ACTE IIL SCÈNE J
Et je croîraîs faillir de m'en vouloir défendre.
Clê. Je vous en reprierai quand vous pourrez sortir;
Et lors nous tâcherons à vous bien divertir, 860
Et vous faire oublier Tennui que je vous cause.
Auriez-vous cependant besoin de quelque chose? Vous êtes voyageur, et pris par des sergents; Et quoique ces messieurs soient fort honnêtes gens, Il en est quelques-uns... CIL Les siens en sont du nombre; Ils ont en le prenant pillé jusqu'à son ombre; 866
Et, n'était que le ciel a su le soulager.
Vous le verriez encor fort net et fort léger: Mab comme je pleurais ses tristes aventures, Nous avons reçu lettre, argent, et confitures. 870
Clé, Et de qui? JDo, Pour le dire, il faudrait deviner. Jugez ce qu'en ma place on peut s'imaginer.
Une dame m'écrit, me flatte, me régale.
Me promet unfe amour qui n'eut jamais d'égale, Méfait force présents... Clé. Et vous visite? Do, Non. 875 Clé, Vous savez son logis? £>o. Non; pas même son nom. Ne soupçonnez-vous point ce que ce pourrait être? Clé, À moins que de la voir je ne la puis connaître. Do. Pour un si bon ami je n'ai point de secret. Voyez, connaissez-vous les traits de ce portrait? S80
Clé, Elle semble éveillée, et passablement belle ; Mais je ne vous en puis dire aucune nouvelle, Et je ne connais rien à ces traits que je voi. Je vais vous préparer une chambre chez moi.
Adieu..