‹ La surdi-mutité; étude médicaleChapitre 5 sur 55 · PAYS · texte numérisé non relu

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Hollande

Amérique

Etats-Unis

Afrique

Colonie du Cap.

Asie

Australie

Colonies anglaises

et n'ont trait, par conséquent, qu'aux sourds-muets du sexe masculin, âgés de 20 ans.

DISTRIBDTIOK DE LA SUBDI-MUTn'É i)

Le D' Nimier, professeur agrégé au Val -de-G race, a publié ('), en 1893, une étude basée sur ces statistiques des conseils de revision. On y trouvft quelques détails sur la répartition de la surdi-mutité en France. Le nombre des jeunes gens exemptés pour cause de surdimutité a subi, de 1875 à 1890, une progression constante. Ce nombre qui, en 1875, atteignait à peine 269, ou une proportion de 9,82 pour 10.000 examinés, s'élevait à 395 en 1800, soit 13,09 pour 10.000 examinés. J'ai moi-même compulsé ces comptes rendus des conseils de revision, depuis 1891 jusqu'à 1898 inclus, et j'ai pu constater que cet accroissement progressif n'a pas continué, mais que le nombre des sourds-muets a Bubi, au contraire, une marche régulièrement décroissante pour atteindre, en 1898, le chiffre de 227 ou 6,85 pour 10.000 examinés. Voici, du reste, les cliilTres et les moyennes depuis 1875 jusqu'à 1898 ;

Jeanes gens réformés ponp sardl-matltA

EnlRTô âtiO conscrits ou !).R2 par 10,000 examinéB

(') Nimier. —Contribution à l'étude de la répartition géograpliique de la surdi-mutité en Frimce. Ann. des mal. de l'oreille, n* 3, 1893.

1»% 3d5 conscrits ou 13,20 par 10,000 examinés

Dans la suite de son étude, le D' Nimier a établi, pour chaque département, les moyeunes des conscrits réformés pour surdi-mutilé, mais seulement pour les années 1887, 1888, 1889, 1890. J'ai recherché ces même^i moyennes pour les années 1891, 1892, 1893, 1894, 1895, 189t), 1897, 1898 et j'ai fait le classement des divers départements suivant le nombre proportionnel des sourds-muets qu'ils ont fournis; il y a de grandes diiîérences entre le classement du D"" Nimier et celui que j'ai obtenu. Tels départements qui se trouvent en tète de la première liste, se placent à la fin de la seconde et réciproquement. On se rendra compte de ces différences par la lecture du tableau JII.

Pour expliquer les résultats parfois contradicloires que l'on obtient dans ces deux classements, il faut observer que les jeunes gens figurant dans le tableau du D' Nimier étaient très jeunes ou même sont nés pendant la guerre de 1870-71 qui a causé dans notre pays des misères et des deuils sans nombre et favorisé l'éclosion de plusieurs épidémies fort graves. Les dépressions morales, en agissant sur les générateurs, ont pu créer des dégénérescences chez leurs enfants ; et les épidé-

DISTIUBUTIÛN DE LA SCnDl-MDTITÉ 11

mies de variole, de scarlatine, etc., en frappant les tout jeunes enfants, ont, sans aucun doute, causé quelques cas de surdi-mutité acquise. Du reste, en lisant attentivement le tableau 111, on peut remarquer que, d'une manière générale, ce sont les départements envahis qui fournissent les plus grandes différences dans les moyennes. Il y a bien des exceptions, mais elles s'expliquent aisément parce fait que le territoire tout entier, s'il n'a pas été envahi, a subi le contre-coup de l'invasion. A partir de 1892, on voit, chaque année, la moyenne décroître et devenir aussi faible que dans la période qui va de 1875 à 1885. 11 faut en conclure que la surdimutité ne suit pas, dans notre pays, un accroissement constant, mais a plutôt une tendance à diminuer, si on fait abstraction des causes qui ont agi en 1870. Quelques départements cependant voient leur population sourde-muette augmenter. La Nièvre, la Corrèze, la Manche, etc. ont eu, de i891 à 1898, des moyennes plus élevées que pendant la période de 1887 à 1890. La cause probable de cet accroissement réside dans ce fait que les femmes de ces régions vont en grand nombre se placer comme nourrices dans les grandes villes et laissent, à la garde des grands-parents, leurs enfants qui sont nourris au biberon et se trouvent ainsi dans des conditions hygiéniques défectueuses. En outre, l'Assistance publique de Paris envoie dans ces départements, surtout dans la Nièvre, la plus grande partie des enfants trouvés, qui sont élevés dans les familles, y grandissent et le plus souvent se marient dans le pays.

DËPARTEHENTS

Hafonae ' lourda-niDeti

Haute-Savoie...

Savoie..

Corse

Corrèze

Côtes-du-Nord..

Nièvre

Hautes-Alpes...

Puy-de-Dôme. ■

Somme

Doubs

[gère

Var

VoBges

Pas-de-Calais. . .

Meiirthe-eL-Moselle..

Gard

Haute-Vienne

Tarn-el- Garonne . . .

Haute-Marne

' Vienne

Aisne

: Ariège

I Manche

1 Basses-Pyrénées. . .

' Loire-Inférieure...

; Allier

I Ardèche

I Aude

Loir-et-Cher

! GanUl

1 Calvados

. Meuse

I Ardenaes

i Saflne-et-Loire

' Jura

1 Maine-et-Loire. . ..

I Basses-Alpes

I Orne

1 Bure-et-Loir

! Yonne

I Cher

i Vendée

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