RUE
Li Ton0 .E.
même {rès approximalive, qui puisse à la rigueur suffire, chez un enfant sain et longtemps pesé régulièrement, à éviter les risques de la surcharge ? | Nous allons reproduire, lout en ne leur attribuant : qu'une valeur très relative, les chiffres indiqués par H.
de Rothschild (1) : 4
Pendant les trois premiers mois. {4 à 5 minutes Quatrième et cinquième mois. 5 à 6 minutes Septième et huitième mois. 2. 6 à 7 minutes Neuvième à douzième mois .° . . 10 minutes.
Mais, répétons-le encore, ‘ces chiffres sont très variables, et ne permettent jamais d'affirmer d’une façon absolue qu’un enfant n’est pas suralimenté.
3° Quantité de lait prise à chaque tétée. — Cest le plus important des trois éléments d'appréciation dont
nous disposons. (est donc sur cette quantité que nous
devons nous renseigner tout d’abord, quand nous soupconnons une faute de régime. Nous possédons pour cela, depuis Natalis Guillot (1852), un merveilleux imstrument de contrôle : la balance, dont la précision mathématique nous garantit les informations. Aujourd’hui la méthode des pesées est appliquée partout à Pétude de l'allaitement et de l'accroissement du nourrisson. Elle est employée systématiquement, non seulement dans les services hospitaliers, mais aussi dans beaucoup de familles riches.
Il est très désirable qu’elle soit généralisée, et que toutes
(1) Hygiène de l'allaitement, Paris, 1898. 6
les mérés puissent peser, et peser régulièrement leurs enfants (1). 2
Pour connaitre la quantité de lait prise en une tétée, il suffit de peser l’enfant immédiatement avant et tmninédiatement après celle-cr : on peut le peser, bien entendu, avec ses vêtements, puisqu'il ne s’agit pas de connaître son poids véritable, mais seulement l'augmentation. On voit combien est simple ce procédé. Nous ne demandons pas qu'il soit employé pour fous les enfants, sans dis- Unction; mais nous croyons indispensable d'y avoir recours, au moins, pour ces enfants gloutons, grands buveurs et rapides buveurs, chez qui la suralimentation est surtout fréquente. Nous avons cité les quantités de lait, presque imvraisemblables, que peuvent prendre ces enfants en un lemps très court. Indiquons maintenant les quantités moyennes prises aux différents âges, et qu'il est dangereux, par conséquent, de dépasser. Voici les chiffres donnés par Bouchaud (2) et généralement acceptés :
Du 5e jour à la fin du 1° mois. . . 60 grammes.
28 el Sois e 4] animent 20 féer
5,46: 5 moisi be Mie Bean alto —
Gemais Ti. «puareeron 56 tira = 7° mois et au-delà ...,,... 150 FH
(A) Voir a ce sujel : P, Budin. Auuales d’hÿg. et de med. publique, juillet 1892, — Wallich. Rev. d’obst, et de pédialrie, 1894. (2) Bouchaud, Th. de Paris, 1864.
re EC
Les’ différents facteurs que noûs venons dé passer en révuë: n’ont, avons-nous dit, rien d’absolu. Comment dônc fixer pour chaque enfant, la" quantité quotidienne dé” lait''qu'il ‘dôit prendre pour se bien développer? Cette Somme, onle comprend, est le point qu’il importé dé‘ déterminer, puisque les éléments én varient, et qu'on né peut, par conséquent, se basér Sur aucun deux d’üne: façon cértaine. Bouchaud a essayé, commé il'avait fait pour chaque tétéé, de donner des moyennes représentant Palimentation quotidienne optima du! nouveau-né aux différents âges. Voici ses chiffres, qui sont aussi, à peu de choses près, ceux du profésseur Pi-
närd (tr):
Du 5e jour à la fin du 1er mois. 600 grammes.
DE De moe 4: 000 — LP mOiS Nr ré Sa 790 ne Dis er ee one" 800 —
7e mois et au-delà . . . : . 900 —
Tout cela est bien’artifieiel — on à eu tôrt de vouloir, à tout prix, établir: des moyennes. (Et il n'est guère admissible, par exemple, qu'un petit débile ‘pesant 2.250 où 2.500 à sa:naissance doive recevoir; même au bout d’un mois, la même alimentation qu'un gros enfant de { kilogri)
IL est done nécessaire détenir-compte du poids de
* {1) Voir à ce sujet : Wallich, Rev. d’obst. et de pédiatrie, 1894. — P. Segond, Annales de gynécologie, 1874,
ARR T Ge CU
l'enfant. Mais est-il possible d’établir entre le poids et la ration une loi absolue de proportionnalité? Nous ne le croyons pas. On sait que le professeur Budin (voir Le Nourrisson, pp. 44 et seq.) a formulé cette loi, pour les enfants débiles (il leur donne un peu plus du cinquième de leur poids). Quelques auteurs ont cru pouvoir appliquer sa règle aux enfants nés à terme. C’est là une erreur dangereuse contre laquelle il s’est élevé à plusieurs reprises. Il à eu soin de faire observer (loc. cit., p. 46) que ses chiffres, «vrais aux environs de 2,000 et de 2.500 grammes, ne le sont plus dès qu'il s’agit d'enfants qui pèsent au-dessus de 2.800 grammes ». A ces derniers il donne des quantités proportionnellement moins considérables.
Dans la pratique donc, pour les enfants à terme, il reste bien en deça des chiffres qu'indiquerait la loi ci-dessus s’il la leur appliquait. Nous avons vu, cetie semaine encore, un enfant de 5 kilogr. recevoir seulement 900 grammes, et un de 10.090 en recevoir 9bo | M. Budin, constatant qu'ils s’en trouvent fort bien, épargne à leur pelit estomac une surcharge inutile et qui pourrait être dangereuse.
Quelle quantité doit-on donner pendant les dix premiers jours? Le premier jour, rien, où tout au plus 25 ou 30 grammes ; le second, 150; le troisième, 400 ; le cinquième, 550 ; le sixième, 600 ; un peu plus ensuite disent les auteurs. Mais nous croyons qu'il est prudent ,
de ne pas dépasser ce chiffre jusqu’au dixième Jour.
PR 0 Pers
{Notre dernière observation montre que, pour avoir reçu 620 grammes le cinquième jour, un enfant qui était
loin d’être un débile, puisqu'il pesait 3.850 à sa naissance, a eu de la diarrhée et a cessé de s’accroître pendant plusieurs jours.)
Tous ces chiffres, pour intéressants qu'ils soient, n'ont donc qu'une valeur relative. Ce qui importe, c’est moins la quantité de lait ingéré, que la manière dont il est assimilé. L'enfant, comme l’adulte, n’est pas nourri de ce qu'il mange, mais de ce qu'il digère et de ce qu’il s’incorpore. Il n’y a donc pour apprécier l'allaitement —et c’est là que nous voulions et qu'il faut en venir — de meilleur critérium que l’augmentation de poids régulière de l’enfant. Nous allons voir quelle elle doit être.
Mais auparavant nous tenons à dire un mot au moins du régime de la mère ou de la nourrice. Il est entendu qu'une nourrice doit avoir une alimentation saine et abondante. Mais il ne faudrait pas s’imaginer qu’il est indifférent pour lPenfant que cette alimentation soit exagérée. Un excès de viande donnerait de mauvais résultals en produisant un lait trop chargé en matières grasses et en sucre (se rappeler les faits d'Albert Robin). De même pour les boissons : le vin et la bière sont utiles, mais à la condition d’être employées modérément (voir notre observation XVI) ; on sait quel est sur le nourrisson le désastreux effet de l'alcoolisme de la nourrice.. Donc, la suralimentation de la mère entraîne la suralimentation de l'enfant.
er —
Nous venons de dire que l'étude des variations du poids constitue, en dernière analyse, le seul moyen sûr de connaître l’état de la nutrition d’un enfant. Hyperalimentation, en effet, n'implique pas fatalement hypernutrition. Il est donc utile de rechercher entre quelles limites doit se maintenir l’accroissement du nouveau-né, pour rester physiologique. Voici les moyennes d'augmentation quotidiennes indiquées par les auteurs.
MOIS BOUCHAUD |FLEISCHMANN | GERHARDT TARNIER & BUBIN
Ces chiffres, comme les précédents, sont loin d’avoir une valeur absolue. Mais quand on les trouvera notablement dépassés, on fera ‘bien, croyons-nous, de se méfier, La seule manière rationnelle de contrôler le développement d’un enfant sera donc de le peser le plus souvent possible et de construire sa courbe, ou tout au moins d'inscrire les pesées. C’est en procédant par