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CHAPITRE PREMIER

DELA LÉGISLATION QCI A RÉGI LES SODRDS-MOETS. - MEDECINE LÉGALE. —

ERREURS DE QUELQUES MÉDECINS. — OPINION dTtARD , D’HOFFBAUER ET MM. ORFILA, ADELON, DEVERG1E ET MARC. — LEUR INFLUENCE SUR l’ AVENIR DES

SOURDS-MUETS. - CAUSE DE l’iNERTIE DD GOUVERNEMENT. - FAUSSE POSITION

DU SOURD-MUET. BÉBIAN MÉCONNU. — ITARD RÉFUTÉ PAR M. ORFILA.^ IMPUIS¬ SANCE DE l’Éducation a créer les facultés mentales. — différence entre l’idiot et le sourd-muet.— analogie du sourd-muet et de l’aveugle, — possibilité de donner la parole a la plus grande partie des sourds-muets. — LE mutisme n’est pas le partage exclusif du sourd-muet. — IDIOTISME, DÉMENCE tï SURDI-HLTIÎÉ. — DIFFÉRENCE ENTRE CES TROIS INFIRMITÉS.

De la législation qui a régi les sourds-mucts.

Après avoir tracé dans !e premier volume de cet ouvrage l’historique de l’éducation des sourds-muets et fourni aux médecins et aux gens du monde les moyens de communiquer aveclesourd-rnuet, et le sourd-muet aveugle, nous croyons devoir dans ce second volume :

1“ Examiner si les lois qui régissent ces infortunés en France et à l’Étranger, sont bien en harmonie avec leur intelligence ; si les médecins légistes qui se sont prononcés sur cette grave question, n’ont pas commis de déplorables erreurs ?

2° Rechercher si le défaut d’éducation n’est pas la cause de toutes les misères du sourd-muet, de toutes les accusations qui pèsent encore sur lui, de sa position excep-

tionnelle; si,à cause de son infirmité, il n’a pas des droits plus sacrés à l’instruction, et si elle ne devrait pas lui être rendue accessible et obligatoire, sans exception ; si la farole articulée que la presque totalité des sourds-muets peut acquérir, n’est pas le meilleur moyen de les mettre en rapport avec la société, et s’il ne serait pas nécessaire, enfin, de généraliser dans tous les établissements le traitement de leur affection, comme nous le démontrons, chaque jour, à notre clinique et à l’Institution nationale de Paris, où nous avons prouvé qu’un sur trois ou quatre est susceptible de recouvrer l’ouïe et la parole;

3" Recueillir et coordonner tous les documents officiels, lois, décrets, ordonnances, règlements qui les concernent, depuis le premier établissement d’éducation créé pour eux en France, Jusqu’à ce jour;

4“ Donner, a l’appui de tout ce qui précède et pour corroborer la nécessité d’étendre le bienfait de la parole à tous les sourds-muets, nos projets d’éducation adressés à l’Assemblée nationale et à M. le préfet de la Seine, l’organisation et les règlements de notre société générale d’assistance, et le premier rapport que nous avons adressé à M. le ministre de l’Intérieur sur l’enseignement et le développement de la parole dans les établissements de la Belgique et de l’Allemagne.

Dans le système oppresseur des sociétés régies par les lois du paganisme tout individu qui naissait avec des infirmités, était frappé d’un impitoyable ostracisme. Ces infirmités étaient, aux yeux de ses contemporains, un obstacle au bien public et aux intérêts de la patrie (1).

Dans les temps modernes, grâce à l’espagnol don Pedro

If (1) Voir le premier volume de cet ouvrage partie historique, pages 24, 28, 26.

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