‹ La Surface de Section des Plaies Faites en Vue de l'Extraction de la Cataracte et de l'IridectomieChapitre 27 sur 32 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

le cas à la fois pour M. Landolt et pour M. de Lapersonne, la manœuvre dont nous parlons revient presque uniquement à

une augmentation de la tension.

Supposons une incision beaucoup plus périphérique, telle par conséquent qu'il existe une zone plus où moins étendue entre l'équateur du cristallin et la plaie : la tension portera bien le cristallin en avant, mais dans la direction de son maximum d'action, c’est-à-dire suivant les rayons qui aboutissent à la plaie, elle ne l’intéresse plus; la plus grande partie agit sur la zonule, qui est, surtout chez le vieillard, extrémement fragile. Le plan dela plaie est encore parallèle à celui du cristallin, mais tombe en arrière de celui-ci; il suffirait de le repousser légèrement pour obtenir une issue très aisée, mais 1l est clair que la chose peut être très périlleuse pour peu qu'un obstacle quelconque, tel qu'une section trop courte, une kystitomie insuffisante, un manque de souplesse de liris, oblige à une pression tant soit peu considérable,

Si nous passons aux plaies qui ne sont plus en entier comprises dans un même plan, nous n’aurons plus de plan axile, et, quel que soit le procédé, l'issue ne peut se faire sans quelque intervention directe,

Weger, dont le « Wundeanal » était cylindrique, décrit minutieusement tous les temps et les mouvements à exécuter pour faire sortir le cristallin; quoiqu'il fût le plus ardent adversaire des instruments d'extraction, et qu'il considérât l'issue spontanée comme l'idéal à poursuivre, il était obligé de changer l’axe de son canal en l’aplanissant. Voici ce qu'il dit 4): « L'instrument dont Je me sers pour faire bâiller la plaie est une pelle d'argentou d'écaille,iégèrement creuse, ovale transversalement,

d'une largeur de 9 à 10 millimètres; son bord antérieur, convexe,

(1) WEBER, loc. cil., p. 259.

1er Y

is

est aminei et sans aucun rebord, afin de pouvoir être laissé en place, pendant tout le temps de l'accouchement, pour régler le bâllement à chaque instant d’après la largeur de la partie du cristallin qui se présente. »

Giraud-Teulon de même, qui avait adopté la méthode de Weber, déprimait la lèvre postérieure de l'incision à l’aide d’une plaque ovale des à 9 millimètres de large.

La même chose encore pour le procédé de E. pe JæGer (1), le Hohlschnitt ; pour amener le sommet de la lèvre périphérique dans uu plan parallèle à l'iris, et passant par les deux angles de lincision, l’auteur se servait d’une spatule spéciale, dont il tenait le manche horizontalement, et dont la largeur était de 8 millimetres,

Pour les autres plaies que nous avons appelées complexes, et qui ne sont que des lambeaux où la direction du couteau change au cours de l'exécution, 1l sera, de même, nécessaire de déprimer la partie médiane de Pincision, toutes les fois qu’il y a eu inclinaison positive, c’est-à-dire en avant, et que celle-ci a eu lieu assez tôt pour modifier d'une façon sensible l'axe du canal.

S'il s’agit de procédés où ce changement de plan est plus accentué, comme ceux de ScHuLEk, PLENN, MULLER, le temps d'expulsion se complique encore.

Voici comment ScHULEK décrit la troisième phase de son opération : « J’appuie sur la partie inférieure de la cornée, à l’aide d'une spatule de Daviel, pour que la plaie bâille, et que le cristallin, par une rotation lente, puisse passer par la pupille et se présenter à l'orifice. A ce moment, il me parait avantageux de déprimer le bord supérieur de la plaie, ce que je fais à l’aide de la curette plate de WEBer ; peu à peu je m'avance de plus en plus, aidant l'iris à glisser derrière le cristallin ; ‘arrivé au bord pupillaire, je reçois même sur ma curette les restes de la cataracte, ce qui

(1) E. v.-JÆGER, loc. cil., p. 19.

Page 1