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En 18*2-1843, ou comptai! en Suisse, n"»prcs le uiùmc auteur, .189,349 propriétaires fonciers (ruraux?) pour 485,087 feux ou ménages, el pour une superficie cultivée île 2,750,j.'10 hectares; c'était 1 propriétaire pour 1 10 feus ei pour 7 hectares 2 arts (fi hectares -i ares en France).
Eu Suisse , la plus entière liberté préside aux mutations foncières; le morcellement n'y subit donc [l'autre influence que celle des usages cl des mieurs. Mais celle inlîueiico est assez sensible, particulièrement en ce qui concerne les terres de paysans. Ainsi, dans les taillons de Zoog,
veut que ces terri;? riaient qu'un héritier unique qui doit,
droit.
D'après une autre autorité (Handlmcli der Slalislik, von Ad. Franz, ISO.!, p. le morcellement de la propriété
hiiNi; -erait plan r-.iusiil'T:ilib: qin: ne l'riuiiipse Frausciiii, d'après des faits, il est vrai, assez anciens. FA d'abord, le nombre des propriétaires serait, en nombres ronds, do 465,000 (i pour 5.4 habitants) , ce qui ferait descendre l'étendue moyenne de l'exploitation agricole à un peu moins de (i hectares. Dans le Jura bernois, dans les cantons de Soleure, de Ilàlc-Villc, de Vaud, un propriétaire possède en moyenne 12 parcelles, d'une étendue moyenne d'environ 12 arcs. Dans la plaine cl la terre de montagne, une exploitation rie beclarcs est considérée comme une grandi.' propriété; de 1 1 à G lieclares constituent la propriété uimeiuie. La | il i ( ■ ■ proprié lé ne roinuiciice itère . dans l'upiiiKin générale . qu'aux ïaperlifies inférieures.
Le même auteur évalue ainsi qu'il suit les superficies affectées aux principales cultures et leur rendement moyen:
seul exagéré, il est vrai que la cullure île cette céréale n'occupe qu'uzic superficie trùs-ivstn'inte et qu'elle est li'ésji[ ()l:;ilil-i]iCi]t limitée uux lunvs du première qualité. 11 CSt
vrai encore que l'agriculture suisse dispose d'une quantité considérable de fourrage ol, par conséquent, d'engrais. Eulin, on peut admettre que, précisément parce qu'elle est très-morccléc, la culture est InVintcnsivc eu Suisse. Nous n'en admettons pas moins qu'uvec une extrême réserve le chiffre de 10 hectolitres par hectare.
Nous trouvons, dans le même recueil, l'estimation ciaprès de la valeur en argent des produits dont l'énumératioil précède.
Froment
i3,02i,:ni'
Seigle
ij'j.'jiri.'.n i
Orge
i;,(icri,7i'iii
Pommes du lerre .
-JïJ.".i.'.7S2
La production céréulu du lis Shîsîc m; aiifïitnnt p;i.-= ;i j;i consommation, «lie importe di.: 1 Y'U'aiii.'ur une qiiantilé assez considérable de blés et farines. M, Franscitii a élaldi, d'après les comptes rendu? du l'ndmiiii.-itrafion des douanes
Ji |. IhI-Ii i. .t- ■■•il» l-i iir- il-'
commerce; nous y ajoutons le même document pour les années 1861, 1862, 1863 et 1804 (quantités en quinlaux métriques) :
1852-1854... I.2:<i,:n:: 2n.7.m 220,7.-5 KUIN
isd3 L,ïii:j.r>i«« 1 1 ,r.o:i 215,127 «,<a-i
iniii i,63i,o:>9 vvm 157,025 13,429
s les plus récents (mais à des époques assez différentes pour chaque canton) ont attribué à la Suisse les quantités de bétail ci-après:
92,250 919.521 111.103 310.180 308,oi:>
l'uur itii I.isuiierfi-
1,00^ du tolnli!. . 22.03 225.55 101.07 77.63 90.13 lier- jdc lu superfi-
Isrcsf rii- «ullivéïï. 33.17 333.58 150.36 114.81 133.73 P.l ,000 habitants. 30.10 302.81 163,55 121.88 115.47 Nous doniiuiis lii-iipffe , comme ternie de comparaison avec divers pays, un laldea» plein il'int/'iv! dressé par les soins de M. de llermann , directeur du Bureau de statistique de Bavière. Il fait connaître, pour ces pays, le rapport de chaque nature d'animaux de ferme a 1,000 habitants.
France 1852 80.2 323.7 950,0 130.5 37.1
Belgique ? 03.2 256.<j 143.4 107.0 >
Hollande 1800 73.2 387.3 200.1 81.1 31.5
Suède 1858 1117.3 51)8.8 428.;. 122.6 148.9
Autriche' 1857 107.1 128.2 501,3 260,0 32.7
Bavière 1863 81.0 679,3 139.0 197.6 32.7
Prusse 1861 90.8 304.7 1113.0 145.5 43.6
Saie 1861 43.0 287.0 167.0 121,0 41.0
Hanovre 1857 IIT..3 188.7 1,011.5 56.1 67.4
Wurtemberg. , . . 1801 52.0 525.0 375.0 118.0 21.0
Bade 1801 53.2 153.5 129.5 224.3 49.3
liesse (gr. duché) . 1K02 18.6:103.6 282.6 197.8 99.7
Mcrk!cmk-Stl„v t -T. IM',7 tf.0.7 l'.ll.S 2.222.r, 292.0 22.1
Suisse '.' 36.4 3S2.8 163.5 121.8 115.1
D'après ce lahleau, la Suisse csl, de tous les pays don! il se compose, celui qui possède le moins île chevaux (par rapport à sa population), les travaux île la ferme s'y faisant à peu près exclusivement avec des animaux île race bovine. La France , la Belgique cl la Saxe ont moins de bêles a cornes; lu lici^ïipie et k lti n ml -. 1 1 1 i:l n- ili; llnJe moins de moulons; la Bely-irpu.: , la Iliillunde, la Saxe, le Hanovre, le Wurtemberg, ta Suède moins de porcs. La Suisse csl en tète, et à une grande distance, des pays nui ont le
|ji';inrimp plus par su nislinfé, pur mn aplittule un liaiail, que par l'ampleur on la régularité des formes. Mais les vaches, surtout celles du canton de Scbwytz, sont rcmar-
fpiiiiil.-s par 1,1 ■- 1 ■ i ;i 1 1 1 ] r! la (jiiaiîîi; lit; ti'ur luil. Aussi snntelles l' objet d'une exportation considérable. Elles donnent lieu, en outre, à une lies, industries agricoles les plus prospères du pays, lu faliriraliou des fromages. Lu race ovine est commune et sa laine assez grossière; mais elle fournit une viande de honne qualité.
Lu Suisse iii)]i'ii'[e, suil jiuiii- lu liuindjerie, suit pour les besoins de son agriculture, un assez grand nomlire de tètes
mei ils fournis par 1rs rrlrvés du rnijimn'o.' i ■ s r <' ] ■ i h ■ i j i ■ ( noiTihio de tètes réunies, rans aucune distinction, de lSjri-lSlffi :
LHr.a-ISS.t . . . 135,758
iar.il 813,721
(U,71ll
Voici, pour 1803 ei 1864, lo mouvement du mime Iralic, avec la distinction îles animaux :
Chevaux 4,01)1) 3,941 i.Tb'J 3,114
Bito ii cornu . . . . 01,000 8U.M if..Ki:f Ou,?.t'J
Moulons r.9,4.±-. r.-l,8il.[ 11,810 11,171
Cochons 60,11118 f.i.m ai.W'.t 2),.i70
Chèvres . s 4,352 K,280
Nous avons vu que, iiialpri la sévérilé de son climat, la Suisse cultive In vijfiic .sur une iHnidun du [iris île -JS.Ol'Hi hilares. Celle eullui'i' se repariil. mire il i-iiitiina. Les superficies les plus considérables se trouvent dans les caillons de Zuiidi, f.làlu, Srliiiiïhi.niBC, Siiiiii-t'i.ill, Ar^nvic, Tliurgovie, Tessin, Vaud, Valais, Neuchatel et Genève. Ces 11 cantons ont, à eus seuls, 24,468 hectares en vignes. Quant à la production, on n'a de rCTiM'ipnuriirnis ofliriuls i]uc pour les 5 cariions ci -après :
La production moyen de 54 hectolitres par I
Suisse, Faits commerciaux, n" i lion li.Uile de licctolilres.
n ubueiii une proiluc-
La moyenne île l' importa (ion annuelle îles vins est de 525,000 hectolitres. En 1853, clic s'est élevée au maximum Je 350,000 hectolitres pour retomber, en 1854, au minimum de 18-1,000. L'exportation moyenne est de 3,000.
Voici, pour les vins en cercles, le mouvement de celle brandie de commerce dans quelques années récentes, non en hectolitres î les documents officiels donnant, pour celle nature de produit;, les. pakh an lieu des contenances), mais en quintaux métriques :
Importation 38(7383 ilflTsse 301^803 «3l7«T6
Exportation 3,3CO 3,875 3,503 3,150
En évaluant, comme nous l'avons fait, la production à 1,350,000 hectolitres et l'importation (exportation déduite) à 222,000 hectolitres , on a une consommation totale de 03 liLrcs par lète.
Les vins suisse; suuL ^énéreleuienL de qualité inférieure, bien qu'ils jouissent dans lo pays d'une assez grande estime. On cite loulei'oi: ennuiie agréaldes les produits des crus d'Ivornc , de La Cote, de Lavaux cl de CortailloL Les moins estimés sont ceux d'Argovie, de Thurgovie et de Schaffhuuse.
Le bois (à brûler ou de ronslnirlion) es! un îles produits agricoles les plus importants de la Suisse. Lllc en exporte annuellement pMiir une vril^ir <:e pluj île 5 tiulli'ms de liviues. La moyenne de l' exportation, dans la période I852-If<5i, a été de 059,415 quintaux métriques, de 059,230 en 1853. Cette branche de commerce a pris, dans ces dernières années, une extension si considérable, que le gouvernement fédéral s'est vu obligé d'appeler l'aUeiiliou îles cantons sur les graves inconvénients que présenterait l'esplniinlion Irnp liàlive des forets et par suile la dénndation des montagnes.
■/ l;iï<.'emr:tit estimes. .Mais, en revanche, aie n'est que très -faible ment protégée
sdiaft, Leip; Campagne,
ta-
rées directement par l'Etat, qui prélèvent à ia l'ois l'int la somme nécessaire à l'amortissement. Ces caisses resijue toutes, leurs capitaux trés-forlcment engagés^