QUATRIÈME PARTIE.- CHAPITRE IV
ti(»u et l’exercice des organes de la voix, dout il a été question plus haut. Arriveront enfin les exercices variés de gymnastique, qui, dans ces derEiers temps, ont pris un tel développement chez nous, qu’il n’est pas à Paris une institution, un college, une pension même de demoiselles, qui ne possède son gymnase et son professeur spécial pour y donner journellement des leçons. A l’hôpital des enfants, dans les régiments, partout, on a introduit cet art salutaire.
L’institution de Paris prirée de son gymnase. — Opinion de M. Puybonnieuï à ce sujet.
A l’étranger, dans la plupart des établissements de sourds-muets que nous avons visités, nous avons trouvé un gymnase et même souvent un gymnase d’été et un gymnase d’hiver. Notre confrère M. le docteur Person, médecin en chef de Saint-Pétersbourg, nous a fait part, dans son dernier voyage en 1851, des heureux résultats que les élèves de l’école de cet établissement en retirent, et les accidents, a-t-il ajouté, y sont excessivement rares. Aussi est-ce avec étonnement que nous voyons les élèves de l’institution de Paris privés depuis longues années de ces exercices qui seraient si salutaires à leur santé.
Nous trouvons à ce sujette passage suivant dans un ouvrage intitulé Mutisme et Surdité, dû à un professeur de cet établissement , M. Puybonnieux : « Nous avons vu , dit-il , pendant plusieurs années, la gymnastique utilisée à l’Institution de Paris. Les élèves s’y livraient avec une ardeur incroyable, et, en peu de temps, leurs proerès avaient été si rapides , que plusieurs d’entre eux étaient devenus les émules souvent heureu.x de parlants de leur
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âge , qui dans les collèges passaient pour être d’une force supérieure. Nous croyons pouvoir affirmer que, durant les trois années où ces exercices ont eu lieu d’une manière soutenue, on n’a jamais eu a déplorer chez nous , comme cela est arrivé trop fréquemment depuis cette époque, la perte d’un seul élève garçon. La vétusté et le défaut de soins ont fait disparaître depuis longtemps de l’école les derniers vestiges du matériel gymnastique qu’elle avait acquis à grands frais. »
Nous demandons qu’on rétablisse ce puissant auxiliaire de tout traitement hygiénique , et cela dans l’intérêt de la santé des élèves , du développement de leur constitution et de l’amélioration de leur tempérament, f II sera toujours facile, par la manière dont on organisera le gymnase , d’éviter la plupart des accidents qu’on redoute. Des trapèzes , placés à des hauteurs convenables pour les exercices , n’exposeront jamais les élèves à des dangers sérieux, et seront d’une grande utilité pour développer leurs muscles, activer les fonctions de leurs organes et faire disparaître les difformités du corps chez ceux qui en sont atteints.
Alimentation insuffisante et vicieuse.
Enfin , pour que toutes les fonctions de l’économie puissent s’exécuter avec une grande activité , il faut que de nouvelles substances de bonne qualité et en quantité suffisante soient élaborées et présentées aux vaisseaux absorbants qui les introduisent dans les organes pour leur fournir les matériaux d’une bonne nutrition.
On conçoit combien alors le choix des substances à