‹ La surdi-mutité; étude médicaleChapitre 12 sur 55 · ts · texte numérisé non relu

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Statistiques anciennes, était mis en donte par Mygge et Mygind. S'il est exact, aucune explication ne peut en être donnée dans l'état actuel de nos connaissances. D'autres statistiques dressées en Amérique par Peet, eu 1854, et par Tarner, en 1868, donnent des résultats tout à fait opposés et concordant avec les moyennes des auteurs danois; mais le grand nombre de faits . réunis par Fay mérite une certaine considération, bien que des causes d'erreur aient pu se glisser dans cette enquête par questionnaires.

Lemcke et Schmaltz ont fait des recheiclies minutieuses afin de savoir si la natura congénitale de la surdi-mutité des parents a une influence sur le nombre d'enfants sourds-muets auxquels ils donneront naissance et n'ont pu trouver aucune différence, à ce point de vue, entre la surdi-mutité congénitale et la surdimutité acquise. La statistique américaine nous montre d'une manière bien évidente que le nombre des enfants sourds-muets augmente lorsque les parents sont sourds congénitalement et aussi lorsqu'ils ont eux-mêmes des ascendants ou des collatéraux atteints de la même infirmité. Ce dernier fait est aussi constaté et mis en évidence dans les statistiques anglaises d'Howard.

En résumé, il résulte de la longue enquête que je viens de faire dans la littérature médicale et des quelques faits que j'ai observés moi-même quela surdi mutité est une affection héréditaire qui peut se transmettre des parents à leurs enfants; mais cette traos-

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mission se fait assez rarement. II y aura en moyenne, sur 12 à 15 ménages de sourds-muets, un enfant atteint de la même infirmité, alors que le nombre d'enfants normaux pour ces mêmes ménages pourra atteindre le chiffre de 40 à 50.

Si, d'un autre côté, on recherche parmi les sourdsmuets ceux qui sont fils de sourds-muets, on n'en trouve guère en moyenne que 1 sur 100 ou 150.

Nous laisserons, sans la résoudre, la question de savoir si les unions entre sourds et entendants ont plus ou moins de chances que celles entre sourdsmuets de produire des enfants atteints de surdimutité.

■) TruumiMioii de U rardi-mutiU dei grands-purentt au petit! -enfuitB

C'est une loi de l'hérédité que certains caractères, de môme que les tares pathologiques, peuvent sauter une ou plusieurs générations et se transmettre des grands-parents aux. petits-enfants ou arrière-petitsenfants.

Sur les 187 sourds-mnets que j'ai observés, je n'en ai trouvé qu'un seul ayant des grands-parents porteurs de la même infirmité. Il s'agit d'un garçon atteint de surdi-mutité congénitale, dont le père et la mère entendent normalement, mais dont les grands-parents maternels sont sourds-muets. Il a eu deux frères dont

l'un est mort de broncho-pneumonie, l'autre entend et parle normalement.

Si l'on consulte les diverses statistiques relevées par Mygind et reproduites dans le tableau VI, on constate que cette transmission indirecte de la surdi-mutité se fait avec une rareté extrême. Dans une première statistique portant sur 3.542 sourds-muets, on ne trouve que 3 sujets ayant des grands-parents atteints de la même infirmité. Dans la deuxième et la troisième,, portant respectivement sur 4.548 et, 1.480 cas, il n"y a que 7 et 1 sujets ayant des grands-parents sourds-muets. Si on prend tous ces chiffres en hloc, on ne voit en moyenne que 1 sourd-muet, sur 870, ayant des grandsparents atteints de la même affection. Si l'on compare ces chiffres avec ceux obtenus dans l'hérédité directe, on constate que cette transmission indirecte de la surdi-mutité des grands - parents aux petits-enfants est quatre ou cinq fois moins fréquente, ce qui correspond aux lois théoriques de l'hérédité.

c} Snrdi- mutité chez las eoUctéraax (frères et loean exceptés) des soarda-maets

Parmi les 187 sourds-muets que j'ai examinés, il

s'en trouve 5 qui ont des collatéraux atteints de la

même infirmité.

Premier eaa. — Une nile nlleintc de surdi-mutilé congénitale a un oncle paternel sourd-muet.

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Deuxième cas. — Un garçon atteint de surâî-motitô acquise. Une cousine germaine de la grand-mère paternelle est sourdemnette. En outre, le père de cet enfant est devenu sourd & 15 ans.

Troisième cas. — Une âUe devenue sourde & 16 mois à la suite d'une chute sar la tâte, suivie de convulsions et d'otite suppurée. A une tante maternelle qui est devenue sourde à l'âge de ? ans et qui a été élevée à l'institutiou Nationale des sourds-muets.

Quatrième eaa. — Une fille atteinte de surdi-mutité congénitale. Une cousine germaine de la mère a eu un entant sourdmuet.

Cinquième ea», — Un garçon atteint de surdi-mutité congénitale. A une cousine germaine sourde-muette.

Il y a lieu de signaler aussi deux fillettes pensionnaires de l'Institut qai portent le même nom et sont cousines fort éloignées. Les deux familles ne se connaissaient pas ; c'est à l'occasion d'une visite à leurs enfants, à Âsnières, que les parents, ayant par hasard conversé ensemble, ont découvert qu'il existait entre eux des liens de parenté éloignée (cinquième degré).

Si l'on fait entrer dans les calculs ces deux fillettes, on trouve, 7 fois sur 187, des cas de surdi-mutité chez les collatéraux, soitl pour 27.

Si l'on consulte les statistiques reproduites dans le tableau VI, on trouve un nombre plus considérable de cas de surdi-mutité chez les collatéraux : 1 fois sur 16.

Dans un mémoire présenté, en 1884, à l'Académie des Sciences de Washington, Alex. Graham Bell signale les faits suivants : < Il y a, d'après le dernier recensement, 33.878 sourds-muets aux Etats-Unis. En jetant un

tu

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