OBERLAND
(T.) Stalion cihnalëi-Ujue.
ItcM-nc, chciiiiii rlo fer jus(|u’;i Tliouiie ; liai
siii- le iae rie Tlioune jusqu’.'i Dærliupn : de iïi, eliemiii if lakcii. Total, â li. 1, 2 depuis licriie. Ile Liicenic, ou par en îi h. 1/2 par le cliemiii de fer du Hrilnig et le lac de 11
INTERLAKEN, .lljy
iTiNKitAiKB. — De llerne. cneniiii de fer msdM’à Tiinnnc ; Paleau a vajicur
de fer jusqu’à Interirvlenl à Interlakcii
kurlmws (Casino) avec salles de conversation, de Pillard, de lecture de jeux, etc. Parc ; musique 3 lois [lar jour. Distractions et ressources de tout genre. Hanis. Ciilles protestant, anglais, français; culU- adUoliuw.
Interlaken, rendez-vous international des touriste.s et du high-life, a une position unique sur la plaine du Bœdeli, au milieu de vertes campagnes plantées de noyers et d':irbres fruitiers, entre deux lacs ayant chacun leurs' beautés et leur cachet spéciaux. Au nord, au sud, de hautes montagnes l>oisées; au loin, une vue superbe sur les glaciers de l’Oberland, dont la Jungfriiu forme le jilus beau joyau. Interlaken, se trouvant à l’issue des vallées de l’Oberland qui viennent déboucher dans la vallée de la Liitschine, et en même temps sur la voie du grand transit qui a lieu de Thoune à Lucerne, par le col du Brünig, est devenu, grâce aux facilités de communication de notre siècle, une station extrêmement fré(juentée; c’est par milliers que les touristes y afüuent chaque saison. Et c’est justice, car on peut difficilement trouver une plus belle situation que celle de ce village et admirer (juelque chose «le plus majestueux que les Alpes, depuis le Hcehexveg, par une belle soirée d’été. Ce n’est guère que depuis le premier quart du XIX'* siècle qu’lu terlaken a commencé à être recherché par les étrangers; depuis une trentaine d’années, il a pris un développement rapide; on a créé de nombreux hôtels, les uns splendides, sortes de palais, les autres plus simples; en été. ils jieuvent à jjeine suffire à contenir tous leurs hôtes.
Interlaken est placé dans une plaine fonnée dans le cours des siècles par les dépôts de la Liitschine au sud et du Lombach au nord, deux torrents dont le premier surtout a de l’importance ; il a été dérivé artificiellement dans le lac de Hrienz. Ce lac se trouve au nord-est d’intcrlaken, celui de Thoune franchement à l’ouest. Au nord se dressent les montagnes du Harder et du Bealenberg, dont la hauteur varie de 1.3f)0 a 1900 m. et qui protègent la ville contre les vents du nord et du nord-ouest. Au sud-est, la chaîne du Fauthorn, au sud-ouest, celle de V Abendberçj , séparées par l’ouverture de la vallée de la Liitschine, arrêtent les vents provenant de ces directions. Les deux lacs voisins ont une influence favorable sur la temjiérature. leur eau restant fraîche en été (9 à 12° jjour celle du lac de Brienz, 11 à 14o pour celle du lac de Thoune); ils sont reliés par le courant vif et rafraîchissant de l’Aare. Comme l'indique le tableau ci-des.sous. l’humidité relative de l’air est modérée, plutôt faible; le sol. formé d’alluvions non argileuses, ne retient pas Ifiiumidité. Enfin les montagnes des environs sont boi.sées, ce qui contribue à empêcher leur échauirement excessif. Tous ces éléments réunis donnent :'i Interlaken un climat très doux.
d’une façon générale, mais chaud en été. Voici, pour les 4 mois d’été, les éléments du climat, d’après les observations météorologiques faites de 1870 à 1881, puis malheureusement d'une laçon intermittente en 1883 et 1885; tous les chiffres sont des
moyennes :
.Mois
Tempér.'Uurc moyenne
Moyenne ries
Hum.
rel.
iiioy.
Pluie
7 h. 1 II.
mois
millim.
mu.xim.
Juillet ....
AoiH
Septembre . .
On voit que la chute d’eau est assez importante; pour l’année, elle est de 1588 millim. {Delachauæ), et se répartit inégalement, la plus grande partie tombant d’avril en novembre, et une petite partie seulement de décembre en mars. (D’après Meyer-Ahrens, la chute d’eau ne serait que de 1100 millim.) La température moyenne est 8.7« pour l’année entière. La seconde moitié du printemps offre à Interlaken une douceur agréable et compte souvent plus de jours clairs que le commencement de rété. L'automne est beau, à part les premiers jours de septembre, qui sont souvent pluvieux ; la douceur de la température se prolonge longtemps. Les vents dominants sont ceux du sud-ouest et du sud-est (le fœhn); celui du nordest est rare. Tl faut y ajouter les courants aériens réguliers qui se forment entre la montagne et la plaine, suivant des lois connues. En résumé, Interlaken a un climat doux et sédatif.
Interlaken se compose de plusieurs parties distinctes : Inler- /rt/f en proprement dit, avec son faubourg Anrwü/iie; Unlerseen de l’autre côté de l’Aare, Malien, au sud, etc. Au centre d’Interlaken se trouve le Hœhewey, magnifique chaussée bordée au nord d’hôtel-s somptueux, au sud, de noyers séculaires, bien plus beaux encore que ces édifices. Une verte prairie, au sud de ces noyers, assure pour toujours la vue des montagnes et des glaciers de la .Jungfrau. C’est là ([iie se promène en été une foule brillante et cosmopolite, qui trouve dans le Kurliaus un rendez-vous agréable.
Interlaken est destiné à tous ceux qui ont besoin d’être fortifiés sans être excités, mais qui ne craignent pas le mouvement et le bruit de la foule. Dans le cas contraire, les malades pourront, avec avantage, s’y rendre de bonne heure, avant la grande saison, ou y rester pendant l’automne. Le printemps est magnifique à Interlaken ; les arbres fruitiers, les cerisiers en Heur donnent aux campagnes du Bœdeli l’aspect d'un jardin ; l'automne a un climat agréable, la nature revêt des cliarmes plus sérieux, mais non moins beaux. Les hvpocondres, les mélancoliques trouveront à Interlaken des distractions nombreuses.
Bro7ichiles, élats d’irrilaiion du larynx et de la imu|ueiise des voies respiratoii’es, phtisie à farine érélhiqve.
Névrosea, a/f’eclions neroeanax. Enfants cluilifs. Persunnes tujées craignant, l’altitude et ses variations de teinpf'u'ature. — Cures de lait, de petit lait. Bains et douches de tout geiir*-. Bains dans l’Aare. En automne, cures de raisins.
Bibliograi’hie. — Dc.lnchaux, Iiitcrlakoii, 1880.
Abmdbeni, 1139 iii. ( T(*léi)li.L .s'cjo«r (Vêlé. Pension situi'O sur un r-troil iilatcau sur lc liane sud-est lie la montagne de ce nom, au sud-oue-d d’Interlaken {“> li. d pied ou à cheval). .\ir aliiestre. L'iU, pHU lait; proxiinite des forets. . . , .
SAINT-BEATENBERG, 1148 m.(T.) Station climat eriq a e d ete et d’hiver.
Itinéraire. — Station de TIi.ouhp; de là, hatcau à vapeui' justju a llmlenbuchl, puis cbemôi de fer funiculaire jusqu’à St-Bealenlierg (l.“) mm., i fr. 30). D’intcrlaken, même itinéraire, ou liien en voiture (3 li.).
A peu de distance d’Interlaken, et sur la rive droite du lac de Thoune, se trouve l’embouchure d’un torrent sauvage, le Sundhach, qui descend des montagnes avec une ponte considérable, à peu près dans la direction du sud au nord. Suite versant occidental de la vallée qu’il a creusée protondement se trouve St-Beatenberg. La route d’Interlaken s’élève en zig-zags à l’ouest de cette ville, s entouce dans la vallée du Sundbach, puis, une fois le ruisse-au passé, retourne au sud en se développant à peu près horizontalement sur le liane occidental de la vallée. Ainsi se trouve constituée la plus belle des promenades, un belvédère planant au-dessus du Bœdeli et du lac de Thoune, ayant comme perspective lointaine les géants des Alpes. C’est à l’extrémité sud de cette route, au ])Oiut ou la montagne s’avance comme un cap dans le lac (die Anse, le nez), que l’on a placé la station supérieure du chemin de ter funiculaire, à l’altitude de 1123 m., soit 53/ m. au-dessus du lac. Le cap mentionné ci-dessus est le commencement «le la montagne du Beatenberg ; elle s’élève jusqu au-dessus du village de 8t-Beatenberg et se maintient pendant quelques kilométrés à une hauteur d’environ 2000 m. Sur ses lianes, diriges du côté du sud-ouest et de l’ouest, s’étend, sur une longueur de 2 à 3 km, le village de St-Beatenberg, avec 1 église en sou milieu, au bord de la route. Le village est biUi eu partie sur une terrasse naturelle, en partie sur la pente. La vallée es fermée du côté du nord par une arête d une altitude de IbW à 1800 m. En somme, cette station est protégée du «-nte du nord-ouest par une paroi qui la dépasse de 1*00 m. ; I dutie liane de la vallée la protège contre les vents d est. Des toréts d’érables, de bouleaux, chênes, pins et sapins, se trouvent t,ani au-dessus qu' au-dessous du village. Le cliinat^ très doux^ de St-Beatenberg permet aux pommes et aux poires «le murir dans les années favorables. De nombreuses promenades, dont nlu sieurs créées par les soins d’une société d embelhsseinent, s’oürent «le tous côtés, les unes à plat (la graii.le vouie), les autres en pente plus ou moins rapide. St-Beatenberg était une région absolument inconnue, accessible seulement par des sentiers (dont l’un part de Merligen. v. ce nom), ius«.ni au niomei t où la route fut faite (1S51 à 1805). 'Pel était 1 isolement «le « ...
vallon ppnlii <iu6 beaucoup d hal^itants n avaient jamais vu un cdieval avant la construction du chemin. Dès son achèvement, les pensions d’étrangers se nmltiplièrent ; le Kurhaus lut bâti en 1875, une église anglaise fut édiliée. en 188(3; enfin le chemin de fer est venu mettre St-Beatenlierg au nombre des stations lie montagne les plus facilement accessibles.
St^Beaténberg a été une des premières stations météorologicjues suisses, et ses moyennes reposent sur un nuart de siècle d’observations. Son climat est doux, égal, il n’a pas la moindre ressemblance avec les climats à variations importantes (en été) que l’on trouve dans la haute montagne, et il possède aussi une égalité remarquable dans le degré d humidité de l’air (Frælich). Il faut bien se souvenir que St-Beatenberg a une altitude inférieure à 1200 m., aussi me semble-t-il peu rationnel de le comparer avec les stations d'altitude proprement dites, en voulant démontrer qu’il en a les avantages et non les inconvénients. St-Beatenberg doit l'ester ce qu il est, une station sous-alpine très heureusement située, avec un climat favorable sous plusieurs rapports, et utilisable même pendant l’hiver.
Un fait intéressant, au point de vue théorique, c’est que St-Beatenberg, avec une moyenne annuelle de (3.43o, a un climat plus chaud de 0.65, que ne le voudrait le calcul appliqué à son altitude et à sa latitude ; c’est en hiver que cet écart est le plus considérable, 1.49“ (jDrintemps 0.55, été 0.21, automne 0.58). Voici le tableau de la température de St-Beatenberg; les moyennes des mo-is, des maxima et minima sont celles de 25 années, 1864 à 1888.
et
Février
Mai-s
.\vril
Mai
•lui II
.lui Uct
.\Ollt
"ic
Dércin.
Mois .
Miniin.
Maxim.
L’égalité du climat i
le St-
deatenberg se fait voir aussi dans
l’étendue totale de l’excui’sion thermométrique annuelle, 41.9», ce qui est un chitfre favorable pour cette altitude (la moyenne de la Suisse = 43.8). Les six mois d’hiver ont pour movenne 0.950.
de l’air est égale, pour les mois de sej)ternbre à mai, à 5.3 gr. de vapeur d’eau au mètre cube. (Davos 3.8, Interlaken 5.6, Montreux 6.9, Lugano 6.5, Menton 8.5, Gersau 6.7, Meran 6.1, Nice 7.2, San Remo 8.2 (Pèlera). Humidité relative moyenne j)our toute l’année :
■ II. I II. il I). Moy.
Voici les moyennes des dilférents mois ; janvier 86, février
74, mars 82. avril 78, mai Ih, juin 7!>, juillft 80, août 8'i, soptt'inbre 75), octobre 82, novembre 8-i, (léceniln’e 8:-l. J.a dilKrence entre riiumidité du jour et celle de la nuit (soir ou matin 7 h.) est pour ces mêmes mois en moyenne 8.0, c’est-â-din* très failjle. La pluie el la neige font un total de lôOO millim. d’eau ])ar an. Le brouillard est assez fréquent, 92 jours par an (d<‘ 1881 à 1884). Les vents dominunls sont ceux du nord-ouest (très fréijuents; vu la topograi^hie des montagnes, il s’agit là proltablement d’un remous du vent du nord-est), dn sud, du sud-est et du sud-ouest; ceux du nord, nord-est et est sont à peu prés inconnus. Quoi qu’il en soit, l’air est agité en hiver à St-Beatenberg; d'après Schmid, on compte en cette saison 1 calme sur 40 ob.servations. Comme nous l’avons vu. cette région est en plein dans la zone du fœhn, qui cependant s’adoucit souvent au point d’être faible à Brienz et presque nul à Interlaken; on le sent aussi à St-Beatenberg. La nébulosüé est moyenne, 5; en hiver, janvier a le plus grand nombre de jours clairs, février le moins grand. De 1877 à 1881, pour les six mois d’hiver, on a compté en moyenne 47 jours absolument clairs etG9 couverts. Dans les jours clairs de l’hiver, le soleil brille avec la force (|u'on lui connaît à la montagne, la chaleur est intense.
Si nous jetons un coup d’œil d’ensemble sur St-Beatenberg, nous dirons que cette station, d’un accès facile, d’une altitude moyenne, a un climat doux, un air tonique sans être rude, et olîre aux faibles et aux valétudinaires l’avantage d’une longue promenade à peu près horizontale. Le printemps y est précoce< la neige fond rapidement sur les pentes bien exposées au soleil. <( En hiver, m’écrit le \y Millier, St-Beatenberg pourra être utilisé de la même manière qu’en été, c’est-à-dire en qualité de station de i-epos et de convalescence. » St-Beatenbei'g pourra devenir sans doute plus tard, grâce à son funiculaire, une station de phtisiques semblable à celle de Gœrbersdorf et de Falkenstein, une fois qu’il possédera les installations nécessaires. Pour le moment, ses indications sont les suivantes ; Affections catarrhales de la muqueuse des voies i-espiraloires, débuts de la phtisie, disposition à la tuberculose ; convalescences, snvtout celle des affections pleurétiques et pulmonaires. Le séjour d’hiver aura des effets plus toniques et conviendra aux jeunes gens de familles tuberculeuses, scrofuleux, aném iques,&i aussi aux malades atteints éi a,ffections nerveuses. Les alt'ections du larynx se trouvent fort bien de l’air doux et moyennement humide de cette station. Les cardiaques pourront y cherclier 1 air de la montagne, sans avoir à redouter une trop forte altitude. St-Beatenberg peut servir de station intermédiaire entre la plaine et les altitudes. Enfin, il sera précieux pour tous les fatigués du corps ou de l’esprit nui cherchent à se reposer sans s’écarter des grandes voies de ta circulation, car on s’y reml actuellement rapideimuit et fi peu de ti’ais. Bains, douches, tare
*^^inBuô(iUArniE.— lO-œtich. llœlu'iirumrf .st-li. 1S76. lutim’rmiilh, St-lî. ISS9. Schmifl, Corr. Hl. f. Sriiw. Aer/.te IR.sk, i.'i.
Uœniaen 5(U) ni. (T.), il i km. à l’cst d’intcrlakcn ; (léliarcadnrc des batcau.x A vancur et tète de ligne du chemin de fer Bœnigen-Dierligen par Interlakçn. Villa<'e au bord du lac de lîrienz ; climat d’interlaken. Séjour dete plus simple iiuo ce dernier endroit; moins de bruit et de foule.
Isellwald A 7 km. à l’est de Hmnigen, au bord du lac de Urienz et sur sa rive sud est iilacé sur une presqu’île (débarcadère des batcau.x è vapeur, 20 min. depuis Bmnigen). Caché dans la verdure, dans une situation pittoresque ayant la vue du lac de Brienz, le village est adossé aux pentes de la montagne. Charmantes prqinenades du ePté du Giessbach ou de Bœnigcn (route carrossable). Séjour d’élé.
GIESSBACH, 660 ni. (T.) Station d’ete. Etablissement hydrothérapique. Saison : mai à octobre.
iTiNÉR.uiiE. — .V 10 minutes de Brienz et à 40 min. de Bœnigen., en bateau à vapeur ; chemin de fer funiculaire entre le débarcadère et les hôtels.
(^e site, célèbre par ses cascades, est devenu une station médicale depuis la création d’un établissement hydrothérapique fort bien installé, relié à l’hôtel par un passage couvert. Douze salles contiennent des bains, douches de tout genre, générales et spéciales, piscines, bains électricjues, etc. Electrothèrapie. Application locale de l’eau sous la forme de maillots, compresses, etc. Gymnasticiue médicale, massage. Traitement des ali’ections circulatoires par la méthode d'Oertel. Le Giessbach n’a pas une forte altitude, mais il est heureusement placé dans les sapins, exposé au nord et rafraîchi par les chutes d’eau qui donnent à l’air une certaine humidité. Il conviendra donc dans
la période chaude de Tété. Il plaira aux malades qui ne craignent pas le mouvement incessant qu’amène dans cette région le Üot des touristes. On trouve dans les bois voisins un air balsamique et . absolument sans ijoussiéres; nombreuses promenades.
Axalp, 1524 m. (T. au Giessbach). Station d’altitude. Saison ; lü juin à fin septembre.
Hôtel-pension à 2 Va au-dessus du Giessbach (à pied ou à cheval), placé sur des pâturages en pente, sur un chaînon du Kaulhorn dirigé vers le nord-est. Belle situation, vue splendide : proximité des forêts. Convalescence, anémie-, débilité, affections 'pulmonaires.
Brienz, .566 m. (T.), à l'extrémité orientale du lac du même nom (bateau à vapeur depuis Bœnigen, 55 min.; cliemin de fer depuis Lucerne par le Brünig en 3 h. .35 m.). Brienz a une position inverse de celle du Giessbach, étant tourné au midi, adossé en espalier contre des pentes fortement ensoleillées et déboisées. Climat doux et tempéré, les pentes û.\xRolhhorn, qui se dressent au nord de Brienz, interceptant les vents du nord et du nordest et le lac agissant aussi comme régulateur tliermique. Moyenne de la température pour les mois d’été : mai 14.1, Juin 15.7, juillet 18.1, août 16.4, septembre 14.7. L’eau du lac s eléve à 15 ou 2üo; les bains dans cette eau froide ont une action fortifiante. Ces bains agissent, dit Kœrber, très efficacement contre les affections rhumatismales subaiguës et chroniques des muscles et des articulations. Brienz est un séjour à conseiller, au début de l’été et en automne, aux personnes irnj)ressionnables au.\ variaUons atmosplié.riques, aux conva-
lescents, notamment après des maladies des voies respiratoires , aux chlorotiques, aux anémiques, aux rhumatisants.
Au sud d’Interlaken s’ouvre la vallée de la Lütschine, torrent formé par la réunion de deux affluents, l’un, à l’est, la Lütschine noire, l’autre, à l’ouest, la Lütschine blanche. Dans la vallée qu’arrose cette dernière se trouve Laulerl)vxcTiyt&yt •
Lauterbrunnen, 797 ni. (T.) Village à 13 km. d’Interlaken (chemin de fer, 45 min.). Endroit bien connu, à cause de la proximité de la cascade du Slaubbach, enfermé entre de hautes parois de rochers et très chaud pendant le jour en été. Cependant, la vallée ayant à peine 1 km. de large, les rayon.s du somil ne touchent guère le village avant 7 h. en été (midi en hiver).
MURREN, 1050 m. (T.) Station d'altitude, à 27» h. de Lauterbrunnen, à pied ou à cheval.
Mürren est situé sur une terrasse au-dessus de la paroi, haute de 300 à 500 m., qui se trouve à l’occident de Lauterbrunnen. C’est un petit village de chalets, protégé contre les vents du nord-ouest et de l’ouest. Vue magnifique sur les principaux sommets et glaciers de l’Oberland, dominés par la .Jungfrau et le Silberhorn. C’est un des panoramas les plus renommés de cette région. Air pur et excitant. Bonnes eaux potables. Cure de lait. Mürren sera conseillé comme station très tonique aux fatigiæs, aux surmenés de tout genre. On y trouve en été un grand nombre d’étrangers. d’Anglais surtout. Sans doute, Müiren prendra une très grande importance une fois qu il sera relié à Lauterbrunnen par le chemin de fer de montagne actuellement en construction. Nombreuses excursions.
Gimmelwald, 1.386 m., liôtcl-pensioii situé à 35 min. au suii de MUrreii
ml'in.. sur le llaiic oriental de la vallée de Lauterbrunnen est olacé sur une terrasse demi-circulaire surmontée a lest par la cbame L Mœnnlichen (2345 m.) Comme à Mürren, c’est la «ssf e
montagne au-dessus des pentes escarpees de la ^ allee, du côte de 1 est. Réunion de nombreux cbàlets et d’iiôtels. Belle vue. Séjour d etc.
A 2 h. 1/2 à pied à l’est de Wengen, sur l’arôte du .Xhennhchen se tioine l’hôtel du GHudelwnld-Riqi (2191 m.). On peut y séjourner ; situation splendide On V arrive en 3 h. 1/2 depuis Crindelwald.
Wenqer nalp ihùte] .lungfrau), 1885 m., à 3 'i- l^a^terbim Grindeiwald. Station d’altitude, air excitant magnilique \ ue sur la .lunglrau. Convient plutôt à des touristes qu’à des malades. ^
GRINDELWALD, 1057 m. (T.) Station climatérique d’ele et
(X*flXVBV .
iTiNÉiuniii. — Chemin de fer depuis Interlaken, en 1 h. 1/4.
Tandis que la Lütschine blanche se dirige^ presque du noicl au sud, la Lütschine noire, son affinent du côté de lest, a une direction absolument différente, de l’ouest à 1 est. La vallée dans laquelle elle coule offre donc un versant, celui du nord, favorablement exposé aux rayons du soleil, et en à l’abri des vents froids du nord-est. Toute cette région est balayée par le fœhn, au printemps et en autoiune; il souffle ici fiyec une telle intensité et une telle chaleur, qu il tait souvent dis-
paraître, en une nuit, une épaisse couche de neiye. Tous ces éléments réunis font comprendre que Grindelwald, bien qu au pied de fdaeiers énormes, ait un climat doux, souvent plus cliaud, en hiver, que celui de Berne. De Zweilütsclunen, point de la bifurcation, à son extrémité supérieure, la vallée a 13 km. de lon'^ueur: sa largeur varie entre 1 et 2 km. Au nord, les pentes de'ses montagnes appartiennent au grand massif du Faulhorn; à l’est, la vallée est bornée par les Wetterliœrner {3708 ’m.), au sud par les massifs des Schreckhœrner (4080 m.), et de l’Eiger (3975 m.). Deux grands glaciers descendent de ces colosses dans la vallée (leur extrémité inférieure arrive à une altitude très basse, 1100 m. environ). Grindelwald est un village étendu sur une grande surface; son centre est un hameau appelé Gydisdorf, autour de l’église. C’est laque sont groupés les principaux hôtels, dans une belle position, en plein midi, en face (lu glacier inférieur de Grindelwald. Les flancs du Faulhorn fonl en cet endroit une sorte de protubérance arrondie, bien exposée au soleil. Il faut se rappeler que si Grindelwald est entouré de fort hautes montagnes, son altitude est très faible, dépassant à peine 1000 m. On comprend donc qu’il ait un climat doux, si le soleil y a suffisamment accès. Depuis quelque 15 ans, Grindelwald, jusqu’alors station de touristes exclusivement, est devenu, sur les conseils de i?nnd2m, une station d’hiver.
Le climat est assez doux pour permettre encore la culture du sol ; on voit quelques noyers, beaucoup de cerisiers. Les brouillards sont rares. Les vents sont très affaiblis, du moins ceux du nord et du nord-est; on sent cependant parfois un vent froid descendre du côté de l’est, par la grande Scheidegg ; en revanche, le vent du sud, le hnhn, souffle avec violence, surtout au printemps et en automne. 11 se forme en été des courants d’air ascendants et descendants entre la vallée et les glaciers, qui rafraîchissent et renouvellent l’air. En hiver, ces courants diminuent d’intensité, et l’air est [dus calme qu’en été. Voici les températures moyennes, calculées d’après 3 années d’observation {Gerioer) : année 7.26,
I janvier — U. 9, février 0.6, mars4.8, avril 11.7, mai 14.7, jninl6.4,
juillet 19.6, août 17.2, septembre 12.7, octobre 9.2, novembre 2.8, décembre — 1.1. On remarquera combien les moyennes d’hiver sont élevées, surtout pour un lieu auquel sa situation entre de frés hautes montagnes vaut une courte insolation journalière en cette saison. Les minima ne sont pas très importants: — 12» est chose rare, —17 à 18°, exceptionnelle. En revanche, les niQis d’été sont chauds, parfois très chauds ; on a noté jusqu’à 31°. Les nuits sont cependant fnilches. Le voisinage des grands glaciers est la cause d’une certaine variabilité dans la tempérafure, des courants froids descendant facilement de leur surface dans la vallée. Au point de vue du séjour d’hiver, le côté fail)le de (Irindelwald semble être l’insoiation. En effet, si le soleil luit en été par-dessus les montagnes, en hiver elles intercei)teiif longtemps .ses rayons, ( lydisdorf n’a que deux
heures de soleil (de 10 à 12 li.) i)endaiit M jours conséciitils, et encore, pendant ce court moment, le soleil disparaît deux Ibis derrière les Viescherhœrner
Indications. Leberl. recommande Grindelwald pour certains cas d’affections des organes respiratoires ; il lui reconnaît un climat favorable en hiver et en automne, et conseille d’y faire la cure de lait au printemps et en été. 11 avait constaté l’influence favorable de Grindelwald sur les malades atteints d'asthme. Il prescrit le séjour de Grindelwald dans les cas suivants ; Bronchite chronique avec tendance aux rechutes aiguës, surtout si elle est greûée sur un tempérament scrofuleux-, bronchorrhée, bronchiectasie, emphysème au début; disposition à la phtisie pulmonaire, premzèrespeWodç.s de cette affection ; périodes plus avancées sans üévre; pleurésie chronique, résidus pleurétiques. Enfin, Grindelwald appelle les névropathes et les neurasthéniques, les dyspeptiques sans lésion organique de l’estomac, les convalescents.
Bibliographie. — (ierivev, in .ieby, hellenberg et Gerioer, (las Hoclitlial von
L’hôtel (iu Faulhorn, “2683 m.. 4 h. 3/4 de (îrinrlelwald, peut (Hre utilise
pour un séjour de très haute altitude. ....
Alpiglen, 1611 in., à 1 h. 1/4 de Grindelwald. Belle vue; cure de lait, petit Iclit
À Brienz s’ouvre du c(ité de l’est la vallée supérieure de l’Aare, ou Haslethal, divisée par le Kirchet, sorte de barrière montagneuse transversale qui s’élève au delà de Meiringen, en Hasle inférieur et Hasle supérieur. Le premier est plat, marécageux, la chaleur y est forte en été; le seciind a tous les caractères d’une haute vallée alpestre. Le chemin de fer de Brienz à Lucerne, par le Brünig, s’avance dans la vallée vers l’est jusqu’à Meiringen, puis retourne vers l’ouest en e.scaladant les pentes du Brünig.
Meiringen, 600 m. (T.) Sejowr d’été.
Itinéraire. — Station du chemin de fer de Brienz à Lucerne, a 20 mm. dé la première et 3 li. de la seconde de ces localités.
Meiringen est un grand village qui a été a peu près complément détruit par un incendie, en 1878. A l’abri des vents du nord et de l’est, accessible seulement aux vents du sud-ouest et naturellement aussi au fœhn, Meiringen a un climat (toux, chaud en été. Ses environs présentent de charmants buts de promenades, -soit en plaine, soit en montagne, sans compter les excursions plus lointaines. Les chutes du Reiche?ibach (3/4 h.) attirent beaucoup de touristes. Meiringen est un hgj’eable lieu de repos pour les fatigués et les malades. L hôtel Heichenbacli, au pied des chutes, possède une source minérale indifférente à 21o, employée depuis fort longtemps pour les
^ Dans les environs de Meiringen nous trouvons i cu.x ■ ^
IhMrg, au nord-ouest de (iette oca itc, s.avoir \'hoM « de Meiringen), et le village de Itohfluh (1049 m.), .1 3/4 li. plus loin eiicon
(luc le pivcédcnt.
IlSLlï^ '“SS
“2 h. 1/2 de .Meiringen (chemin à mulets).