‹ La Suisse territoire, population, agriculture, industrie, commerce, historie, institutions politiques et administratives, etc. par m. A. Legoyt et m. G. VogtChapitre 40 sur 50 · RÉSULTATS I>B L'ANSÉE · texte numérisé non relu

RÉSULTATS I>B L'ANSÉE

Recettes. — Cette année, le montant dos cotisations a été de 1,550,194 fr. pour 1,671 ,064,045 fr. de valeurs assurées; c'est, pour 1,000 fr. de valeurs assurées, une cotisation de 03 c. Les recettes totales ilionilicuiions d'intérêt et produits divers compris) ont monté à 1,626,1 94 fr-, soit 07 c. pour 1,000 fr. de valeurs assurées.

lïapport des dépenses aux recettes. — Pour 1 ,550,1 94 fr. de cotisations, les indemnités aux sinistrés se sont élevées a 1,783,167 fr.; c'est 1,150 fr. pour 1,000 fr. do cotisations. Pour 1,626,736 fr. de recettes totales, les dépenses ont été de 1,000,771 fr. ou de 1,170 fr. pour 1,000 fr. de recettes, ta perte est de 170 fr.

Frais d'administration. — Ils ont été de 1 07,604 fr. pour 1,000,771 do dépenses totales, soit 5.63 p. 100 et, pour 1,000 fr. de valeurs assurées, 6 c.

Valeur des maisons assurées.— Elle est indiquée par le

tableau ci-aprés :

Bâie-Villc ....

Genite

NeuchAUl ....

Scliaiïhouse . . .

Cale-Campagne .

Saint-liaU ....

. 13,f.i74 . 12. (no

Thurgovic ....

Argovie

Apoenzell ....

Ff [bourg

Sole ure

Vaud

tlMÏ

'fuiiius. . . . :iim.O!Vï i":l!iï;.;i'!ÏÏ.Ï:i.ï :\,:- = ,x

On remorque qu'on 1801, comme «le 1850 à 1860, la cotisation est moindre pour les maisons qui ont le plus de valeur (83 c.) que pour celles qui en ont le mains (1 fr.

Nombre des maisons incendiais pour I incendie. — Le tableau des opérations pour 1861 fait connaître que le nombre des ens d'incendie constatés par les caisses d'assurances ii été Je :S">j rjt cului lies stiiiisons incendiées de 777; c'est 2,118 maisons pour 1,000 cas , ou 2.18 maisons par incendie.

Cmacs d'incendie. - Ces causes n'ont été relevées waciitnini, i)jn 5 la pcrioik 1801 -18G0, i|ue pour quaue contons seulement (Appenzell, Luceroe , Tliurgovie et Zoug). Le tableau ci -après résame tuai lus faits recueillis â ce sujet.

Instruction publique.

Instruction primaire. — Elle est obligatoire en Suisse, sauf dans les cantons de Genève, Scbwylz, Uri el Unicnvalden. Dans le canton de Zurich, d'après la loi de 1859, l'âge

scolaire s'étend de 5 à 16 ans accomplis. Non -seulement les parents ei tuteurs, mai.' Minore les chefs île fabrique sonl tenus, sous les mêmes peines, de mellre les enfants en élût do satisfaire aux obligations do la loi, et si le père

fait donner un r-d i^uj";; Hi.: me nJ jiiii'fifidiet' a •■mi fils, il n'en

paye pas moins à l'école publique le montant de la rétribution scolaire. Dans le canton de Berne, les jeunes soldais doivent prouver qu'ils savent lire, écrire une lettre, rédiger un rapport, résoudre un problème usuel d'arithmétique, et si le résultat de l'examen n'est pas satisfaisant, ils sont tenus de suivre l'école de la caserne. De 3 à 5 p. 100 au plus se trouvent dans te cas. L'instruction éiiinn.'titaiiu est la même pour les forçons que pour les filles.

La lï'tribulioii :.;;ul;.iie usl ^(■[l'inlrniiint du ■"' Te. pur të!e et par an dans les e:i rupines , de 6 fr. dans les villes. Elle n'est que de 2 fr. dans le canton de Glaris. Dans le canton de Berne, ia gniluilé existe de fuit. Là uù ['•'r.olage est payé, il ne peut s'élever, par an, à plus de 1 fr. par enfant ou a 2 fr. par famille. Beaucoup de communes ne demandent que 1 fr. comme droit d'entrée, une fois payé, pour toutes les éludes. A Bàle-Ville, la rétribution annuelle est de 6 fr. Si elle n'est pas payée, l'enfant est envoyé d'office ù l'école spéciale eraluili; des indigents. Dans Bàle- Campagne, des primes sont payées, dans certains cas, aui familles dont les enfants sonl assidus. {Rapport à l'Empereur .wu- l'mstructinn primaire en Fronce en 1S63, p. 12 et 31.)

D'après les renseignements lehoi ieuseincul recueillis par M. J. Stœssel ( Journal de lu Société de statistique suisse, 1865-1866), les 25 cantons ont dépensé, en 1864, les sommes ri-après pour cette branche des services publics :

Bille-Ville

3aM58

Zurich

"jti8,805

Soleure

Neuchatel

Thurgovie

Tessin

i!oo

O.fifi

Valais

Appenzell (Rh. ext)

uïf :

Appenzell {Rh. int 1

Sebwyti

Niederwalden . . . .

Total .

Dans cette somme, le produit de fondations spéciales figure pour 348, 844 fr. Les dépenses fédérales, de même nature, étant de 484,971 fr. (dont 16,913 provenant de * fondations), l'instruction publique en Suisse absorbe une somme totale de 4,938,947 fr.

primaire publique ™ Suisse sont les seuls que noii.s ayons pu nous procurer. Nous les avons extraits de l'excellent recueil de la Société do statistique suisse.

Instruction primaire publique dans le canton de Bâte-

reçu 879 garçons et 1,013 filles- Le nombre lies instituteurs a été de 50, celui des institutrices de 35. 1,090 enfants n'ont acquitté que la moilié de la ii'lribiniou scolaire; la

a été de 134,009 fr. L'Étal a contribué aux dépenses totales de l'instruction primaire publique pour une somme de 159,542 fr. Le produit des fondations spéciales s'est élevé à 9,835 fr.

Le document auquel nous puisons ces Hiiflrcs ne donne aucun rensei^iH'iin.'iit sur l'in.-iniriioii primaire privée.

Inslnictiuii primaire publique dans le Tess'm. - Les écoles publiques comprennent ; 1° les écoles élémentaires inférieures; 2° les écoles [induites; 3" les écoles supérieures de garçons; 4" les écoles supérieurus de lilles; 5 e l'école dite de méthode; 6° le cours préparatoire pour les maîtres et aspirants des deux sexes; 7" l'école cantonale de mé-

Les écoles rie lu nniimiTc colcgorie, au nombre tic 401 en 1802-1803, dont 134 pour les garçons, 131 pour les filles, et 190 mixtes, ont reçu, la même année, 10,703 enfants (sur 18,927 aptes a recevoir l'inslructiou primaire). Les écoles de la seconde élaierit an nombre Au 13 en 1861- 1802. On ne cannait pas le chiffre de leurs élèves. Les écoles de la troisième, au nombre de 7, recevaient 299 élèves en 1802-1803. Celles de la quatrième, au nombre de 4, ont reçu 112 élèves. On ne connaît pas le nombre d'élèves de l'école de méthode (école normale '/). Le cours préparatoire a reçu 143 élèves; i'étule cantonale de méthode 9G.

Instruction primaire piilrHipic dans k canton de Genève.

— L'instruction primaire est si répandue dans ce canton,

qu'un membre de la seclion genevoise île la Société de statistique suisse, cherchant, il y a quelques années, un homme fait qui ne sût absolument ni lire ni écrire (il voulait expérimenter une méthode d'enseignement primaire pour les adultes), eut beaucoup de peine à en trouver un, el encore était-il Savoyard et non Genevois.

Voici, d'après les registres île l'état civil de 1844, 1854 el 1864, le nombre de.-i Marié-; qui n'ont pu signer leur aele de mariage :

r m «,. n ;„ (Hommes. ... 2 1 II

■lt, rtl 1 s

I Hnmiiii'n ... i :t II

"^■Itaw.... H 10 41

Nombre des mariages .... 171 239 350

L'enseignement primaire dans le canton comprend : 1° les écoles enfantines {salles d'asile); 2° les écoles primaires; 3° les écoles moyennes. Les matières de l'enseignement sont : la lecture, l'écriture , les éléments de la langue française, l'arithmétique, la ^éograpiiie , l'iiisleiie nationale, des notions sur la conslilution politique du pays, des notions élémentaires agricoles idans la n.mmmies rurales), li'- o livrais d'aiguille (pour les jeunes lilles), le chant et la religion. — Les écoles enfantines sont au nombre de 30; nous manquons de rejisuignemiîiils sur le nombre îles enfants qui les fréquentent. — 73 écoles primaires, dout 18 de garçons, 22 de filles et 33 mi\tes, ont reçu, en 1863, 5,333 élèves, dont 2,717 garçons el 2,616 filles; c'est 1 élève pour 14.96 habitants. On compte, dans le canton, 3 écoles primaires moyennes. Le nombre des élèves n'est pas connu.

On n'a que des renseignements très -incomplets sur le nombre des élèves reçus par les établissements privés 3u nombre de plus de 70.

L'nivitrsilr il.'i l'rufc^fiurs. 8 (Il 13

Zurich. Etudiante. . 30 38 107

IhiivrrMtL- de i I'i-oImsm'iu-s. 1 II

Baie. (Éludionfs. . 50 8 19

Université dciProfesscurs. 1 8 10

limai. i Rlmliitiils . . 21 n S3

Académie rie I l'rniV'-. iii-. :î :t »

LiiiSii < \ : .<ada\i[- . . 11 :iT

Aciili-mit! i i'rufi'sscurs. 5 i •

Genève. (Étudiants. . 60 15 •

Totaux J8iudi.ni,.. 181 1"

Le résultai de ce Lableau (extrait des n™ 9 et 10 de la Zeitsehrift (ûr sihun'.'r.i-ti'chi Stnlidik, 1865) est curieux. 11 indique que, dans Ici éliiMis^merits d'ïnslruclion supérieure suisses, on compte 4.-i étudiants pour un professeur!. . .

Institutions de prévoyance.

Les caisse* tl'iparr/m ,:u Suisse (d'après le travail dû pasteur J. L. Spyri , publié , eu 1 8(ï<i, par le bureau de la statistique fédérale). — En 1802, on comptait, en Suisse, 353,855 déposants aux caisses d'épargne, soit 1 sur 7.01) habitants. La moyenne de l'avoir dus déposants était de 372 fr. — Le nombre ik'S dépusiuils s'ust accru ainsi qu'il suit à diverses époques :

1835 60,038 ifi,TO>.;inr, 2*0

1852 1«i,m% i;ii.:tr,(;,Tr,u

1851 210,151 -mn-i.'ii 'J2X

1858 30i,HR" io:î.ii:.,ii-jr, :ita

1862 35S.S5» lfl1.542.63il T.2

Le plus fort accroissement du nombre des déposants a eu lieu de 1834 b 1858 (39.76 p. 100), el le plus faible de 1858 à 1862 (17.21 p. 100).

L'avoir total s'est accru, de 1852 à 1862, de 71 ,175,880 fr„ soit de 117.91 p. 100. La plus forte augmentation a eu lieu de 1854 à 1858 (32,272,903 fr. ou 54.33 p. 100). Celle de 1858 à 1862 n'en est pas trop éloignée (28,297,014) et aurait pi-ublilr;nn;j»t Lilk'kil nu diillïe sans la ain; industrielle qui a commencé, en 1862, à peser sur le pays.

Les cantons se classaient ainsi qu'il suit, en 1862, au double point de vue de l'avoir moyen et du rapport des déposants à la population.

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