SES PER
Après lui, Warprop et GARENGEOT (1) pratiquèrent des incisions analogues. Le premier se servait d’un couteau et d’une paire de ciseaux, les deux derniers d’une lance pour la plaie médiane, et de ciseaux pour les deux incisions obliques. Toutes ces sections sont très cornéennes.
Peu de plaies complexes furent faites durant le commencement du dix-neuvième siècle, et nous arrivons tout de suite à E. pe JÆGER, de Vienne, qui se servit en 1845-46 d’une lance creuse. En faisant pénétrer cette lance en haut, au niveau du limbe, la concavité en arrière, il obtenait une plaie dont les angles allaient jusqu’au canal de Schlemm.
La section superficielle était comprise dans le grand cercle tangent à la partie supérieure de la cornée, la profonde lui était parallèle, ayant ses extrémités sur la circonférence de base profonde. La tranche, entre les deux, appartenait à la surface d'un cylindre dont l’axe serait vertical, et perpendiculaire à l’axe de l'œil, au niveau du centre de courbure de la cornée.
En 1867, WEeger publia un procédé analogue. Ses études expérimentales et théoriques sur les différences qui caractérisent les sections linéaires et les lambeaux, et que lui avaient suggérées les discussions très vives à son époque, lui firent conclure qu'il fallait obtenir une plaie « ayant au point de vue du bâillement spontané tous les avantages d’un lambeau du 1/4 de la cornée, tout en étant suffisamment grande pour donner issue à un cristallin cataracté » (2).
Son « flacher Linearschnitt » est donc une section telle que la hauteur du lambeau ne dépasse pas 1 mm. 75, et qui a cependant une longueur de 10 millimètres (ce qui avait déjà été réalisé par
vraiment les plaies de cet auteur avaient l'aspect sous lequel on les figure, les sections ne devaient cependant pas occuper des grands cercles.
(1) GARENGEOT, Mémoires à l'Académie royale de chirurgie, II, 352, 1760.
(2) A. Weser, Die normale Linsenentbindung, der modificirten Linearextraction gewidmet. Arch. für Ophthalmologie, XII. 1, pp. 187-274, 1867.