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LES BORDS DU LAC DE JOUX

JURA & NEUCHATEL

DIVISION POLITIQUE. ASPECT GENERAL. — LE JURA VAUDOIS. — NEUCHATEL ET LE LAC. — LE JURA NEU- CHATELOIS ET LE VAL DE TRAVERS. L'aBSINTHE. — AU PAYS DE l'hORLOGERIE. LA CHAUX-DE-FONDS. LE LOCLE. LA PROPRETÉ SUISSE. — LE JURA BERNOiS. LES FRANCHES- MONTAGNES. SAINT- URSANNE. PORRENTRUY. — DÉLÉMONT, l'immigration ALLEMANDE. LAUFEN. — LA CLUSE DE MOUTIER. — BIENNE ET LE LAC. — SOLEURE. — LE JURA SOLEUROIS. LE WEISSENSTEIN. LES VIEUX CHATEAUX. — - OLTEN. LE HAUENSTEIN.

ivision politique. Aspect général. — La

France et la Suisse se partagent à peu près à égalité les nnontagnes du Jura : les massifs du sud sont français, ceux du nord helvétiques, tandis que. dans la partie centrale, la frontière coupe obliquement, dans 1 axe du méridien, les chaines parallèles orientées du sudouest au nord-est.

Le Jura suisse va donc en s élargissant à mesure qu on s approche du Rhin. Il est réparti entre quatre cantons : ceux de \ aud, de Neuchâtel (qui y est compris tout entier), de Berne et de Soleure. (Le Jura bernois, territoire de lancien évêché de Bâle, ne fut annexé à Berne qu en 1815). On pourrait même ajouter Bâle-campagne, où viennent affleurer les derniers contreforts. Malgré son morcellement politique, cette région mérite une étude d ensemble, qui réunisse ce que les vicissitudes de 1 histoire ont séparé : car elle présente une unité géographique très nette. La vie des habitants, leurs coutumes, la race, la langue sont sensiblement les mêmes tout le long de la chaîne; 1 allemand n est parlé que sur les derniers contreforts orientaux. Seule, la religion difîère : le sud est protestant, tandis que le nord (Jura bernois et soleurois) a conservé le catholicisme. Les points culminants du Jura, le Crêt de la Neige ( 1 723 mètres) et le Reculet (1 720 mètres), sont en France, dans la partie méridionale de la chaîne. .Mais la Suisse possède encore des som-

mets élevés dans les massifs du sud et du centre, notamment la Dôle, le mont Tendre, le Chasseron et le Chasserai, c|ui dépassent seize cents mètres. C est encore bien au-dessous, on le voit, de la limite des neiges éternelles. Les cimes du Jura ne sont point des pics saillants et déchiquetés comme ceux des Alpes ; ce sont les renflements les plus élevés de ces longs plissements qui emprison-

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