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L'importation de la matière première, maigri; son renchérissement gi'-nt'rnl eu Europe, par snîle de la maladie persistante du ver, s'est accrue à peu près sans relâche, signe «vident d'un mouvement correspondant do la production. D'un outre côté , et précisément par le fait de l'accroissement de la production, l'importation des soieries est restée à peu près s la lion no ire.
b) Kj parmi i<m
La marche de l'exportation eonlirme, en partie, les résultats qui précèdent (quintaux métriques):
ma. . i,isr> a,2;ia so,«7
1802. . i,»a;i a,ena n,w.
180) . . 3,111 2.U2U vj.'m
1850. . 2,701 3,283 17,18(1 1855. . 2,175 2,llt 14,252
les revendre avec bénéfice- Nous voyons, eu effet, de 1,410 quintaux métriques, en 1854-, les quantités de soie exportées
des tissus n'a pas été régulièrement progressive, il tout probablement en chercher la riiisuii dans le renchérissement des produits, dans l'accroissement de la consommation intérieure, puis dans des causes accidentelles, eumme îles caprices de mode, la presque fermeture, eu INlil , du marché américain, si important pour les produits suisses, etc., etc.
Les étals de douane publiés par le ;;ou\eruerneul fédéral ne faisant connaître, pour le plus (irand nombre des marchandises, que les quantités et les poids, il nous est impossihlp d'éliiblir la valeur de la fabrication et du commerce
des soieries suisses. — Nous ne l'avons pu davantage pour
c) Broderies. — Celle industrie est concentrée dans les taillons il: S;i]i:l-(inll ri d'.\ppe:i/ell. Klle comprend tous ] i's genres do broderies sur muiiiselini.: cl batisle, comme rideau*, stores, robes, t'iiuucliyii's., eollcidk's-, eols de dames, etc. Les rideaux cl stores de mousseline broilée de Sainl- G-all s'écoulent en quantités considérables dans les deux mondes. Les robes brodées en blanc ont l'Europe et l'Amérique du Xord pour principe destinalion; les l obirs brodées eu couleur s'esporlenl juriout pour l'Amérique du Sud. Les broderies sur linun, diles de Yalei miennes, sont irés-recherebées à Londres et à Paris.
Le fabricant de Saint-Gai! lint dessiner lui-même sur la mousseline écrue les Heurs ou ornements qui doivent eu e brodés. Ces mousselines tout remises :mx brodeuses dus campagnes avec le ûl propre' à cliaque nature d'ouvrage. Les brodeuses travaillent en famille l'hiver; elles se réunissent dans le même cbalcl au nombre de 10 à 12 et prolongent la veillée selon lus besoins. Les plus jeunes travaillent à la broderie commune, pour stores et rideaux, el gagnent de 30 à 35 centimes par jour; les plus habiles de 75 à 80 c. Ce salaire, si modique qu'il paraisse, suffit pour entretenir l'aisance dans ces familles de cultivateurs habitues à une vie simple et frugale.
d) Industrie liniére. — C'est une des plus anciennes, et elle a été longtemps une des plus importantes industries de la Suisse. Aujourd'hui, W l/dinqnes île lOloniKides oui envahi les cantons qui en étaient le siège principal (Sainl-Gall, Appeim.'ll, Berne, Aiyovie, Lueenie) el tint presque paiiout remplacé celles des toiles. Cependant le lissage sur lin est
encore représenté par quelques lionnes maisons dans les cantons de Lucerne, île Berne et d'Argovie. La vieille renommée des toiles doubles Je Saint-Gall et d'Appemcll n'est même pas encore perdue; mais il ne s'en fait plus qu'un commerce tris-limité. Il n'est pas doutcus, quand on connaît l'habileté du fabricant suisse, et la promptitude avec laquelle il s'assimila les industries étrangères, que celle du lin retrouverait en Suisse son ancienne prospérité, si d'autres branches de fabrication n'engageaient pas déjà les capitaux et les bras disponibles.
Le tableau ci-après résume le commerce des toiles en Suisse de 18!>f> à lîSfci [eu quintaux métriques) :
Ces chiffres signalent une diminution marquée dans l'importation des fils et filés, et un état à peu près stationnante dans celle des toiles et coutils. L'exportation des toiles est en voie d'accroiwomnit as-Wï sciisi'IjIij depuis 1859. Mais l'ensemble du commerce ne porte que sur d asi'M faibles
e) Lainage. — L'industrie des lainages est, comme celle du lin, déchue de son ancienne prospérité et par la même raison, c'est-à-dire par suite de ce fait que la plus grande parlie des forces productives du pays s'est concentrée sur
les cotons el les soieries. Les races ovines de la Suisse ne produisent, d'ailleurs . i|iic îles laines r.uuummes. Les fabriques de drap de quelque importance qui ont survécu ne
travaillent que 1 1 ■ i j i ' les iiiiijihmb îles, i li r j j | ■ : ■ i j i ■ > , et. jgr
de Lucernc, tfUri, de Schwylz, dUnterwald, rie JJàlc, .les Grisons, du Tessin, de Vauil, du Valais et rie Scucliâlel. Mais, c'est a Zuncli el à Claris que la fabrication des lainages a tioiist'i^'L'- un certain o. m faut ■ l'a Ha In:-. Les draps rit troupes, Joui ces cantons ont la spécialité, se foui remarquer par leur solidité et la modération de leurs prix. On signale encore les tissus mélangés ou mi-laine pour leur bonne confection et leur remarquable bon marché.
Les fabriques de lapis sont en petit nombre et n'offrent aucun intérêt.
Le commerce suisse des lainages est résumé dans les doux tableau x qui suivent (en quintaux métriques):
1857. . . 6,135 2,911 515 NH 10,5:1» 1,11".
INÔG. . . o\2t):t 2,975 541 M 14, 1,387
L'imporlati'in îles laines brûles mi peignées est en voie de diminution; — celle îles laines niées teintes ou blanchies et des laines filées brutes à peu prés slotionnaire. — Les draps el tissus entrent eu quantités croissantes. — 11 y a
Lli i't ;ud t>? Cl
diminution dans l'cnlrée îles draps écrus cl des couvertures communes.
b] Exportation.
1802 2,169 HS 9S4
L'exportation de; laines es! relativement nxuiïirlorat.U- par rapport à L'importation, nouveau témoignage d'un commerce de matières premières assez importai!!. Klle est, d'ailleurs, stationna ire; — relie des lilés est iusitfmiiaule; — on remarque d'nssc* fortes nscilliiiifm.H , suis mouvement caractérisé d'accroissement ou Je diminution, dans la sortie,
f) Jlur!ut/erii: — Crkl auj.m rd'iini line il - ['utiiïi-jlloiir les plus einisiili'riililrs de la Siiisse. l'Ile domine dans les cantons de Genève el do Neueliàlel el occupe une notable partie des populations ouvrières du Jura vaudois el du Jura bernois. Les villes de Genève, du l.oclc et de La Chaux-itc» Fonds lui doivent presque toute leur prospérité. — C'est le canton do Genève qui marche â la [èle de cette industrie pour les montres de prix. On estime à 100,000 le nombre de celles qu'il produit annuellement, dont "/„ on or el '/„ seulement en arpent. Ses ouvriers sont renommés pour leur habileté. Aussi Londres et Paris tirent-ils do ce canton presque tous leurs bons mouvement*, dont les prix sont, d'ailleurs, relativement modérés. G'esl Xcudiâlcl qui a la spécialité des montres d'ai'irenl. Sur 1 ."il (,(11 H» ipi'il produit aunuellemenl ,
-Sali; liera seulement est en or. On évalue :'t 30,000 le nombre des ouvriers îles deux sexes qu'occupe l'horlogerie en Suisse. Elle emploie heaucoup de femmes, et plus d'une jeune lillc de 20 ans a peine ^jjjïii; j'uïîjuÏj 10 fr. par jour.
On porte à 400,000 le nomLire des montres que fabrique la Suisse ocrideoliile «ciilemeiil, non compris une quantité considérable de mouvements eiprdiés no dehors ;ans boîtiers. La valeur de cette immense production ne peut que
iii flic-iltj ru lj] [ I être ii[.|ii\'ciut:, lu pris lies niijHlri 1 : variant ilu-
puis 10 jusqu'à 2,000 fr.
Quant aux document uflicicls nnc lu commerce extérieur, ils ne fournissent aucun renseignement positif sur i'expor-
Ull.li.l] - 1 ■ > I un ■ .j Ij.] lu- In.j'l-' •|>|-ll'| , i.*. -Kit
de la valeur du pioduil expédié à l'étranger, surtout si l'on songe que le droit de sortie (20 c. par 100 kilogr.) ne se perçoit pas au-dessous île 50 kilogr., et qu'il est, en outre, continuellement éludé. Mais, d'après les autorités les plus sûres, la Suisse tout entière fabrique au moins !)00,00n montres par an.
g) Industriel secondaires. — Parmi ces industries, nous citerons, par ordre d'impédance, celle des métaux et notamment la construclion des machines , très -développée dans le canton de Zurich; celle des bateaux a vapeur, des roues hydrauliques, des turbine!. îles métiers de filature pour le lin et le coton, des machines électriques, etc. Les ateliers de construction sonl disséminés dans les cantons de Scliwytz, de Sainl-Gall, de Kcrne, de Solcure, de Me, de Thurgovic cl d'Argovie; mais leur production est très-limitée.
La Suisse fabrique encore fies pièces de fer et de fonte
de lionne qualiti'*, préparas surlunt au charbon de bois et à la tourbe, des essieux, des bandages de roue, de bonnes armes de chasse et de lir, de gros canons (usine d'Aarau) pour l'usage des cantons et du gouvernement fédéral, des
■•uUlf [-■ur lïi <<iur;<-i in.hMrr.. n,:> il. , .|. ■!■ ;
pointes et vis, etc.
La bijouterie suisse ou , plus exactement, de Genève, où elle est concentrée, est justement estimée. Cependant on s'accorde à dire qu'elle travaille trop exclusivement sur modèles français et qu'elle manque ainsi d'originalité.
La fabrication des cuirs a pris un asseï grand développement depuis quelques années. Les Suisses, qui ne produisaient autrefois que lies cuirs communs et tiraient de l'étranger !es cuirs de luxe, font aujourd'hui ces dernière avec un succès marqué. Leurs cuirs vernis, maroquins, chagrins et grains de levantine sont justement estimés. Il en est de
même île leurs euh s de c.irdunuerie et du sellerie. TuiiUTub ,
ils importent beaucoup plus de cuirs de toute nature qu'ils n'en exportent; au contraire, ils expédient au dehors beaucoup plus de peaux qu'ils n'en achètent. La fabrication suisse n'a donc pas encore asj.v li'itjijjijrl.niu t- pour absorber -a production en peaux, qui est très -considérable, l'élève du bétail v ayanl pris une grandi' extension.
Les tanneries surit nombreuses eu Suis«;ou cite surtout celles de Zurich et de Lausanne.
Le tressage de la paille, la passementerie de paille et la fabrication des chapeaux occupent en Suisse, principalement ou accessoirement, des milliers d'ouvriers. Dans le seul canton d'Argovie, on compte aujourd'hui au moins 4,0110 métiers qui servent à fabriquer des produits en paille de toute nature, et particulièrement des tissus de paille et de soie. Mais les plus grands établissements sont à Wohlen, en At-
govie , puis dans les cantons de Fribourg el de Berne, Ils trouvent ù l'intérieur leurs plus forts débouchés, les quatre cinquièmes de l;i population purlunt fies chapeaux et des ornements de paille, tels que bordures, tresses, boulons. L'exportation a atteint, dans ces dernières années, les quantités ci-après (en quintaux métriques) :
IBM. IBC3. 1MÎ. 1801. IMO.
Ï,ÏM 8,565 1,863 1,6S5 3,ÎU La Suisse verni, puur la consommation habituelle, des chapeaux depuis 711 cent, jusqu'à lo fr., el, bien que, pour les qualités les plus unes, elle ne puisse encore lutter avec les articles similaires de l'Italie, on s'accorde à reconnaître que la paille y est tressée avec une rare habileté et à des prix très-modérés.
Mentionnons encore la papeterie. Les Suisses fabriquent i:t]-' lj. ; - : 1 1 l ■ 3 quantité de papier;., aiirl-ju! dans les ijualiléj inférieures. Ils tirent de l'étranger les papiers fins. Ils cxportnierit autrefois mie grande quantité de chiffons. Mais ce eooimcree a liimiiiini sensiblement à la suite de l'établissement du droit actuel de sortie de 4 fr. par 100 kilogr. Zurich est, pour ce produit comme pour tant d'autres, le siège des principaux établissements.
Les papier* île tenture sont il'uu; qualité iiilerionre ri
Le voisinage des fabriques de Rixheim et de .Mulhouse fait
Il se fabrique peu de meubles de luxe en Suisse. La fahrieatimi line se Iturne a l'ioiilatiui! de:- umdéii's tïaiiij.ais.
La tabletterie et la marqueterie sont représentées par de bonnes maisons. Les chalets ordinaires el de prix
donnent lieu notamment à un mouvement d'expuriatiou assez suivi.
En réunissant les ouvrages en bois et les meubles, on trouve l'exportation ci-après (en quintaux métriques):
14^556 16^936 Ï2M\ iÇiSi La céramique paraît être en relard en Suisse. Les porcelaine, fa'ifïiices ci pulciics, envoyées aux diverses expositions industrielle du pays, n'indiip.ienl rjii'iiue f;iln'ie;ilïuu commune , plutôt propre à la consommation locale qu'à l'exportation.
I. 'indu si rie minérale un evtrailû r iki rjinuie J <i j I j ] i ■ v.dniï en Suisse. Des mines de fer avaient été exploitées ancienneplis en 1803. cl nu établissement a été fondé dans le voisi-
et cher. On trouve encore du minerai dans le Jura ainsi qu'a Syr<:nus, à Saint-tlall et à Pions. Le Jura en produit environ 8,750,000 kilogr. et Plous 1 million.
D'après le rapport d'une commission , envoyée sur les lieux par le gouvernement fédéral, en IK"ii, les ressources eu minerai du Jura bernois paraissent devoir être épuisées en 20 ou 25 années.
Soleure possède quelques exploitations qui donnent de 10 à 11,000 quintaux métriques de minerai. Il eu existe deux dans le canton de Vaud dont on ne connaît pas le rendement.
La production totale de. la Suisse est évaluée en minerai de fer à 316,0110 quintaux métriques (Schweiierkunsl , 2 e partie, p. 185). Mais celte quantité est do beaucoup in- BuBUanle pour les besoins de la consommation; de là une
importa lion assez i'iïtiiiiIrrnSiliï.rummc l'indiquentlcs chiffres ci-après (en quintaux métriques):
On trouve un peu do cuivre dans les Alpes, sur le territoire des Grïsuiis, dr Claris, de Vaud cl il'LYi. Le produit des divers {fisenifiits reconnus jusqu'à ce jour est Irèsfaîble. Il est vrai que la consommation est assez limitée. Voici le mouvement de l'importation dans quatre années récentes.
Ou rencontre du minerai de plomb dans les Grisons et Saint-Gall, où il est généralement argentifère. Le rendement des diverses exploitations n'est pas connu. Les quantités ciaprès ont été importées de 1860 à 1803.
11 a été découvert récemment un riche gisement de zinc dans les Alpes (Cesveno) ; mais les résultats de l'eiploitation n'ont point encore été publiés. Voici le mouvement de l'importation.
1863 274 3,154 9ti5
On exploite avec succès quelques gisements d'anthracite dans Saint-tial) ; ce charbon, ne contenant pas de soufre, peut être facilement employé pour diverses fabrications. La bouille proprement tlilc n'a été , jusqu'à ce jour, trouvée avec quelque abondance que dans les cantons de Berne et de Fribourg. Le premier produit en moyenne de 0,500 à
pour les exploitants. On extrait de la lignite en quantités notables dans les cantons de Vaud, de Zurich et de Sainl- Liiill (2l'iO,IM.M.i ([iiiuiniis inélivpies c.a moyimnc winnelk').
Presque tous les cantons produisent de la tourbe, mais surtout Neuchatel , où les couches ont une épaisseur de 3 â ô mètres, et occupent une étendue de 1,645 hectares; Vaud, Lucerne (360 hect.l, Fribourg, Zoug, Berne, Argovie, Thurgovie, Saint-Gall.
Il a été importé, rl'npri's les états île ilouane. les quantités ci-après de combustibles minéraux de toute nature (houille et coke, lignite, anthracite et tourbe) :
1447250 1187155 167^717 1067934 75,699 Mentionnons encore, en terminant, deux fabrications
iMiijidyrahlus qui appartiennent pour moitié à l'agriculture
et à l'industrie: les tabacs et les fromages. A une date déjà ancienne, l'auteur d'une note sur les
principales industries suisses, en 1842, insérée aux Annules
du Commerce extérieur (n° 342) , évaluait à 4,000 les ou-
vriers occupés jioi- h liibricatum dus lalws. cl les quantités produites à i millions lie kilogr., valant 11) millions de francs. Sons n'avons aucun renseignement sur les quantités et valeurs actuelles. Nous savons seulement que la Suisse ne cultive pas le tabac sur nue tvliellc suffisante pour sa consommation. C'est ce qui résulte tin tableau ci-après :
,q R « \ Importai ion , ,at,J |E> 1 .orlalion .
,aea\ Importation ""'"/KiponaLon .
.„,, | Impurtaliun .
IKtiuirinlinn
j | 1-l |i ,t'jri,iu ■ Importation Ki porta li ou
O.iOO
3,2iS
2,7 fa
i:t.tr,;.
Ainsi, la Suisse importe des quantités considérâmes de tabacs en feuille, aliment d'une fabrication évidemment fart étendue. Elle achète également beaucoup plus de tabac fabriqué qu'elle n'en vend.
Les fromages suisses s'exportent dans le monde entier; ce succès est dit d'abord à l'excellente qualité du lait des vaches, nourries en été dans les pâturages parfumés des Alpes et du Jura, puis à des nrucédés de préparation d'une incontestable habileté.
Le mouvement d'exportation ci-aprés donne une idée de l'importance de celle industrie agrindi: (eu quintaux métriques).
L'étude qui précède nous a permis do constater qu'à peu d'exceptions près l'industrie suisse est généralement progressive, et <[iip, pour certains pnulnits . iùV est parvenue
à un rare degré île perfection. Ce fait est d'autant plus remarquable, que In Suisse ne trouve, sur les marchés du continent, que lui fermunt presque luiliéremeut les tarifs douaniers des États configus, que de très-faibles débouchés pour ses produits. Eli bien, cet isolement, loin d'avoir paralysé le développement de son énergie productive, paraît
avoir iHij Ui cause Ili plus aulivu du t:i prospérité hidiislriéllc, 11 a pu , à l'origine, lui créer de graves difficultés; mais en obligeant le pays à se concentrer, à se replier en quelque sorti 1 dans su f'oive, il loi ,1 donné la faculté i',r. siirm.iulur les plus liiaihl- .di;iii!;i!'i. Eloi^mr, par sa position pi'mgrapliiquc, de toutes les places d'importation des matières premières et d'exportation dus produit* fabriqués, sans marine, dépourvue de gisements houillers, ouverte de tous côlés à la spéculation étrangère, et trouvant autour d'elle toutes les frontière' l'armées, la Suisse n'a pu fonder que des établissement; rùuni^anl toutes le? ■.■oiiililioii: d'ime robuste via-
rance a fini par lui ouvrir les débouchés fi s plus lointains- Ce succès de la Suisse est dû à deux grands faits, l'un commercial, l'autre industriel.
Au point de vue commercial, clic a pris pour principe de ne fabriquer, de n'envoyer sur chaque marché que la marchandise propre au climat, appropriée aux goûts et aux ressources de chaque nation. Pour cela, il lui a fallu varier les qualités, les dimensions ci les couleurs, suivant la richesse, les habitudes, les caprices même Je chaque groupe de consommateurs. Le fabricant suisse ne s'en rapporte pas aux récits des voyageurs, aui excitations intéressées des spéculateurs étrangers; il va lui-même sur les lieux et y établit un fils, un frère, un neveu chargé de vendre les produits
qu'il lui enverra el île recueillir 1rs renseignements les plus surs sur les besoins îles [jcjhiI.', Lî,-i Ainsi, d'une pari, il ne fabrique pas ê l'aventure; de l'autre, il ne confie ses produits qu'à un dépositaire loyal, honnête et actif, que ce dépositaire soit un membre de sa famille ou le clief de quelque ancienne maison suisse solidement établie dans le pays el y jouissant d'une considération méritée.
Au point de vue industriel, la Suisse a (couvé son principal élément de succès dans la division du travail. Chaque fabricant, ayant adopté une spécialité dans la création pins ou moins compliquée d'un produit, est bientôt arrivé à introduire, dans la portion de ce produit à laquelle il s'est voué, une précision, une régularité, une facilité et une ia-
[■iilil,' t ..-»-< -iii-.-b <J u"'- • " ■«'■! »»■ '■(•' l« pjrf
confection, et, de l'autre, ont permis de descendre au* plus bas pris possibles, sans préjudice, pour le salaire de l'ouvrier.
A ces deux causes dominantes du progrès manufacturier de la Suisse s'en joint une troisième: c'est que ce pays travaille avant tout pour l'exportation et pour les masses. Il cherche des débouchés dans le monde entier, el c'est bien moins aux besoins de l'élégance et du luxe qu'il s'étudie à satisfaire qu'aux nécessités Je la vie modeste et ordinaire, il
. i-lr ■■ I ■ l'r.p.i i. . ■■ iti-n. j ■' il qui cflii
les bases les plus larges, les plus solides, et qui, si elle ne donne que de petits profits, les multiplie par une masse
gressiïc des voies ordinaires de communication cl la création d'un réseau de eliemins de fer Je l'antre, ont particulièrement favorisé, dans ers dernières années, le riévrloppen ie.nl
industriel Je la Suisse. Nous trouvons dans le Recueil consulaire belge (1865, p. 401) le tableau ci-après lies banques il'érnission en Suisse à la fin de
Saint-Gall
Zurich
Baie
Thurgoiie
Glaris
Argovie
Lucerne
Schaffnouse .' .'
Toggenbourç
lii- rrn; (lirinqm- ■■ :i n lonn .1- j . . .
Vaud
Genève (banque du commerce!
Genève (banque de Genève), .
Keach.il tel
Fribourg
Valais
Tessin
Banque fédérale
Les 20 banques d'émission dont la lisle précède possédaient un capital effectif de 54,(100,000 fr. et leur circulalion moyenne s'élevait à 15,!)6.'!,000 fr. — Deux autres banques, celles de Winlcrlhur et la banque de commerce de Berne, ont aussi la faculté d'émotlre des billets; mais elles n'en ont point fait usage jusqu'à ce joui-. Si la circulation des billets est de peu d'iïii|i(irL.'i[i(:e, par r.-i|i|ai]'[ an capital des banques et au mouvement des affaires, ces! que rtiarun de ces établissements ne peut opérer que dans un rayon très -restreint. Ils n'acceptent pas, d'ailleurs, les billets des institutions rivales. 11 est donc très -difficile d'obtenir une circulation très-étendue pour une monnaie fiduciaire qui