‹ La Surface de Section des Plaies Faites en Vue de l'Extraction de la Cataracte et de l'IridectomieChapitre 31 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Par suite de l'épaisseur des parois de l’œil, toute incision opératoire qui ouvre le globe produit une plaie superficielle et une plaie profonde, séparées par une surface de section qui possède une certaine largeur.

Trop souvent la première, la seule visible, a attiré toute l'attention ; elle a été décrite maintes fois, cependant ni sa forme ni sa situation ne donnent d'indications précises sur la plaie profonde, de beaucoup la plus imtéress ante, — cette dernière seule, en effet, ouvre véritablement l'œil, — n1 sur le canal de la plaie, qui a une importance considérable pour l’achève-

ment et les suites de l'opération.

L'étude montre que :

La longueur (d’un angle à l’autre) de la plaie profonde diminue plus rapidement que celle de la plaie superficielle, quand celle-ci s'éloigne du diamètre de la calotte cornéenne. (Elle arrive, si l’on opère au couteau, à être nulle quand la plaie visible a encore environ 8 millimètres de long.)

La largeur de la tranche est extrêmement variable suivant l'orientation, par rapport au globe, du ou des plans dans lesquels elle est contenue :

Pour des-points de ponction et de contre-ponction constants elle augmente à mesure qu’elle s'éloigne d’un plan de grand cercle.

Pour une orientation constante elle augmente, relativement à la plaie utile, à mesure que les points extrêmes s’approchent du pôle cornéen.

Les tissus intéressés par la tranche varient suivant la situa-

tion de celle-ci, la cornée étant enchâssée dans la sclérotique.

Dans la pratique, il y a lieu de tenir compte d’un certain nombre de moments qui viennent modifier les applications de la théorie : l’élasticité des parois, la largeur des lames, la qualité des pointes et des tranchants, les mouvements nécessaires à l’achèvement de la plaie, les changements dans la topographie de la chambre antérieure dus à l'écoulement de l'humeur aqueuse, ete.

Outre la rétraction par élasticité des tissus, dont l'effet est minime, deux forces tendent à faire bâiller les plaies : la tension générale du globe qui écarte les deux lèvres, et la poussée sur la face postérieure du lambeau, qui soulève celui-ci. Ce dernier effet diminue, évidemment, avec la hauteur du lambeau ; il est nul quand la plaie est comprise dans un plan de grand cercle. Le premier, au contraire, se fait sentir davantage dans ce cas, et

devient négligeable quand il s’agit de plaies à lambeaux.

Afin que le cristallin n'ait pas à exécuter des mouvements trop étendus au moment de sa sortie, il importe que le canal de

plaie soit contenu dans un plan très voisin du parallélisme avec l'iris.

L'étude anatomo-pathologique semble montrer que la surface de section la plus étendue et la moins cornéenne donne la cicatrisation précoce la plus solide, et les résultats optiques les meilleurs.

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