ACTE IV. SCÈNE III
Que sera-ce, ma sœur, si, quand vous le verrez. Vous n'7 rencontrez pas ce que vous espérez, 1330
Si quelque aversion vous prend pour son visage, Si le vôtre le choque, ou qu'un autre l'engage. Et que de ce portrait, donné légèrement.
Il érige un trophée à quelque objet charmant? Ml Sans l'avoir jamais vu je connais son courage : 1335 Qu'importe après cela quel en soit le visage ? Tout le reste m'en plaît; si le cœur en est haut, Et si l'âme est parfaite, il n'a point de défaut Ajoutez que vous-même, après votre aventure, Ne m'en avez pas fait une laide peinture; 1340
Et, comme vous devez vous y connaître mieux.
Je m'en rapporte à vous, et dioisis par vos yeux. N'en doutez nullement, je l'aimerai, mon frère; Et si ces faibles traits n'ont point de quoi lui plaire, S'il aime en autre lieu, n'en appréhendez rien: 1345
Puisqu'il est généreux, il en usera bien.
Clê. Quoi qu'il en soit, ma sœur, soyez plus retenue Alors qu'à tous moments vous serez à sa vue* Votre amour me ravit, je veux le couronner; Mais souffrez qu'il se donne avant que vous donner. 1350 Il sortira demain, n'en soyez point en peine. Adieu: je vais une heure entretenir Climène.