‹ La surdi-mutitéChapitre 50 sur 181 · TROISIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI

les lèvres, de manière qu’au moment où ils seraient admis dans la classe d’instruction complémentaire, ils pussent s’en servir pour recueillir des fruits abondants des leçons qu’on y donne. De là, deux divisions distinctes : 1" celle des sujets offrant les conditions requises pour recouvrer l’ouïe et la parole, ou la parole seulement, et pouvant s’en servir dans leurs relations {classe supérieure d’ entendants- par Umts et de parlants) ; 2“ celle des élèves impropres à acquérir la parole comme moyen de communication, mais doués d’une intelligence apte à l’enseignement secondaire , lesquels recevraient ce complément d’instruction à l’aide du langage mimique, de l’écriture et des autres instruments en usage {classe supérieure de sourds-muets)

On a allégué souvent l’exemple de l’Allemagne pour exclure la mimique de l’éducation des sourds-muets; mais c’est une erreur de croire qu’elle soit absolument interdite dans la plupart des écoles de ce pays. On y emploie, au contraire , la mimique naturelle tout le temps qu’elle est nécessaire à l’instruction des enfants; mais, dès qu’ils sont en état de comprendre la valeur des mots, et de les répéter dès qu’ils peuvent les lire distinctement sur les lèvres , on les oblige à renoncer au langage des gestes.

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