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des sections se rapprochant de la linéarité), mais dontle « Wundcanal » n’a pasl’<escarpement» deceluide de Græfe, et s'applique par une large surface très propice à la coaptation. (Voir p. 100).
Il était impossible d'obtenir tout cela en restant dans un seul plan, et l'auteur fut amené à construire sa lance creuse bien connue. Cet instrument, dont les moindres détails de longueur et de courbure sont le résultat de calculs très poussés, doit être conduit parallèlement à l'iris, le point d'application se trouvant à l'extrémité supérieure du diamètre vertical de la cornée, au limbe.
Weber fut suivi par Giraup-TEULON (1) que son goût pour les plaies linéaires avait déjà entrainé, quelques années auparavant, à pratiquer la section transversale. Il reprit les calculs de Weber et arriva à une lance identique.
En 1867 également nous devons citer TAvIGNoT, le même qui avait aussi contribué à la résurrection du procédé de Frère Côme. Il proposa une plaie composée d'une incision verticolatérale, linéaire, de 9 millimètres et d’une petite incision de 3 millimètres, perpendiculaire au centre de la première, et située dans le diamètre horizontal, linéaire aussi, par conséquent.
L'année suivante WWoLre (2) préconise une inclinaison négative à la fin de l’incision ; il forme ainsi un pont conjonctival, qu'il sectionne ensuite aux ciseaux. C’est le même mouvement que décrit SNELLEN (3). Le tranchant est tourné en arrière après que la section profonde est achevée ; la tranche est plus large et on obtient un lambeau conjonctival.
Ch. Bezr-TayLor (4) au contraire, dont la section superficielle
(1) GiRAUD-TEULON, Extraction linéaire périphérique. Incision au moyen.
d'un couteau spécial. Socielé de chirurgie, 19 mars 1870. Annales d'oculist., LXIX, p. 69, juillet 1870.
(21 Wozre, Annales d'oculistique, LX, p. 25, août 1868.
(3) SNELLEN, De operatie der senile Cataract. Utrecht. — Annales d'oculistique LXVII, p. 120, janvier 1872.
(4) Cu. BecL-TAYLOR, On a new method of extracting in cases: of cataract. Edinburgh, 1868.
en est parallèle au limbe, en dehors de celui-ci, tourne le couteau en avant de façon à terminer par une section tangente au sommet de la cornée transparente.
La plaie complexe de LeBruN (4) ne s'obtient plus par un changement de plan brusque, mais par une inclinaison positive progressive. La ponction et la contre-ponction sont faites, à 1 millimètre au-dessous du diamètre horizontal de la cornée, le plan du couteau tenu un peu obliquement en avant; puis quelques « mouvements de scie » lui sont imprimés, « de façon à lui faire parcourir un arc de cercle en avant » ; la section est achevée « à peu près perpendiculairement à la cornée, vers l'union du tiers moyen et du tiers supérieur ». La tranche a par conséquent une largeur décroissante des extrémités au centre.
Ep. pe JÆGEr (2) s’efforça d'obtenir une section analogue au moyen d’un instrument unique. C'était un couteau de 33 à 35 millimètres de long, sur 5 mm. 1/2 à 6 mm. 1/2 de large à la base ; le dos est droit, la pointe en est très aiguë. La lame ellemême fait partie de la surface d’un cylindre de 6 à 7 millimètres de rayon. La ponction se fait à 2 mm. 4/2 du bord cornéen et à 3 mm. 1/2 au-dessous de la tangente supérieure; l'instrument conduit parallèlement à l'iris, taille, d’un seul mouvement, un lambeau cylindrique dont le sommet est tangent au limbe.
Cette plaie est très différente de celle de LEBRUN par sa situation, sa longueur et les tissus qu’elle intéresse; les surfaces se ressemblent parce qu’elles font partie d’un cylindre à axe horizontal. La seconde devait être fort supérieure à la première tant au point de vue de l'expulsion du cristallin, que de la cica-
trisation et de la fonction optique.
() LegruN, Nouvelle méthode d'ext'action de la cataracte par lambeau médian sphéro-cylindrique. Comple rendu du Congrès de Londres (annexes,
pi) 1972:
(2) E. v. Jæcer, Der Hokhlschnill. Eine neue Slarextractionsmelhode. Wien.,
A la suite d’un incident survenu au cours d’une extraction à lambeau inférieur, parallèle à l'iris, MicmeL (1), de Strasbourg, se vit contraint de diriger brusquement en avant la lame de son couteau, ce qui donna une plaie horizontale « au milieu du rayon inférieur de la cornée ». Les suites opératoires furent si favorables que ce chirurgien érigea ce procédé en principe, ettailla, à partir de ce moment, au couteau étroit, la moitié de ses lambeaux inférieurs, parallèlement à l'iris, en terminant par une inclinaison brusque en avant. La section au début suit le limbe.
Actuellement le docteur Jessop, de Londres, entre autres, pratique un manuel analogue. ILopère par en haut, et commence une section occupant le limbe ; à un moment donné il change de plan, et amène le tranchant à lui. Quoique ce mouvement n'ait pas lieu, comme tout à l'heure, au quart de la cornée, il est cependant assez précoce pour altérer la forme des deux plaies. : Cette méthode n’est pas identique à celle de ScauLerx (2) dont le lambeau exige cependant un mouvement analogue. Voici comment procède le chirurgien hongrois : un couteau frès étroit traverse la chambre antérieure à A millimètres au-dessous de la tangente supérieure au limbe, et fait une section parallèle à l'iris sur une étendue de 4 mm. 1/2 à 2 millimètres ; à ce moment on le retourne et on le dégage, non plus droit en avant comme tout à l'heure, mais en avant et en bas. Il se forme ainsi un petit lambeau à base supérieure qui maintient le lambeau primitivement taillé.
Une rotation accidentelle du manche de son couteau au cours d’une opération avait donné fortuitement à Schulek la section que nous avons décrite.
(1) Micnez, Guelques faits pour servir à l'histoire de l’extr. de la cataracte. Gazette hebdomadaire, n° 35, p. 557, 1873.
(2) ScHuLEK, Versuche über den Hornhautschnitt. Orvosi Heltilap Szemészet, n° 6, 1894. — Staraustreibung mittels concav gestutztem Lappenschmitt und... Ungarische Beiträge zur Augenheilk., 1, p. 254, 1895.
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La base du lambeau, d’après les chiffres de ScuuLex, avait 10 mm. 1/2 (profondément, par conséquent, un peu moins de 8 millimètres, puisque le plan de section est à la limite superficielle du tissu cornéen transparent), la longueur entre les angles au niveau du changement de plan est de 8 à9 millimètres (la plaie profonde n’est pas encore achevée à ce niveau). Schulek avait 10 p. 100 d’enclavements, l’iridectomie lui étant impossible.
Tout à fait indépendamment, PLEHN (1) s’efforça d'obtenir une section très analogue. Il se servit d’un couteau spécial dont la lame a la forme d’un trapèze ; le grand côté, dos de la lame, a 17 à 18 millimètres de long, il se continue par une tige de 10 millimètres qui vient se fixer dans le manche. Le petit côté du trapèze, ainsi que les deux obliques, sont tranchants. Sa hauteur est de 4 mm. 75 à 5 millimètres.
F1G. 20. — Section de Plehn (1° temps).
Le couteau est poussé dans le plan du limbe, de façon à ce que le dos occupe le diamètre transversal, et le tranchant en haut. La seule progression forme deux plaies de 4 mm. 75 à 5 millimètres de haut, à droite et à gauche. Le mouvement est alors continué de façon à faire sortir la totalité de la lame au côté opposé, seule la tige lisse traverse encore la chambre
antérieure ; cette tige est alors amenée à la partie supérieure
(1) PLEHN, Uber ein Extractionsverfahren in zwei Ebenen. Zeitschrift für Augenheilkunde, V, p. 259, 1901.