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LE VAL D ILLIEZ ET LE VILLAGE DE CHAMPERY

par métaphore. Les femmes de Champéry ont un habillement des plus curieux et tout à fait isolé parmi les costumes suisses. Coiffées d'un foulard rouge, à la mode méridionale, elles portent une veste noire qui boutonne sur le devant comme un paletot d homme, et un pantalon de même couleur, qui descend jusqu'au soulier, et qui est taillé à peu près sur le patron des pantalons masculins. Les paysannes de Champéry, qui ne partagent pas les sentiments des Parisiennes à l'égard de la jupe-culotte, ne s'inquiètent guère de l'esthétique et apprécient fort la commodité de ce costume qui leur donne toute liberté d'allure pour les travaux des champs.

A Saint -Maurice, le Rhône est étranglé entre deux parois rocheuses qui laissent entre elles tout juste le passage nécessaire pour le fleuve, la route et le chemin de fer : encore ce dernier, faute de place, doit-il franchir en tunnel la partie la plus étroite du couloir. C'est la porte d'entrée du Valais, dont nous n'avons jusqu'ici traversé que l'antichambre. La vue du défilé rocheux, avec le pont du Rhône commandé par le château fort, est un

paysage classique, maintes fois reproduit par la peinture, la gravure et la photographie.

Saint-Maurice fut, avant Sion, la métropole du Valais et le boulevard du christianisme. C'est dans le voisinage, là où s'élève aujourd hui la Chapelle des martyrs, que fut massacrée en 302, sur l'ordre de l'empereur Maximien, la légion ihébéenne, composée de soldats chrétiens et commandée par le légat Maurice. Suivant la tradition, des ermites s installèrent à l'endroit où les martyrs étaient tombés, pour commémorer leur souvenir, et l'évêque Théodore, en 351, après avoir inhumé iANNES DE CHAMPÉRY. les osscmcnts dans une

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