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côté de l'abside, avec des rinceaux finement sculptés.
Sur un chapiteau voisin, 1 architecte a inscrit ce rude et orgueilleux défi : Mach na !
(Fais-en autant !). Sur le contrefort suivant, la statue d'un saint serait, d après la tradition, le portrait d un maître maçon qui aurait fait à cet endroit une chute mortelle pendant la construction de la cathédrale.
La galerie supérieure de la tour, qui permet de détailler de près I ornementation de la flèche, offre un coup d'oeil très étendu sur la ville, 1 Aar, la banlieue bernoise et 1 horizon des Alpes.
A l'intérieur, on trouve au nord de fort beaux vitraux de la fin du XV' siècle: ceux du sud sont modernes. Les stalles sculptées du choeur datent de la Renaissance.
Des bas-reliefs représentent Moïse avec les prophètes et le Christ avec les apôtres.
On remarque le monument de Frédéric de Steiger, le dernier avoyer de Berne, mort en 1 799 ; une Pietà, marbre de Tscharner, une table aux armes de Berthold de Zaehringen, et des tables en marbre noir portant les noms des 702 Bernois tués en 1 798, aux combats de Grauholz et de Ncu:;negg. en défendant leur pays contre 1 armée française.
La vie populaire. Marchés et foires. Les costumes.
— La vie populaire est intéressante à observer, surtout si 1 on profite des jours des marchés qui se tiennent de temps immémorial les mardis et samedis. La Grande rue et la rue du Marché sont alors remplies, du côté de l'ombre, de paysannes qui vendent des fruits et des légumes, tandis que les étalages volants se multiplient sous les arcades. Sur la place des Ours, c'est un petit village de boutiques de fortune où Ion vend des articles de ménage, des machines agricoles, des fromages. Près de la fontaine de lOgre, se tient le marché aux faïences; les vendeurs de volailles et de petits chiens se pressent rue des Chaudronniers; les bouchers, sous les arcades de la Bibliothèque municipale; une bourse agricole est improvisée sous les arcades du Kornhaus. Rues de l'Arsenal et d'Aarberg, de longues files de voitures campagnardes, brancards en 1 air, attendent, devant les auberges, le départ des paysans.
Les foires sont plus curieuses encore. C est la foire aux faïences (ChachelimaerH), où Ion vend d intéressantes poteries indigènes; la loire aux oignons (Zibelemaerit), en novembre, où s:?
lontpour 1 hiver les provisions d oignons, de poireaux et d aulx apportés en tas, dans les rues, par les paysans; la (( foire aux filles » (Meilschimaeril) , vers la même époque, où les fiancés de la campagne amènent leurs promises pour faire les emplettes de la noce, festoyer et danser.
Les paysans perdent pou à
BERNE