‹ La Surface de Section des Plaies Faites en Vue de l'Extraction de la Cataracte et de l'IridectomieChapitre 3 sur 32 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Si je tiens, en tête de ce travail, à présenter à mes maîtres l'hommage de ma gratitude, ce n’est certes pas pour me plier à l'usage ; mais je ne puis, sans émotion, me rappeler les quelques années, les plus belles de ma vie, qui viennent de s’écouler ; partout où je me suis adressé, j'ai reçu l'accueil le plus touchant, tous tenant à faire éprouver au fils l’amitié qu'ils portent au père.

Le premier nom que je doive citer est celui de M. le professeur Paul BERGER. Son service de clinique, alors à la Pitié, est le premier service hospitalier où il m'ait été donné d'entrer. Une aussi belle école ne pouvait me donner que d'excellents principes ; j'en garderai toujours le souvenir, puissé-je en garder aussi l'empreinte.

J'ai fait une première année d’externat chez le professeur Pawas. C'était la dernière qu'il passait à l'Hôtel-Dieu, et je considère comme un grand bonheur d’avoir encore pu recueillir l’enseignement de cet esprit érudit, et encore si vivant malgré sa cruelle maladie.

Deux années presque entières à l'hôpital Saint-Antoine, dans le service où M. le docteur Charles Moon prodiguait sa science et son activité, me permirent d'apprécier chez ce chirurgien l'homme autant que le maître ; je garde autant de respect pour le premier que de reconnaissance au second.

A côté de lui, M. le docteur Arrou a droit à tous mes

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remerciements ; grâce à eux, et aussi à l’enseignement amical de M. le docteur Bonnez, alors interne de M. Monod, j'ai pu. profiter amplement de toutes les ressources de ce service si chargé.

Je ne regrette du temps passé à l'Hôtel-Dieu chez M. le professeur Brissaup, à la Pitié chez M. le docteur A. RoBIN, que sa courte durée. Je les prie d’agréer ma gratitude pour leur enseignement d'abord, puis pour l'intérêt qu'ils n’ont cessé de me témoigner.

Une science très étendue, basée sur le solide fondement de travaux remarquables, une haute compréhension de la mission du médecin, font de M. le professeur DEJERINE un des maîtres dont le souvenir me restera le plus cher. Je le remercie, ainsi que Mme Dejerine, de l'accueil que j'ai reçu tant à la Salpêtrière qu'à leur foyer.

M. le docteur MAYGRIER m’ouvrit son service de la Charité avec une amabilité que je n'oublierai pas. Il appartient à ces médecins dont le cœur égale la science, et qui donnent à leurs élèves plus que leur enseignement, leur exemple.

Merci aussi à tous les autres, maîtres plus jeunes, camarades plus âgés, que j'ai pu rencontrer au cours de mes études. Je ne veux en nommer aucun, leur nombre est trop grand. Je suis sûr que les occasions ne me manqueront pas de leur exprimer de vive voix toute ma gratitude.

Deux noms cependant dominent mes études. Mon père, d’abord que je vois au travail depuis si longtemps, et que j’admire toujours plus depuis que je puis travailler à son côté. Tout ce que je lui dois ne saurait s’exprimer. Il me sera toujours un vivant exemple d'activité, de clarté dans le jugement, et de probité scientifique ; puissé-je être digne de lui. C’est enfin M. le professeur DE LAPERSONNE, qui a bien voulu me garder ces deux dernières années dans son service d’ophtalmologie. Également à l’aise dans tous les domaines de la science médicale, 1l fait de

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son enseignement l’un des plus fructueux qui se puissent entendre.

Il n’a cessé de me faire éprouver sa grande bonté: il me fait encore lPhonneur de présider cette thèse. Je le prie d’agréer ici l'expression de mes sentiments de respect, de reconnaissance, et, s’il le permet, de sincère affection.

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