Bale-Ville
On remarque que le Tesein , qui a le plus fort avoir moyen, est un des cantons qui ont le moins de déposants par habitant, ce qui tendrait à faire croire que, dans ce canton- et probablement dans plusieurs autres , les habitants aisés font des placements à la caisse d'épargne, a cause de la sécurité que leur inspire l'institution.
Le fonds de réserve des caisses d'épargne suisses s'élevait, en 1862, à 6,402,994 fr.; il s'était accru, de 1852 à 1862, de 3,658,737 fr. (133.32 p. 100). 1) importe de remarquer qu'il existe, en outre, un fonds de garantie, fourni (Kir lus isilrniiiisli-iiUiiii's .^alani.'s, <\v. ;i,!>3 1,121 fr. M. Sjiyri estime que le fonds de réserve est insuffisant : a On devrait, dil-il, s'appliquer à l'élever a 10 p. 100 de l'avoir des déposants, tandis qu'en 1862 il n'était que de 4.8 p. 100. Sans doute, dans les cantons où l'État garantit les dépots, ou lorsque la caisse est réunie à une banque responsable dont la solvabilité est garantie par son capital, un fonds de réserve considérable est moins nécessaire que là où celte ikmhli.: ji:«r:i m J «*■ n'iAi-li- pas. Mil |irinrijie toutefois, nous le répétons, une forte réserve est nécessaire pour faire face à toutes les éventualités. >
En principe, l'Élat n'exerce aucun contrôle sur les caisses d'épargne, dont il ne garantit pas les opérations. Un contrôle de cette nature sérail, d'ailleurs, Tort difficile par suite dos nombreuses combinaisons sur lesi.|ii elles elles reposent et des différences que présente leur organisai ion. La plupart sont des caisses en quelque sorte publiques, c'esl-à-dire ouvertes en tout temps aux habitants d'une circonscription déterminée, qui peuvent retirer leurs dépôts à volonté. Les autres sont du véritable caisses particulièr es où un certain nombre île pci'suiiucs s'oïilÏL'e à faire un versement minimum mensuel ou hebdomadaire pendant un temps donné
{le plus souvent 6 années). Le retrait île ces dépôts est impossible ou ne s'opère qu'à !a condition d'un sacrifice plus on moins sensible, La période des versements expirée, il est procédé à la liquidation de la caisse et les associés sont libres de former ou non une nouvelle association dans les mêmes conditions. Le but principal de celte combinaison est évidemment d'obliger les déposants à l'économie, par la fixation d'un minimum do dépôt à eiïcctuer régulièrement; à ce point de vue, elle offre une certaine analogie avec les caisses instituées dans certaines manufactures ou certains grands établissements, dont les ouvriers, agents cl employés sont obligés tic déposer périodiquement U ne somme proportionnelle à leur salaire ou traitement. —
a ..h..*. 5 4 '.-turi-n- lir -.-ni U*** )-'(-. n- ( i-nt ceux qui ont fait le plus grand nombre de dépôts dans Tannée. — D'autres ct/itvertis.'eiil les dépôts eu rentes viagères, d'après un tarif déterminé. — Le taux de l'intérêt bonifié aux dépôts est loin d'être uniforme; cependant il est en moyenne de A p. 100. IJuelques caisses n'allouent ce taux qu'aux petites sommes et le réduisent à partir d'un certain capital; d'autres le maintiennent sans distinction de l'importance des dépôts. Plusieurs ne bouillent d'intérêt qu'à partii' d'un certain délai après le dépôt, et le retirent dès que l'averlissentirii! du retrait leur estduimé. CelL: lieruiére dis|iii;tliii[i est important'', si l'on sinise que Lcaueoup de
après la signification du l'intention du retrait.
Comme on le voit, le retrait ne peut être immédiat; il en résulte pour les administrateurs des facilités particulières, surtout en temps de crise, en ce sens qu'ils ont le temps do se préparer aux remboursements en rentrant dans les avances de fonds qu'ils ont faites sur l'avoir des déposants.
Aux débuis de l'institution , les retraits ne pouvaient avoir lieu que sur la justification d'une cause juste. Les nouvelles caisses n'ont pas admis cette clause dans leurs statuts, et la plupart des anciennes l'eu ont éliminée.
L'emploi des fonds déposas aux r,ns~^ d'éparpne ne varie pas sensiblement, le plus grand nombre de ces établissement ne prêtant que sur hypollièque. (Juelques-uns cependant se sont décidés, dans ces dernières années, a faire des prêts sur nantissement et sur garanties personnelles. Cet essai paraît avoir donné de: résultat? favorables; niais il est de date trop récente pour pouvoir être jugé déûoitrvement.
Tout en admetunl le principe de la liberté absolue en matière d'établissement de caisses d'épargne, M. le docteur Sj'vn esl d'avis qu'un certain nombre de n-Kcs .le la >uiï;.e emiiras^ent une circunscnplion trop faible et ont, par conséquent, un Irop petit chiffre d'affaires pour pouvoir être £idini:ii;lréi:3 LrononiKjui/iiii'iii t:i offrir ans déposants toute la SL'cuiit.j désiniliiu. Il i'u i.'u m ri i ;i n 1 1 l- (loin: la fusion ceiniiu; un remède nécessaire et urgent ans inconvénients de l'extrême morcellement des caisses.
Sociétés de secours mutuel* eu Suisse. — La Société de , statistique misse a recueilli les renseignements ci-après sur ces institutions d'assistance mutuelle dans 18 cantons, et les a publiés dans le numéro de mars-mai 1806 de son recueil mensuel (Zeitschrift, etc.), mais en ayant soin de faire connaître qu'ils ne sont complets que pour Baie-Ville, SchatT- 1 10 use et Genève.
Zurich
Berne
Luceroe
Zoug
Fnbourg .