‹ La Surcharge Alimentaire: Cause D'intolérance Gastro-IntestinaleChapitre 22 sur 26 · RATION ALIMENTAIRE DE L'ENFANT · texte numérisé non relu

RATION ALIMENTAIRE DE L'ENFANT

Nous avons insisté longuement, dans les deux précédents chapitres, sur les conséquences d’une des fautes qui nous semblent le plus fréquemment commises dans la réglementation de lallaitement. Bien que nous ayons voulu surtout faire voir les dangereux effets de la suralimentation, nous croirions ne pas être complet, si nous ne répondions maintenant — au moins Sommairement — à cette question, qu'on est en droit de nous adresser : Quel est le moyen d'éviter à coup sûr, à un enfant, les accidents digestifs que nous venons d’énumérer ?

Disons-le tout de suite : il n’est pas possible actuellement de formuler sur l'hygiène alimentaire du premier âge des règles fixes et absolues. Rien n'étant plus variable — nos observations en font foi — que la tolérance individuelle des jeunes estomacs. Mais ce que nous pouvons, c’est donner des indications moyennes, qui permettent aux mères, sous la surveillance du médecin,

d'échapper presque certainement aux inconvénients de

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la surcharge — où qui, tout au moins leur apprennent : à y remédier promptement,

C'est en somme — et uniquement — un court chapitre de prophylaxie que nous allons écrire. Nous laisserons donc de côté la thérapeutique des divers symptômes passés précédemment en revue. Elle n’a rien ici de paruculier : c’est celle que l'on met en jeu, d'ordinaire, contre la diarrhée, les vomissements, ete... Et nous passerons tout de suite au seul point important, à la thérapeutique « causale », en un mot, au régime.

Nous avons dit qu'il peut y avoir alimentation excessive, Soit du fait du trop grand nombre des tétées prises en une Journée, soit de celui de la quantité trop grande prise à chaque tétée. Ajoutons, mais comnie un élément secondaire d'information (nous verrons pourquoi), qu'il n'est pas inulile de veiller aussi à la durée des tétées.

1° Nombre des tétées. — Nous avons dit déjà et répété que la physiologie de l'estomac de l’enfant nous commande de mettre entre les tétées un intervalle au moins égal à la durée de l'acte digestif. Or cette durée , nous Île savons, varie entre une heure et demie et deux heures et demie. Quel doit donc être lintervalle? CUzerny juge nécessaire qu’il soit d’au moins trois heures, et 1l Pélève à quatre pour l'allaitement artificiel, à cause, dit-il, de la moindre digestibilité du lait animal (ceci n’a plus de raison d’être depuis Pavènement dela stérilisation). Nous croyons, avec le professeur Budin et, après lui, la plupart des auteurs, qu’en mettant l’enfant au sein foules les

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deux heures, on ne court aucun risque que la digestion suivante empiète sur la digestion précédente, aucun risque, par conséquent, de surcharger lestomac. La nuit, il est préférable, pour la mère comme pour Penfant, de laisser celui-ci quatre ou cinq heures sans téter : la mère goûte un sommeil réparateur, estomac de Penfant se repose.

Cela est applicable aux cinq premiers mois; à parür du sixième, Penfant ne doit téter que toutes les {rois heures ; et souvent alors il ne se réveille plus la nuit.

Il est donc nécessaire d’'habituer, de bonne heure, l’enfant à des tétées régulières, et surtout 1} ne faut pas le mettre au sein dès qu'il crie. Aux mères qui nous accuseraient de cruauté, nous répondrons.…. ce qu’elles savent mieux que nous : le cri de leur enfant ne signifie pas toujours qu'il à farm. « S'il a froid, si ses langes sont mouillés, il manifeste toujours de la même manière la gère qu'il éprouve. » (Budin). I est donc mutile d’allaiter ur enfant toutes les fois qu’il pleure.

Si l’on s'inspire de ces préceptes, combien de fois ferat-on téter un enfant dans les vingt-quatre heures? Sept où huit fois, neuf au plus, pendant les cinq premiers mois. Cinq ou six seulement, jusqu’au sevrage.

. > Durée des tétées. — Nous avons dit plusieurs fois

el nos observations ont montré — que la quantité de lait prise en une tétée est loin d’être rigoureusement proporlionnée à la durée de celle-ci (voir en parüculier nos

observations VI et X1), Existe-t-il pourtant une moyenne,

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