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SYMFTOMATOLOGIE 22-">
Si l'on se reporte au tableau XIII, où sont résumées les recherches de Bezold, on verra que dans les groupes IV, V et VI, c'est-à-dire ceux dans lesquels les restes auditifs sont le plus considérables, les sourdsmuets congénitaux sont représentés par les moyennes respectives élevées de 62,5, 72,22 et 63,64 0/0, tandis que les surdi-mutités acquises atteignent à peine les chiffres de 37,50, 22,22 et 18,18 0/0. Les surdités indéterminées fournissent le complément.
Les îlots et les trous sont représentés dans le premier groupe par les moyennes de 39,29 et 40 0/0 et dans le second par celles de 50 et 55 0/0.
On peut voir aussi par la lecture du tableau XIII que la cause occasionnelle de la surdité a une influence considérable sur cette perte totale de l'ouïe; les affections cérébro-méningées sont presque toujours suivies d'une surdité très profonde.
Audition de la parole dans chacun des 6 groupes. — Une question qu'il est intéressant d'élucider est celle du pouvoir auditif pour la parole dans chacun des groupes étudiés plus haut. L'examen des 79 sourdsmuets a donné à Bezold les résultats suivants :
Tout d'abord, pour ce qui est de la surdité totale (15 cas de surdité bilatérale et 18 cas de surdité unilatérale absolue), il ne s'est pas trouvé une seule oreille capable de percevoir une voyelle, comprendre un mot prononcé, ou distinguer un bruit, quand voyelle, mot ou bruit ont été produits près de l'oreille. Par contre,
dans les mêmes cas, il existait, en apparence, une perception nette pour certaines consonnes prononcées directement devant l'oreille. Ainsi, sur 48 oreilles atteintes de surdité complète, on en trouvait : 33, soit 68,8 0/0, qui percevaient le p. 7, — 14,6 0/0, — t.
Pour avoir l'explication de cette contradiction apparente, il y a un moyen fort simple qui consiste à prononcer ces consonnes devant la paume de la main. On voit alors que si les individus atteints de surdité totale peuvent répéter les consonnes prononcées devant leurs oreilles, ce n'est pas en vertu de la perception auditive, mais par le fait de la sensation tactile perçue par le pavillon de l'oreille et les régions voisines.
Pour ce qui est des 6 groupes possédant des restes auditifs plus ou moins développés, voici quelle était, pour chacun d'eux, la perception de la parole :