‹ La surdi-mutitéChapitre 101 sur 181 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Population.

Sourds-Muets.

Report.

Amérique. Ile de la Guadeloupe.

— Ile de la Martinique.

— Guyane .

— Saint - Pierre et Mi¬

quelon .

Total. . . .

A ce projet général d’éducation de tous les sourdsmuets de France, de nos possessions d’Afrique et de nos colonies nous croyons devoir ajouter lecadre.d’un tableau dans lequel devront être résumés l’état des troubles organiques et fonctionnels de chacun d’eux et tous les renseignements qu’on pourra recueillir sur ses parents et sur lui-même, cadre que nous désirerions voir remplir par tout médecin d’un établissement spécial de ce genre.

Ce que nous sollicitons de nos confrères, nous-raême nous l’avons exécuté, depuis 10 ans, à notre clinique pour les maladies des yeux, des oreilles, et le traitement de la surdi-mutité, et, depuis 4 ans, à l’Institution de Paris. Nous croyons que c’est seulement en observant les nombreux cas pathologiques qui se présentent dans ces établissements spéciaux et en les consignant avec exactitude, qn’on pourra espérer d’arriver de plus en plus heureusement à la cause, au diagnostic et au traitement préservatif et curatif de cette inürmité qu’on proclame sans cesse incurable, parce qu’on ne la connaît pas, parce que, pour certains hommes, il est plus facile de répéter un mot que d’étudier un fait. Nonla surdi-mutitén'est pas me unité morbide. Non elle n est pas toujonrs incurable. Seulement les degrés eguérison varientcomrne les diverses causes du mal.

comme les altérations organiques. Toujours à peu près sans exception les sourds-muets peuvent acquérir la parole par l’éducation et ne différer de nous que par la surdité. Or, combien parmi nous n’est-il pas de sourds moins intelligents qu’eux (1)?

Page 1