‹ La surprise de l'amourChapitre 43 sur 79 · ACTE II, SCÈNE V Sç · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V Sç

que des chevaliers pour mon mari : vive un cadet dans le ménage !

La Marquise.

Sa vivacité me divertit : tu as raison, Lubin; mais malheureusement, dit-on, ton maître ne se soucie point de moi.

Lubin.

Cela est vrai, il ne vous aime pas, et je lui en ai fait la réprimande avec Lisette; mais, si vous commenciez, cela le mettroit en train.

La Marquise, à Hortensias.

Eh bien. Monsieur, qu'en dites-vous? Sentezvous là dedans le personnage que je joue? la sottise du chevalier me donne-t-elle un ridicule assez complet?

HORTENSIUS

Vous l'avez prévu avec sagacité.

Lubin.

Oh! je ne dispute pas qu'il n'ait fait une sottise, assurément; mais, dans l'occurrence, un honnête homme se reprend.

La Marquise.

Tais-toi, en voilà assez.

Lubin.

Hélas! Madame, je serois bien fâché de vous déplaire; je vous demande seulement d'y faire réflexion.

6o LA SURPRISE DE L'AMOUR

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