FUBENS QUID FEMINA POSSIT
dame de Manigaud. Il faudra bien que cet homme sorte par où il est entré.
— Vous plaît-il de monter chez moi, mon très-cher! dit M. de La Turbinière ; des croisées de mon salon , nous serons aux premières loges.
— Attendons ! dit Anatole qui s'appuya contre une borne pour se soutenir , car il défaillait.
— Attendons, reprit le mystificateur. Si j'appelais mon domestique pour qu'il apportât des sièges ?
— Vous me servirez de témoin, mon ami? dit M. de Brioude, préoccupé d'une idée de vengeance plus prompte qu'un divorce.
— Si vous en voulez un de plus , ma femme est là.
— Vous avez des armes ?
— Il n'y a pas d'eau bénite pour mettre en fuite ces diables de galans.
— J'aurai sa vie, ou il aura la mienne !
— Anatole , lui dit madame de Manigaud ^^
qui craignuil do. luiubcr dans lo gouflra où^e avait prccipilê son amant , mon cher Anatole, vous devez être content d'une fx-casion qui vous fera divorcer?
— Conlonl, MaihiUH»? content de mon déthon neurî [i donc !
— Mon Dieu! le «livorcc réparera tout.
— Je n'en serai |>as moins voué au ridicule! je n'aurai ps moins \u ma honte! Comm- il tarde, cet homme!
— S'il prévoyait que toas Tattendez , il «e hâterait davantage, dit M. d«* La Turhinirn*.
— Je n'aurai jamais le courage de .sup|Mjrt(T plus long-temps cette angoisse, dit Anatole en ébranlant la |K>rteà grands coups de marteau.
— 0 mon Dieu ! vous attin*rez tous le« loisinsaux fenêtres! s'écria madame de* Maoigaud, qui s'eflbrçail en vain de l'arrêter.
— Jac<|uc*s, ouvre, c'est moi! Ou%rinf-ttt, misérable ? disait-il eu faisant un vucarmc capable d'éveiller tout le quartier.
— J'es|H;re que le bruit éveillera ma