‹ La surdi-mutitéChapitre 100 sur 181 · QUATRIÈME PARTIE.-CHAPITRE V · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE.-CHAPITRE V

de 200 mille francs , plus 250 mille que les conseils généraux votent chaque année dans le même but, total 450,000 francs. Resterait donc un nouveau sacrifice de 760,000 francs à répartir entre l’Ëtat , les départements et les communes, pour atteindre le chiffre total de 1,210,000 francs que nous jugeons nécessaire aux frais d’éducation de tous les sourds-muets de France susceptibles d’être admis à ce bienfait , sans y comprendre toutefois les premières dépenses , une fois faites , de local et d’établissement, qui seraient, comme de raison, à la charge des communes et des départements intéressés.

4â“ Il serait même possible de trouver parmi les institutions existantes une partie des matériaux nécessaires à l’établissement des écoles spéciales que nous proposons. Il faudrait seulement en soumettre les directeurs et les professeurs laïques ouecclésiastiques aux règles que nous avons cru devoir fixer dans les paragraphes précédents.

Sourds-muets de l’Algérie et des colonies françaises. — Nécessité 4e leur donner l’éducation. — Moyens à mettre en usage.

Après avoir pourvu à l’organisation des établissements destinés à répartir l’éducation entre tous les sourds-muets du territoire continental de la France, il resterait au gouvernement un devoir à remplir à l’égard de ceux de nos possessions d’Afrique et de nos colonies. Ces populations ont les mêmes droits à ce bienfait et doivent être l’objet d’une sollicitude égale.

Les relations que nous avons établies avec plusieurs de nos confrères de l’Algérie et des colonies nous ont paru démontrer que les sourds-muets s’y trouvaient dans une proportion analogue à celle de ces infortunés en France.

Nous conserverons en conséquence, pour notre évaluation, la même base de 1 sur 1,500.

Les règles à suivre , soit pour dispenser l’enseignement à tous les sourds-muets , soit pour traiter leur infirmité, seraient en Algérie et dans nos colonies les mêmes que nous avons posées à l’égard de leurs frères du continent.

Les dépenses qui en résulteraient, figureraient au budget du ministère de la marine. Les localités éloignées des institutions primaires enverraient leurs enfants étudier dans les villes les plus voisines, qui posséderaient des établissements de ce genre. ^

D’après le relevé que nous donnons , le nombre des sourds - muets français de l’Algérie et de nos colonies serait d’environ 1,650, soit 1 sur 1,500 habitants pour une population entière d’à-peu-près 2,480,000 : le chiffre des enfants de 5 à 12 ans formant le tiers de ces infortunés produirait donc un ensemble de 330, de l’éducalioîi et de l’instruction desquels le gouvernement aurait à s’occuper.

En examinant la statistique approximative ci-après, on pourra apprécier le nombre des sourds-muets qui existe dans l’Algérie et dans chacune de nos colonies , et les moyens nécessaires pour leur répartir à tous le bienfait de l’enseignement :

Afrique, Algérie .

PopulatioD.

Sourds-Muets*

— Sénégal .

Asie. Ile de la Réunion. .

— Pondichéry et autres comptoirs de l’Inde.

Trcmsporl.

Page 1