KUSNACHT. LE LAC DE ZURICH ET LUETLIBERC
de la Confédération, Jacobs Dubs. On peut suivre très loin au sud la crête, légèrement ondulée, de la chaîne qui se déroule, en retrait, parallèlement aux rives du lac.
Tout au pied de ces hauteurs coule la Sihl, qui suit dans toute sa longueur le lac de Zurich, dont elle est séparée par un faible renflement montagneux, pour se jeter dans la Limmat à la sortie de la ville. La longue et étroite vallée de la Sihl est desservie par une petite voie ferrée : elle est surtout intéressante par ses superbes forêts — au delà de petites localités mdustrielles — qui sont la propriété de la ville de Zurich. On élève le gros gibier dans le parc de Langenberg.
Le lac de Zurich. Rapperswil. — Le lac de Zurich a une physionomie toute spéciale dans le groupe si nombreux des lacs suisses. D autres sont sauvages, grandioses, romantiques : celui-ci est avant tout riant. Il n a point les eaux vertes, les côtes déchiquetées, aux rocs abrupts et aux sombres sapinières, de ses frères de l'Oberland bernois ou des Qualre-Cantons ; il n'offre pas les vastes perspectives marines des lacs de Genève, de Constance ou de Neuchâtel, ni l'aspect italien des lacs tessinois. Long et étroit, il se déroule paresseusement comme un immense fleuve tranquille.