PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE VII
Le dernier cahier du cotirs d’instruction qui va de la leçon 219 e à la 283 e , est presque entièrement consacré à de petits récits servant de texte à la synonymie ; à cet exercice se mêle l’étude des substantifs abstraits, qui sont présentés avec beaucoup de sagacité, comme dans la leçon 223 e ainsi conçue :
« Il est toujours chagrin depuis » Ce chagrin le rendra malade. » la mort de son père.
« Il s’ennuie beaucoup depuis » Cet ennui le rend fort triste. » qü’il est arrivé.
« Il est passionné pour la chasse. » Cette passion l’empêche de tra -
vailler. »
« Il fréquente des enfants très- » Cette fréquentation lui sera fort sages. utile. »
Après avoir consacré quelques leçons au développement des idées générales, en les accolant aux idées individuelles dont ellesdécouient, il revient aux substantifs dérivés des verbes, et, comme dans la leçon que nous avons citée, il exprime une action; puis, cette action devient, à son tour, l’objet d’un jugement ; et sa dénomination se convertit en un substantif abstrait, comme dans la leçon 233 e :
« Il est habitué à se lever de » Cette habitude est très bonne. » bonne heure ;
« Il apprend le métier de tis- » Cet apprentissage n’est pas diffiserand ; cüe. »
Locations qui tiennent an génie de notre langue. — Dialogues. — Le ton de la conversation.
Plus loin, M. l’abbé Chazottes présente les qualités
EXPOSÉ HISTORIQUE, abstraites, modifiées elles-mêmes par d’autres qualités. Puis, il fait connaître les locutions qui tiennent au génie de notre langue, pour revenir encore aux substantifs abstraits exprimant des idées de classification générale, ou relatifs, soit au spectacle de la nature, soit aux cris des animaux. Les interjections et les phrases exclamatives sont aussi présentées dans une leçon. Enfin, ces exercices sont entremêlés de plusieurs dialogues pour apprendre à l’élève le ton de la conversation ; mais le développement de la langue s’opère surtout dans cette troisième partie du cours par la synonymie. Citons le dialogue qui compose la 275 e leçon :
VICTOR
* As-tu été malade, Charles ? »
CHARLES
« Oui, je l’ai été, et plus d’une fois, et toi? »
VICTOR
« INon, je n’ai jamais eu la moindre incommodité, Dieu merci! J’ai un bon tempérament; et les soins que m’ont prodigués mes parents pendant ma tendre enfance, ont contribué beaucoup à le fortifier. Je ne me rappelle d’avoir eu, aucune fois, ni maux de tête, ni maux de ventre. »
CHARLES
« Tu n’as donc pris aucune tisane, aucun lavement, aucun vomitif, aucune médecine? »