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n'est reçue que par la banque qui l'émel, TouieTois il a été récemment remédié, au moins en partie , à cet inconvénient, li. 1 ; ]j;inif ih' liàle, île Ziivieli et de Suinl-I'.jll s'étaiil engagées à recevoir leurs hilluls un pair, et m> iii'riiri^i'iiient de même nature ayant <"-l pris par celles d'Argnvie, de Lucerne, de Claris , par la banque hypothécaire de Thurgovie, par les banques do Toggcnbourg' et de Schnffhouse, enfin par la banque fédérale de Berne. Mais chacun des deux groupes
d'opinion peu favorable a celte liberté, dont les inconvénients paraissent vivement sentis, et dans le sens de la créalion d'une tianq l'énik-ion unique sur Je modèle de la
Banque de France. Les partisans de cette création argumentent surtout de l'impuissance démontrée du régime actuel. Bs représcnlctit, en mitre, que les banques suisses, n'ayant qu'un capital fort restreint, sont obligées, pour garantir leur circulation, d'avoir une réserve métallique très-considérable relativement à b valeur des billets émis. Sans cette précaution , le mauvais vouloir d'un seul particulier ou ■ l'un i'lalili^e:miH rival suffirai] pour dérermiiirr (lis sus-
pensions de payement. Do là des encaisses en numéraire dont l'ensemble suffirait pour assurer le remboursement d'une émission considérable île billets, si elle était fuite par un établissement unique. D'un antre côté, les petites banques suisses sont obligées, par l'insuffisance de leurs ressources, de rester étrangères aux affaires les plus importantes, que pourrait, an r.inlrain.', lamriser une banque centrale.
En outre des banques d'émission, il existe en Su issu Jeux crédits mobiliers, établis l'un à Zurich, l'antre ;'i Saiul-Gall. La banque de commerce de l.i:ile fait les mêmes opérations. — On s'est demandé si ces institutions n'ont pas été contraires aux intérêts qu'elles avaient pour mission de favoriser. Il parait certain qu'en faisant des avances considérables à quelques maisons suisses, solidement établies d'ailleurs, elles leur ont fourni les moyens de se livrer à des spéculations supérieures à leurs ressources. En fait, les trois crédits mobiliers se trouvent aujourd'hui hors d'état de rentrer dans leurs avances , parce qu'ils ruineraient leurs emprunteurs en exigeant un remboursement immédiat.
En réunissant les banques d'émission aux autres institutions de crédit, on en comptait, d'après Kolb. en 1862, lit!,
réunissant 1111 i.'apilal île n2 miHimis île Ira no.
i) Assurances. — Mentionnons encore, comme exerçant une heureuse influence sur l'état industriel et commercial de la Suisse , le progrès des assurances contre l'incendie. Le tableau ci-après, emprunte à VArchir fvr schvjijherîsche. Statittik, de 1801 (p. ICO), indique, pour la fin de l'année 1859 : a) le montant île l'évaluation des immeubles offerts à l'assurance; b) le montant de la somme assurée sur ces immeubles. I! importe à ce sujet de savoir que , dans le plus (rrarid nombre dus cantons, la compagnie ou l'Elat (lorsque c'est l'État qui assure) réduit habituellement l'évaluation faite ou [Kir ses soin,- ou par le propriétaire, ilans des proportions qui varient entre 10, 12'/,, lC'/>, 20,25 et jusqu'à 40 p. 100, Le propriétaire reste son propre assureur pour le reste de la valeur. Les sommes indiquées en nombres ronds dans la colonne des évaluations ne sont qu'approximatives.
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