‹ La surdi-mutitéChapitre 18 sur 86 · TOTAL · texte numérisé non relu

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SURPI-MUTITÉ

coup d'œil sur les noms des pensionnaires des instituts de sourds-muets, on cous La répétition des mêmes noms de famille, en . lit. bien entendu, les noms

- répandus, comme Brownou Smith. Dans PAmérican asylum de Conneeticut. il s'en est trouvé 43 0 0 dont le nom parait au moins trois fois. Dans l'Institut de rillinois. le degré s'est présenté dans la proportion

23 0 0. Pour l'ensemble des six grands Instituts. S ' ), soit près d'un tiers, avaient des proches, sourds-muets comme eux. Le nombre des proches s'élève à •" . " s il s'agit de sourds-muets de naissance, i

Sans prendre à la lettre les chiffres donnés par M. Graham Bell, qui ne correspondent certainement pas à la réalité des faits en Europe, il est certain que les -ourds-niuets ont souvent des collatéraux atteints de la même infirmité. La proportion est même beaucoup plus considérable que celle des cas observés chez I - - ::dants directs. Pour expliquer ce fait en apparence anormal, il y a lieu de tenir compte du grand nombre de collatéraux qui peut être illimité, à tel point que certains auteurs ont affirmé qu'il s'agissait de circonstances fortuites et que si l'on considérait les collatéraux de personnes non sourdes-muettes quelconques, prises au hasard, on trouverait autant de cas de surdi-mutité. Il y a là. je crois, une exagération, car la surdi-mutité est une affection relativement rare dont beaucoup de familles sont tout a fait indemnes. Il faut voir plutôt dans ces faits l'action de l'hérédité lointaine,

qui donne naissance à la même tare ^ur plus, branches du même ariton . \ [ue.

d Fréquence de la surdi-mutité chez les frères et sœurs des sourds-muets

La surdi-mutité a été constatée fréquemment •

les frères et sœurs de nos petits sourds-muets. Plus: familles ont 2, 3 et même 4 enfants pensionnaires de l'Institut (FAsnièi Sauf dans quelques rar s tions. il s'agit de surdi-mutités congénital- -

Il est né 103 enfants atteints de surdi-mutité 81 ménages qui ont produit des sourds-muets congénitaux. 6 fois on trouve 2 sourds-muets dans la même famille, 5 fois il y en a 3, et 2 : :s on en compte 4.

Si l'on considère les surdi - mutités acquises . on voit 87 ménages ayant donné le jour à 91 enfants sourds-muets. Dans une famille on trouvT 2 sourdsmuets, dans une autre on en compte 4. Dans ce groupe, il n'y a que 2 ménages sur ST. soit 2.2 0/0. qui ont donné le jour à plus dun sourd-muet, tandis que dans le premier on en trouve 11 sur 81, soit plus 12 0 0.

Ces 81 ménages ont en outre donné le jour à '230 enfants non sourds-muets, parmi lesquels loi sont vivants. 79 morts d'affections diverses. Si I i ces 230 enfants les 103 sourds-muets, on obtient le

nombre total de 433 enfants, ce qui donne une moyenne de 5,3 par ménage.

Le chiffre total des enfants, non compris les sourdsmuets, nés du deuxième groupe de 87 ménages, est de 267, parmi lesquels 98 sont morts de maladies diverses. Si on ajoute les 91 sourds-muets nés de ce même groupe, on obtient le total de 359 enfants, soit 4,1 par ménage.

Ces moyennes de 5,3 et 4,1 enfants par ménage sont très élevées dans notre pays, surtout pour Paris et le département de la Seine, dont tous sont originaires. Ce fait vient à l'appui de l'opinion de Wilhelmi qui affirme que les mariages produisant des sourds-muets sont très fertiles. Il faut aussi remarquer que la mort fait de grands ravages dans ces familles, surtout dans le groupe des surdi-mutités acquises. Nous aurons l'occasion de revenir sur ce point lorsque nous étudierons les causes occasionnelles de ces dernières.

Les auteurs qui, dans leurs statistiques, ont noté les cas de surdi-mutité constatés chez les frères et sœurs des sourds-muets, ont trouvé des moyennes qui ne diffèrent pas sensiblement de celles que j"ai obtenues moi-même. On peut s'en rendre compte par la lecture du tableau VII. Tous aussi sont unanimes pour affirmer que les sourds-muets sont plus nombreux dans les familles où Ton constate des cas congénitaux. Mais il est beaucoup d'observations incontestables dans lesquelles la surdi-mutité était acquise chez plusieurs enfants de la même famille, ou bien encore, chose plus

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surprenante, acquise chez les uns, congénitale chez les autres. Dans certains cas même, on a vu des surdimutités qu'on pouvait considérer comme accidentelles, survenues à la suite de chutes sur la tête, de scarlatine, de rougeole, de méningite cérébro-spinale, etc., chez des enfants qui avaient ou qui ont eu plus tard

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