‹ La Suisse balneaire et climateriqueChapitre 51 sur 88 · fi · texte numérisé non relu

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Juillet . . .

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Aonl ....

Septeinlire .

On voit (jne le thermomètre peut descendre assex has, surtout en septembre. La chute d’eati totale est fort élevée, 1790 millimètres pom‘ tonte l’année, et, comme nous l’avons déjà remarque pour d’autres stations de cette région, la plus grande partie de cette eau tombe dans les mois de mai à novembre. (La chute d’eau totale de l’année étant représentée par 100, il en tombe Ui.'i en hiver, 22.8 au printeiiqis, 40.1 en été et 23.7 en automne), l'iu revanche, Engelberg se fait remarquer par une <1 milité précieuse, le calme de l’air. Nous avons déjà vu que

— ■2'iO —

les vents du nord n’y sont pas connus; les seuls vents qui y aient (luehjue fréquence sont ceux du sud-est ou fodin (*/,)'* des observations), et celui de l’ouest (VW’ observations), (je calme de l’air, joint à l’absence de poussière et àriiuiuidité relative, (|ui est assez élevée le matin et le soir et ne tombe pas au milieu du jour aussi bas que dans certaines stations de montagne, rendent le climat sédatif et bienfaisant pour les organes respiratoires. L’air d’Kngelberg est d’une pureté, d’une légèreté parfaites; il doit au voisinage des ihontagnes des qualités viviliantes semblables à celles de stations l)ien ])lus éb;vées. Le sol d’Kngelberg est poreux, et absorbe rapidement les eaux pluviales, de sorte que la marche est possible peu de temps après la pluie. Le mois de septembre a le moins de jiluie et le plus grand nombre de beaux jours; dans les années favorables, il convient pour un séjour à Kngelberg. Les températures du matin sont, il est vrai, basses à cette époque, et si la pluie survient pendant quelques jours, l’air devient rapidement froid.

Indications. Elles découlent d’elles-mêmes de ce tableau météorologique. Sans être très élevé, Kngelliei'g doit au voisinage des montagnes certaines qualités du climat alpestre; il convient aux affections des voies respiratoires, laryngites, bronchites chroniques, aux anèmiqu,es, aux neurasthéniques, aux affections de Vestomac. Les tuberculeux, qui n’ont pas de lièvre, peuvent aussi séjourner à Engelberg. (Jn en voit beaucoup parmi les hôtes de la vallée. Engelberg convient aussi aux cardiaques, imy. pleurétiques, aux personnes faibles, aux convalescents, aux enfants délicats, aux hypocondres. dures de lait, de petit lait. Vu les température.s assez bas.ses ({ui se produisent parfois à Engelberg, et la fréquence (le la pluie, on fera bien de se munir de vêtements chauds, d’éviter l’air (lu soir et du matin, enlin, de se conduire comme .si l’on était dans une station plus élevée. D’après Cattani, la ))ériode favorable au séjour à Engelberg s’étend de mai en novembre. 11 ne faut pas conseiller aux personnes atteintes d albudions pulmonaires d’arriver avant le milieu de juin. Le mois de mai est fort agréable, il a plus de jours de .soleil que les autres mois, et cet astre, n’étant pas si élevé sur l’horizon, est moins chaud, ce qui est agréable pour la promenade. .V ce moment aussi, la campagne est admirable dans sa verdiiiT de jn-intemps. Mai et juin conviendront aux malades atteints d’affections des voies digestives (pii (.loivent prendre beaucoup d’exercice. Juin a une période de pluie qui empêche la chaleur d’être excessive. Août et septembre, ayant de nombreux lauiux jours, constituent le meilleur moment pour les touristes et les amateurs de courses de montagne. — Station interaiediaire.

H1BI.10GK.4PH1E. — CnlUuii, Das .-Upcntlial E. 188o. Hnndct', (.orr.-Hl. f.

Sclivv. Acrzte, 1S79.

Canton d’Uri.

T.e lac des (,)uati-e-Eantons .se termine à Elnelen, Là commence la valh^e de la Ueuss, qui se dirigi' du nord au

sud. Après avoir traversé le détilé des Schœllenen, on pènéti-e dans la vallée (VUrseren, que ce torrent traverse de l’ouest à l’est. La vallée de la Rt^'uss est un des principaux boulevards du fœhn ; elle est étroite, et a peu de vallées latérales de quelque importance.

Altorf., 447 m. (T). Capitale du canton d’Uri, station de la ligne du St-Gotliard. Séjour d’eté.

Altorf est un bourg qui jouit d’un climat très doux, spécialement agréable au printemps et en automne. Le noyer, les arbres fruitiers y prospéi'ent. Ce fait est dû, d’abord, à ce qu’Altorf est adossé contre les dernières pentes d’une montagne, le Grünberg, qui le protègent contre la bise, et sont bien exposées au soleil; ensuite, au fait qu’il est situé dans la zone du fœhn, qui descend avec furie le long de la vallée de la Reuss. Christ indique une température moyenne de 9.69<>, presque égale à celle qu’il donne pour Bâle, 9.7«, et Genève, 9.70. Cette température est plus élevée que celle d’aucune autre station de l’intérieur et du nord de la Suisse, excepté Gersau, lui-même dans la zone, du fœhn.

Moosbad. Eau ferrugineuse alcaline. Ce bain se trouve à moitié chemin entre Fluelen et .\ltorf. La source jaillit au-dessous d’une grande forêt, mise à ban, qui protège .•Vltorf contre ies avalanches. Utilisée depuis plus de 3 siècles. Température, 12.5». Analyse (Bolley) pour un litre : sulfates de potasse 6 mgr., de soude 3, chiorure de sodium 8, bicarbonates de soude 25, de chau.x 177, de magnésie 64, de fer l, de manganèse 0.8, phosphate de chaux 0.7, matières organiques 33, silice 21, soude et acides organiques 0.6; totai 340 mgr. Acide carijonique libre et mi-combiné, 66 cent, cubes.

L’eau est employée en boisson contre ies dyspepsies, les étals hémorroidaire.s\ en bains, contre les rhumalümes, les alfecliom de la peau.

B'àrglen, 552 m. (T.) Séjour d’élé. Village agréablement situé, à 2 km. sudest d’Altorf, à l’entrée de la vallée de S^ehæchen, qui se dirige de 1,4 vers l’est.

Unterschœchen, 994 m. Séjour d’élé (voiture postaie depuis Altorf en 2 h. 40 m., 3 fr. 05). Village heureusement placé au confluent de la vallée de Schiechen avec celle de Brunni, qui se dirige vers le sud. .4 l’entrée de cette dernière, se trouve unesoitrce minérale chaude alcaline (?). qui était utilisée il y a 4 siècles déjà, mais est tombée dans l’oubli à la lin du .\\Tll« siècle.

lœ Maderanerthal est une pittoresque et sauvage vallée alpestre qui s’ouvre à l’est à'Amsteg (T)., station du railway du St-Gothard; elle a environ 10 km. de longueur. Elle n’est accessible qu’à pied ou à cheval. A 3 1/2 h. de marche d’Amsteg, à l’extrémité delà vallée, et à 1354 m. d’altitude, se trouve V Hôtel Alpenklub. La difliculté d’accès fait de cette région une station «le touristes plutôt que de malades ; mais les personnes fatiguées, qui peuvent y parvenir, retrouveront leurs forces physiques et morales dans cette retraite des hautes Alpes. Glaciers, cascades, forêts, promenades agréables, tout semble réuni dans ce vallon. Il n’y a jamais de poussière, ni de trop fortes chaleurs.

L’ancienne route du St-Gothard abandonne à Gœschenen la voie ferrée, qui s’enfonce dans le long tunnel du Gothard, et s’élève pénibleincnt par la gorge sauvage des Schœllenen le long des chutes de la Reuss. KÎle débouche joar le Trou d'Uri ilans la vallée iVUrseren, haute vallée entourée de toutes parts

de inontîignes élevées, et conniiimiqiiaiit, à l’est, avec la vallée du Rhin antérieur par le col de VObemlp, à l’ouast avec la vallée du Rhône, i>ar le col de la Fxirka, au sud, avac celli- du Tessin, par le col du St-(dotliard. C’est dans cette vallée, en quelque sorte le couir de la Suisse, que se trouve Andei'iuatt. Elle a fait l’objet d’une notice détaillée dans l’intéressante, monographie de Neukomm sur Anderinatt. Nous lui eiuj)runtons les renseignements suivants;

La vallée d’Urseron a une iiositioii [irivilégiée iiar rapport à la phtiaie -, en dO ans, cette maladie n’a causé que 2 aécès sur 100 décès de tout genre, (la moyenne de la Suisse est d’après Lo7)ihar(l 10.8, \eitkomvi 11. 2 » oi. La plitisiè est pour ainsi dire inconnue chez les natifs de la vallée ; la (iluiiart du temps les phtisiques reviennent de l’étranger ou appartiennent a des familles immigrées dans le pays. L’habitant d’Ursercn n’a cependant pas une vie absolument hygiénique; sa nourriture est, h vrai dire, assez abondante; il mange du pain de froment, du riz, du mais, du lait, du beurre, du fromage et de la viande séchée à l’air; en outre, du l'isotto et de la [lolenta. Mais ses habitations sont très petites, mal aérées et remplies de fumec de tourbe, seul combustible du pays. Les femmes ont un grand nombre d enfants, plusieurs en comptent jus(iu’à 19, Neukomm en cite une (jui a accouché 20 fois de 1846 ;i 1864. En outre, elles se lèvent souvent au second jour après raccouchcmcnt. La mortalité générale est de 25 », oo, chillrc assez voisin de la moyenne (23 »;oo en Suisse) ; elle est due principalement a la mortalité excessive des nouveaux-nés et des enfants au-dessous de 1 an. .sur 185 décès dans la période 1876 à 1885, 96 concernaient des enfants au-dessous de 10 ans et 58 au-dessous de 1 an. Une épidémie de diplitcrie a lait de 18/6 à 1883 de grands ravages parmi la population enfantine. La pleuro-pneumonie (VAlpenslich des montagnards) a régné dans cette vallée en 18.33,

enle-

de cette population clairsemée vis-à-vis delà tuberculose est un fait acquis, il ne faut pas oublier que l’alcoolisme n’y est pas encore arrive a la hauteur d’un tléau, comme en d’autres endroits.

ANDERMATT, 1Ü4 m. (T). Station climatérique d’été et cL^Jxxvbt

iTiNÉBAinE.— Station de Gœsclienen du chemin de fer du St-(îotluird ; de là à Andermatt, voiture postale en 1 h. 10 m., 1 3 h. de chemin de fer de Zurich, 5 h. de Haie, o in 1/2 de Beiiie.

Andermatt est nn village situé à l.o km. du point de sortie de la Renss de la vallée d’Urseren. Celle-ci s’étend du nordest au sud-ouest; elle est plus étroite à son extrémité occidentale qu’à celle de l’est, où elle a .sa plus grande largeur a Andermatt La vallée est entourée de hautes montagnes ipii la doiniiient de 1000 à 1500 mètres. Elle se fait remarquer au premier coup d’œil par l’extrême rareté des arbres; il iry a (pi une seule et unique forêt au sud et au-dessus d’Andermatt. ( e fait est du d’abonl aux avalanches, très fréouentes dans cette région, puis

une position éés au sud-

a mi-chemiu entre le Trou d’Uri et le village, dans très favorable à l’insolation, prés de pentes expo.sées au oue-st. Les montagnes arrêtent les vents de tous entes .sau au nord-ouest, où le vent passe par l’ouverture de la vallee d( la

Reuss. Pleureusement, ce vent est peu fréquent eu hiver, relativement aux autres directions des courants aériens. La vallée est plate dans la région voisine d’Andermatt. Du côté du nordest s’élèvent les pentes qui conduisent au col de l’Oberalp, traversées par les zig-zags d’une belle route. Au midi, la vue s’arrête sur le Gamsstock, à l’ouest duquel la route s’élève sur le col du Saint-Gothard.

Andermatt, ayant une altitude élevée, a été dm)uis longtemps un séjour cCété'hien situé sur la route du Saint-Gothard. C’était plutôt un lieu de passage et de séjour de touristes, car la chaleur y est sensible en été, et le manque de forêts est fâcheux. Mais depuis la création du chemin de fer du Saint-Gothard, dont Andermatt est à une très faible distance, cette localité a pris une nouvelle importance comme station hivernale d’altitude. On a amélioré les conditions d’hivernage au Kurhaus ; les chambres ont été pourvues de poêles, leurs fenêtres, de panneaux mobiles supérieurs. On a créé des installations balnéaires et des douches. Il convient donc d’étudier pour cette station les éléments importants du climat d’hiver, température, agitation de l’air, clarté du ciel, humidité relative, chute d’eau. Les heures de soleil ne sont malheureusement pas indiquées.

La pression barométrique moyenne est 640 millim. La température moyenne de l’année est 2.9, des six mois d’hiver — 2.9. Voici la moyenne des mois d’hiver, d’après les observations de la station météorologique, 1878 à 1887 ;

Mois

Mois

Minim.

Maxim.

Octobre. . . .

Novembre . .

Décembre . .

Janvier. . . .

Février ....

Mars

lie neievc U.UUL/ clU-Ut'ftMlt) Llt5

sauf 2)our octobre ; il en résulte que la neige ne fond guère pendant tout l’hiver.

Le calme de l’air a été noté pour toute l’année, dans 70 ®/o des observations (1881-1887), nombre très favorable (75 °/o d’après Schmid). Les 30 % restant représentent les vents de quelque importance. Voici leur fréquence relative, pour 100 vents : nord 7, nord-est 10.6, est 4.8, sud-est 4.o,sud6.0, sud-ouest 31, ouest 28.8, nord-oue.st G. 9. Iios courants de Pouest et du sud-ouest spnt donc les plus importants, ensemble 59 °/q; en second lieu, \iennent ceux du nord, nord-ouest, nord-est, avec25®/Q environ. Le fœhn représente 10 ®/o. mais, comme nous le savons, c’est surtout au printemps et en automne qu’il soufüe. On le sent à cette époque parfois avec une grande violence. D’après Neu- Jwmm, les vents du nord-estetdu nord seraienten réalité un vent

ülaHè du Cî’e^. Andprniatt compte par an 99 jours clairs, dont 07 pendant les six mois d’hiver, chilTres identiques à ceux de Davos, c’est-à-dire un jour clair sur 3. C’est l’inverse de la région inférieure du lac des Quatre-Cantons, à Lucerne, par exemple, où les jours tout à fait clairs sont moins nombreux en hiver qii’en été. Le brouillard se présente dans 17 jours par hiver, ou 2.8 par mois (Schmid). De 1877 à 1881, le total absolu des jours de brouillard a été ; octobi’e 35, novembre 10, décembre 20, janvier 2, février 9, mars 10. Le mois d’octobre donc, par sa grande quantité de brouillards, relève à lui seul la moyenne, qui est égale, sans lui, à 10 jours de brouillard par hiver de cinq mois (novembre à mars). Voici le total des jours clairs et couverts, d’après Schmid :

Jours clairs .... 39 35 43 58 W

Jours couverts . . 77 77 72 53 62

soit, en moyenne, 45 et 69 environ, chiffres qui diffèrent un peu des précédents par le fait qu’ils s’appuient sur une moins longue série d’années.

Humidité relative. Connue seulement depuis 1884 ; elle est faible; voici les moyennes de 1884 à 1886 ;

Octobre .... 76 60 71

Novembre ... 71 39 66

Décembre ... 70 39 63

Janvier 64 32 58

Février 63 43 39

Mars 67 31 62

Pluie. Andermatt a une chute de pluie ou de neige assez abondante; total annuel 1259 millim., avec 126 jours de chute d’eau, soit 67 de neige, 59 de pluie. Andermatt a moins de jours de chute d’eau que Davos, mais elle tombe en plus grande abondance. En hiver, réserve faite d’octobre où la pluie et la neige sont à peu près aussi fréquentes l’une que l’autre, il ne tombe guère que de la neige, 49 jours au total. Nous pouvons donc, avec Neuhomm, nous faire de la clarté du ciel 1 image suivante, pour les 5 mois d’hiver, novembre à mars, soit 151 jours ;

49 jours où il neige plus ou moins longtemps,

48 jours tout à fait ou à peu prés clairs,

54 jours plus ou moins couverts. •

Ce n’est pas là évidemment un résultat fait pour enthousiasmer celui qui ne réfléchit pas combien l’état atmosphérique est plus mauvais à la plaine, en Suisse, pendant cette saison.

Résumons ces détails ; Andermatt a en hiver un au sec, tranquille dans les trois quarts des cas, agité pour le reste surtout par les vents du sud-ouest et de l’ouest; une forte chute de neicre; une température basse se maintenant longtemps au-dessoiîs de zéro ; un nombre de jours clairs ou à peu près clairs égal au tiers des jours d’hiver. Andermatt est, en revanche, exposé au fœhn dont cette région est le boulevard et il semble prudent d’éviter la période du printemps, pendant laquelle il règne, en gagnant une autre station. Un grand avantage d An-

deriiicitt rest sa forte altitude à proximité immédiate d’un imi.ortaut ’raihvav, qui le met eu relation facile d’une i>art avec le Midi de l’autre avec les stations dn lac des Quatre-Cantou.^.

\ndermatt oITre à ses hôtes d’hiver des endroits suflisamment abrités pour l’exercice et la marche; la route de l’Oheralp, qui 0st OM |>l0in soleil, It* proiut^noii' iiuturol d.8 C6u\ (jiii doivent faire, par l’ascension, de la « gymnastique pulmonaire»; elle se trouve immédiatement derrière le lÿirhaus. Le meilleur niomentde l’hiver, c’est sa seconde moitié, de janvier à mars; les chutes de neige v sont pins rares (|u au[)aravant, ainsi que les brouillards; Pinsolation est [ilus prolongée. Pour les indications, voir Davos. ,

Bibliographie. — .<ichmid, Corr. Bl. f. Scliw. .\erztc. 1888. i\enkomm, A.

Les deux autres localités de la vallee, Hospcnlhnl, 1484 in. (T.) et nealp, 1542 in (Télépli.), ont de l’importance plutôt comme lieux de passage pour les touristes que comme stations iiour un séjour prolongé ; la première se trouve à l’endroit où la route du St-Gotliard tourne au sud pour gagner l’Hospice (voir chap. l.X). La seconde est au pied des premiers lacets de la route qui conduit à la Fitrkn (voir ce nom).

Canton de Schwyz.

Seewen, 4(31 m. (T.) Eau bicarbonatée calcique et magnésienne ferr-ugineuse. Saison : 15 mai à 80 septembre.

Seewen, station de la ligne Lucerne-Saint-Gothard, est un village situé à l’extrémité orientale du lac de Lowerz, entre les derniers prolongements du Rigi au sud, et les pentes du Hachen et du Petit Mylhen au nord, qui le protègent contre les vents du nord-est. l’est, la plaine verdoyante, richement couverte d’arbres fruitiers, s’étend jusqu’à Schwyz. Le climat est doux, grâce à la protection des montagnes qui s’élèvent non seulement du coté du nord, mais encore du côté de l’ouest et du sud-ouest. 11 est, en outre, humide, à cause de la présence du lac de Lowerz, dont les rives'sont marécageuses en certains endroits, et de la proximité du lac des Quatre-Cantons. Seewen a deux sources, l’une, décrite au commencement du siècle passé, sur laquelle est placé l’établissement de bains du Rœssli; l’autre, appartenant à l’établissement zum Sterneyi.

I.a source Rœssli jaillit dans la cave de rétablissement; elle est froide. S", .\nalyse de Lœwig, pour un litre ;

Pliosiiliatc (l’alumine .... O.ütMX;

Crénatc de fer 0.001

Carlionatc de fer 0.001

Silice 0.010

Total .

Chlorure de potassium Chlorure de sodium. .

Crénate de soude . . .

Carbonate de chaux. .

Cartionate de magnésie

La source Sternquelle l’assemble ses eaux dans un puits, d’où on les élève par une pompe; elle donne à peu prés 17 litres à la minute d’une eau à 8.5». Analyse de tiimmler, pour uu litre :

Sulfate de chaux 0.009 ““

Chlorure de potassium. . . . 0.045

Chlorure de sodium 0.022

Phosphate de soude ... . 0.(X)5

Silicate de soude 0.024

Bicarbonate de soude .... 0.023

Acide carbonique libre

Bicarbonate de chaux .... 0.556 Bicarbonate de magnésie . . 0.103

Bicarbonate de fer 0.010

Acide crénique, mati(*res organiques 0.()a)

Total . . (T 847 . . . 10.1 cent, cubes

Ces dpnx sûiirc.es ont donc entre elles une grande analogie, la seconde un peu plus forte que la première, un peu plus ferrugineuse. Klles se prennent en baina et en boisson. Anémie, chlorose, faiblesse générale, affections nerveuses, rhumatismes, affections chroniques de l’estomac.

Schwyz, 514 m. (T.) Séjour de printemps et d’automyie.

Scliwyz est à 2 km. de la gare de Seewen, ligne de I^ucerne- Saint-C-ôthard (service d’omnibus). C’est la capitale du canton du même nom, dans une plaine fertile, couverte de belles prairies et d’arbres fruitiers, au pied des Mythen, dont les cimes en forme de dents s’élèvent au nord-est de la ville. Schwyz convient à un séjour de printemps; à ce moment, son climat doux, l’absence des vents du nord sont fort précieux. Elle est exposée en revanche aux vents du sud-ouest et au fœhn, et fort chaude en été. Schwyz convient, comme Interlaken, aux débilites, aux personnes délicates. On peut y faire un séjour intermédiaire entre la plaine et la montagne.

Iticlcenbach (T.), séjour d’été, sur les dernières pentes (iu Grand Mytiien, à 2 km. à l’est de Schwyz. Belle vue.

Stoos, 1293 m. (T.) Slatioti climatérique.

Itinéraire. — De Brannen, station des bateaux à vapeur et du chemin de fer, on passe par Morschach-, route carrossable jusqu’/i Stoos, 3 h. 14. On y parvient aussi à pied ou à cheval par un sentier sur ie flanc nord de la montagne, depuis la vallée de la Muolla (3 h. 1/2 depuis Schwyz).

Stoos est un établissement situé, sur une tèrrasse du liane nord du Stoosberg, à l’est de ses dernières pentes, au-dessus de la vallée de la Muotta. L’établissement, au milieu de verts pâturages, est fort bien abrité contre les vents ; il a de la vue du côté du nord-ouest sur le 'pays de Schwyz et les Alpes; le.s environs sont paisibles, alpestres et renferment des forêts où l’on peut faire des promenades. Lait, petit lait.

[mmensee, 417 m., au bord du lac de Zoug, station de la ligne Lucerne- St-Gothard. Séjour d’été dans une fort belle situation. Le climat est doux, le pays fertile et couvert de prairies et d’arbres fruitiers. Bains dans k lac.

Abandonnant la partie du canton de Schwyz qui avoisine le lac des Quatre-Cantons, nous nous dirigerons vers le nord, sans nous arrêter à Einsiedeln (881 m.), et nous visiterons la région de ce canton qui déverse ses eaux dans le lac de Zurich, ou dans la Sihl, affluent de la Limmat.

Nous trouvons dans cette région, sur les pentes septentrionales de collines placées entre la Sihl et le lac de Zurich, quelques stations d été : Feusisgarten, près de Feusisbery (648 m.), fi peu de distance fl 1 est de la station de Schindettegi (ligne de Wædenswyl-Einsiedeln), au-dessus de Wollerau. Plus à l’est, Litocten, au-dessus de Phef/i/con; Johannisburg.u l.Skm. au sud-ouest de la station de Lachen, chemin de fer de Zurich-Rapperswyl par la rive gauche ; grand établissement situé au-dessus du lue, hydrothérapie-, beilcvue ; forets voisines; nombreuses promenades. , .

Bains de Nuolen, 411 m. (T.) Eau bicarbonatée calcique,

chlorurée magnésienne, ferrugineuse.

Itinéraire. — Awolen est fi 3.5 km. de bachen, station de la ligne Zurich- Rapperswyl par la rive gauche.

Nuolen est un village situé sur la rive méridionale du lac de Zurich, à l’est de Rapperswyl. Les Bains sont placés très agréablement à l’est du village, sur les dernières pentes d’une colline qui court parallèlement au lac. C’est là ipie se trouve une

somrf' a-f'iui miru^ral.' très anciennemont connue, tombée «la ih l’oubli et utilisée de nouveau depuis le commencement du siècle La source jaillit dans le bâtiment même, a-LiO m. ' p Piffondeur- l’eau est claire, froide, 12.oo, busse échappei

verre (luèl.iues bulles de <raz. Analyse de Lœwuj, pour un litie ‘ I . ‘ ‘ ^11 n-u narhoiia e de magiiesie

Ulilonirc lie iiota^siuin.

Ulilorurc lie soiliuni ■ • (Ihlorure île inagiu-sium

Souilc

l'arbonàtc île chaux ■ •

Càrbonale de magnésie • . • 0.033

Alumine 0.006

Oxyde de fer 0-005

O.OÜb

Acide créuique et soude. . . 0 0-<

Total . . 0.376

Fn outre de l’bvdroi>ène sulfuré en quantité non déterniinée. Outre les /ufins et les douches, l’établissement possédé des bains de voveue. Lait, petit lait de chèvre.

Inüio.ations. Rhumatisme et scrofule] catarrhes des muqueuses] bronchite chronique -.anémie ci affections nerveuses. Bains de Wæggithal, 864 m. Station d’ete. Eau minérale

indifférente. (Actuellement fermés.) i.-.

iTivÉR.^mE. — Station de Sieftaca (Ï-) de la ligne Zucicb-Glaris , delà, omnibus pour Tétablissement (2 h.). . , , .

Les Bains sont situés dans la vallee du meme nom, qui s ouvre au sud de Siebnen. Otte vallée est sauvage et parcourue par un torrent rapide; une route, construite avec art, la remonte jusqu’aux Bains. Tja vallée s’élargit a Vorderwæggithal, se resserre de nouveau, pour reprendre une certaine largeur à Hinterwæggithal, à heure au nord des Bains. L’établissement est appuyé contre les pentes orientales de la vallée*, les montagnes environnantes lui assurent ])i’otection contre les vents ; le climat est doux, cependant les variations journalières de la température sont assez étendues. Les environs sont très accidentés et contiennent de nombreux buts de

promenadi's. Lait, petit lait. i-j. i

On utilise pour les bains une source très abondante, ilite^du Flœschenloch, dont le débit varie suivant les saisons de 80 à bXK) litres à la seconde; l’eau, à 6.6«, est très pure, car elle ne contient que 18 cgr. de sels par litre, jiriucipalement du carbonate et du sulfate de chaux (ensemble 10 cgr.). Bains, douches, bains de vapeur, etc. Wieggitbal est, en résumé, nue station d’altitude modérée, empruntant aux montagnes des environs des caractères alpestres V)ien marqués.

Canton de Zoug.

Zoug, 422 m. (T). Capitale du canton, ville de 5500 habitants, gracieusement [ilacée au bord d’uu lac liant et pittoresque. Zoug est station de la ligne Zurich-Lucerne et des bateaux à vapeur. La ville est assise sur les dernières pentes du mont Zougerberg, regardant l’ouest et le nord-ouest. Cette montagne la {)rotège dans une certaine mesure contre les vents. Cependant ceux-ci se font sentir à Zoug, aussi bien celui du nord nue le fœhn et les vents du sud-ouest. La vigne réussit encore dans les endroits eu iiente. bien exposés au soleil. La culture des arbres fruitiers, spécialement des cerisiers, est une des

— 2'lH —

richessos do hi contrée. liC cliâtuignier itrospêre oiicore autour du lac (le Zoiio. Zoug e.st un séjour agréable, sauf au cauiir de l’été, où la chaleur est trop élevée. Voici la t(UMpérature et riminidité relative moyennes de cette ville :

Avril Mai ‘.luiii .luillet Août SciU. Octol). Année

Temp. . . 10.4 14.0 13.0 19.,') 16.8 16.0 9.7 9.3

Hum. rcl.. — 69 71 70 76 76 81 —

Schœnfels, 937 in. (T.), Felsenep, 954 ni. Etnblisaemenls hydrothérapiques, stations climatériques. Saison : 15 mai au 1er octobre.

iTiNÉRAinE. — Station de Zoug, sur la ligne Zuricli-Zoug-Lucernc. De ià, 1 h. en voiture ou à pied.

Ces deux établissements sont placés sur une terrasse des pentes occidentales du Zougerberg, montagne qui borde le lac de Zoug du côté de l’est; Felsenegg est à 300 m. an sud de Schœnfels, et à quelques mètres plus haut. A proximité de ces établissements, du côté du nord et de l’est, se trouvent des forêts. Du côté du sud, le Zougei’berg s’élève graduellement pour atteindre bienhM son point culminant (1044 ni.) C’est dans cette région que se trouvent les sources dont on se sert dans un but thérapeutique et dont l’eau a 8.7o. On a de Schœnfels une vue étendue sur les moutagnes des cantons d’Uri et de Berne et sur une partie des lacs des Quatre-Cantons et de Zoug. La vue est encore plus splendide du Signal ou Hochloaâi.l, que l’on peut atteindre en 10 min. depuis rétablissement. Le climat de Schœnfels est doux et moins chaud que les bords du lac de Zoug. C’est déjà la zone subalpine. L’air est vif, pur et frais. En général, la température moyenne est de 3° au-dessous de celle des bords du lac. I^e thermomètre ne dépasse guère 25° pendant la saison et ne descend pas au-dessous de lOo. Voici les moyennes mensuelles ; juin 14, juillet 15.5, août 14.5, septembre 13.5. La moyenne de la variation diurne est de 6o à 6.5o. La situation de ces établissements les expose aux vents du sud-ouest et de l’ouest, mais en revanche, ils sont protégés contre ceux du nord-est par la montagne, qui les dépasse de quelque 50 m., et par les forêts. Le brouillard n’est pas très rare sur ces hauteurs, surtout quand le temps change rapidement; mais en général, il se dissipe très vite. La température est analogue à celle de l’Uetliberg au-(iessus de Zurich, qui a une altitude tout à fait semblable, mais ([ui est plus froid que Schœnfels, étant exposé sans défense au vent du noi’d. Ces données météorologiques .sont insuffisantes; il serait bon d’avoir des observations de la tempéi’aturc et des vents, faites d’une façon régulière.

Les moyens thérapeutiques sont, outre la station et la ]>romenade dans les forêts de sainns, les bains et les douches (appareils de tout genre), le. lait, le petit lait. A Schœnfels, on prend aussi des bains de boue ferrugineuse, pré])arés d’afjrès les procédés de Fi'anzcnsbad et de Marienbad, avec la tourbe ferrugineuse des environs. Bains électriques, hlectrothérapie. Massage. Gymnastique suédoise mécanique, active

Etalslissement hydrothérapique Schoenbrunu, près Zoug.

et Scliœiifels ou Felsouoyjv soroiit iiidiqiiôs (•oiiiiiio

station do sous-iiioiitagne ilaiis îos cas suivants : anémie, faiblesse, convalescence, névroses, névralr/ies, dyspej)sie, spt^cialeiiK'ut la dyspepsie moderne alliée à la neuraslhénie. Scrofule, rachitisme et ses suites ; les enfants faibles se trouveront fort bien d’un séjour dans cette demi-altitude. Catarrhe chronique des bronches, bronchorrhée. Fatigue physique ou mentale eu général. Ou peut aussi y faire le traitement des maladies du système circulatoire et de l’obésité, d’après la méthode d’Oertel.

SCHŒNBRUNN, 698 m. (T.) FAablissemenl hydrothérapique. Saison ; 15 mai à 15 octobre.

Jtinér.\ibe. - Station de Zouçf de la ligne Zuricli-Luccrne. De là, oinni- Lus de rétahlisscnient sur demande (1 li. t/2), ou voiture postale jusqu’à Edlibnch (t li. 1 2), à 10 min. à ined de Schœntirunn.

Schœnbruuu se trouve à l’est et à 282 m. au-dessus du lac de Zoug, au milieu d’un massif moutagneu.v de peu d’importance. qui sépare Zoug de la vallée de la Sihl. L’établissement est situé sur des pentes tournées vers l’occident, qui s’inclinent vers un ruisseau, la Lorze, écoulement du petit lac d’Aegeri. La vallée est dirigée du sud-est au nord-ouest. Les collines forment un écran d’une altitude de 750 à 850 m., qui protège Schœnbruuu du côté du nord-est et de l’est. Les environs de l’établissement sont couverts d’arbres, de bo.squets, de plantations; la vue est agreste et s’étend sur les riches contrées du canton de Zoug, et au loin sur le Rossbei’g, les Alpes d’Uri, le Itigi, le Pilate. Dans les environs, et à peu de distance, on jouit d’une vue plus étendue depuis plusieurs points élevés de 700 à 900 m. De tous côtés existent de charmants buts de promenade.

L’eau dont ou se sert dans rétablissement jaillit à peu de distance; elle a une température de 7 à 9o environ, et arrive à l’établissement avec nue pression de 3 atmo.sphères. Elle contient fort peu de substances solides (par litre 20 cgr. de carbonate de chaux, 5 nigr. de matières organiques, et 20 coût, cubes d'acide carbonique libre). Les sources fournissent en tous tenqjs 1 m. cube à la minute, quantité fort considérable. D’autres sources, plus élevées de 75 m., donnant une pression plus forte, ont ét é acquises récemment par l’établissement. Celui-ci, fondé eu 1858 par le D<’ Hegglin, comprend des bains de tout genre à eau dormante ou courante; douches de temi)érature et pression varialdes. Bains de vapeur. Enveloppements de tout genre de la méthode hydriatique, maillots. Piscines avec production de lames. Massage. Eleclrolhérapie. Bains électriques. Gymnastique médicale. Schœnbruuu est un établissement destiné à l’emploi rationnel de l’eau sous toutes ses formes et à des températures variées, tant extérieurement qu’iutérieurement, ainsi qu’a l’application de la chaleui* comme moyeu sudorifique. 11 faut remarquer que la pureté de l’eau de Schœnbruuu la rend extrêmement « digestible » et propre à être bue d’une manièi’e systématique.

Climat. Le climat d’été de Schœnbninn est bien connu, i,u-àce aux observations du I)'' Hegglin. En voici les moyennes, d’après

les années 1882 à 188b :

Température moyenne

Hum. rclat.

Jours

7 h.jl b.j9 11.

clairs

avec i pluie

Mois

Juin . . . • •luillet . . • Août ....

Septembre .

Octobre (1-15)

7 h. 1 b.|9 b. mois

mm.

1 IIK^

I max.

1 niojy

On voit que c’est un climat doux et régulier ; la quantité de pluie a son maximum en mai et en août ; mais le maximuin des jours où il pleut tombe en juin et en juillet. L’humidité relative est faible, 65 o/o au total, et môme très faible au milieu du jour, étant donnée l’altitude du lieu. Les brouillards sont rares, môme pendant les mois d automne, du milieu de septembre au milieu de novembre. Les vepts dominants sont surtout ceux de l’ouest et du .sud-ouest.

Hegglin établit comme suit les principales indications : jo Maladies du système nerveux ; affections cérébrales, suite de surmenage intellectuel (neurasthénie cérébrale), affections de la moelle (neurasthénie spinale, ataxie, locomotrice), hvsterie, hvDOCondrie, chorée, névralgies (sciatique, cardialgie). J. eta,blissement ne reçoit pas les aliénés. Alfectwns du sy^eme circulatoire, congestion chronique du cerveau, catarrhe de restomac et des intestins, engorgement de la rate et du toie, congestion et engorgement de l’utérus, leucorrhée, troubles de la menstruation. 8® Maladies consliiutionnelles , anémie, phtisie imlmonaire au début, rhumatisme chroniiiue de appareil locomoteur, obésité, hémorroïdes, syphilis, etc. Enfin les fatigués, les délicats, les convaleseenls trouveront a bchœnbrnim le calme aussi bien que le traitement necessaire. — ■'Matinyï i y'itPVi}) pd.ict'lVQ ItX plclillB Bt l6S â;ltltUQ.6S.

BiBLfoGRApInE - w Bad s. 1864. Manuel der Wasserkur. 1890.

ünteræaeri 735 un (T.) Village à l’extrémite nord du petit lac d’Ae^cW (voiture postale depuis Zoug, 2h ,fr. 1.70). lac occupe le fond dhine grande cuvette elliptique tormee par des montagnes d’impoi-tance secondaire, il est vrai, mais constituant un fîran naturel contre les vents de qiielque «ôte qu’üs ymnne^^^^^^ sauf du nord, côté par où s’échappe la Lorze étroite (les vents du nord-est et du nord-ouest sont complété ment interceptés). Cette charmante vallée a un cliniat doux, les pentes sont fortement ensoleillées, et, ïns

elles offrent nombre de chemins hien exposés au dans le lac. Unterægeri compte parmi les ^ f

libres de brouillai-d et les plus salubres de climat de sous-montagne doux, mais tonifié®- ^ 'mSn ier i sanatoriums destinés spécialenient "^s-

été celui du Ih' Hilrlimann.^^ La vallée d Aege n, m c®£J ticien, l'st un Montreux destiné aux entants, .situé, a \iai dir ,

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plus haut tiut^ le Montreux du lac LêiUiiu. La vallée a une forme idéale. Les [)ontes au-dessus du lac d’.\eyeri sont exposées eu plein au sud, couvertes eu maints endroits de beaux bois et tapissées de verts pâturages. De tou.s cotes, de ehaimant-s chemins. En été, il y a plus de "200 enlants, .soit dan.s les établissements déjà mentionnés, soit dans les maisons particulières. En hiver, l’établissement zuricois héberge plus de 30 enfants. Les résultats sont analogues à ceux que l’on obtient aux bains de la mer du Nord. Les petits malades sont soumis à une thérapeutique systématiquement ordonnée. La température movenne de mai à octobre (1880 à 1889) est 13.0°. Dans l’année i888 et l’hiver 1889 à 1890, du D*' novembre au le'- avril, nous avons eu au maximum 9 journées entières et 5 demi-journées de brouillard, et en moyenne, pour la même période, 55 jours entièrement clairs et 21 à demi clairs. La vallée d’Aegeri est donc, à hauteur égale, une des vallées les plus ensoleillées de la Suisse centrale; les vents de l’est et du nord ne peuvent y parvenir ; en revanche, nous sentons indirectement ceux de l’ouest et du sud. «L’établissement du D'' Hürlimann, fondé en 1881, est à 800 m., au milieu des arbres, au bord d’un golfe abrité contre les vents du nord-est et du nord-ouest. 11 s’adresse surtout aux enfants des classes supérieures de la société (50 lits). Un autre asile pour enfants pauvres a été créé récemment, à 850 m. d’altitude, par une réunion de philanthropes et de médecins zuricois. Installations simples, mais parfaites (10 lits). Les enfants pauvres y sont reçus pour la modique somme de 40 cent, par jour.

Oberœgeri 735 in. (T.), :i 2 km. l’est du précédent, dans une situation analogue, a les mômes indications.

Kiirham Hohe lihom Gollschalken Kulm, M40 m. Ouvert le l*"- mai. Séjour d’été sur la montagne de ce nom, qui se dirige de l’ouest à l’est, de la vallée de la Lorze <4 celle de la Slhl, au nord du lac d’.4egeri. On s’y rend en 1 1/2 li. depuis B»(>er6r«cAe (T.), station du railway Wædenswyl-Einsiedeln. Belle vue, forêts de sapins à peu de distance.

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