FURENS QUID FEMINA POSSIT
disait M. de la Turbinière en se frottant les mains j ce sera un très-curieux spectacle pour la galerie.
L'ÈPRP.rVF
— DrMr.iRE/ un moment, dii Anatole à m maitrcbso en s'clanranl dans la maison tlool b porte venait de s'ouvrir j je vait %oui lot envoyer tous deux du haut de celte fenêtre!
11 disparut , mut que les eflbrts et lr«crit
de inadaïue de Maoigaud pUMont le retenir : elle se rcj>cnl:iit d'avoir peut-être cauM- b |wrtc
362 l'épreuve.
de deux personnes innocentes; elle attendait dans une affreuse anxiété ; elle écoutait avec horreur les imprécations d'Anatole, qui avait franchi les escaliers , ouvert ou enfoncé les portes, et pénétré jusqu'à la chambre à coucher de sa femme , éveillée en sursaut par ce bruit de pas, de serrures et de voix.
— Qu'est-ce donc? dit Emma, se levant tout épouvantée sur son séant.
— Madame ! c'est votre juge, c'est votre bourreau ! s'écria M. de Brioude, qui fouilliat déjà le lit avec des mains et des regards investigateurs.
— Anatole ! mon Dieu ! en qud état vous êtes ! qu'est-il arrivé ?
— Où est-il? où est-il? dit M. de Brioude , furetant par tous les coins de la chambre.
-Qui?
— Cet homme.
— Y a-t-il des voleurs ici ? s'écria-t-elle naïvement.
— Des voleurs? rcprii-il en t'aperceviDi qu'il a\ait été <lupc d'une fauiae nouvelle. Il n'y a personne !
— Anatole, je vous conjure de mVtpliquer cela.
— Vous (lormiex?
— Sans doute.
— Vous étiez seule 1
— Seule! dit-elle t'-lonnêo.
— Emma! s'écrial-il, cédant :i un roou%emenlde généreux rcmortls; Knimil na paoTre Emma ! ré|>élait-il en lui couvrant les maim de baisers.
— Anatole, (|u'avez-vous? f|ue aepaaaet^ilT
— Pardon, |>arduQ , Emma! disail*il cmu jus(prau\ larmes; je Tai accusée, je t*ai aoo|>- <;onnée...
— Moi !
— Je \cnx expier mon injuniiit*, dit-il rn allant à la fenéirc qu'il ou>ril a%cc tant tl<? violence, que trois vilm \ol»Tiînt rn r-
— Anatole! cria luadanie de Uriuudc f|tti
364 l'épreuve.
sauta hors de son lit, et courut en chemise à la fenêtre pour arrêter son mari , qu'elle croyait entraîné par une frénésie de suicide.
— Louise, dit d'une voix tonnante M. de
Brioude, tenant Emma embrassée, voici ma réponse à vos calomnies! voici comme je venge ma femme indignement accusée !
LA flYSTIFIClTiO.^.
Ce tapage noclurnea\aii iroublél«aoai»d des liabiunsdc b rue de b Victoire, et lortque Anatole refermait ta foDétre» d'autres fe* n<}lres s'ouvraient aux environs.
M. de La Turbiniêre, seul dant b ruaavec un domino, apprécia ce que sa |)OMtion atait de sini^ulier, el offrit un asile momenlaoéi dans sa maison , a madame de Maoigaud , qui,