TABLEAU 2S:VII
Moyennes des mensurations faites sur les sourds-muets
et sur les élèves de l'école J.-B. Say
Taille
Poids
Périmètre thoracique .
Capacité pulmonaire...
Tour de tête
Force au dynamomètre
Sourds-muets nés en
lra243
lra31 32k34 0-62 P19 (H519 17k500 16k600
lm43 39M7
0ffi67 P741 0m529 23k66 23k09
Elèves de l'école J.-B. Say nés en
lm34
lra37
lm51 41k
On peut voir par la lecture du tableau XVII que les mensurations prises sur les sourds-muets sont bien inférieures à celle des élèves de l'école J.-B. Say; il semble que les premiers ont 2 ans de retard sur les seconds ; et même, pour la capacité pulmonaire mesurée au spiromètre, les enfants normaux de 10 ans sont à peu près égaux aux sourds-muets de 14 ans. Nous avons déjà (page 243) signalé et discuté ce fait, dû sans doute à ce que ces derniers, malgré l'application de la méthode orale, se servent beaucoup moins de leur voix. Il est permis aussi de supposer que ces différences tiennent à ce que les élèves de l'école J.-B. Say appartiennent à la classe aisée, tandis que les petits sourdsmuets de l'Institut d'Asnières sont, pour la plupart, fils d'ouvriers ou de petits employés; mais il faut remarquer que les uns et les autres sont pensionnaires, que
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le régime alimentaire et les conditions hygiéniques sont à peu près les mêmes dans les deux cas ; peut-être même les enfants sont-ils entourés de plus de soins à l'Institution d'Asnières. Pour expliquer ce retard du développement physique des sourds-muets, on doit se souvenir que ces enfants ont été exposés à des causes morbides pendant leur vie intra-utérine ou pendant les premières années de leur existence. Ils portent encore le fardeau de ces premières souffrances.
Pour expliquer les grandes différences existant entre les mensurations faites par Kerr Love et celles que nous avons pratiquées nous-mêmes, il suffit de se rappeler que les élèves de l'Institut d'Asnières se recrutent uniquement dans les milieux urbains, tandis que ceux de l'Institution de Glasgow sont en grande partie originaires des campagnes. Au contraire, les enfants normaux auxquels ils ont été comparés étaient presque tous nés dans la ville de Glasgow et par conséquent se trouvaient dans des conditions hygiéniques plus ou moins défectueuses.
Forge musculaire. — Kilian a dit que beaucoup de sourds-muets étaient gauchers ; Kerr Love en a trouvé 11 sur 157 pensionnaires de l'Institution de Glasgow ; mais dans une école ordinaire de la même ville, il y en avait 4,7 0/0. Hartmann affirme n'avoir vu aucun gaucher parmi les sourds-muets qu'il a examinés. J"ai recherché à l'Institut d'Asnières les enfants qui se servaient habituellement de la main gauche et n'ai pu
en trouver que 5, chiffre qui n'offre rien d'anormal. Cependant les mensurations dynamométriques que j'ai prises ont révélé un fait qui semble assez intéressant. On peut voir, par la lecture du tableau XVII, que la moyenne obtenue avec la main droite est, pour les sourds-muets de 10 ans, inférieure à celle obtenue avec la main gauche, et pour ceux de 12 et 14 ans, les différences entre les deux mains sont moindres que pour les élèves de l'école J.-B. Say. Si l'on prend 25 des derniers on voit qu'ils donnent de la main droite un total de 613 kilogrammes et 568 kilogrammes de la main gauche, soit 45 kilogrammes en moins. 25 sourdsmuets du même âge donnent de la main droite un total de 471 kilogrammes et de la main gauche 465, soit une différence de 6 kilogrammes seulement. D'un autre côté, en parcourant les observations de 95 sourds-muets, je constate que 51 sont plus forts à droite qu'à gauche ; 14 fournissent des deux mains la même pression au dynamomètre, et 31 sont plus forts de la main gauche. Il est tout à fait exceptionnel de voir des enfants normaux fournir une plus forte pression avec la main gauche, ainsi que j'ai pu m'en rendre compte à l'école J.-B. Say. Les recherches de Binet et Vaschide (*) sur la force musculaire chez les jeunes garçons sont, à ce point de vue tout à fait concluantes: 41 garçons de 12 ans ont fourni 897 kilogrammes de la main droite et 743 de la main gauche.
0) Binet et Vaschide. — Expériences de force musculaire chez les jeunes garçons. Année psycholog., 1897, p. 15.
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Les mesures de la force au dynamomètre, prises chez les sourdes-muettes pensionnaires de l'Institut d'Asnières ont donné des résultats encore plus accentués. 73 sujets âgés de 7 à 18 ans, ont fourni de la main gauche une pression totale de 1.141 kilogrammes, tandis que la main droite ne donnait qu'une somme de 1.129 kilogrammes. 31 sourdes-muettes fournissent une pression plus forte à gauche qu'à droite; 21 donnent le même nombre de kilogrammes des deux côtés et 22 seulement sont plus fortes à droite qu'à gauche.
Si l'on entre dans le détail de ces mensurations, en y comprenant celles prises sur les garçons, on constate que cette tendance à fournir une plus forte pression de la main gauche diminue à mesure que les sourdsmuets avancent en âge. Dans les classes des petits, la somme de kilogrammes de la main gauche est toujours supérieure à celle fournie par la main droite. C'est le contraire qui se produit dans les classes des grands, bien qu'un certain nombre de ces derniers persistent à donner une pression moindre avec la main droite.
En outre, les sourds-muets affectés de cette gaucherie présentent presque tous une articulation vocale défectueuse. Cette coïncidence permet de supposer que ces sujets sont porteurs d'altérations des circonvolutions de l'hémisphère gauche du cerveau, qui, on le sait, fournit l'innervation motrice au côté droit et aux organes de l'articulation vocale. Il m'est impossible de donner en ce moment des conclusions précises à ce sujet. Les recherches que j'ai commencées sont encore trop incom-
plètes, mais cependant permettent d'espérer que le dynamomètre pourra rendre quelques services dans les institutions de sourds-muets.
Incoordination des mouvements. — Kerr Love dit que les sourds-muets font du bruit en respirant parce que leur surdité ne leur permet pas de coordonner les mouvements respiratoires. Ce fait est exact ; lorsque de jeunes sourds-muets écrivent ou font un travail manuel quelconque, ils poussent de petits soupirs, des han qu'il est cependant facile de faire cesser par une simple observation. Rosenbach (*) a observé aussi des faits du même ordre. Ayant remarqué qu'un certain nombre de sourds-muets faisaient, en courant pour regagner leur lit, plus de bruit que les enfants jouissant d'une ouïe normale, il a examiné de plus près les choses et a pu se rendre compte qu'il ne s'agissait pas d'incoordination, mais d'une exagération dans la force d'impulsion nerveuse productrice des mouvements. D'après Rosenbach, l'ouïe exercerait sur cette impression un pouvoir régulateur des plus manifestes.
Faiblesse des mouvements dans les organes de l'articulation. — En 1891, Féré communiquait à la Société de Biologie quelques notes établissant que chez les muets il existe de la faiblesse et de la lenteur des mouvements de la langue et des lèvres, même pour
(}) Rosenbach. — Contribution à l'étude des troubles de la régulation de l'activité musculaire chez les sourds-muets. Centralbl. fur Nervenheilk und Psych., mai 1893. p. 209.
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les mouvements simples, en apparence étrangers à l'acte de la parole. Ces premières recherches de Féré n'avaient porté que sur des pensionnaires de Bicètre, adultes et sans éducation vocale. Il entreprit de nouvelles expériences sur quelques élèves de l'Institution Nationale des sourds-muets de Paris. Les chiffres obtenus montrèrent un avantage marqué en faveur des sourds-muets éduqués, avantage proportionnel à l'éducation. Dès lors, il était permis de penser que des exercices de force et de vitesse, à l'aide de mouvements simples faits tant avant que pendant l'enseignement des voyelles et des consonnes, sont profitables aux jeunes sourds-muets; et en effet, après plusieurs mois de cette gymnastique on put en constater les effets (Boyer). En particulier, les mouvements respiratoires, toujours rapides et saccadés chez les sourds non éduqués, se régularisent par le fait de l'éducation spéciale et d'exercices appropriés
Sensibilité. — L'abbé Rieffel affirmait que les sourds-muets supportent les souffrances avec fermeté, connaissent peu le danger et se distinguent par une grande hardiesse. Itard disait aussi qu'ils sont moins sensibles à la douleur. Il est difficile de donner la preuve ou le démenti d'une telle affirmation à laquelle je ne crois pas cependant, car lorsque j'ai dû pratiquer de petites opérations à l'Institut d*Asnières, j'ai trouvé des enfants qui paraissaient craindre et qui manifestaient la douleur autant que des sujets normaux. Il
faut dire néanmoins que par suite de leur surdité, ils sont moins accessibles aux suggestions extérieures et peuvent ne pas redouter à l'avance, ne les connaissant pas, certaines causes douloureuses qui terrifient les autres enfants.
Développement exagéré des autres sens. — Certains auteurs ont pensé que les sourds-muets privés de l'ouïe, utilisant les autres sens pour la remplacer, développent ces derniers d'une façon anormale. Itard nie ce fait. Mais des observations consciencieusement prises, montrent que quelques sourds-muets peuvent reconnaître par le toucher des vibrations sonores que des entendants ne perçoivent que par l'ouïe. Deux sujets, cités l'un par Lucœ, l'autre par Hill, répétaient des mots prononcés près de la paume de la main. Schmalz rapporte l'observation d'une sourde-muette aveugle, remarquable à ce point de vue. Je rappellerai aussi les faits signalés par Bezold et qui ont déjà été décrits page 226. Je n'ai pas observé des faits de cette nature, mais, souvent, j'ai été frappé de la rapidité avec laquelle les sourds-muets saisissent la signification de certains signes. En particulier, un homme de 40 ans, sourd de naissance, que j'ai fréquemment l'occasion de voir, reconnaît très facilement, par la seule vue des mouvements de la main, les mots que j'écris sur une feuille de papier. Placé à une distance de 2 et 3 mètres, il ne commet jamais une erreur. M. Baguer m'a cité le cas d'un sourd-muet qui, par la seule vue de la partie supé-
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rieure du visage, la main étant placée devant la bouche, peut reconnaître les mots qu'on prononce.
Pour déterminer la signification exacte des faits de ce genre, il faut se souvenir que dans le fonctionnement des organes des sens, il y a deux ordres de phénomènes bien distincts : Vacuité sensorielle et la 'perception ou élaboration psychique. L'acuité visuelle ou tactile n'est pas, chez les sourds-muets, meilleure que chez les entendants. Les examens de la vue montrent, ainsi que nous le verrons plus loin, qu'elle est, d'une manière générale, défectueuse. Au contraire, la perception se fait grâce à l'habitude avec beaucoup plus de rapidité et de sûreté. L'élaboration psychique plus parfaite peut donner l'illusion que l'acuité est plus grande, mais il n'en est rien en réalité. On peut rapprocher ces faits de ceux qu'on observe chez des entendants dont les habitudes professionnelles développent certaines perceptions sensorielles, sans augmenter l'acuité de leurs organes des sens.
Intelligence des sourds-muets. — Si l'on prend à la lettre le vieil adage philosophique : Niliil est in intellectu quod non anteà fuerit in sensibus, il semble difficile de considérer l'intelligence des sourds-muets comme égale à celle des entendants. Il est certain que s'ils étaient livrés à eux-mêmes les acquisitions intellectuelles seraient bien moins nombreuses. Mais les procédés pédagogiques se mettent à leur portée et font pénétrer les notions par les autres organes sensoriels.
L'expérience nous montre que les sourds-muets peuvent atteindre à un grand développement intellectuel ; on compte parmi eux de grands artistes et quelquesuns sont devenus des hommes éminents.
Des statistiques italiennes ont montré que 53 0/0 des sourds-muets congénitaux et 62 0/0 de ceux dont la surdité était acquise, avaient une bonne intelligence; 38 et 31 0/0 étaient moyennement intelligents; 9 et 7 0/0 seulement étaient inintelligents. A l'Institut d'Asnières, nous trouvons des proportions identiques. J"ai interrogé plusieurs instituteurs qui font la classe dans les écoles ordinaires et tous m'ont dit que le nombre moyen d'enfants intelligents était de tous points comparable à ceux que je viens de citer. Chaque année, plusieurs de nos sourds-muets passent avec succès les examens du brevet de fin d'études primaires; le nombre des refusés n'est pas proportionnellement plus grand que parmi les élèves des écoles ordinaires. Tous ces enfants apprennent un métier et deviennent ensuite d'excellents ouvriers. J'en connais plusieurs qui, à peine âgés de 18 à 20 ans, gagnent 6, 8 et 10 francs par jour.
On peut donc affirmer que les sourds-muets qui ont été instruits à l'aide de procédés pédagogiques appropriés, acquièrent un développement intellectuel qui ne le cède que peu à celui des entendants. Et je suis de l'avis de mon confrère, le Dr Ladreit de Lacharrière, qui voudrait voir créer, pour les sourds-muets de la classe aisée, des établissements d'instruction supérieure.
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On a dit avec raison que, privés de l'ouïe, ils sont moins bien armés pour la lutte pour la vie; mais ils suppléent à cette infériorité par l'esprit d'association qui est poussé chez eux jusqu'à l'extrême. Se sentant isolés, ils se sont groupés en associations multiples. Tous les sourds-muets de Paris se connaissent, ont souvent des réunions amicales où ils s'occupent de leurs intérêts et de la manière de les défendre ; il n'en est pas un seul qui ne fasse partie de trois ou quatre groupements de nature diverse.
Imbécillité, idiotie. — Il est fréquent d'observer des idiots et des imbéciles atteints de surdi-mutité. L'hos pice de Bicêtre contient un assez grand nombre de cas de ce genre ; il n'en existe aucun à l'Institut d'Asnières; car, comme il s'agit d'une école et non d'un hôpital, il est indispensable, pour être admis, de jouir de l'intégrité des facultés intellectuelles et mentales. Les auteurs qui ont traité de la surdi-mutité ont publié à ce sujet quelques statistiques qui nous montrent que cette proportion de sourds-muets idiots ou imbéciles peut atteindre, dans certains pays (Amérique, Danemark), jusqu'à 10 0/0 du nombre total de sujets atteints de surdi-mutité.
Folie. — On a signalé assez fréquemment des cas de folie chez les sourds-muets. On a pensé que leur infirmité, les exposant aux railleries de la foule, les prédispose à l'aliénation mentale. Wines, se basant sur des statistiques américaines, dit qu'ils sont quatre fois
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plus sujets à la folie que les individus normaux.
Goitre. — Aucun des sourds-muets de l'Institut d'Asnières n'est atteint, d'hypertrophie du corps thyroïde. Le goitre a cependant été signalé par un certain nombre d'auteurs comme coexistant fréquemment avec la surdi-mutité; Bircher l'a constaté chez 64 et 77 0 0 des sourds-muets de la Suisse. Hedinger, Lent, TVilhelrni, Lenieke ont aussi observé des cas de goitre chez les sujets qu'ils ont examinés, mais dans des proportions bien moindres (2 0 0 . Mygind ne l'a trouvé que tout à fait exceptionnellement. En France, le goitre est très fréquent chez les sourds-muets originaires de la région alpine ; mais, de même que dans la Suisse, ce ne sont pas seulement les sourds-muets qui en sont atteints, beaucoup d'habitants de ces pays sont porteurs de cette infirmité. Le goitre est très rare à Paris, au moins chez les personnes qui y sont nées. C'est ce qui explique que les élèves de l'Institut d'Asnières, tous originaires de Paris ou du département de la Seine, sont indemnes de cette affection.
Qu'on ne voie pas dans ces faits une contradiction avec ceux signalés dans les premières pages de cet ouvrage page 17 . dans lequel j'établissais des liens de parenté entre le goitre et le crétinisme, d'une part, et la surdi-mutité, d'autre part. Le goître et le crétinisme sont la manifestation d'un état morbide, résultat d'une dégénérescence toxique ou héréditaire qui peut aussi produire la surdi-mutité. Dans les villes, les causes de
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dégénérescence -sont différentes et aboutissent rarement au goitre; mais ce n'est pas une raison pour qu'elles ne portent pas leur action sur l'oreille.
Stigmates tératologiques de la dégénérescence.
— J'ai déjà signalé (pages 69 et 70) la présence, chez les sourds-muets, des stigmates de la dégénérescence, constatés par Broca, Lombroso, Cella, Bersengue, Riccardi, Albertotti et surtout par Féré qui en a fait une étude méthodique (*) que je reproduis in extenso :
J'ai examiné, au cours de deux années scolaires, 235 sourdsmuets mâles au dessous de vingt ans et au-dessus de sept, mais j'ai dû en éliminer un certain nombre de la statistique pour lesquels les renseignements étaient incomplets, soit par cause d'absence momentanée au moment d'un examen partiel, soit pour cause de départ, soit à cause de l'absence de renseignements sur l'époque de Tapparition de la surdi-mutité, soit par absence de renseignements sur l'état intellectuel chez les sujets récemment entrés. Ils ont été passés en revue en costume de bain munis d'un caleçon ; un débat récent relatif à l'examen des organes génitaux dans un établissement public d'assistance nous a forcé de négliger l'examen des organes génitaux et de quelques malformations susceptibles d'être dissimulées par le vêtement en question, et en particulier les hernies, des malformations de la peau, etc. Nous avons négligé avec intention les caractères anthropométriques qui n'ont rien à faire avec les malformations, nous nous en sommes tenu aux anomalies que nous considérons comme tératologiques. Comme ce sont les mêmes caractères qui ont été étudiés sur tous, les chiffres obtenus permettent une comparaison des diverses catégories. Nous n'avons pas tenu compte des asymétries légères : pour l'asymétrie chromatique des iris, par exemple, nous n'avons noté que les asymétries de couleur, négligeant les asymétries de ton.
Le tableau dans lequel nous avons résumé les proportions
0) Féré. — Les stigmates tératologiques de la dégénérescence chez les sourds-muets. Journal de Vanatomie et de la physiologie, 1896, p. 3bi.