveux, somnolence, céplialalgie, maptitmte au travail, sommeil agité, agrypnie, ralentissement du pouls, tous signes qui ne tardent pas à disparaître (voir (iiirnigel. Scbinznach). La sécrétion des muqiieu.ses de la gorge et des bronches augmente, ainsi que le lliix liémorroidaire ou nieiistruel. i;eaiiîle la Hohliebquelle est plus douce, vu sa moindie teneur en bvdrogène sulfuré, plus facile à supporter encore; elle est bonne pour les estomacs délicats, les entants.

Les bains se prennent exclusivement avec l’eau de la Balmquelle; les congestions cérébrales sont plus à craindre que dans les bains ordinaires, aussi doit-on user de quelques précautions. L’eau irrite la peau, et, si l’on se baigne assez longtemps, ünit parfois par créer une poussée, qui n’est pas constante d’ailleurs.

Indic.\tions. Catarrhe chronique des muqueuses du nez, du pharynx, co't'yza chronique, ozène, tout autant d’aÜ’ections trop 'souvent greffées sur une constitution scrofuleuse. La bronchite chronique s’améliore, sauf dans les cas où elle existe chez des malades obèses, alcooliques, à pouls faible provenant de dilatation ou de dégénérescence cardiaques. Dans ces cas, on combine avec la cure les prescriptions diététiques de la méthode d’Oertel. Les bains ont un excellent effet dans la bronchite chronique; ils diminuent la dyspnée; les inhalations sont utiles aussi. Phtisie pulmonaire. Eau de la Hohliebquelle, cure de lait, douches tempérées et séances dans la salle de humage, ou bien autour de la buvette, dans une atmosphère chargée d’hydrogène sulfuré. Au point de vue microbicide, l’eau de la Lenk peut être mise suite même rang que celle d’Allevard (qui n’a que 25 cent, cubes d’hydrogène sulfuré au litre). Catarrhe chronique du larynx-, les' eaux fortement sulfureuses de la Balmquelle irritent d’abord, puis créent une inflammation curatrice. Scrofule chez les enfants, surtout chez ceux qui, soit par boursoufffement des muqueuses pharyngo-nasales, soit par développement de végétations adénoïdes, ont la bouche ouverte, de la surdité, du coryza chronique, etc. Affections de V appareil digestif, catarrhe d’estomac avec diarrhée chronique, diarrhées opiniâtres (boisson de l’eau de la Balmquelle). Anémie, chloroanémie (eau ferrugineuse). Rhumalisme chronique. Parmi les maladies de la peau, citons X eczéma chronique, qui est amélioré ou guéri; la forme la plus favorable, c’est X eczéma humide. Treichler, et plus tard Jonquière, ont vu des guérisons d’eczéma rubrum localisé aux cuisses (peut-être eczéma parasitaire). L’eczéma sec est beaucoup plus rebelle au traitement. L’eau de la Balmquelle agit favorablement sur les diverses formes à'acné, notamment sur Xacné indurée. Pityriasis versicolor, pso)‘iasis, ulcères variqueux. Enfin, et surtout, la furonculose, qui semble une indication spéciale de la Lenk, en sa qualité d’eau sulfureuse forte. 11 y a parfois des récidives, mais certains malades sont guéris radicalement. Jonquière fait remarquer avec à-propos que la guérison de la furonculose est beaucoup moins favorable et moins complète chez les malades qui, pendant leur cure, se livrent à des marclies et des exercices exagérés; la sudation, le frottement des vêtements annulent l’effet de l’hydrogène sulfuré. Celui-ci détruit sans doute les microbes des furoncles, comme le champignon du pityriasis.

CoxTKE-iNDicATioNs PKiNciPALES ; Affections organiques du cœur, étals fébriles.

IUbmograi'hie. — t't //(w.s',{|l):iiiis (le la L. \H1~ . Jouqiwre, llaiiis

sulfureux de la L. 1888.

(liisnemiy (en allemand Saan/m), 1021 m. (T.) Vlllaf^e dans la vallée de la Sarine, à il km. 0 l’est de Gliâteau-d’flFlx (v. ce nom). On y ijarvlent depuis Bulle en diligence ir) li., 8 fr.) ou depuis Thoune (diligence 8 li. 10 m., 9 fr. 30). Séjour d’été.

Turbachbad, 1120 m. environ, dans un embranchement secondaire de la vallée delà Sarine, à 2 h. à l’est de Gessenay. Source sulfureuse froide que Meyer-Alirem estime digne d’attention, tant |)ar sa composition que par son heureuse situation alpestre.

KANDERTHAL

A partir du lac de Tltoune, la vallée de la Kander se dirijfe à peu près du nord au sud ; elle est formée du côté de l’ouest par la chaîne du Niesen; à l’est, ses affluents pénètrent dans le massif montagneux de la Blumlisalv-

Aeschi, 859 m. (T.) Séjour d’été.

iTiNÉR.AiRE. - Débarcad()re des bateaux à vapeur de Spiez pour les voitures, de Faulensee pour les piétons.

Aeschi, à 3 km. de Faulensee, a une situation très heureuse sur l’arête de la colline verdoyante qui sépare le lac de Thoune de la profonde vallée de la Kander. Le village est placé sur une sorte de promontoire, les pentes regardant l’est, le nord et l’ouest. La vue, fort belle, s’étend sur les lacs de Thoune et de Brienz et sur la vallée de la Kander. Aeschi a la réputation d’un séjour reposant et tranquille, avec un air pur auquel sa situation assure un renouvellement fréquent.

HEUSTRICH, 640 m. (T.) Eau sulfureuse alcaline. Saison : commencement de juin à fin septembre.

Itinéraire. — Station de ïliounc; de là, omnibus des bains (2 b. jusqu’à destination). Ou bien, bateau à vapeur jusqu’à Spiez et voiture postale jusqu’à Heustrich (7 km.). , ,

L’établissement de bains de Heustrich est situe sur la rive gauche de la Kander, à 15 km. au sud-est de Thoune, au pied de la pyramide du Niesen et sur les dernières pentes de son flanc oriental. Tout autour, de vertes campagnes, des noyers, des sapins. La vue est bornée du côté du nord et de l’est par les collines sur lesquelles se trouve Aeschi; en revanche, au sud-est, on voit la Blümlisalp, belle montagne couverte de

^ L’utilisation thérapeutique des eaux, pratiquée de tout temps par les habitants du pays, n’est entrée dans une phase réellement scientifique qu’en 1840, époque où un établissement de bains fut construit. Agrandi plusieurs fois, il renferme actuellement àcü bains douches de tout genre, salles de pwi'vérisalions, fonctionnant par l’air comprinié, d’inhalations; en outre, une cloche ou cabine l pneumatique pour les bains d’air comprimé.

J,e climat de Heustrich est subalpin, grâce aux montagnes qui l’avoisinent. Mais il ne peut pas avoir d’antres caractères (lue celui d’une vallée de faible altitude, c’est-à-dire (pi il est chaud en (Hé. Bien que l’air n’ait aucune rudesse, ouest exposé cependant, à cause du voisinage des inontagnes. à (je biMis(pies changements de température. .Aussi doit-on .se munir

(le vêtements chauds pour une saison à Heiistrich. Voici les observations de Nauhonmi pour les années 1881 et 1882 (il est regrettable cruelles n’aient pas été continuées) :

Juin .

Juill('t Août .

Température

Hum. relat. moy.

moyeimc

min.

abs.

max.

abs.

mois !

humidité de 1’

air est assez forte à

leus

;rich.

Mois

Septembre l }^?)

On voit que

ce que Xeuhomm considère comme favorable dans certaines affections des voies respiratoires, quand cette humidité est jointe à un climat doux.

La source de Heustricli jaillit de couches de calcaires schisteux, à 100 m. plus haut que les bâtiments. Elle emprunte sans doute son hydrogène sulfuré à des dépôts de gypse; elle ne contient cependant pas de sulfate de chaux. Débit: 1.75 litre par minute. Température : 6° (paraît varier légèrement avec la température de l’air). Eau incolore, claire, se troublant à l’air et devenant laiteuse en donnant un précipité de soufre pur; elle a une réaction alcaline, un goût fade et une forte odeur d’œufs pourris, .\nalyse de Müller, pour 1 litre ;

Sulfate (le suilium 0.2005

Sulfate (le potassium .... 0.0064

Hyposultite rie sodium . . . 0.0262

Sulfure de sodium 0.0.S.59

CIdorure de sodium 0.0093

Hicarhoiiate de soude . . . . 0.6710

Hiearbonate de litliiiie . . . 0.(K)39

Bicarlionate de chaux. . . . 0.01-25

Bicarbonate de magnésie . . 0.0076

Bicarbonate de fer traces

Phosphate de cliaux et alumine 0.00-20

Siiice 0.0090

ï(.(tal . . (i.9823

Hydrogène sulfuré . . . 11.09 cent, cubes Azote .31.45

L’eau de Heustrich est donc des plus intéressantes en ce .sens qu’elle ne contient pas de sulfate de chaux comme la plupart de ses congénères en Suisse, et qu’on y note 20 cgr. de sulfate de soude, et surtout près de 70 cgr. de bicarbonate de soude', en outre, 35 mgr. environ de sulfure de sodium. L’hydrogène sulfuré y est en quantité moyenne, 11 cent, cubes. Cette composition classe Heustrich avec Stachelberg et surtout Schimberg. ün remarquera la présence du bicarbonate de soude, bien que sa quantité soit minime. Par son sulfure de sodium, Heustrich se rapproclie des eaux des Pyrénées, dont la plupart, il est vrai, n’ont pas d’hydrogène sulfuré libre (sauf les Eaux-Bonnes, avec G cent, cubes de ce gaz).

L’eau est bue le matin par demi-verrées, espacées de ‘/4 d. en V4 h-, à jeun. On va jusqu’à 8. Elle excite l’appétit, ralentit le pouls, constipe, surtout à faible dose; elle est fortement diurétique. Klle a un olfet sédatif sur la toux. Llle donne aussi de ta

lassitude, de la tendance an soniineil. (ies syni|)tôiin's sont «lus à l’hydrogène sulfunh Les sels alcalins «îo l’eau la rendent efficace dans les afl’ections «le l’estomac. Les autres moyens de traitement de Heustrich comprennent les inhalai iona, le humage, Vhydrolhérapie, le massage, le lait et Yair comprimé (voir plus loin). Neuhomm passe condamnation sur le petit lait, auquel il préfère, suivant les cas, le lait ou les eaux minérales purgatives.

Indications. Heustrich est une eau destinée, en résumé, aux catarrhes des voies respiraloi)-es et aux aff ections catarrhales des organes digestifs. 1» Rhinite chronique, ozène, catarrhe chronique des fosses nasales, du pharynx et du larynx. Dans la pharyngite, Heustrich est favorable dans les formes hypertrophiques avec aspect vernissé de la muqueuse, telles qu’on les voit souvent à la suite de l’abus du tabac, des spiritueux. Emphysème et bronchite. La bronchite chronique de tout genre trouve amélioration, sinon guérison, à Heustrich, même dans les cas de bronchorrhée et de bro7ichiectasie. En revanche, ici comme ailleurs, Vaslhme nei'veuæ pur ne saurait compter, à coup sûr, sur le soulagement. 3<> Phtisie pulmonaire, cas chroniques sans fièvre hectique. Toute forme fébrile est contre-indiquée. L’ingestion de l’eau ne favorise pas la production des hémoptysies. 4o üatai'rhe chronique de l’estomac, avec insuffisance mu.sculaire et gastrectasie ; dans ce dernier cas, la cure d’eau minérale est secondée par l’emploi des lavages méthodiques, au moyen de la sonde. Les affections de l’estomac sont celles qui se trouvent le mieux d’une cure à Heustrich. ô» Cardialgie, probablement 6° Diarrhée chronique, entérite, dispo-

sition à la diarrhée. 1'^ Catarrhe chronique de l’ utérus et du vagin. 8« Cystite cho^onique, quand il y a des sédiments d’acide urique ou oxalique ou des sels calcaires; en revanche, l’eau de Heustrich ne produit pas d’amélioration quand l’iirine subit dans la vessie la fermentation alcaline et contient du triple phosphate, etc.

CoNTRE-iNDic.ATiONS. Ce sout Celles de tous les bains, cachexies, iiériodes ultimes des maladies, etc. En revanche, les malades atteints éf affections organiques du coeur se trouvent bien de Heustrich, s’ils lui demandent la guérison de la gastiite chronique ou de labronchite hypostatique dont ils peuvent souffrir, à la suite d’une compensation insuffisante ; il faut cependant que ces épiphénomènes ne soient pas trop graves.^

Indications spéciales aux bains d’aik comprimé. Bien qu’il ne s’agisse pas là d’une ressource naturelle de Heustrich, il me semble utile de résumer ici les indications de ces bains. On les prend dans une cabine étanche, où l’air, toujours renouvelé, est amené à une jiression de »/? à V? plus élevée que celle de l’atmosphère. Ces bains, «l’une durée «le V4 ù 1 V2 sont utiles dans les cas suivants : D Emphysème avec bronchite. Contre-indications : les cas «le ce genre compliqués <l’œ«léme pro-

luit \y\y (les stases veineuses d'origine (îardia(]ue, t lsLw bronchique-, in.lication empirique, uiip -^0 Rronchite hupostalique, telle qu on blie. surtout; excellents résultats, telles

sonrïèrprhicTpales indications que NeuJwmm l'econnait au 1 • ri On oeut V ajouter Xuneniie. Oes (ijfec

'itoHsmrdiaqùes constituent le plus souvent une contre-imli-

.ieS^Ù'àin, .le II, ll»«. (.■«...■«II..-»., Mcuslricl.

ii/viwti-ipii 1111 Tttüiiit Cil 5 11- le sommet du Xieseti, 23G6 ni. Simple hOte? où l’on piiuiTiiit ^éjouimei- ^ ‘su;‘‘'la''roi!tf de^

h ydiythêrapiqiw. d’Heustricli, possi^de une source sulfureuse

''°Riïdl!rwau''''l3i4''ui. Eau uUtnlée mlàqae. Simple étn.

bllssement Je’ bains sur te versant oriental .le la vallée <1. •(-<(«(-

baileii oniso ilétaclie à Frutigen Je la vallée üe la Ivaii^dei wutit/t, /.I 1-, rip iniivehe demus r ru-

rétaDiissemeiiL. rme u une icuLaïu.

d'un déptit blanchâtre les objets sur lesquels elle passe A la source même, ce dépôt s’allonge en

n’est autre chose que la beggialoa nivea, algue qui habite aussi les eaux d’.Alvaneu, d’Yveixlon, Le l^'ese etc Ahrens). Analyse de l’eau, par il/wZZer, pour 1 litie chloiiue de sodium 7 mgr., sulfates de soude et de potasse 41), de chaux lU7d, carbonates de chaux 57, de magnésie 32, alumine, tpces. En outre, 20.5 cent, cubes d’azote, 0.9 d oxygéné, 16 d acide carbonique, et des traces d’hydrogène »|hfure. Lest donc une ean g\niseuse qui se rapproche de celle de Loueche (dont nou. ne sommes séparés ici que par 15 km. en ligne droite), et secarte par sa pauvreté en hydrogène siilturé des sources des massifs du Stockhorn et du Niesen. Rhumatismes, maladies de la peau, maladies articulaires et osseuses.

ulelhoden 13.Ï6 m. (T.), au fond de la valliic du même nom, à t li. de marelle de Frutigen (nouvelle route). Séjour d'élé.

les (icpiiu^rcs pentes sud-est du Gsur, Îiîiutc iiioiitcigiic dt i<ï ( lianic du

Niesen. Nomlireuscs excursions dans les environs.

Ilonderbach, 878 m. Séjour <Vélé, à 5 km. de Frutigen, dans la.yallee supérieure de la Kander. A t/2 li. de ce liaiiieau se trouve le etdelire tac oteu (Hlauer See), lac minuscule, mais d’un bleu exti'aordinaii'e, entoure d une nature grandiose. Séjour agréable et frais. ■ . „

I,a route s’élfive en zig-zags le Ion» d’une birte iiente, puis yrr've dans un vallon élevé et relativement plat, a l’entrtie dmiuel se trouve BiMooa, .1 2km. au nord de Kanderstcg, 1 180 m., établissement de liainspui utilise une source froiile (8.7») ferruyiiuiuse, calcaire el mviwisieune. lihunviusmes, aueclioiis de la peau. En boisson, contre la débililé, la cbloro-aneuue. , . „ Katulersleij, 1170 m. (T.). .S’cjVjitr d’élé. Village situe dans une plaine,, l’entrée de la sauvage et pittoresciue vallée (l’iiFlscliiiu'ii, i(ui si* dirige a l est et SC termine au lac de ce nom. Kanderstcg est a 3 li. de r rutigen ; c’est la tête du sentier de la tîemmi (."> Ii. jiisipra Loueclie-lcs-Itains, ion ce nom).

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