PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE VII
VICTOR
« Non, je n’ai jamais rien pris de tout cela. Jamais je n’ai vomi, jamais je ne me suis purgé, jamais on ne m’a saigné; et fasse le ciel que je n’en aie nul besoin de longtemps! »
CHARLES
« Tu as bien raison de faire ce vœu. Si tu savais combien c’est triste d’être malade! On est dégoûté de tout; rien ne vous fait plaisir ; on n’a que de tristes pensées ; l’ennui vous ronge; l’impatience s’empare de vous. Que sais-je encore ? »
VICTOR
« As-tu été saigné, Charles? »
CHARLES
« Oui, je l’ai été. »
VICTOR
« Cela fait-il mal ? »
CHARLES
« Non, au moment où l’on ouvre la veine avec la lancette, on éprouve une piqûre comme celle qu’on sent lorsqu’on est piqué par ces moucherons appelés cousins; après cela, on ne ressent plus rien. »
VICTOR
Combien de médecines as-tu prises?
CHARLES
« Oh! j’en ai pris beaucoup. Dans une seule maladie que je fis l’année passée, j’en ai pris sept à huit.»
VICTOR
« On dit que c’est fort mauvais au goût? »
CHARLES
« On ne te trompe pas; je sens encore mon cœur se soulever rien que d’y penser seulement. »
Terminons notre analyse en citant encore un exercice synonymique, pris au hasard:
Leçon 271 e .
48° Exercice synonymique.
« Adolphe a été très-malade; il a été près de mourir. Aujourd’hui son état est rassurant ; il est à l’abri de tout danger ; il va de mieux en mieux ; ses parents en sont remplis de joie. Il était devenu malade tout à coup. Pendant sa maladie, sa pauvre mère n’a mangé presque rien à cause de la peine et du chagrin qu’elle avait. Sans doute, elle serait morte d’affliction si Adolphe ne se fût rétabli. »
Synonymies.
* Adolphé a été très malade,
— très mal.
» Il a été près de mourir,
Il a été sur le point de mourir,