O.OG
IWI-l.s:,0 . 2.0i 48.9 76.79 0.52 0.63
i/iifTiiitjlissiîtïiont tlo la rnnrlnlilé ^'ncrale, après des oscillations de 1803 à 1840, esi devenu 1res -sensible dans les deux dernières périodes. Toutefois le rapport des décès aux naissances s'esl à peu près constamment accru par suite d'une diminution pins considérable des naissances que des décès. On remarque que [a proportion [l'accroissement de la population est plus élevée d'après les recensements (0.89) que d'après l'excédant des naissances (0.79), ce qui semblerait indiquer la prédominance de l'immigration sur l'émigration.
En fait, la période de doublement serait, d'après les dénombrements, de 85 ans, et d'après l'excédant des naissances, de 88 ans.
Leur rapport à la population a suivi le mouvement ciaprès :
JMS-1D. 1811-10. I8I1-SO. HSl-IO. lMl-flO. 19S1-TO.
Habit, p. 1 .naringe . 140 140 131 143 142 140 Mariages p. lOOhibil. 0.71 O.C9 0.70 0.70 0.70 0.71 Après des oscillations assez fortes, le rapport de la dernière période est redevenu égal à celui de la première. On remarque le rapport ires -élevé de la période 1821-
Agriculture.
(Voir pm< !0 )
Agriculture dans le canton de Vaud. — Nous empruntons à un document publié par le Bureau de statistique de ce canton les renseignements ci-après sur quelques faits qui louchent à sa situation agricole.
■ /. Superficie et catlare* principale* ou f janvier 1862, d'après le cadastre.
Bâtiments. .....
Vtts % '.
Terres labourables .
Bois
PAlurages
Clivages
Superficie totale .
S. Mouvement de la dette hypothécaire.
Au 1" mars 1817 127,77b"u8i
Au 1- janvier 1852 110,409,974
Au 1" janvier 1803 169,767,204
L'accroissemcn! a été très -sensible de à 1S62, ainsi qu'il résulte des nombres ci-après représentant l'excédant des inscriptions sur les radiations :
1857 . . . 638°ÏÏ3 | 1860. . . 3,421,000 1858... 2,950,203 1861... 4,937,1378 1859... 3,077,712 || 1862... 6,065,365
Eu 1861 , la valeur cadastrale (toujours en France, et sans doute en Suisse également, assez notablement inférieure à
à-dire appartenant au* particuliers, était de 165,5*6,430 (t. pour les fonds de ter re et du 230,075,5 Î5 lï. pour les lifiliments, ensemble 385,621, 8G5 fr. La dette hypothécaire, d'après cette donnée, serait, au 1 er janvier 18G3, de près de 44 p. 100 de la valeur des immeubles.
S. Mouvement du morcellement de In propriété foncière. Il r'st itiillipiii jiai Ir. rl.illi'''- ci-ElJsiis :
Nombre des fonds de terre 55MÏ8 610,560
W™ d'artirli-s iiiiiis !<:.- l'.ida.-tivs. . r, I ( . i i 7 ImO,7:!."i Hem des constructions 31,194 07,838
Résultais du premier recensement nfjkii'l iht bêlait en
Suisse (21 avril 1800).— Le Bureau de statistique fédéral vient de publier le document ci-après :
Étalons pour la monte 425
I — autres de 1 aiu et :m-drssus. . . . 3,476
I — autres de plus de 2 ans 5,647
Total 9,548
ani. . 9,536
, [de 1 uns et au-dessus .. 04,345
| Autres dicvaui | de pXas de 4 im 10,935
umenls j ^ 9(l,ait>
<il des animai» de la race chevaline . I0O.3C4
i Taureaux 10,214
! Vaches 552,101 Génisses pleines 74,571 liieufs de labour el de boucherie 52,498 Klêviîs rie plus de 0 mois 171, 80!)
Veaui au-dessous de 6 mois 130,499 Total V . 991,722
[lace Juments poulinières pleii chevaline. \ . [lc . ( ' a , ls
. Verrais 1,561
Truies 30,190
"»« Porcs d'engrais Iiiii..j'.n»
porcine. Cachons de lait - 81,819
[ Total 304,062
Race ovine «5,514
Race caprine '. 376,020
En portant la valeur moyenne d'un cheval ou mulet à 250 fr., celle d'une (ête de race bovine (sans distinction d'âge) à 160 fr., d'une lotc de race porcine à 30 fr., d'une tête de race ovine à 15 fr., enfin, d'une tète de race caprine à 12 fr., la valeur du bétail en Suisse , d'après les résultats ci-dessus, peut être estimée ainsi qu'il suit :
Race chevaline et mulassière. . 26,117,000
— bovine 158,675,520
— ovine 6,682,710
— caprine 4,512,240
— porcine 9,121,800
ïotjl 2iir>,.i'Ki,;i:io
Si l'un rapporte le bétail au territoire et a la population, on obtient les résultats ci-après :
Pour 1 myriamelro carre 235 2,39i 734 1,075 908 P^ll- UHh tmbiumls . . -i-J 395 181 177 150
Enfin, les divers animaux ci-dessus sont dans le rapport ci-après au tolal du bétail ramené à 1,000:
Pour 1,000 animaux . . 48 446 137 200 169
Commerce.
Commerce suisse, d'après les documents ojficids, en 1i et 1865.
La totalité de l'importation île ces années a été do :
(65 ' ' " loi^al | P' ÈCCS de b * tait ' donl: iZ. nÏL
Menn bétail 103,401
Gros bétail 119,547 101,111
Valeur de meules, instruments île labou- f™™. p™.
rage, chars, eie 955,150 «0,014
tOf. . . 522,621 jct>llicrs(al5quintaux) (65 . . . 561,907 ( dont principalement:
Bais li brûler, buis de construction et de ouin c.itm.
charronnaKe \fm:.V.<i '.!r,,ii-jn
Chaux et gypse, cuits uu moulus 16,760 15,(157
Fluuilli', liiiuiir. cuke ci tourbe 288,499 350,142
164 . . 8,600,11 7 (quiniam de mareban- ^865 . . 8,870,9O8| dises diverses, dont: g,!».»,.
Café 142,382 152,264
CafÈ de chicorée 58,821 58,281
Céréales cl le- 11804: 3,083,1 401 quintaux, eûmes secs. 1 1865: 3,240,8061 dont:
Froment -2,rt77,957 ±515,784
Seigle 60,346 68,817
Avuim- ax;i,51-i ISiKljM'.t
Orge 131,100 161,:l4(i
Mais 184,810 [51,821
Haricots 16,700 11,254
Poia 4,820 :t,931
Diiers 11,829 H\m
Chanvre, lin ei etoupe 16,021 14,657
Colon pii laine 321,413 iîJlU:»'.
Craies el (erres colorâmes brûles et bol gn.ui. Qui,,,..,.
d'Arménie 7,534 7,GIS
Cuir 18,577 18,363
Déchets de soie 17,670 16,510
Drogueries, épines el nrlir:l..:s ik> teinture. fi0,93fi r>î.S(i:i
Eau-ile-vieLl^i.ril-il.-ïiii. :tX,iW.I l'Ki.ti"
Ko» minérale 9,476 10,876
Étoffes el ouvrées en suie el en demi-suie. 2,791 2,113*
Farine 510,436 474,364
Fer brul et fer pour In construction des
machines 22G.3S! -2r>Q,(iC2
Fer forgé ou élire, Ter-blanc el M de Ter. . 289,418 934,3%
Filé de lin. lil .'i eoutd'e, corilei el fitelles. 26,761 24,890
Foule de fer 49,384 152.062
Fromage 5,790 7,839
Fruits du midi 17,477 lfi,509
Garance brute et moulue 29,661 38,303
Huile comestible 14,180,
Huiles grasses de toute espèce, I „,„
dont huile de pétrole en Ï864. 48,930i "V™ 229 - j8û - - en 1805. 215,4001
Laine brute 14,535 16,786
Laine fllée 9,071 8,051
Liïres el musique 10,622 12,305
Machines 67,012 42,209
Métaux bruts K'ii oulre du for) , lois quo
acier, enivra, airain, élain, laiton, plomb
et line 29,800 38,836
Objet- pharmaceutiques ■ 85,122 89,377
Ouvrages en bois el meubles 26,986 24,486
Ouvrages en cuir 7,681 7,184
Outragea en fer et acier 78,812 69,600
Ouvrages en laine de toute espèce 42,434 40,122
Papier et carlon de toute espèce 12,364 12,270
Plumes a lit 5,574 4,ï62
Poterie commune 13,288 12,164
Poterie fine 17,364 15,856
Racines de chicorée 3,573 3,117
Riz 82,708 77,823
Savon 30,088 29,435
Sel 222,773 208,663
Semences 60,539 80,368
Soie et bourre de soie 21,914 22,750
Sucre 207,237 240,062
SiiiT et noires matière!" grasses 19,182 21,805
Tabac en feuilles 77,547 80,386
Tabac fabriqué 18,224 18,387
Toiles el rubans de lin cl coutils 16,428 15,312
Verreries et crisliiin de Imiti: usjiiïce. . . . 43,569 42,024
Vin en tonneau 848,052 <J45.a:W
Vin, liijuiiui-s, vie. , en bouteilles 0,278 6,905
Vinaigre 2,239 2,872
EST0HTAT10N.
La totalité de l'es porta lion do ces on né es a été de :
j^lif, |.j ( |-'ir l ;iîs ik dont: p ^ ^
Menu bétail .' 44,308 49,040
Gros bétail . 45,308 74,372
Valeur des bois brut, bois scié et charbons v™ n o f™
de bois 6,382,080 7,108,061
■IN'14 . . . GH.JiiliJn,ll[..|>, .lent nrinci-
1865... 73,5 70 [ paiement: ciu«. cm».
Chaux, tuiles et briques 17,U5li 17,052
Gypse linil, l'.ilcim': nu moulu 8,323 7,345
Minerai de fer 7,205 4,2151
1864 . . 064,265 1 qui ntaui de marchan-
1865. . 1,085,40-2 j ilisw diverses , dont : u , jnu „„ g.j.»,.
Bourre 14,047 30,008
Bois de teinture 11,045 11,907
Bourru de soie 4,784 6,084
Café 1,012 1,478
(Impies el légumes secs 26,156 21,991
riiiiiirniix ri ti tres de paille. 4,458 5,828
flhilMris el nmeiihliirii ."..ll-H i.'.iiip
Cidre 246 205
Colon en laine 25,050 21,981
Uiiluli t.].' el relurs un i:«lon :i'.l,57i) -111,157
Cu'.oiiEKTie 162,82-2 l&vm
Cuir . 6,439 6,613
Dechela d'animaux 7,896 7,034
Déchel! de soie 6,809 6,839
Ui'Oifueries, ùpiiv- mI |ii'n.ii:il» rliiinqiies. 4,005 5,080
Eau-de-ïie et esprit-de-ïin 1,223 2,251
liLLin-L' il tnn en ii;imiel!e cl niunlin- . . . 2iJ,."uli l-i.ti;-2
Bscargote 1,218 1,069
litoffes en laine el en demi-laine 2,998 2,960
litull'iis eu Miir. et mi demi-soie 39,18fl 3(1,3:15
Extviiil d-;i!,sinllie 6,232 10,152
l'arme 10,107 11,003
Faïence 3,031 3,452
Fer bnil et acier 19,1131 2C.3I1N
Fer forgé ou élire, Ter-hlane cl 61 do fer. 5,510 10,597
Fromage 185,432 233,601
Fruils si-rs ordinaires 8,524 0,2;U
Garance pi racines ilo garance 1,691 !,O08
Huila du luulo esuece 4,«01 5,4X0
l,:miM l.rute 11,031 13,924
Laine filée 355 274
Livres cl musique 5.11D 5,961
Machines 53,519 61,111
Montres el horlopcs 2,631 2,608
Os 15,933 19,131
Ouvrages en bois et meubles 1S.04K 12,991
Ouvrîmes cuir r.fiT ] ,OJ)7
Ouvrais en fer et acier 10,139 15,811
liuvi-îigi'!. en lin 2,07s i,m
Pwui vertes ou sècbes en poil. ...... 42,576 47,317
Rii 1,577 1,271)
Semences 4,503 7,460
Soie 8,923 7,914
Son 23,215 '2-2.561
Sucre . 1,785 1,748
Tibac en feuilles 1,667 1,338
Tutu.- f;,bn.|iié '.(,:!;! I
Tartre 2,650 3,155
Vin 7,4'JX 6,412
La UiUiliiù du (nuisit de ces années a Élê de
Bétail 94,480 97,825
Uois de Imite rîfuiîcr, dmin, jjïiisù, îilail- r„iij« CsUlm ches, ele 31,765 35,075
.Marchandises diverses 705,600 80", 2i.il J
Les banques suisses. — ■ Il est difficile <le se rendre
compte de la situation de ces banques, parce que les publications eiacles à ce sujet manquera complètement , ititnie en Suisse. J'enipiiinlc les limniéut qui suivent : 1" à un très-
bon article de M. II. Fick, professeur de droit à Zurich, public dans les Jalirbùcher fur Kational-QSkonomie, de Bruno Hildebrand (1803); 2° au livre de M. Eming Haus, die sclttueiteriïrhr YulhmrivihxiUtifl, el 3° il un article de M. Dametli, Journal des limiuinustes, 18(it, n" 7.
<On comptait <:n Suisse, pu I f<riri T une trentaine de banques, ayant la qualité de société anonyme ou reconnues comme telles par les tribunaux. Plusieurs d'entre elles portent le nom de banque cantonale, parce que le canton a contribué à leur fondation par des souscriptions ou d'autres privilèges. Ainsi, il y a la banque cantonale du Valais, la banque cantonale fribourgeoise, neuebateloise, vaudoise, etc. Nulle d'entre elles ne possède le privilège exclusif de l'émission. Les billets des banques suisses ne jouissent pas du cours légal; le créancier peut toujours réclamer le payement en numéraire; mais beaucoup de grandes institutions, el notamment les chemins de fer, les acceptent.
t Nulle part, saufdanslecanton des Grisons (loi du ^septembre 1 802) cl dans celui de Zurich > le législateur n'a soumis l'industrie 'les updations (le banque à une réglementation spéciale. Les particuliers, tes sociétés en nom collectif ou en commandite, sont libres d'émettre ries billets payables a vue. L'anonymat seul exige Finterveotioii <h: la loi, afin de constituer la personne civile capable d'ester en justice, de posséder, etc., et le privilège de la responsabilité limitée ne peut être obtenu que par une loi spéciale ou par l'intervention des fonctionnaires qui sont investis du pouvoir d'accorder l'autorisa ùmi nécessaire. Iians le canton de Berne (loi du 12 décembre 1860), de Neuchâtel (décret du S décembre 1852), de Soleure (art. 1218 du Code) et dans ceux où l'article 37 du Code de commerce français est en vigueur (Vaud, Genève, Fribourg), une loi spéciale est indis-
pensable pour constituer la société anoyrae, et par suite uik banque (• responsabilité limitée. Le canton de Saint- Gall est le seul où la pratique el la jurisprudence permettent encore à toute compagnie d'acquérir l'anonymat sans aucune intervention de l'État. Il en était de même à Neucliàtel avant 1852.
i Dans le canton des Grisons, les sociclés anonymes peuvent aussi s'établir par la seule volonté des associés, sauf en ce qui concerne les opérations de banque, qui sont soumises à l'iiulurisiliuu préalable et a la surveillance de l'Étal.
■ Dans le canton du Zurich, les banques restent sous la dépendance du pouvoir exécutif, qui |u:iit les ré fui nier si «elles menacent le crédit ou les autres intérêts publics). Une société anonyme ne peut se constituer qu'avec l'autorisation du conseil d'État; mats la suppression d'une banque considérée comme nuisible ou dangereuse exige une décision du grand Conseil. Toute émission de billets à vue doit être autorisée par le grand Conseil et est soumise au contrôle du conseil d'État.
< Ainsi donc, nulle part, sauf dans le canton de Saint-Gall, la liberté absolue de fonder une banque sous forme de société anonyme n'ciistc. Partout unr .nitcirisatiini préalable tit nécessaire, niais die itinblc rti-e trrs -libéralement accordée.
«A la lin de 18f!3, d eiislail en Suisse de viugt-biul à Iri'iiif établissements de crédit méi liant k nfnn de banque en raison de leurs opérations d'escompte , de comptes courants, de virements de dépôts et d'avances sur hypothèques, marchandises, Ole. La plupart de ces banques ont été fondées récemment par suite de l'impulsion que les chemins de fer ont imprimée aux affaires. La plus ancienne ne remonte pas à 1830.
* Voici la date de leur établissement 18Î13. Banque cantonale Je Bcrnc- I8;i7. Banque de Zurich.
— — de Saint-Gall.
1845. — de Bille.
— — du commerce à Genève.
1840. — cantonale vaud oise.
1848. — de Genève.
1849. Caisse hypothécaire de Thurgovie.
1852. Banque de Claris.
1853. — générale suisse à Genève.
1853. Caisse hypothécaire fribourgeoise.
1854. Banque d'Argovie.
— — Leu et Comp. à Zurich (par actions).
- — cantonale neuchâleloise.
— KreditanstaU à Saint-Gall.
— Banque populaire de Bulle a Fribourj;.
— Comptoir d'escompte à Genève.
— Banque de crédit à Saint-Gall-
1856. — de Lucerne.
— KreditanstaU à Zurich.
1857. Caisse cantonale à Lucerne.
1858. Banque cantonale do Valais.
— de Solcure.
1861. Banque du Tessin.
1863. — fédérale.
«Surces vingt-cinq établissements de crédit, une vingtaine émettent des billets. Leur circulation s'élevait, en 1850, à 17 '/, millions avec un capital de 43 millions.
Circulation fiduciaire des principale* liaar/uei xiimws un janvier 18G0.
de Bile .
i)t! l'ïibouri;. .
lie Tlmrïovrde Claris . . du Ncnch.ltcl .
d'Argo»i<
Je Vnkiij= lu Huluu
ijarn]iif! l'tili'îr'iile rie lli'riie
cLa circolal
:),r>'w.ooo ti.t>. :i h,h .: ni . 3,000,001) 1 ,000.0110
. i,um.m . i,(inojnio
r,(«i,0(io
ati(,7:t(I
500,000 •ir.ii.iKni 575,000 100,000
<nlev<
t M. Da-
t, t;\tn':m(:iii!!t]t n.
comme elle est presque toujours couverte, suiv uiulli, par un encaissé uirlaliirjiit.' de valeur i^aiu, elle ne produit aucune économie dans l'emploi des moyens d'échange.
(Jusqu'à présent aucune des banques suisses n'a failli ou suspendu ses payements. Leurs bénéfices sont très-modérés et ne dépassent pas en moyenne 5 p. 100. Le taux de l'escompte est anssi très-fixe. Il ne s'élève guère au-dessus de 5 et ne tombe pas au-dessous de A p. 100. Le maximum à Genève a été de 7 p. 100. Mais comme la loi sur l'usure est encore à peu près partout en vigueur, les restrictions à l'escompte remplacent probablement la hausse de l'intérêt.
s Sauf A I Ici lève, le diitfra îles affaires il' 1 s banques -ai -ses est aussi très- restreint. En 1850, le total des escomptes de la banque cantooale de Berne ne s'est élevé qu'à 19 millions. Le grand nombre des banques semble donc avoir pour résultat, non, comme on le croit, d'étendre la circulation fiduciaire d'une manière illimitée, niais plutôt de la
rendre nulle." (De Lavelaye, k Marché mmiélaire et ses crises depuis 50 nns. Paris, 1865.)
Nous complétons ces renseignements généraux sur les banques et leur régime en Suisse par une nolice sur les OuiliiitscuLtiils Je crédit foncier dans le môme pays.
Établissements de crédit foncier en Suisse.— De ces établissements, les uns ont été fondés par l'Étal, les autres par des sociétés d'actionnaires. Les premiers, et les plus anciens, au nombre de deux, ont été fondés dans les cantons de Berne ei de Genève, en 1846 pour le premier, en 1848 pour le second. Tls opèrent en partie avec le capital que la loi leur a attribué, en partie avec des capitaux qu'ils ont réalisés par des émissions d'obligations amortissables par la voie du tirage au sort. A ta fin de 1803, on comptait 8 banques hypothécaires privées, non compris celles qui font à la fois les opérations d'escompte ordinaires cl les prêts hypothécaires, comme les banques d'Argovie et de Solcure. L'État s'est intéressé, comme actionnaire, dans trois de ces huit banques: celle de Liestal (Bille -Campagne), la caisse hypothécaire du canlon de Fribourg, et la banque de Frauenfeld dans le canton de Thurgovîe. Les cinq autres, établies à Zurich, Bêle- Ville, Saint-Gall, Neuchêtel et Lausanne, sont entièrement privées. Une seule, celle de Thurgovîe, a reçu le privilège d'émettre dos billets et en a fait usage.
. La superficie des 8 cantons qui possèdent ces 8 banques est de 10,888 ti!. carres ('/, environ de celle de la Suisse entière) et leur population de 1,035,000 âmes. Le capilal-^clion des huit établissements était, à la fin de 1803, de 31 '/, millions de francï. A la même date, ils avaient prêté a la propriété foncière près de 00 millions, dont la moitié environ sous forme d'obligations. Cette somme est importante, si
l'on songe que trois des huit banques (celles de Baie, de Sainl-Gall el de Neuchàicl) n'ont commence leurs opérations qu'on lfibU L'amortissement ûl l'intérêt des prêts s'effectuent habituellement sous Informe d'une annuité payée pendant
lin l'Ol Illlli IUJinl.'l'u il'illllli'i';.
Le tableau ci-après résume li;s principa i: \ détails îles dixbanques de crédit foncier:
(Jahrbûclier fûr National-Œknnnmie wvd Stnlistik , F vol., p. 299. 1864.)
Règlement de bourse à Genève. — ailes différents règlements de bourse, un dus plus parfaits est celui de Genève; il est de date récente (1857), el résume, par conséquent, les idées que l'expérience a prouvé être d'une application
• Le conseil d'fïtat de Genève ne s'est pas borné à proclamer la liberté des transactions financières; il a posé quelques restrictions dans une vue d'intérêt général. Voici les principales dispositions de la loi :
«Toute valeur peut être cotée à ia bourse de Genève. Cependant le conseil d'État pourra interdire la cote des valeurs non légalement constituées et de toutes les valeurs étrangères provenant de pays où les valeurs suisses seraient 1«
interdites ;'i la cote îles bourses <Jo commerce. — Les cours déterminés i'i la bourse <te Genève sont constatés par dus commissaires auMjndt les. courtiers ito commerce on agents de change font connaître les prix qui ont été arrêtés entre être. Les prix arrêtés entre les agents de change ne pourront déterminer les cours qu'autant qu'ils ntironl été proclamés à haute voix par l'un des commissaires. — Les commissaires près île la bourse sont nommés par le conseil d'État; ils proclament les cours qui ont été arrêtés entre les contractants pendant la durée de la bourse; ils font inscrire sur des registres, tenus jour par jour, les bordereaux d'opérations qui leur sont présentés par les agents de change. (Les ii[H.T;ilHiris intentes ont une valeur légale.» Ils peuvent également, si on le désire, certifier les transactions qui ont eu lieu, pendant la durée de la bourse, entre les contractants qui ne se sont pas servis de l'intermédiaire d'agents de change ou île courtiers. A cet effet, ils tiennent un registre spécial où ils reçoivent la signature des contractants après avoir reconnu leur identité. — Les citoyens qui ventent exercer la profession de courtier de commerce ou celle d'agent de change doivent en feire la déclaration à la chancellerie; ils doivent justifier qu'ils ont été, au moins pendant un an, employés soit auprès de courtiers ou d'agents de change, soit dans une profession commerciale à Genève.
L«s étr»ri;:ui'S dmuinliés il (iniike ;i lii'j |iîjvs
qui ont avec la Suisse un traité de commerce ou de réciprocité, comme la France, l'Angleterre, les États-Unis, les États sardes, peuvent se faire inscrire é la chancellerie d'État, comme les citoyens suisses, pour exercer la profession d'agent de change ou de courtier de commerce, s'ils remplissent les autres conditions exigées par la loi. — Les bordereaux constatant les opérations des agents de change
cl des courtiers près la bourse de Genève sont soumis à un droit de timbre de 50 c. pour loules les opérations <le 3,001 fr. à 10,000 fr., auquel devront èlre ajoutés, pour les sommes supérieures à ce dernier chiffre, 25 c. pour chaque somme de 10,000 fr. ou fraction en dessous. Les bordereaux constatant des opérations inférieures ou égales ;i 3,000 fr. ne seront siniuiià ijn'à un ilmit rie timlire <li; 10 c. — A partir de l'heure fixée pour l'ouverture de la bourse (heure déterminée par une assemblée générale des citoyens qui fréquentent la bourse), la criée aura lieu pour les affaires traitées par les agents de change. Pour faciliter les opérations de la criée, il sera réservé une ou plusieurs enceintes particulières (soit corbeilles) aux agents de change ou courtiers, pour opérer entre eux la vente ou l'achat des objets dont ils s'occupent. Chaque groupe d'agents qui se seront agréés entre eux pourra se réunir autour d'une corbeille ou table particulière, où les membres de ce groupe seront seuls admis. — Le cours d'aucune valeur vendue à terme ne pourra être porté sur la cote à moins qu'il ne s'agisse, pour les actions inrlnstritdk's diverses, de 20 actions au moins, et pour les Tonds publics divers, d'au moins 1,000 fr. de rente. — Les formules pour les marchés à terme, fermes et à prime, stipuleront si la livraison aura lieu en titres effectifs ou en délégations. Ces formules seront préparées par les soins des commissaires près la bourse, qui les feront timbrer et les remettront aux agents. — L'acheteur qui voudra prendre livraison avant l'échéance du marché devra prévenir le vendeur deux jours à l'avance par un bordereau écrit. S'il s'agit de titres effectifs au porteur à faire venir de l'étranger, ce délai de deux jours sera porté à cinq pour Turin, Lyon ou Paris, et au temps qui serait reconnu nécessaire pour Londres, Vienne et autres places;
s'il s'agit de litres nominatifs, les délais voulus pour le transfert seront ajoutés à ccus ci- dessus indiqués. — La réponse des primes a lieu le 15 el le dernier jour de chaque mois. La liquidation des marchés à tenue fermes et à prime doit être entièrement terminée mis jours fixés pour la liquidation. Tout marché resté en suspens après ces jours-là sera de droit, sans autre formalité, liquidé au mieux, par les soins de l'un ries deux contractants, aux fiais, risques cl périls il'' l'aïeul défaillant, et sniis l;i i-ni'Vi illauee ou il'nne eu m m is si mi d'agents de change agréés par les parties, ou,
clinngK ou de courtiers pciiveni e"- t : ■ . • contractés à la bourse de Genève enlre les particuliers. Ces marchés seront passés entre les contractants sous les mêmes conditions que celles qui sont énoncées plus haul pour les marchés contractés par l'intermédiaire d'agents de change ou de courtiers, illne loi spéciale a décrété, en outre, ce qui suit: «Les marchés à terme sur les denrées, marchandises, titres négociables, soit industriels, soit île travaux ou de fonds publics, sont reconnus à la bourse de Genève comme opérations commerciales légales. Ces marchés pourront se résoudre par de? dilt'éivuces d'accord entre les contractants. Pour avoir date certaine, ils devront être enregistrés par les commissaires de la lourse. L'enregistrement aura lieu sur la production des bordereaux ou conventions arrêtées sur le papier timbre destiné aux opérations de la bourse.
■ La lot du canton de Genève fonctionne depuis huit années avec un plein succès. Une corporation a été formée enlre les agents de change; jusqu'ici clic est restée seule, quoique la loi ait autorisé la formation de plusieurs corbeilles; mais les agents de change ont eu le bon gortt et le
bon esprit de ne pas se montrer exclusifs et d admettre-, au sein de leur corporation, des hommes nouveaux qui offrent des garanties d'honorabilité et de solvabilité.
assez sévère. Pour être agréé dans la corpora lion, l'agent de change doit d'abord verser, à litre de garantie, une somme de 30,000 fi\, croyons- nous; île plus, il doit être cautionné, pendant rfeus années, par doux patrons garan- (iï-anl chacun une somme Je .j,000 fr.i
(De LaveleïE, Moniteur des intérêts matériels, 186G.)
Société d'exportation suisse à Zurich. — » La Société d'csporlaliou suisse, siégeant à Zurich, marche à souhait. Pour donner plus d'ëlemltie à ses opOi-uiious, elle a doublé, puis triplé son capital. II se compose actuellement de 750 actions do 5,000 fr. (;t,750,000) d'un Tonds de réserve s'élevant a 0'd,000 fr., et d'obligations pour la somme de 1,500,000 fr.
< Chaque année, les actionnaires ont reçu les intérêts à raison de 5 p. 100 de leur cîipibl, mais les bénéfices n'onl pas été retirés; iJ.ï col élé convertis, l'année passée, en obligations au porteur, chaque acliim aviinl reçu en partage
«C'est une preuve de prospérité; mais il est dans la nature des choses qu'une série d'années prises, ensemble peu! seule donner une juste évaluation de la marche de celle entreprise. L'année 18(13, par exemple, a été très- prospère, tunji ■}••■ . | -m iM'.i, h • s- h. i.mijI- i ..f,[ l,j ->n|'.lil>-r
des seuls inléréis, la marche des affaires n'ayant pas permis de donner des dividendes.
i Les actions, en 18G3, ont élé recherchées à 8,000 fr. et
plus; aujourd'hui un les obtiendrai! à moins de 7,000 Fr., car l'année courante ne promet pas d'être très-favorahle.
» L'entreprise , admirablement bien dirigée, n'en est pas moins considérée comme bonne et solide.
oLes établissements ou bureaux de la Société d'ciporlation sont réparti? dans le.- plar.es suivantes : Londres, Manchester, Liverpool, Paris, Marseille, Palerme, Salonique, Alep, Bagdad, Mossoul, Trébiionde Rescbt, Calcutta, Bombay, Natal, Maragnan (?).
( Les États-Unis d'Amérique ne sont pas compris dans ce vil si e réseau ; car oii'a pris en considéra lion que, dans tous les centres d'industrie de celte contrée, se trouvent assez
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de nouveaux débouchés à l'industrie nationale, plutôt que de battre un terrain déjà conquis. 11 va dans dire que ces établissements varient d'importance, que les uns prospèrent et l'uni il-"- L^i'iiLd. - alïaires. lundis '|Ui' d'oui rrs ont encore ili'
grandes luttes à soutenir et Jie rapportent que peu ou rien jusqu'à présent. Ce sont surtout les établissements fondés en Angleterre qui l'emportent sur tous les autres.
«Beaucoup d'entrepris es de nature analogue ont échoué, indubitablement par la raison que leurs fondateurs ont poussé à l'excès le système de renlralisalion, en réunissant sous une seule et unique direction les fils de toutes les affaires. En effet, voici ce qui arrive en pareil cas. La maisou principale fait les achats des marchandises qu'on eiporle , vend les importations, dirige et surveille les affaires des maisons établie ;'i l'él ranger et qui, par ce tait, descendent au rang de simple» .-ut-ru i s a les, avec des chefs plus ou moins libres d'action, mais toujours cnltèremenl dépendants de la maison principale. O système peut fonctionner trèsbien sous la gestion d'un génie commercial; mais de pareils
génies s'usent un font furhmc, se retirent des affaires et peuvent avoir dessuecesseursqui, en peu d'années, mettent en question ou ruinent la création de leurs prédécesseurs.
«Pour éviter cet écueil, la Société d'exportation suisse a adopté un système tout contraire, celui de la plus parfaite décentralisation. Dans toutes les maisons qu'elle a créées, elle ne veut figurer qu'avec la position de simple bailleur de fonds. Le capital qu'elle veise lui rapporte un intérêt de 5 ou de 6 p. 100 selon la convention établie, et elle reçoit
mu: [|u()!^-pîu l tics U:m''iiees plus on niuiiis forle, m proportion de sa commandite ou des fonds que peuvent verser dans la nouvelle maison les gérants qu'elle choisit.
i Ces gérants deviennent donc les véritables chefs et jugent des affaires qui peuvent être traitées. Ils travaillent avec des maisons suisses ou étrangères, selon que l'occasion
s'en présente. Ils ont donc pleine liberté d'action. Mais toutes ces maisons se trouvent en correspondance suivie avec la direction de Zurich, de laquelle elles reçoivent des avis qui peuvent leur être utiles et qui répond aux questions qui lui sont adressées. A In fin de l'année, chaque maison soumet son bilan, ce qui constitue la base du bilan de la Société d'exportation et détermine le dividende que reçoivent les actionnaires.
(La direction, qui a son siège à Zurich, ne fait point d'affaires pour le compte de la société; toute son action consiste a procurer des affaires à ses commandites et à entretenir avec elles une correspondance suivie.
(En agissant de celte manière, le risque est moindre; les perles que l'une ou l'autre de ces commandites peut éprouver sont balancées par les bénéfices des autres; tandis que, si toutes les opérations émanaient d'un seul centre, les
perles d'une seule minée niidlinirnisc pourraient dévorer les bénéfices rie plusieurs années précédentes.
«La question très -importante de savoir si cette société avec ses commandites prolile vêrilablemenl à l'industrie suisse, ou si elle ne fait que produire des bénéfices à ses actionnaires, peut être, à l'heure qu'il est, résolue affirmativement. Il est constaté que plusieurs de ces maisons uni peu à peu doublé, et quadruplé l;i 'oiisumuialiou de produits suisses au détriment de l'industrie étrangère. Cela se comprend: les chefs de toules ces iiiiésiiiis étant des Suisses, qui ont fait leur éducation dans II' commerce des produits manufacturés, et dont la plupart connaissent même la fabrication , ils sou! capables d'apprécier les articles que leur pays peut produire avec chance de succès et de donner de bons renseignements et de lions conseils à nos fabricants.
«Toutefois, lors de la création de la société, le public, et probablement les fondateurs eux-mêmes, espéraient davantage, et je me hâte d'ajouter que le profit tombe presque exclusivement mu les manufactures de colon ; les soieries et autres articles y participent pour très-peu de chose.
« Il est, en outre, un espoir qui a été déçu, c'est que, par smlc îles affaires intimes de ces miésiiiis avec la Suisse, le
une importation ilirccle, des ports do mer d'Europe, pour les produits exotiques, tels que colon, soie, laine, tabacs, cafés, etc. Voilà bien le côté liulde du rvstèiue de décentralisation. Pour avoir chance de réussir sur ce point, il conviendrait d'établir un grand dépôt central; mais sa formation ' est impossible tant que les maisons qui nous occupent font leurs affaires directement avec les industriels suisses; ces derniers préfèrent des lettres de change à des retours en
marchandises, dont la veille leur ferait courir de nouvelles chance; retarderait h rentrée de leurs capitaux.
Lu maison de SiiaiLjrliaï'.Oiinr': . s:ir laquelle -..ji coin]>!nil |iiinciji;i]ijnu-n[ [lotie faciliter l'importation directe des soies , n'a presque rien fait dans ce sens. Ce sont des motifs de prudence qui lui ont imposé cette réserve, et elle a bien fait; car, depuis plusieurs années, les soies se payent plus cher à Shanghaï qu'à Londres ou à Marseille. Plusieurs grandes maisons qui voitlniont tWcer 1rs affaires ont perdu leur capital et sont tombées, tandis que la Société d'exportation, s'étant abstenue, n'a rien gagné, il est vrai, mais a su éviter des perles pour elle-même et pour ses correspondants. Toutefois cet étal ne pourra durer, et il est permis
restés faibles et si même l'exportation directe de la Suisse n'a pas encore tout a fait répondu aux espérances conçues, il convient do rappeler que l'entreprise est encore jeune et que plusieurs de ses commandites ont à lutter contre de grandes difficultés. Par degrés, ces maisons se consolideront, jetteront des racines profondes, lus difficultés s'amoindriront el le commerce de la Suisse en tirera un plus grand profil.
« Un poinl essentiel rsl acquis : la société non-seulement a fourni la preuve de sa vitalité, mais encore marche bien; tandis que bien d'antres sociétés d'exportation onl fini tristement.
<A mon avis, le principal el incontestable avantage que le commerce de la Suisse a recueilli jusqu'à présent de cette entreprise, c'est d'aviiir formé une pépinière de jeunes gens de talent ayanl appris à fond le commerce étranger, Iteaucoup de fils de famille qui ont achevé leur éducation commerciale, amhilidiioeui des places dans ces maisons. La
direction de Zurich s'est réservé, le droit de choisir parmi eux et d'envoyer les plus capables dans ses différentes commandites à mesure qu'une vacance sa présente. Elle continue d'avoir l'œil sur les plus capables et les plus probes, pour pouvoir, à l'occasion, les employer comme remplaçants et successeurs des chefs actuels ou pour former une nouvelle maison sur un point quelconque du globe, à moins qu'ils ne préfèrent s'établir pour leur propre compte. > (Extrait d'un rapport du consul belge à Zurich, 1865.)
Ces renseignements sont complétés par ceux qui suivent et que nous trouvons dans une correspondance de l'agent consulaire belge à Berne, du 5 septembre 1805.
«Le but de la Société d'exportation de Zurich est de former des jeunes gens capables de diriger îles maisons de commerce, principalement dans les pays hors d'Europe, el de créer, dans les principales places commerciales du monde, des maisons filiales. La société fait explorer les marchés étrangers par des agents qu'elle envuie dans ce but. Lorsque les rapports qui lui sont expédiés sur une place étrangère sont favorables, elle y fonde une maison filiale qu'elle commandite. Sa part dans les bénéfices ncis est fixée dans l'acte de création de ces maisons.
risée par le gouvernement. Elle a été fondée au capital d'un million et demi de francs divisé en actions de cinq mille francs. Elle cherche a créer, par l'intermédiaire des maisons qu'elle commandite, des débouchés pour les fabricants suisses de toute espèce, sauf en ce qui concerne l'horlogerie et la bijouterie. Les maisons commanditées ont aussi la mission de rechercher les moyens de procurer, aux conditions les plus avantageuses possibles, les matières premières né-
ccssaïres à l'industrie suisse. Le nombre des maisons commanditées augmente continuellement. La société expédie des marchandises suisses aux maisons commanditées, qui ont toute liberté pour les vendre de la manière la plus avantageuse. La société leur pave des mnimissions qui sont, dit-on, (.'iiïisiilérnliW. Les maisons filiales dressent les comptes des opérations qui leur sont confiées et en transmettent, avec des remises, le résultat a la Société d'expo nation.
«Celle société est parvenue a un haut degré de prospérité. Le bénéfice net a été, dit-on, l'année dernière, de 20 p. 100 et avait été plus considérable encore les années précédentes. De ces 20 p. 100, 5 p. 100 ont été distribués à litre d'intérêt, aux actionnaires; le reste a été attribué à la réserve. Les 15 p. 1 00 de hénéfice non distribués et placés à la réserve sont représentés par des obligations remises aux actionnaires. Ces obligations sont Iransmissibles, remboursables en dix ans et portent 5 p. 100 d'intérêt annuel.
s Outre les maisons fondées parles sociétés d'exportation, il existe, depuis longtemps, un grand nombre de maisons suisses, établies sur tous les points du globe et dont la plupart sont dans un état prospère.
<Ces maisons ont été créées en général par des Suisses qui avaient quitté leur pays sans fortune, poussés par le même esprit d'aventure qui porte leurs compatriotes a prendre du service militaire a l'étranger. Ces Suisses, jeunes pour la plupart, entrent d'abord comme commis dans des maisons de commerce. Au bout de quelques années, lorsqu'ils ont amassé une épargne suffisante, ou lorsqu'ils ont Tait preuve de capacité commerciale, ils deviennent associés, pour une part minime, dans la maison où ils n'étaient que simples employés. Groce à l'ordre et 6 l'économie qui distinguent le peuple suisse, cette part, minime au début.
Dans celte maison, les jeunes émigi'unN suisses sont admis de préférence comme employés et deviennent plus lard associas à leur tour. C'est ainsi que la plupart des maisons suisses établies à iï'ti'iiu^i.'r sont des sociétés commerciales. Lorsque le prinrip.d assoeié se relire pour venir passer ses derniers jours dans son pays , comme le font ordinairement les Suisses, les associés entrés plus tard dans la maison en continuent les opérations jiisqu ïi ce qu'ils aient fait à leur lour une fortune suffisant':, et qu'ils pui^m! transmettre la suite de leurs affaires à une nouvelle général.] un. Ainsi se fondent, se recrutent el se oerpéluent 1rs maisons suites à l'étranger.
«Comme le disait récemment M. Max Wirth, directeur de la statistique au département île l'intérieur, il est impossible d'apprécier en chiffres l'influence des maisons suisses établies à l'étranger Bur le commerce d'importation et d'exportation de la Suisse. Il l'est également de connaître exactement leur situation. D'ailleurs, elles ne font pas exclusivement le commerce avec la Suisse; plusieurs même ont tout à fait renoncé au trafic avec la mère-patrie. Ces maisons se bornent à faire les affaires qui leur paraissent les plus avantageuses, dans quelque pays qu'elles se présentent. M. Wirth croit cependant que les Suisses établis à l'élrangar ont une grande influence sur le développement du commerce extérieur de leur pays.
« Je pense que le principal avantage do ces établissements à l'él ranger consiste dans ce fait qu'ils sont parfaitement au courant de l'industrie île la Suisse 11 en résulte que les commerçants de ce pays, connaissant à fond la situation de ceux de leurs compatriotes qui les ont fondés, s'adressent à eux tle préféreuee: les affaires pn'srntriil ainsi implus haut degré
île sécurité. D'un nuire eùli-, les maisons sui-.-.'- ï l'i 1 ) i-li nj; familières avec les ressources de l'industrie nationale, peuvent l'eclaircr sur les besoins cl les goûts des pays où elles existent. L'industrie suisse a ainsi la lionne chance do ne pas chercher à imposer aux pays étrangers les marchandises qu'elle considère comme les meilleures. Elle se conl'orine aux avis qu'elle recuit cl évile iiiusi les làtomiemouls
«Le gouvernement fédéral a pour principe de laisser entièrement à l'inilialive individuelle l'établissement des maisons de commerce à l'étranger. Il n'en subventionne ni protège aucune. Les gouvernements cantonaux suivent tes mimes principes. Il un est ainsi un moins pour les principaux cantons commerciaux et industriels sur lesquels j'ai pu recueillir des renseignements. La plupart des maisons suisses à l'étranger sont créées par des habitants de Zurich, de Saint-Gall et, en troisième ligne, de Baie.»
Assurances.
(TUrpigaW.)
Mous trouvons dans une publication du Bureau do statistique fédérale îles documents qui auraient un grand intérêt pour l'élude de l'assurance cuiilre l'incendie , si l'on n'y constatait de nombreuses lacunes. Toutefois, même dans leur état actuel, ils contiennent d'utiles enseigncmenls. Le tableau ci-après fait connaître les résultats généraux des opérations des cuisses d'asHiirnnci: immobilière mutuéle contre l'incendie (moyenne annuelle déduite de la période 1851:1860):
Recettes. — D'après ce tableau, le montant des cotisations des assurés s'est élevé à 1,337,665 fr. pour 1,418,443,973 fr. de valeurs assurées; il en résulte ijue, pour 1,000 fr, de valeurs assurées , la cotisation est de 94 c; mais, par suite des bonifications d'intérêts de capitaux et de produits divers, la recelte totale s'élève a 1,384,925 fr., soit, pour 1,000 fr. de valeurs assurées, 97 c.
Rapport des dépenses aux recettes.- — Pour 1 ,."1:17, lit >'> fr. de cotisations, les indemnités aux sinistrés ont été de 1,184,078 fr.; c'est, pour 1,000 fr. de cotisation, une indemnité de 886 fr. Pour 1,384,925 fr. de recettes, les dépenses étant de 1,282,072, c'est 927 fr. par 1,000 fr., d'où un bénéfice de 73 fr. pour 1,000.
Frais d'administration et divers. — Ces frais sont de 95,529 pour 1,282,072 fr. de dépenses totales, soit 5.73 p. 100. Pour l,000fr. de valeurs assurées, ils monlenlà5 c.
Valeur des maisons assurées. — Elle est indiquée, pour quelques cantons, par le tableau ci-après :
Darne 6«,:i:!r. i.ir., ior,,c*i ->.:u<i
NeuchMc! 11,124 61,697,100 6,086
Soleure 12,8IÏ6 3l.40â,!!1 L ■ 2,901
Argmie 34,331 80.lili2,&4() -2S,li
Appeniell 9,689 27,550,174 2,844
Fribourg 25,400 52,909,714 2,082
Saint-Gall 60,738 127,080,035 2,092
Tolaut 222,543 584,418,703 2,620
Puur les cantons ci-dessus (fieuchiUel excepté), la valeur moyenne par maison assurée est de 2,626 fr.
Montant de la contribution. — 11 varie entre 1.575 fr. (Berne elFrihourp), maximum, et 0.340 fr. (Zoug). En rapprochant le taux de la cotisation de la valeur de la maison assit-
réo, on croit reconnaîirc ijuc plus le Inux est élevé, moins la valeur de la maison nsànri>L L est grande.