‹ La Suprématie de l'AngleterreChapitre 18 sur 83 · QUESNAY · texte numérisé non relu

QUESNAY

L'idée que la prospérité générale du pays serait matériellement accrue par l'extension du système des paysans propriétaires semble de plus en plus faire son chemin. M. Chamberlain s'est déclaré le défenseur de ce système, et on a demandé récemment au Parlement d'accorder sa haute sanction à une tentative de sa mise en pratique. La Chambre des communes a été saisie sous ce titre : Acte relatif au propriétaire et au petit fermier, 1885, d'un Bill ayant pour principal objet de faciliter l'acquisition du sol aux paysans de la Grande-Bretagne et du pays de Galles. Ce but serait atteint par l'intermédiaire des autorités sanitaires urbaines et rurales qui auraient le droit de faire, sur l'argent mis à leur disposition par le trésor, des avances aux tenanciers, pour leur permettre (racheter leurs fermes, avec cette réserve qu'il ne serait acheté aucune propriété au-dessus de 150 acres; la petite ferme est définie « un terrain d'au moins un acre, et ne dépassant pas 'A0 acres». On propose de donner aux autorités locales le droit d'acheter, d'affermer, de vendre ou d'échanger tout

terrain situé dans leur circonscription et placé dans les conditions de la loi, comme aussi de faire toutes améliorations telles que drainages, irrigations, déboisements, etc.

11 n'entre pas dans le plan de cet ouvrage de critiquer les dispositions quelconques ayant pour butta création ou L'extension d'une classe de paysans propriétaires. Mais d'abord ce système. doit-il augmenter ou diminuer le bienêtre général du pays? puis, la comparaison avec les autres nations sera-t-elle plus ou moins favorable à l'Angleterre, après ce changement effectué? Voilà des questions qui tombent nettement et immédiatement dans le domaine de toute enquête sur les conditions de notre suprématie.

Comme le problème qui est soumis à notre considération se présente associé aux noms des plus grands économistes politiques, il est juste de voir tout d'abord comment l'économie politique l'apprécie.

M. Gulloch fait remarquer que les paysans propriétaires (en France), malgré leur travail et leur économie, sont « généralement misérables, chargés de dettes, et fortement attachés à la routine. Bien des petits propriétaires ne touchent que rarement à la viande de boucherie et sont trop heureux de trouver une occasion d'augmenter leurs maigres ressources, en travaillant pour un salaire journalier sur d'autres propriétés plus étendues. Ces petits propriétaires ne sont pas à beaucoup près aussi à l'aise que les cultivateurs à gages en Angleterre » (1).

Sismondi exposait des vues bien différentes. Écoutonsle : « Partout où l'on trouve des paysans propriétaires, dit-il, on trouve aussi le bien-être, la sécurité, la confiance dans l'avenir, et l'indépendance, qui assurent à la fois le bonheur et la vertu... De tous les cultivateurs ceux-là sont les plus heureux, et en même temps nulle part la terre n'occupe et ne nourrit abondamment, sans s'épuiser, un nombre aussi grand d'habitants que dans les contrées où ils sont presque tous propriétaires (2) ».

(1) Noie 19 dans la Richesse des nations de Smith.

(2) Études 'l'économie politique. Kssai III.

John Stuart Al i M , qui a cou sa on'' le sixième et le septième chapitre de son second volume (1) à l'étude de ce sujet, est plus disposé à se rallier aux vues de Sismondi qu'à celles de M. (lu Hoc li. Il admet comme certain qu'il n'y a« aucune connexité nécessaire entre le système des paysans propriétaires et l'imperfection des méthodes de production », que ce système est aussi « favorable que défavorable, sous divers points de vue, à L'usage le plus efficace des puissances du sol; qu'aucun autre des modes de l'économie agricole n'a un effet aussi avantageux sur le travail, L'intelligence, la frugalité et la prudence de la population, et ne tend aussi puissamment à décourager une multiplication imprévoyante ; qu'en conséquence aucun des modes de production n'est aussi favorable au bien-être physique et moral du peuple tout entier ».

Le professeur Fawcett montre moins d'enthousiasme à cet endroit. Il pense que tous les avantages attribués à ce système sont « presque entièrement dus à ce que le cultivateur possède le sol qu'il travaille ; que ce mode de propriété a de grands avantages sociaux » ; mais que les avantages économiques sont loin d'être aussi évidents, quoique les meilleures « autorités semblent unanimes sur la grande somme de travail produite par cette classe, qui diffère essentiellement en ce point des tenanciers-fermiers ».

Les conditions dans lesquelles la terre est affermée en Angleterre diffèrent sur plusieurs points importants de celles qui existent dans tous les autres pays. Le nouveau Domesday Book montre que les 33 millions d'acres formant l'aire de l'Angleterre et du pays de Galles sont occupés par '.172.836 personnes. .Mais, sur cette superficie totale, 5,386,913 acres, ou plus de 16 p. 100, sont entre les mains de 293 propriétaires, tandis que 1,297,754 acres seulement, ou 13 p. 100, sont exploites par des propriétaires qui ne possèdent chacun qu'une superficie au-dessous de 100 acres. Puis, sur les 972,836 propriétaires de terres eu Angleterre

i Principes d'économie politique,

et dans le pays des Galles, il y en a 703,289 qui possèdent moins d'un acre chacun, leur tenure totale ne s'élevant qu'à 151,148 acres, soit une moyenne d'un cinquième d'acre par tête, tandis que tel membre du Peerage possède à lui seul 30.000 acres de plus que ces 703,289 personnes réunies.

La rente moyenne de la terre en Angleterre et dans le pays de Galles, d'après ce même document, est ou était, en 1875, de 3 1. 0 sh. 2 d. par acre. Mais il y avait une différence énorme entre les maxima et les minima de rente. La rente moyenne des tenures au-dessous d'un acre n'était pas moindre de 194 1. 14 sh. 1 d. par acre; celle des propriétés de 10,000 acres et au-dessus, était de 1 1. 6 sh. 8 d. seulement par acre. Entre ces deux extrêmes, le montant de la rente est généralement en proportion inverse de l'étendue de la propriété. Dans le premier cas, où la tenure moyenne est d'environ un cinquième d'acre, la rente représente non la valeur des champs, mais la valeur de la terre dans les villes. En étudiant la valeur moyenne de la terre autant que le nouveau Domesday Book peut renseigner à ce sujet, toutes les tenures au-dessous d'un acre d'étendue peuvent être négligées. On s'aperçoit que, cette élimination effectuée, il reste 32,852,000 acres. qui donnent une rente totale de 70,226,000 livres, soit une moyenne de 2 1. 1 sh. par acre, tandis qu'en tenant compte seulement des 15 millions d'acres occupés par des propriétaires de 2,000 acres chacun et au-dessus, il en résulte que la rente moyenne n'est plus que d'environ 1 1. 5 sh. par acre, ou 12 sh. par acre au-dessous de la moyenne générale des terres consacrées à l'agriculture. Ces chiffres semblent démontrer jusqu'à l'évidence que nous sommes loind'avoir atteint en Angleterre le maximum de rente que peut produire la terre, même en tenant compte de cette circonstance qu'une certaine partie des terrains occupés par les grands propriétaires n'est pas cultivée. .Mais cette réduction affecte à peine la valeur moyenne de la terre en Angleterre où la proportion de ma-

récages el de forets est relativement petite; et on doit se rappeler aussi que le fermage payé pour un bon marais es! quelquefois aussi élevé que celui d'une superficie égale de terres parfaitement cultivées. Ainsi donc, autant que ces chiffres peuvent le faire, ils justifient la conclusion que, si la terre était divisée entre un plus grand nombre de mains, elle fournirait une rente moyenne plus forte, ce qui est une autre manière de dire qu'elle deviendrait plus productive.

On peut jeter un peu plus de lumière sur la situation que fait aux agriculteurs anglais rétendue habituelle de leurs fermes en la comparant avec celle des cultivateurs de l'Allemagne, pays qui non seulement est très rapproché du nôtre, mais où les conditions agricoles sont identiques sous bien des rapports. Dans cette comparaison, la première chose qui frappe est la quantité beaucoup plus grande de petites propriétés en Allemagne que chez nous. D'après des statistiques publiées en 1882 (1), il y avait alors 5,276,344 propriétaires en Allemagne; en divisant entre eux les 100 millions d'acres sous culture, nous obtenons une moyenne de 19 acres seulement par parcelle. Dans le Royaume-Uni, pendant la même année, le nombre total des parcelles était de 1,173,724 et l'étendue moyenne de chacune était de 43 acres. En Allemagne, plus des trois quarts, ou exactement 76 62 p. 100 du nombre total des propriétés, étaient au-dessous de 5 hectares ou de 12 1/2 acres. En Angleterre, 73 p. 100, ou à peu près la même proportion du nombre total des propriétés, étaient au-dessous de un acre (2). En Allemagne 24,476 tenures étaient entre 100 et 1000 acres comme étendue. En Angleterre 51,090 tenures étaient dans la même condition. Enfin, eu Allemagne on ne trouvait que 515 propriétés au-dessus de 1000 hectares, tandis que, en Angleterre 10,888 étaient au-dessus de 1,000 acres.

Il est cependant un point sur lequel l'Angleterre semble

(t) Rapport <iu bureau impérial de statistique, bjuin 1882. : Mais ces parcelles étaient sans doute pour la plupart des jardins potagers, etc.

avoir une supériorité indubitable sur l'Allemagne. Dans les 73 p. 100 des propriétés de notre paysan-dessous d'un acre, il est probable que les trois quarts au moins sont occupés par des cottagers, des jardiniers, des garçons de ferme, etc., etc., qui ne dépendent pas de leur propriété pour leurs moyens d'existence, mais qui y trouvent quelque supplémentà l'alimentation qu'ils tirent de leur salaire. En Allemagne, au contraire, ils sont en très grande majorité dans la dépendance absolue de ce qu'ils récoltent sur leurs propriétés. L'opinion de personnes expertes est qu'en Allemagne il faut 12 1/3 acres de terre pour fournir à une famille moyenne de 5 personnes le blé nécessaire pour sa subsistance, en réservant les semailles. S'il en est ainsi, comme 76,62 p. 100 des propriétés en Allemagne sont au-dessous de cette superficie, et comme 58,02 sur ce nombre sont au-dessous de 5 acres, il devient clair que le plus grand nombre des paysans propriétaires doivent se trouver dans une position précaire. Cette lutte contre la misère, est d'autant plus âpre et intolérable que plus de la moitié des propriétaires de terres en Allemagne sont incapables de récolter une quantité de grain suffisante pour leurs propres besoins ; il faut donc qu'ils achètent le complément indispensable pour leur approvisionnement ; et comme lebléestchargéd'undroitd'importation dcl sch.6d. par quintal, son prix, qu'il soit importé ou récollé, est artificiellement accru pour le consommateur allemand, tandis que le consommateur anglais reçoit cet aliment à sa porte, absolument libre de toute taxe. Si l'Allemagne pouvait récolter une quantité de blé suffisante pour tous ses besoins, cela ne serait véritablement qu'un petit malheur, ou du moins un mal dont on ne sentirait que très légèrement les effets les plus sérieux; mais, bien loin d'être dans cette situation, l'Allemagne a importé pendanlles dix dernières années une quantité de grain et de farine s'élevant de 37 à 75 millions de quintaux par année, ce qui est une moyenne bien au-dessus d'un quintal par tète d'habitant; et ses importations de blé et de seigle (ses principaux aliments), en

xi» SUPRÉMATIE DE L'ANGLETERRE.

1882, se sont élevées à 16 p. 100 de toute la production nationale (1).

En ce qui concerne la France, voici comment Lachj Verih'\ décrit la condition de ses paysans propriétaires (2).

« Us sont, » dit-elle, « d'une frugalité qui va presque jusqu'à l'excès; ne mangent presque que du painde seigle, ce qui engendre une maladie particulière (des étourdissements, des fièvres, quand le grain a été attaqué par l'ergot). Ils ne boivent pas le vin qu'ils récoltent et consomment seulement le petit lait de leurs propres vaches. Le morcellement de la terre est si grand et les hypolhèquessi lourdes que les paysans ne peuvent pas vivre du produit de leurs champs. Dans une mauvaise année ils sont réduits à L'inanition... La mine fatiguée des enfants fait mal à voir... L'aspect maladif des femmes en général, et même aussi des hommes dans les champs, frappe le visiteur; ils sont trop peu nourris et travaillent au delà de leurs forces. Une ferme de 120 à 150 acres est regardée comme une propriété considérable. Leprix de fermage des terres est de 30 à 35 shellings par acre pour les meilleures, le propriétaire partageant de moitié avec son fermier le produit des vignes plantées entre les autres cultures. La quantité du travail fait par les femmes est énorme. »

Ceux qui préconisent l'établissement en Angleterre du système des paysans propriétaires ne peuvent certainement pas tirer grand encouragement de « l'exemple moderne » de l'Inde, où l'on s'efforce de l'établir. Dans les provinces unies du nord-ouest et de l'Oudh, les fermes moyennes ne dépassent pas 7,78 acres, pour une famille d'environ 4 personnes, habituellement. Quelques cultivatenrs possèdent des parcelles plus étendues, mais la majorité en exploite de plus petites encore. Les paysans qui cùitivenl ces parcelles possèdent ordinairement leurs bœufs de charrue, à l'aide desquels ils labourent le sol, Leurs lia l > i-

(1) La production nationale a été de 8,923,000 tonnes ; les impoi talions de l ,345,000 tonnes.

(2) Revue contemporaine, janvier 1882.

tudes de vie sont laborieuses à l'extrême, mais leur travail acharné ne peut leur fournir qu'une nourriture misérablement grossière, et leurs taxes augmentent constamment. Ils ne peuvent suffire à l'achat des instruments nécessaires pour procéder avec efficacité et économie à la culture de leurs champs et à l'enlèvement de leurs récoltes. C'est pourquoi il faut environ quatre-vingt-dix ouvriers, ou même plus, dans l'Inde pour produire une récolte de blé qu'on obtiendrait avec quatre seulement en Angleterre, àl'aide de tousles instruments de culture maintenant usités (1). Voilà le grand secret de tous les succès qu'obtient l'agriculture anglaise et des difficultés qui accablent celle de l'Inde.

Un ouvrage publié récemment par un Indien natif (2) contient, autantque j'en puisjuger, la meilleure description que j'aie lue de la condition des habitants, cultivateurs ou industriels, de ce pays. Il serait difficile d'imaginer une histoire plus lamentable que celle de cette lutte constante et infructueuse contre une misère écrasante. Environ 60 p. 100 de la population des provinces du centre sont des asamis (propriétaires) ou des ryots (ouvriers), mais c'est là une distinction plus nominale que réelle, puisque les asamis travaillent aussi comme ouvriers. Au-dessus d'eux sont les kashtkars (fermiers ou cultivateurs) formant environ 15 p. 100 de la population, et plus haut encore, les - em indars (grands propriétaires) et les pattidars (sous-propriélaires), au nombre d'environ 5 p. 100.

Les asamis de l'Inde se rapprochent beaucoup, comme occupations, des métayers d'Italie et des cottiers de l'Irlande. Leur position est encore moins sûre et moins satisfaisante que celle des paysans propriétaires de France et de quelques autres pays. On dit qu'ils travaillent jour et nuit, aussi bien que leurs femmes et leurs enfants, sur la petite pièce de terre qui leur a été louée par les zemindars. .Malgré le rude travail du père et de sa famille, les pauvres

(1) Nos difficultés et nos besoins dans l'Inde, p. 131.

(2) Nos difficultés et nos besoins dans la voie du progrès dans Ylndci pai Syed Mahommad Hossain de Lucknow*

82 SUPRÉMATIE DE L'ANGLETRURE.

gens n'obtiennent que rarement un repas suffisant une fois en vingt-quatre heures. Quoique Icurschamps produisenttoute espèce de récoltes, ils ne peuvent satisfaire leur faim qu'avec le grain le plus grossier elle moins cher delà saison. Chaque année la rente est augmentée plus ou moins... Les terres qui, au temps de Nawabi, ne se payaient qu'une roupie, en coûtent maintenant de 4 à 8. La condition d'un ouvrier ordinaire ne semble être en rien préférable ; il est vrai qu'elle ne saurait devenir plus mauvaise. Pour mener la charrue, construire, couvrir les maisons, etc., il ne reçoit qu'à peu près 3 livres de grains par jour, tandis que les jeunes gens et les femmes ne reçoivent qu'environ 2 liv. comme salaire d'une pleine journée de travail. Le salaire de l'ouvrier ordinaire est évalué à environ 2 deniers par jour.

11 n'est pas sans intérêt de comparer la condition du peuple de l'Inde avec celle de la population de notre province dont l'annexion à l'empire britannique est beaucoup plus récente, du Burmah. Une partie de cette province a été acquise en 1826, mais elle n'a été tout entière soumise à l'autorité britannique qu'en 1852. Le Landand revenue Act de 1876 a donné force de loi au mode d'achat usité avant l'occupation britannique. D'après cet acte, la propriété d'une terre peut être acquise soit par une occupation et une culture continues de douze années, soit par une concession spéciale de l'Etat. Le premier de ces modes d'acquisition est le plus usité pour les terrains qui sont dans un état de culture avancé; les nouveaux venus ont recours au second mode, pour les terrains encore à l'état vierge ou à peu près.

Sur la superficie totale du Burmah anglais, 3,430,000 acres sont tenus en concession directe du gouvernement. L'aire moyenne de chacune de ces concessions n'est que de 7,05 acres; la taxe moyenne est de 11, 81 roupies par ferme, et le taux moyen du revenu par acre varie de 5 roupies à 2 armas par acre. Le profil net à l'acre varie de 21/2 à 18 roupies (de 5 à 36 sh.), en sorte que le revenu moyen de chaque ferme peut varier de t I. 15 sh. i II I

12 sh. (1). Si maintenant nous ajoutons à ces chiffres que 2,562,000 personnes ou 70 p. 100 de la population totale vivent par l'agriculture, on peut apprécier là condition générale du peuple. Il faut de plus se souvenir que le fardeau des taxes dans le Burmah, comme dans tous les autres Etats qui sont soumis à l'autorité britannique, n'a pas cessé de s'accroître. Le revenu total, impérial et local des taxes, a passé de 1 million 1/2 à 3 millions sterling entre 1872 et 1883. Pendant cette même période, la population s'est accrue d'environ 1 million d'âmes, en sorte que la quotité par tête s'est élevée de 11 sh. 3 1/4 d. à 16 sh. 5 7/8 d., dans ce petit nombre d'années. Cette augmentation de 45 p. 100 ne serait pas sérieusement sentie dans une contrée européenne, mais la pluslégère addition à leur charge d'impôts, déjà trop lourde, pèse comme une meule attachée au cou du paysan de l'Inde ou du Burmah. La rente moyenne des terres par acre dans le Burmah anglais et le produit moyen pour chaque espèce de récolte en 1882 sont indiqués dans le tableau suivant :

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