LE BERGER
O toi qui habites dans ces jardins, les compagnons sont attentifs à ta voix :
fais-la moi entendre (1).
Fuis, mon bien-aimé, et ressemble à un chevreuil ou à un jeune cerf, sur les monts embaumés (2)!
(Le berger et ses amis s’en vont.)
(1) Le berger est sans doute resté en dehors du jardin, où la Sulammite a pénétré pour se présenter devant ses frères. Avant de se retirer avec ses amis, les jeunes gens du village, il lui demande de leur faire entendre une dernière Îois sa voix.
(2) La jeune fille lui répond en lui adressant presque les mêmes paroles que lorsqu'il était venu l’inviter à une promenade matinale. Cf. acte 11 (x, 17). Seulement, au lieu de Refourne et les monts escarpés, qui éveillent dans l'esprit des idées tristes, et qui convenaient par conséquent fort bien au deuxième acte, elle dit maintenant : Fuis (léger, joyeux, rapide)... sur les monts embaumés. L'ouvrage pouvait-il se terminer d’une manière plus heureuse et plus poétique ? |