STATIONS DU RIGI
Le Kigi, la j)lus connue des sommités suisses, a une position unique : sur une base qui ligure à jjeu près un rectangle dont les grands côtés courent du sud-est au nord-ouest, et les petits, du sud-ouest au nord-est, il s’élève en pyramide irrégulière, dont le sommet, à 1800 m. d’altitude, est plus rapproché de l’angle nord-ouest du rectangle que des autres angles. Ce sommet n’est, en projection horizontale, qu’à 2 km. du lac de Zoug, ft à 4.0 de celui des Quatre-Cantons, avec une différence de niveau de prés de liOO m. Ce dernier lac baigne la montagne de trois côtés ; sur sa face septentrionale, le Rigi est limité parle lac de Zoug et celui de Lowerz, séparés par la plaine de (roldau. Isolé et accessible à tous les courants atmosphériques et à tous les rayons de soleil, le Rigi a un climat tout spécial ; aussi l’a-t-on choisi depuis longtemps comme station météorologique de premier ordre. Il se trouve en plein dans la zone du fœhn. Sur ses lianes se sont créées de nombreuses stations de touristes. La plus ancienne, qui est aussi une station cliniatériqiie, est celle du Rigi-Klœsterli. I.’impulsion énorme qu’a reçue le mouveinent des voyageurs, dans les trente dernières années, l’établissement de 2 railways allant jusqu’au Kuhn, ont fait du Rigi une vraie place publique du monde entier. Poutetois le Klœsterli, le Kaltbad, la Rigi-Scheideck, sont aussi utilisés comme stations de malades. Le Rigi n’est pas sec et aride, c’est une montagne couverte de fertiles pâturages ; il a des toi-êts, des eaux en abondance et nourrit un graml nombre de troupeaux.
~ accessible à pied ou ;i clicval |iar de nombreux
.,î.?.. sommet en 3 ;i 5 li. Celui (jui était autrefois le
Iligi-Sclieideck (6 km.), 25 miii.
(canton de l.uceriie), H54 m., pension à 1/4 b ,Tii-desson«s d.» la station de Romiiifehe.nlhor (a 35 min. de Vitznau) sur le sentier de We^’els au kulm. Sejour agréable, plus tramiuille (pie les autres sb- t finr
RIGI-KALTBAD (canton de Lucerne), 1441
,• «o»\‘ï‘encement de juin à mi-septembre: iriNKHAiits. — (.licmm de fer depuis Vilz‘“'“ > i < ...
puis We^'gis [lar un chemin à inulêts.
Le Kiiltba<l est situé sur le
zima (.50 min) liane .sud
m. (T.) S/alio7i i-sep
à pied, 2 b. 1/2 dedii Rigi, à (|U(dques
pas (le lii station du chemin de fci-. Il :i une position protét^ch; du côté du nord, du nord-est et de l’est par l'arète rocheuse (|ui sed(!-taclie à l’est du l^ulhaloch ])Our ga^(ner la liif/ixchei- (lecJi, eu formant le faîte de la montagne, qui di^passe le Kultbad de 200 m. eindron; à l’ouest, le chaînon du Kfrnzeli le protège contre les vents. A l’ouest aussi s’étend une forêt de sapins avec nombre do sentiers et de recoins ondu-eux. C’est là que se trouve une petite chapelle fort ancienne, à c<jté de laquelle jaillit une source froide, 5o, qui a donné son nom au Kaltbad. L’eau est faiblement minéralisée, contenant, sur lOOO parties, carbonates de chaux 0.26, de fer 0.01, chlorure de sodium 0.18, silice 0.22 ; en outre, de l’acide carbonique libre. Cette source a été utilisée de tous temps pour les bains: au XV1« siècle, on se plongeait 3 fois dans son onde glacée, à laquelle on attribuait des vertus curatives en cas de fièvre intermittente et de maladies nerveuses. Actuellement, l'eau sert à alimenter un établissement balnéaire avec bains et douches. La position du Kaltbad est très belle, la vue étendue. Ou jouit d’un panorama encore plus remarquable depuis le Ka>nzeli, dont nous avonsparlé tout à l’heure, un des points de vue favoris des touristes.
Le Kaltbad est une station de montagne ayant une situation abritée et pourtant un air excellent, toniq ue, sans être rude. On peut le conseiller aux malades qui ne craignent pas le bruit de la foule des touristes et qui tiennent à trouver tout le confort possible à la montagne. Lo?nbard parle du Kaltbad en ces termes : <( Séjour bien connu des nombreux malades qui viennent chaque année respirer un air vif et essentiellement tonique, et j)ar conséquent très bien adapté aux constitutions délabrées, aux estomacs paresseux, aux personnes atteintes de paresse musculaire, aux hypocondriaques assornbris par leurs souffrances de chaque jour et à tous ceux dont 1 hématose incomplète doit être stimulée par un air alpestre constamment renouvelé. Mais toutes les personnes qui ont des palpitations ou sont disposées aux hémorrhagies, aux congestions céphaliques et pulmonaires, devront éviter un séjour trop excitant pourelles.il en est de même (les phtisiques elont la mahnlie est déjà bien avancée. L’eau froide est un précieux adjuvant du séjour à Kaltbad. » . .
Indications. Affections du système neimeux, nearastheme, sitmuenage, agrypnie, tendance à la mélancolie; anemie , affections catarrhales des voies respiratoires ou digestives. La.it de vache, de chèvre-, petit lait. .
Rigi-Staffel (canton de Schwyz), 1594 m. (1.) Station d altitude (saison ; juin à septembre), fréquentée surtout par les touristes. Mlle se trouve à 1 h. de chemin de fer de \ itziiau. sur les pentes de l’arête qui mène au Rigi-Kuliii depuis le Kaltbad. Le séjour à Staff'el demande, comme celui du Kulm. de la force de 'résistance, car ce lieu est expiisé aux vents et aux variations souvent brusques de la température. 11 y a au
StaÜ’el un grand inouvenient de touristes, qui y refluent souvent depuis les hôtels du Kiilm, encombrés de voyageurs. Loit,
(canton fleScliwyz), 1800 in. (T.), h 1 h. 1/-2 de Vilznati ou û’Arlh en chemin de 1er. f.c sommet, à la vue incomnarahle, est envahi iiar les hôtels 11 est exposé aux vents de tous côtés et l’on fait bien de prendre des précautions en cas de mauvais temps. Le lîigi-Kulm possède une station inétéorologiiiue très importante, vu la position isolée de la montagne et le régime îles vents de la contrée. Nous empruntons a Chrisl les moyennes thermométriiiues suivantes, dans le hut de iiermettre la comparaison avec celles de l'Engadine, dont l’altitude est presipie la meme iSt-Moritz-village. 1835 m. Ponti-esina, 1803 m.) : année 2.24; janvier — 5.1, lévrier — 3.3, mars — 45 avril 0.9, mai 5.6, juin 7.3, juillet 10.4, août 9.3, septembre 8.8, octobre 2.5 novembre — 1.8, décembre — 3.3. Les températures de l’eté sont donc très basses, celles de l’iiivcr ne descendent r>as en revanche aussi bas fm’on pourrait le croire fi priori; le minimum est — 20» environ. Le Higi-Kulm n’est lias un lieu où l’on séjourne en général; il doit être considéré comme une station tonique et très e.xcitante. , ,
Rigi-First (canton de Schxvyz), 1M6 m. (T.) Séjour eVete. On s’y rend par le chemin de fer du Rigi-Kallbad à la liigi-Scheidech (à <S min. du Kaltbad). Le Rigi-First est situé sur l’arète qui, courant du nord-ouest au sud-est, relie le Rothstock (1663 m.) au Dossen (1681 m.) La vue est belle. Sur le versant nord, entre le First et le Rigi-Kloesterli, se trouve une forêt avec d’agréables sentiers. Le massif du Kulm et du Rothstock protège le Rigi-First contre les vents du nord et du nord-est.
RIGI-SCHEIDECK (canton de Schwyz), 1648 m. (T.) Station climatérique. Eau ferrugineuse. Saison ; mi-juin jusqu’en octobre.
iTixÉR.AiRE. — Station-terminus du railway venant du Uigl-Kaltbad (40 min., 1 h. 1/2 de Vitznau).
La Rigi-Scheidech (ou Scheidegg) se trouve à 1188 m. audessus du lac des Quatre-Cantons ; au-dessous d’elle s’abaisse une arête qui, après avoir formé le 'Vitznauer Stock, se termine dans le lac par le cap appelé obéré Nase. La Rigi-Scheideck est située sur un plateau, à la limite de la végétation; tout près de l’hôtel, on a fait de grandes plantations d’arbres. La vue est splendide et vaut celle que l’on a du Kulm ; on est encore mieux placé pour voir la région des Alpes d’Uri et d’Unterwald. Un avantage de cette station, c’est la possibilité de pouvoir faire une assez longue promenade sur l’arête du côté de l’ouest, sans rencontrer de pentes importantes, (.gluant au climat, Gsell-Fels donne les indications météorologiques suivantes, moyennes de 3 années ;
Température
Mois
moy.
min.
max.
Hum. rel
Juin
Juillet . . . .
Août
tO.2
.Septembre . .
On remarquera la faiblesse de l’humidité relative (un an d’observations seulement). La position de la Rigischeideck fait comprendre que les vents, spécialement le fœiin, y ont libre accès; il s’en suit qu’il se produit des changements assez brusques de la température. Des précautions sont donc néces-
saires pour séjourner dans cette station. A riO min. plus bas, du côté du sud, jaillit une muvca ferrugineuse fort abondante (on peut donner' de 60 à 80 bains par jour), dont le débit ne varie pas avec les saisons. Température, 7.2. Analyse de
pour 1 litre :
Carhonate tic iirotoxydc de fer ü.Ol 10 Carbonate de protoxyde de
manganèse O.no.'jO
Carbonate de chaux O.âo53
Carbonate de magnésie . . . 0.0087
.\cide siliciiiuc u.0060
Litliium, acide ijhosijboriquc, traces Acide créniiiue combiné a
la soude o.oi73
Total .
Acide carbonique libre .... 120 cent, cubes
C’est donc une eau légèrement ferrugineuse que l’on emploie surtout en bains {douches chaudes et froides) ; pour la boisson, on la charge artificiellement d’acide carbonique et on y ajoute un peu de bicarbonate de soude. Comme adjuvant du séjour et de l’eau minérale, on trouve du lait d’excellentes vaches (examiné au point de vue bactériologique), ai&a petit lait.
Les indications de la Rigi-Scheideck sont celles des altitudes (voir Saint-Moritz) et d’un air excellent et très excitant. Meyer- Ahrens fait remarquer que les tuberculeux ne se trouvent pas liien dans l’atmosphère sans doute trop sèche et trop agitée de la Rigi-Scheideck; l’influence du fœhn doit y être comptée aussi pour beaucoup. La tuberculose et les affections des organes thoraciques seraient donc une contre-indication.
Rigi-Klœsterli (canton de Sch\wz), 1800 m. (T.) Station climatérique. , ...... -,
Itinéraire. — Oii y parvient depuis Avth pai’ le cbemin de fer en o3 min., depuis ie Riqi-Stalfel en 16 min. A pied ou à cheval, depuis Goldau, par un
* ^ Le l^fgî-îâœsterli n’a pas les hautes altitudes des stations que nous venons d’énumérer, il n’a pas non plus leur vue magnifique, mais en revanche, il est mieux abrité, il possède un climat plus doux, plus égal, il a moins souvent les brouillards, qui couvrent la tête du Rigi, alors que le Klœsterlin en a point. C’est une station au milieu d’un immense cirque ouvert du côté de l’est seulement, et par conséquent abrité de toutes parts contre les principaux vents; la masse du Kuhn son prolongement du côté de l’est la protègent contre les vents du nord, le Rothstock et l’arête de la montagne jusqu au Dossen, contre ceux de l’ouest et du sud. Les environs sont couverts de prairies et de forêts. Il existe au Klœsterli i-ib® petite chapelle dédiée à Marie des Neiges, qui est un but de pèlerinage très fréquenté. En 1690 déjà, l’image de la Madone attirait des foules, car elle faisait, disait-on, des cures merveilleuses. Vers la fin du XVIIR siècle, il existait déjà au Klœsterli des auberges où l’on venait séjourner quelque temps. Si 1 on peut aisément citer de plus anciennes stations balnéaires dans la montagne, on peut dire que le Klœsterli est une des preniieieN Stations de montagne de la Suisse. Comme nous 1 avons vu, le Riei-Klœsterli, entouré de montagnes sans etre encaissé, ganne en douceur du climat et en c/alme de l atinosphoie ce qu i perd en vue et en brillant. 11 se trouve aussi a une très heu-
relise altitude, qui permet de le recommander aux personnes délicates, aux convalescents faibles, et en cas à'affeclions nerveuses avec épuisement, de faiblesse, A' anémie. Laifpelil lail. Au fort de la saison, le Kbesterli est envahi, comme les autres stations du Higi, par une multitude bruyante. On peut faire dans les environs un grand nombre de charmantes promenades, dans une région pittoresque, avec forêts, grottes, cascades, etc.
GERSAÜ (canton de Sch\vvz),M0 m. (T.) Station climatérique, nu bord du lac des Quatre-Cantons.
Itinéraire. — Bateau à vapeur rte Lucerne eu 1 li. 25 in., rte Fluelen eu i b. Boute carrossable depuis Bruuueu (t li.).
Gersau est le Montreux du lac des Quatre-Cantons, soit par sa position, soitpar sa température qui ont beaucoup d’analogie avec celles de la station vaudoise. Gersau est placé sur les dernières pentes méridionales du Itigi, au bord d'un petit golfe faiblement creusé. A l’ouest, les pentes raides du Vitznauer Stock s’élèvent du lac jusqu’à 1M6 m. d’altitude; à l’est, c’est la Hohfltoh, 1693 m., qui vient directement baigner dans le lac ses pentes précipitueuses. Entre les deux se trouve une vallée en forme d’entonnoir, resserrée au bord du lac et s’élargissant notablement dans sa partie supérieure. La lligi-Scheideck est placée sur le point culminant de cette vallée. Gersau est bâti sur un sol composé d’alluvions déposées peu à peu par les eaux de deux petits toiTents, qui deviennent parfois de fort dangereux voisins. Ce sol poreux sèche vite. Grâce à cette position abritée contre les vents, grâce à réchauffement des pentes par le soleil, Gersau a une végétation presque méridionale. On y voit le châtaignier; certains arbres du midi y passent l’hiver en plein air; la vigne, les arbres fruitiers prospèrent. Les vents du noixl et du nord-est n’atteignent pas Gersau; quand le temps se met à la pluie, on sent jiarfois le vent du nord-ouest, mais en général la pluie tombe sans vent. En revanche, Gersau est exposé sans défense au tœhn, au vent du sud-est; il s’y fait sentir surtout au printemps et en automne. Les montagnes situées de l’autre côté du lac agissent aussi en guLse d’écran, surtout le Bürgenslock à l’ouest, le Buochserhorn, le Niederbauen et les montagnes de la région à' Engelberg au sud. Gersau est, en résumé, le point le plus abrité du lac des Quatre-Cantons, ce qui assure aux malades un grand nombre de jours de promenade.
Le printemps commence en général en mars et amène avec lui des malades qui descendent des stations d’altitude d’hiver, et viennent passer quelques semaines à Gersau. Les vents froids de mars ne sont pas sentis dans cette localité ; mai est déjà chaud; en juin, la plupart des malades quittent Gersau {lour des altitudes plus élevées et sont remplacés par le flot montant des touristes. A cette saison de l’année, le soleil se lève à 6 V» h., se couche à 6 li., et la fraîcheur du matin et du
soir tempère l:i chaleur intense du milieu du jour. (Jomme Montreux, (dersau est en espalier contre les lianes de la montagne, et si cette situation est t'avoraVjle pour profiter de la chaleur du soleil en hiver, elle a aussi pour conséquence île recueillir tous ses rayons en été. lieureusement, il ne manque pas d’ombrages povu' se mettre à l’abri. Kn automne, (iersau se remplit de nouveau de malades et de convalescents; bientôt, les uns gagnent l’Italie par le St-Gothard, et les autres, les altitudes, pour la saison d’hiver. Les jours d’automne sont souvent très beaux. Gersau n’est pas encore devenu une station d'hiver, comme il pourrait l’être, dans le genre de Montreux. 11 y a des brouillards; à vrai dire, les brouillards intenses sont rares, mais quels qu’ils soient, ils diminuent l’insolation et réduisent la durée de la promenade ou de la station en plein air. Les hôtels sont disposés de façon à pouvoir recevoir des pensionnaires en hiver.
(iersau sLation méiéoroLogique\ voici moyennes que Fassbind a calculées pour les années 1877 à 1881 :
Mois
Température
il um
. rel
Pluie
mm.
Jours
1 il.
j max.
7ii.
Ib.
9il.
moy. ,
'.de pluie
1 couv.
Janvier. .
Février. .
Mars . . .
Avril . . .
Mai. . . .
Juin . . .
Juillet . .
Août . . .
Septembre
Octobre. .
Novembre
Décembre
Ull trOuYGl cl U1 Ici OUllljJcli cllf^UU ci-uta i
Gersau avec celles de Montreux, Bex et Lugano. Gersau a comme température moyenne pour toute rannée, 10. 07» pour les années 1866 à 1876, 9.4 pour celles de 1877 à 1881, s^oit eu
moyenne - -- ■ - -
élevées p
moyenne — — - .
moyenne est assez élevée, même au milieu du jour. En revanche, la nébulosité tombe au-dessous de la moyenne pendant les mois de juillet et d’août; elle la dépasse pendant ceux de^ mai, juin et septembre. La chute d’eau totale annuelle égale 144/ mm. (moyenne de 20 années) ; il est intéressant de noter que sa répartition est très inégale; les mois de novembre à mars en ont une faible partie, tandis que les mois d’été en ont beaucoup; cependant, si la quantité d’eau tombée est plus considérable en été, celle des jours avec pluie ne suit pas une marche proportionnelle, en d’autres termes, il tombe plus d eau iieiidant une pluie d’égale durée.
Kn ré^^umé, (iei-siiu a un climat très iluux pour sa latitude, résultant de son lieureuse position dans la zone du tœlm, au pied de pentes exposées au soleil, une humidité moyenne, un air calme. 11 faut ajouter que ( fersau possède encore d'autresmoyens tliérai)euti(|ues c lioifts clic lac, (louches, Ictil, peltl lad, etc.
iNiucvrioNS. (lersau est, comme Montreux, une station ou l’on tr.mve en réalité l'air des montagnes voisines, mais un air adouci, plus sédatif que tonique. Il convient aux convalescenls, au.x personnes clelicales et aialaclives, qui ne peuvent supporter les excitations trop fortes d’un climat rude ou très tonique. L’été étant chaud, les époques les plus favorables pour un séjour seront mai, juin, et l'automne, qui se prolonge sou- V6nt lonj^tBinps. 2^ (j6rstiu en outrô uni? 6xc6ll6utti sto(i07z (le jiassaf/e pour les malades qui gagnent le Midi ou les altitudes. où en reviennent. L’ouverture du chemin de ter du St-Ctothard lui a donné une importance qui ira toujours en augmentant ; de même, la position qu’Andermatt tend a se créei dans la .série des stations hivernales d’altitude aura une inlluence favorable sur (fersan. 3° (dersau sera indiqué pour tous les états de convalescence des alfecLions pulmonaires ou pleurëldjues, la hronchile des sommels, les résidus pleuréldittes. (dtons encore les pneumonies chroniques, les affections des organes diçjeslifs et circulcdoires, les affections nerveuses. V anémie. Contre-indications ; phtisie fébrile, rhumalisme.
Les chemins des environs de Gersau ont été étudiés et classés par les soins de la société d’embellissement de Gersau, afin de permettre leur utilisation pour le traitement des c«î’diacques et de Vobésité par la méthode d’Oerlel. Les environs oürent en effet toutes les pentes désirables, et, si Tannée est favorable et n’est pas trop pluvieuse, Gersau est, sans contre.dit, très qualifié pour ce genre de traitement. Gersau possède d’ailleurs soit vers Brunnen, soit du côté de, Vit/nau, des promenades horizontales.
BrituoGiiAPHiE. — Pasabind, mclcorol. 15eol)acht.. f. Gersau, I877-18S1 (avec courl)es comparatives avec d’autres stations; travail des plus intéressants). Ucl)er.siclitskarte von (i. als Ten-aiidcurort.
Brunnen (canton de Schwyz), 'i37 m. (T.), au bord du lac des Quatre-Cantons. -Séjour d’été et d’automne.
iTiNÉuAiKE. — Bateau ;i vapeur de Lucerne en t li. 40 ni., de Plaekn en ;t0inin. Brunnen est en outre station du railway Lucerne-SWiotliard.
Brunnen est un village heureusement placé sur la rive gauche et à quelque distance de la Miiotta, rivière qui arrose la région orientale du canton de Schwyz. Le village est dans une plaine couverte de riches praiiûes et de noyers, et au pied des hantes montagnes qui coiistitnent le rivage, oriental du lac d'Uri on région supérieure, du lac îles Quatre-Cantons. Brnnnen, situé an sommet de Tangle que fait cette partit' du lac avec la région centrale, a deux vues bien diff’érentes suivant fpie Ton regarde vers le sud on vers Tonest. Quant au régime des vents, Brunnen reçoit ceux du nord et iln nord-est et celui du sud-est mi foehn; ce dernier t;st surtout un vent
il’iluLoimV' ou d(> priiitoiiips. liniimoii fst mi srjoiir favori d(> nombreux étraiioers; les touristes y passent aussi eu f<ude.
Morschach (canton de Schwyz), 657 in., à 1 li. de JJrunneii, auquel il est relié par une belle route. Position très abrité, pittoresque, sur les premières pentes du Frohnalpatock, montagne de 2127 m. d’altitude, i)entes qui regardent Ffuiest. .Séjour à’élé el tVaulomne très agréable et champêtre, aii-de.'^sns du beau lac d’IIri.
Axenstein, 711 ni. (T.). Slalinn climatérique d’éié (sai.soli ; mai à octobre). On y arrive dçpuis Brunnen en 50 min. au moyen d’un omnibus.
Axenfels, 630 m. (T.), à peu de distance de Morschacli. Station climatérique d’été. Omnibus depuis la gare ou l’embarcadère de Brunneu.
Ces deux hôtels se trouvent placés au-de.ssus d’une paroi de rochers, la Wasi/luh, qui descend abruptement dans le lac sur sa rive di'oite, en face du monument de Schiller. C’est dire que le coup d’œil depuis leurs terra.sses est splendide, embrassant le lac, les montagnes, l’Urirothstock, le Pilate, les Mythen, etc. Axenstein est au milieu d’un véritable parc et de forêts dans lesquelles on peut se promener longtemps. Le climat est celui de la région que nous venons d’étudier ; doux, exposé aux vents du sud et du sud-est, mais sa température moyenne est en général uu peu inférieure à celle de Brunneu, ce qui est dû à la plus grande élévation d’Axenstein audessus du lac et à ses environs boisés". La moyenne estivale est de 22o. Ces stations sont, d’autre part, bien protégées contre les vents du nord et du nord-est. Les forêts qui entourent Axenstein contribuent à donner à l’air des qualités vivifiantes. Ces stations sont en plein dans la zone du fœhn qui descend souvent avec une grande force le long de la vallée de la Pœuss. C’est à ce courant chaud aussi bien qu’à leur expo.sition suides jientes abritées, tournées du côté du sud-ouest et de l’ouest, (ju’elles doivent leur magnifique végétation. Axenstein représente un type de station d’une altitude modérée dans la zone des forêts. C’est nn agréable séjour pour tous ceux qui veulent se reposer, pour les convalescents, pour les malades atteints d’affections nerveuses , de dépression nerveuse due au surmenage physique ou intelleciitel , d’anémie, de dyspepsie, de mélancolie, d’hypocondrie.
Entre Hruimeii et Fluelcn, la route et le chemin de fer du Gotliard se sont à grand’ijeinc frayé un passage dans les rochci-s toinhant il pic dans le lac et (juc l’on a dd percer de longues galeries ou de tunnels. La route (M km.) constitue une des plus belles promenades que l'on puisse faire. ini-ciiemin environ se trouve le petit village de SUikou (station des bateaux à vapeur) où commence le canton d’L'ri. G est entre Sisikon et Fluclen <tuc la route est le plus pittoresque. Avant le grand tunnel qui traverse i'Axenherg on rencontre TelIsplaUr.it 2 h. de bateau :1 vapeur de Lucerne el 10 min. de Fluelcn (Télépli.). Séjour (l’été. Climat doux, absence de iionssicrc, belle végétation. Uaius dans le Inc. Cure de Inil.
FIneleii (canton d’I'ri), 4118 m., (T.) Station-terminus des bateaux a vapeur (à 2 b. 1/4 (le Lucerne), et en même temps station du cbeinin de fer du Cotbard. C’est le premier village de la vallée de la Keuss proprement dite.
SEELISBERG (canton (i’Uri),8'i.') ni. (T.). Station climatérique. Saison ; L”) niai à 30 septembre.
iTiNÉicviitE. — linteau :1 vapeur jus(|u’à Treib, de Lueerne en I h. irl, de Kluelen eu 35 min.; de Treib, bonne route, 1 li. 1/4. Un sentier eonduil aussi à Seciisbei’ir depuis le Hütli (déliarcadère des bateaux à vapeur) en 3/4 li.
Seelisbero est situé à 400 m. environ an-dessiis du lac des Quatre-C’antons, iininédiatenient an-dessns de la célèbre prairie du Riitli, où fut jurée en KW l’alliance des hommes de Schwyz, ünterwalden et Uri. I.e village de Seelisberg et sa blanche église se voient de loin ; l’établissement du Sonnenberq , plus haut encore, se fait remarquer par la masse imposante de ses bâtiments. Seelisberg est situé sur les pentes orientales de la montagne de ce nom celle-ci s’avance comme un coin, en face de Rrunnen, entre le lac d’Uri et la partie centrale du lac des Qnatre-Cantons. Seelisberg se trouve donc e.xposé au soleil levant, et à l’ombre dans l’aprés-midi, à partir de 2 1/2 h. à 4 h. suivant la saison. Si l’on joint à ce fait le renouvellement incessant de l’air i>ar les courants qui montent dej^uis le lac, on peut conclure que Seelisberg a un climat tempéré en été et plus frais que les stations situées sur les pentes de l’antre côté du lac. D'ailleurs, la forêt, qui est voisine, présente un abri suffisant eu cas de chaleur trop forte. Seeli.sberg étant sans défenses rapprochées du côté du nord-est, (sauf le Frohnalpstock, qui se dresse de l’autre côté du lac an-dessns d’Axenstein), est rafraîchi en outre par le vent qui soulTle de ce côté, en amenant le beau temps. Au nord et au sud, deux foiAts brisent les courants aériens; à l’ouest, l’établissement est adossé au mont Sonnenherg (lOfii m.), qui le protège admirablement contre les vents du sud-ouest et de l’ouest. Le printemps et l’automne ont un climat doux et la diminution des heures d’insolation en été prévient une trop grande chaleur. Kn moyenne, la température, atteint en été 22 à 2ôo, exceptionnellement 28 à 30° ; l’après-midi, elle est toujours plus basse de 3 à 5o à Seelisberg que dans la vallée; en revanche, la température s’abaisse moins pendant la nuit qu’à la plaine; par exemple, si l’on voit le thermomètre à la plaine toml)er de 26 ou 32o à 15, 12 et même 10 degrés pendant la nuit, à Seelisberg il indiquerait dans les mêmes circonstances 17 à 15o. Truttmann a comparé Seelisberg avec CJersau dans le tableau suivant, qui montre bien la différence de température entre deux points d’altitude, et notons-le bien, d’exposition absolument dilTérentes :
Loealité.s
Teini)éralure
ma
0 il.
niin.
Avril .... 1
Seelisberg
Uersau
Mai 1
Seelisberg
(lersau
y. fi
Juin 1
Seeiisberg
(iei’sau
Juillet .... 1
Seelisberg
(lersau
l>’hiimi(Ut('' l'i’liitivi* (li‘ l’ail' ast assez, élevée el i-faistaiiti-'. Nntmis eiilin que SeelisViere se trouve dans la zone du l'odm, (jui soulïle eu aiitoimie et au j)riiit(iiii|ts surtout.
Jj’établissemi'Vit <lu Soimeidierjr possède une installation c.onqilète de bains et de douches. Trailetaenis inydriatiqiies. Eleclrolhèrapie, massaçje. Appareils pneuiualolhe>‘apiques (appareil de Geigel). Bains dans le lac de Seelisberg ou Seeli, à 2U minutes de Sonnenberg; sa température en été est de 18 à
Seelisberg est un séjour excellent pour les faillies, les convalescents de tout genre, pour les sujets dis})osés à la phtisie ou au début de cette alTection, pour les cardiaques qui ne peuvent suiiporter les altitudes, pour les niabnles atteints dC ajfeclions nerveuses, neurasthénie, agrypnie , états de dépression, névroses, mélancolie, etc. Knfin, Seelisberg est une station intermédiaire entre la plaine et la liante altitmle.
BECKENRIED (canton d’Unterwalden), 4i0 m. (T.) Htalion d’ été et d’automne, au bord du lac des Quatre-Oantons.
Itinéraire. — En bateau à vapeur depuis Lucerne en 1 li. âO ni., depuis Fluelen en l h. 05 ni.
Beckenried est un village placé sur la rive méridionale du lac, sur les pentes douces dés alluvions d’un ruisseau. Son exposition regarde le nord; il est entouré d’une belle végétation, de noyers iniissants, d’arbres fruitiers. Beckenried est rafraîchi par le vent du nord-est, tandis que les montagnes environnantes forment écran dans les autres directions; à l’ouest le 5iô’genstoch, au sud-ouest le Buochserhorn, à l’est le Xiederbauen, au nord, de l’autre côté du lac, la vaste pyramide du Rigi. La situation est très pittoresque, au fond du golfe que le lac creuse sur cette rive; aussi n’est-il pas étonnant que Beekenried soit devenu le séjour f-avori de nombreux étrangers. Le climat est doux, sans être aussi chaud que celui de la rive opposée. Bains clans le lac.
SCHŒNECK (canton d’Unterwalden), 7(iÜ m. (T.) Etablissement hydrothérapique . Saison ; 15 mai au 1«'' octobre.
Sc.liœneck, à b. de Beckenried à pied ou en voiture, est admirablement placé, sur une terrasse, a plus de 300 m. au-dessus du lac; derrière l’établissement, au sud, les pentes du Brisen s’élèvent progressivement ; au nord, on voitlelacetla masse irrégulière du Rigi. Scliœneck a un climat doux, (pii a (bqàles caractères de la zone sous-alpestre ; la protection (lontre les vents est à peu prés la même qu’à Beckenried. L air est pur, sans poussière ; la chaleur est moins sensibh^ qu’au bord du lac, le thermomètre indi(piant, en général, 2.5«.de moins que dans cette, dernière situation. Les nuits sont fraîches, imbne par les plus fortes chaleurs.
Schoeneck est au nombre des plus beaux etablnssements d Hydrothérapie (le la Suisse. On y trouve des bains simple^, de vapeur, d’air chaud, etc., des douches de toutgenre. Lan froide à (w'L à t) atmosphères de jiression. Chambre (ou cloclie)
comprime l'ail- compriiiK- et
A}>pKireil de nirélié. Bains
pneu maliqiie |ioiir bain^
(reinel noiu- l'apiilicatiou tb ^
(decnûques.ElecIrolhernpie. Massage. nymnasUque medicale. (Test un vêi-italile sanatorium pour les maladies clirouupies, réuuissaul nombre de ciiuditious lavoi'ables, outie un lacteui important, le spectacle de la belle nature. 11 est surtout frétiueuti'- par les malades du système nerveii.r (les aliénés ne sont lias admis, les morphinomanes sont reçus dans les cas seulement on l’on peut h\s traiter sans les isoler), et par les malades lies voies respii'atoires. Principales indications ; 1" Système nei-vea.r : neurasthénie, hystérie, hypocomlrie, alîections du svmpathique, névralgies (sciatique), paralysies pé)-i[)heri(pies, inaladies de la moelle, paralysies d’origine centrale. 2<J Organes ■respiratoires (hydrothérapie, pneamatothèrapie, station en plein rtinj bronchite chi-onique, inliltrati(')u pulmonaire, enqihvsènie, asthme, résidus pleurétiques, Organes circalaloires : dégénérescence graisseuse du cœur, maladies organicpies, ruptures de compensation, Organes digestifs: catarrhes chro-
thérapie, électricité).Q>o Rhumatismes chroniques, musculaire on arliculaire, anémie, dystrophies générales. Il existe une table d’hôte spéciale pour certains malades dont le i-égime demande à être surveillé avec soin. Nombreuses promenades dans les envii-ons, dans la montagne ou dans les l'm-éts.
Bürgenstock (canton d’Untei-walden), <S70 m. (T.) Station climatérique.
lTiN-Én.\iRE. — Bateau à vapeur jusqu’au (lébarcadèrc «le Kehr.ùlm, à ;t5 min. de Lucerne et 1 11. 5ü m. de Flueleir. de là au Kurliaus, par un chemin
de fer fiinicidaire, en 13 min.
Le Bürgenstock, ([ui a donné son nom au Kurhaus, est une longue échine montagneuse courant de. l’ouest à l'est, depuis l’étroite passe, à l’entrée du lac il’.Mpnach, jusqu’à Vuntere Nase, caj) ipii, sur la rive sud du lac, l'ait face à l’ohere Nase venant dn Higi. Le Bürgenstock a llM'i m. à son point d’altitude maximum ; il est en partie coupé abruptement du côté du nord i»ar di-s parois de rochei-s; an sud, il s’abaisse par terrasses pour Unir bru.squement dans la plaine de Stanz. Le Kurhaus est placé à l’union de son quart occidental avec les trois (piarts orientaux; il se trouve à proximité de forêts. La vue y est magniliipie. Le climatestdoux, l’insolation longue;le ventdu nordest .se fait sentir, mais il amène le beau temps. T^e behn n’a nlns ici la violence qu’il possède ilans la partie supérieure du lac. I<a facilité d’accès du Bürgenstock est fort grande depuis l’ètablisseimmt du chemin (h- fei- funiculaire, .\nssi est-il l une.
des stations les plus frécpientées du lac des tiuatre-Oantons.
SlnnzHlad (canton frUntcrwalilcn), W7 m. (T.). Séjour d'été, à 3/'» li. üe bateau à vapeur fie Lucerne. Un iiont le relie, par-de.ssus rentrée étroite fin lac tr.Aipnach, au.x derniêre.s jientcs (iu Pilate et permet de gagner la station de Heryiswyl, iigne de Lucerne-lirienz (3 km.).
Rotzloch (ciinton (l’LIntcrwaMcii), à 1 li. df Liiccnif en l)at<?aii à va[)f‘iii'. Eau aiilfiD'eicae alcaline.
I.es l)Hiiis (le Itotzloch sont situés au bord du lac d’Alpuach, à 2 km. eiivirou au sud de Stauzstad, à l’entrée d’une gor</e sauvage dans laquelle un ruisseau se précipite en cascades écuineuses. L’établissement de bains (seize baignoires) utilise beau d’une source aitlfureiise froide, lOo, qui contient )iar litre (analyse à’ Ineichen, d’après Meyer-Ahrens) :
Carbonate (le diaux 0.002 Carlionate de potasse .... 0.028
Carbonate (le magnésie. . . . 0.032 : Sulfate de soude 0.033
Carbonate de soude 0.105 • Silice O.tKfi
' Total . . oT260
Hydrogimc sulfuré 0.0681 gramme
.\cide carbonique libre 0.141
Ce serait donc, si l’analyse est exacte, une eau très fortement sulfureuse (44 cent, cubes d’hydrogène sulfuré). Utilisée en bains et boisson dans le rlmmaiisme chronique, la bronchite chronique, le ca.la.rrhe chronique de l’estomac, etc.
Hevgiswyl (canton d’Untcrwalden), 437 m. Simple séjour d’élé au bord du lac des IV^ Cantons, à 3 1cm. à l’ouest de Stanzstad et à 9 km. au sud de Lucerne. Exposition au noi'd-est. Hergiswyl est adossé aux dernif'res pentes du Pilate (1 h. 10 m. de bateau <à vapeur depuis Lucerne, 22 min. de chemin de fer, ligne du Brünig).
Alpnachslad, station du cliemin de fer du Brünig et des bateaux à vapeur, point de départ du chemin de fer du Pilate.
VALLÉES VOISINES DU LAC DES QUATRE-CANTONS Canton d'Unterwalden.
Stanz, 4(18 m. (T.) Capitale du demi-canton de Nidwalden, sur une plaine, entre la partie centrale du lac des Quatre-Cantons elle lac d’Alpnach, au pied sud du Biirgenslock. Climat doux et chaud. Station de touristes i)lutôt que de malades. On y parvient depuis le débarcadère de bateaux à vapeur de Stanzstad. (Voiture postale, 20 min., 50 c.)
Sur les lianes du Rolzberg (675 m.), petite montagne conique et isolée qui s’élève à l’ouest de Stanz, sur les bords du lac d’.tqmach, se trouvent, à 628 in. d’altitude, des pensions de ce nom (1/2 b. de Stanz).
Sarnen, 476 m. (T). Station du railway Imcerne-Brienz par le Brünig, capitale du demi-canton d’Obwalden. Gros bourg à l’extrémité nord du lac du même nom, dans la plaine fertile de VAa, écoulement du lac. Séjour d ctr lU
fl aanHiuit. .
Sachseln, 487 m. (T.). Séjour d'éié. Station du railway Luc(irne-Brienz. Sachseln est placé dans une exposition occidentale, sur les dernieres pentes du massif du lleidi Stock (2418 m.) montagne (lui sépare les deux vallees de Melchtbid. Dans les environs se trouve Flueli, 748 m., a 3/4 li. a l est de Sacbseln, séjour d'été, à peu de distance de l’ermitage du célfdire Xuolas de h lue.
Kerns, 569 m. (T.), à 2.5 km. au nord de Sarnen ; gros village qui peut être clioisl comme séjour d'été (voiture postale depuis la station de kœgtswyl, sur la ligne Lucerne-Brienz, 23 min., 40 c.). ,, , ,
Kcriis e.st situé à l’entrée de la pittorestiue vallée de Melchthal, (lui pénètre profondément du nord au sud dans le massif des Al))es d’Unterwalden. Au milieu de la vallée se trouve le village deMelchthal, à 8U4 m. (à 10 km. environ de Kerns). Le chemin monte jusqu’à Frutt, à 8 Y4 h. de Melchthal ; la derniéri' partie du chemin ne se fait qu’à pied ou à cheval, hrutt a 189'i m. d’altitude. Sim]de Kurhaus ouvert de juin à septi;'mbro, tout près du lac Melchsee, dont l’écoulement est souterrain et se fait
jour sur la l'oriuo- d’un ttirreut, la Melchaa, à 25 km. au nord. Frutt su trouvo dans uii pâturage alpestiv ; la valléu, encadrée de tous cotés par de hautes montaj^mes, a la l'orme d'un triangle rectangle dont le grand côté se dirige (lu sud-ouest au nord-est, et le petit du nord-ouest au sud-est, l’angle droit s’enfonçant comme un coin dans la direction de Meiringen. Une promenade de 1 V4 h. conduit à l’Engstlenalp (voir ce nom). Fnitt est un séjour de haute altitude :1a saison est courte, la neige fond tard, (du peut le mettre à côté de l’Engstlenalp comme tableau des pâturages des Alpes, avec leurs eaux et leur flore; mais il n’a pas les forêts de ce dernier endi'oit. Frutt convient aux personnes en bonne santé, mais fatiguées, (pii désirent se reposer dans une haute solitude alpestre.
Liingern (T.), station du chemin de 1er Lucerne-Brienz, 710 m. d’altitude, peut servir de séjour d’été, il est à peu de distance de la frontière bernoise et du col du Briinig, 1035 m. Dans cette région s’étendent encore aujourd’hui de superbes forêts, véritables forêts primitives, où les arbres atteignent des dimensions considérables.
Kurhaus Briinig, 1010 m. (T.), sur le col de ce nom. Séjour d’été près des forêts.
Bains de Wijlen, 345 m.. Simple établissement de liains sur la rive occidentale du lac de Sarnen, à 3 km. au sud-ouest de Sarnen. Source froide., 11.23», contenant surtout dos carbonates de chaux, de magnésie, des sulfates de chaux et de soude et répandant une odeur d’hydrogène sulfuré. Rhumatismes, ulcères de jambe et maladies de la peau.
m. Eau bicarbonatée calcique fer-
l’Emme s’élève un masà visité les Bains de au sud-est et à 2 V» h-
Schwændikaltbad, 144'i rugineuse. (T. à Sarnen.)
Entre le lac de Sarnen et la vallée do sif de montagnes où nous avons
Scliimberg. C’est dans cette région, a, /., u.
de marche de Scliimberg, que se trouve Schwændikaltbad.” On y parvient en 3 j/j h. depuis Sarnen, station de la ligne Lucerne- Brienz; la première moitié du chemin peut se faire en voiture, le reste à pied ou à cheval. Schwændikaltbad est à une liante altitude, au tond d’une vallée solitaire qui, dirigée du sud-ouest au nord-esÇ débouche dans la vallée de l’Aa près d’Alpnach. C’est un bain utilisé, dejiuis près de deux siècles par les bergers et les paysans, et qui s’est développé pendant le XIXe siècle, et surtout depuis 30 ans, c’est-à-dire depuis que l’on y a bâti un établissement de bains.
La source est froiole, 4.(i'>; elle jaillit dans l’établissement même, débit, 2 litres à la minute. Analyse de Bolleii, pour un liti’e •
Chlorure de potas.sium. . . . 0.003
Chlorure de sodium o.OOl
Bicarbonate de chaux .... 0.289 Bicarbonate de soude .... 0.0.57
Bicarbonate de magnésie . . 0.020
Bicarbonate de fer 0.012
Silice 0.002
Matières oi‘gani(|ues 0.014
Totâl 0 398
Acide carbonique libre ou mi-combiné. . . 82 cent, culies L est donc une o.-aw ferrugineuse ri alcaline faible. Ou l’emploie en bains, en boi.sson, en douches.
Le climat de Scihwændikaltbad est nide, grâce au fait (pie les btiins sont (jxp(j.ses aux vents du nord-(îst; les chamceinents de tempéi atiiia;, insépai'ables d(‘ c(“tte altitude, se font senti!', bien
(Mie le vnit lin siid-niif^st «oit. hrisi^ parles iiiontaj^iies i.'ontre lesquelles les bains sont adossés. 11 est vrai, d’ailleurs, que le veut<iu nord-est ap[)orte le beau tenq)s. La température baisse beaucoup pendant la nuit et ne déj)usse guère i)en<lant le jour, même au fort de l’été, l'.)" à l’ombre. 11 y a des forêts dans le voisinage. Nond»reuses promenades.
Schwændikaltbad a une grande réputation dans la contr.-e ; on le conseille dans les cas À’anémie, de faiblesse (jdnérale, d(' névroses, de rhumatisme simple ou goutteux, ééaffeclions chroniques de V estomac ou des poumons. Cure de lait d.e vache ou de chèvre.
Niederrickenbach, 1167 m. (Téléphone.) Station climatérique. iTiNKiiAiiiE. — natcau à vapeur de Lucerne jusrju’a Slansslad loa depuis Fluelen jusqu’à Bnochu)-, de là, diligence d’Engelberg jus(iu.i Bureir, de ce
point à Nieclerrickenbacli, clicinin de mulets.
Niedenickenbach est situé dans une position des plus abritées sur le versant oriental de la vallée de l’Aa, sur des pentes tournées au sud et au sud-ouest. 11 est protégé contre les vents du nord et du nord-est par le Buochserhorn et la Musenalp, deux montagnes de 1800 m, environ ; du côté du snd-est ^ élev" le Briesen, 2406 m. Les buis de sapins ne sont pas éloignés, belle vue. Niederrickenbach pourra être conseillé a tous ceux qui désirent être fortiliés sans être exposés aux vents rudes de la
inontau'ne. Lait, petit lait. . .
ENGÉLBERG, 1019 m. (!’.) Station climatérique, baison : juin
^ Bateau à vapeur jusqu’à '^uccrnc nim
piiif^iPTi h \ delà rliliijcncc on 3 11 '1'!2 jusou «i Eii^clboi^ (o fi. 10). Doqmis itricâz,' du arrive par le train à Alpnachstaci, où l’on prend le Bateau
à vancur pour (20 min.).
Kno-elberg est situé au centre d’une vallee fermee de tous côtés'^par de hautes montagnes, et traversée par un ruisseau, l’Aa, (lui coule à peu près du sud-est au
tacrnesUiii entourent la vallée forment une gramle ellipse (Ion les" soinmets ont une altitude de 2 à -3 nulle nietrc^ gorge étroite, au nord-ouest, par ou l Aa s échappé ^ouillo naift, et la courte vallée de 1 s (jui, débouchant ^ o-elberg, se dirige vers le nord, il n y a pas de solution (1
Sm/itédairsle^ imrois du cinjuc
n-airies phites d’Lngelberg. La i(:*gion plate
is 1 à 2 km. de largeur, sur 8 a 10 k'iu de
autour lies vertes prairies pli
de la vallée a au plus 1 à 2 km. .... p- -- , ^ i,..ivprsp
loimiieur. A 5 km. à l’est du couvent d Lngelbei g, 1 Aa nm^ oor'ce étroite se dirige vers le nord et se termine dans le cirque de la Surenenalp. Les montagnes massif de YUrirothsiock (29;)2 m.), au sud j
Tii i- ù l’est s’élèventles glaciers des Spiannærtei (.32(1) m.). est le ’idUil! couvert de glace, (fui attire surtout les regards du cote
On'sê'hgiire sans peine quelles difticultés on devait ay<iir à pénétrer dans cette vallée, (piand la route
Lerg a cependant une histoire (pu ^ liède et il
do lamédictins fut bâti au commencenieiit du ML siecle.
fut (lès lors uiu“ soiuTf' incpssaiitp de |)foyivs pour les luibitiuits de hi vidlé('. 'l'oiitelois, Kiiyellierj^- ivit pris un d(^-elo|)i)eineiit sérieux (pie (huis les cimpuinte dernii^res années, deimis (]ue la route a été construite; dès lors, de ^frands Initels se sont élevés, les touristes et les malades ont al’Ilué.
Le sol de la vallée, plat, est traversé par l’Aa et par d(^ nombreux ruisseaux (]ui naissent au pied des montagnes. Le couvent et le village sont placés sur les dernières pentes méridionales des Wallenslœche. Malgré la faible altitude d’Kngelberg, la vallée est trop étroite et trop rapprochée de gramls glaciers pour (jue les végétaux délicats y prospèrent : les arbres fruitiers ne portent des fruits (]iie dans les situations les plus abritées. En revanche, la llore est fort belle. Un inconvénient d’Engelberg, c'est d'oiïrir peu d'ombre à ceux qui ne peuvent pas monter jusque dans les forêts qui couvrent le pied des montagnes; la plaine elle-même n’a pas beaucoup d’arbres. Un petit bois facilement accessible (20 min. en amont d’Engelberg), but agréable de promenable, offre cependant de l’ombre et de la fraîcheur.
Climal. Engelberg a un climat doux; il est à l’abri des vents du nord; l’air n’est pas trop sec, il est pur, sans poussière ; la température n’a [las de trop grandes excursions; elle est jilutôt fraîche en été et chaude, en revanche, dans les mois de mai et de se[)tembre. Souvent, des nuages viennent se condenser sui’ les cimes voisines. Engelberg a un ciel fréquemment couvert, et une quantité relativement considérable de pluie. Un phénomène ([ue l’on voit aus.si dans d’autres localités de montagnes, c’est l’arrivée du brouillard, ou plutôt de images en masses épaisses qui tombent des parois tîes montagnes voisines dans la vallée, mais disparaissent souvent aussi vite qu’ils sont venus (on appelle ce brouillard à Engelberg le « Thalvogt »). léinsolation est très forte sur les pentes tonniées au soleil. Voici les éléments climatologicpies d’Engelberg, d’aiirès les observations métôorologiques de 1874 à 1887; tous les chilîres sont des moyennes :
-Mois
Température
HumiiJ. relat.
mois
iniii.
max.
1 hT
Juin ....