LAUSANNE
POSTES ET L EGLi;
JAINT-FRANÇOIS.
toujours en liesse, et nulle part on ne sait organiser les fêtes mieux qu ici : concours de musique, de gymnastique, de tir, de sports, d horticulture, fêtes patronales de la ville, fêtes fédérale et cantonale, grandes solennités, même catholiques, de 1 année : tout est prétexte à divertissements et à réjouissances. On installe de vastes tentes en plein air, sous lesquelles on sert de pantagruéliques repas pour plusieurs milliers de personnes ; on fait coucher les sociétés invitées dans les bâtiments publics. Ce n est pas en vain que les \ audois ont été surnommés les Bourguignons de la Suisse : des Bourguignons — sans parler des ancêtres communs, les Burgondes — ils ont la gaieté, 1 entrain, la joie de vivre: comme eux ils possèdent des vignobles renommés et savent apprécier la bonne chère et le bon vin. Le protestantisme, parfois austère, s'égaie ici du rire et des chansons.
« ...Tout ce petit monde chante volontiers. — écrivait récemment M. Henri Lavedan (1) — vocalise ainsi largement sa santé. Les écoliers chantent, les pensionnats de demoiselles chantent, les
(1) niuslratioTi. 19 novembre 1910.