PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE VU
tout le monde se plaît à en parler ; pour nous, nous n’attirons les regards de personne. »— « Que votre discours, » répondit la rose, « me flatte peu ! Je voudrais être comme vous. Si vous n’avez pas ma beauté, vous vivez, du moins, longtemps. Hélas ! mon existence va finir ! »
« Je suis par ma beauté un objet d’admiration pour toutes les fleurs, » disait la rose •, « toutes me contemplent et ne cessent de me répéter que je suis extrêmement jolie. Hélas ! à quoi me sert cette beauté ? Que je me soucie peu d’attirer les regards sur moi! En effet, je vais m’éteindre. Or, lorsqu’on doit sitôt cesser de vivre, à quoi bon d’être belle? »
Ici le texte de la fable.