‹ La sœur de MaugrabinChapitre 55 sur 57 · FUBENS QUID FEMINA POSSIT · texte numérisé non relu

FUBENS QUID FEMINA POSSIT

dame de Manigaud. Il faudra bien que cet homme sorte par où il est entré.

— Vous plaît-il de monter chez moi, mon très-cher! dit M. de La Turbinière ; des croisées de mon salon , nous serons aux premières loges.

— Attendons ! dit Anatole qui s'appuya contre une borne pour se soutenir , car il défaillait.

— Attendons, reprit le mystificateur. Si j'appelais mon domestique pour qu'il apportât des sièges ?

— Vous me servirez de témoin, mon ami? dit M. de Brioude, préoccupé d'une idée de vengeance plus prompte qu'un divorce.

— Si vous en voulez un de plus , ma femme est là.

— Vous avez des armes ?

— Il n'y a pas d'eau bénite pour mettre en fuite ces diables de galans.

— J'aurai sa vie, ou il aura la mienne !

— Anatole , lui dit madame de Manigaud ^^

qui craignuil do. luiubcr dans lo gouflra où^e avait prccipilê son amant , mon cher Anatole, vous devez être content d'une fx-casion qui vous fera divorcer?

— Conlonl, MaihiUH»? content de mon déthon neurî [i donc !

— Mon Dieu! le «livorcc réparera tout.

— Je n'en serai |>as moins voué au ridicule! je n'aurai ps moins \u ma honte! Comm- il tarde, cet homme!

— S'il prévoyait que toas Tattendez , il «e hâterait davantage, dit M. d«* La Turhinirn*.

— Je n'aurai jamais le courage de .sup|Mjrt(T plus long-temps cette angoisse, dit Anatole en ébranlant la |K>rteà grands coups de marteau.

— 0 mon Dieu ! vous attin*rez tous le« loisinsaux fenêtres! s'écria madame de* Maoigaud, qui s'eflbrçail en vain de l'arrêter.

— Jac<|uc*s, ouvre, c'est moi! Ou%rinf-ttt, misérable ? disait-il eu faisant un vucarmc capable d'éveiller tout le quartier.

— J'es|H;re que le bruit éveillera ma

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